Esparbec

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Georges Pailler, dit Esparbec, est un écrivain français. Il est l'auteur d'une centaine de romans de gare sous le label MEDIA 1000 et de 11 romans aux éditions La Musardine. Il est considéré par Jean-Jacques Pauvert et Georges Wolinski comme le plus grand écrivain pornographique français.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • 1995 : La Veuve et l’Orphelin
  • 1998 : Le Pornographe et ses modèles
  • 2003 : La Pharmacienne
  • 2003 : La Foire aux cochons
  • 2004 : Les Mains baladeuses
  • 2005 : Amour et popotin
  • 2006 : Le Goût du péché
  • 2007 : Monsieur est servi
  • 2008 : La Jument
  • 2009 : Le Bâton et la carotte
  • 2011 : Frotti-Frotta
  • 2014 : Les biscuitières (écrit en 1992[1])

Traductions[modifier | modifier le code]

La Pharmacienne est traduit en espagnol par Liliana Hormiga et publié par SWING sous le titre La Farmacéutica.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Quant au style, proche du degré zéro prôné par Barthes, il s’interdit de former écran entre les choses racontées (ou montrées) et le lecteur. Il vise la transparence : le regard du lecteur doit le traverser sans s’y arrêter comme celui d’un voyeur un miroir sans tain. Cette écriture neutre, behaviouriste bannit le vocabulaire « spécialisé » des années 1970 et 1980 (cyprine, pieu, mandrin, chibre, fentine, turgescent, flaccide – pour flasque, etc.) ou celui des pornos de sex-shop (actuellement repris par certains auteurs féminins dans des récits soi-disant scandaleux), mais aussi, l’ennemi no 1 : la métaphore, et tout ce qui l’accompagne : les “trouvailles”, les mots d’auteur, les “effets de style”, les joliesses narcissiques. Si le lecteur remarque que le livre est “bien écrit”, c’est raté : il ne regarde plus, il lit. Je me bats donc avec tous les débutants contre la tentation de “faire joli”, ou de se regarder écrire. L’auteur de porno doit s’effacer devant ce qu’il raconte »
  • « Il y a de bons polars, de bons bouquins de SF, pourquoi pas de bons pornos ? Pourquoi la pornographie devrait-elle être laissée à des écrivains de second ordre ? Dénués de talent ? Pourquoi la vouer aux poubelles de la littérature, aux sex-shops ? »

À écouter[modifier | modifier le code]

« Esparbec, le dernier des pornographes », Tous les chats sont gris, 28 mai 2014, France Inter, émission de radio animée par Clélie Mathias

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Page Amazon.fr de Les biscuitières » (consulté le 30 oct 2014) : « ...qui ne date pas d'hier. Figurez-vous que je l'ai écrit en 1992, à Lagarde Freinet, pour une collection d'ouvrages à tirages limités qui se vendaient alors uniquement par correspondance... »

Liens externes[modifier | modifier le code]