Espérantophone natif

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Bien que l’espéranto ne soit langue officielle d’aucun État, il existe des espérantophones natifs (denaskuloj). Leur nombre est estimé à environ 1 000 par le linguiste Jouko Lindstedt et plusieurs milliers par Harald Haarmann, dont des espérantophones natifs de deuxième et troisième génération [1] [2] [3]. Ce chiffre représente malgré tout moins d’un espérantophone pour mille, situation unique qui fait de l’espéranto une langue véhiculaire par nature, contrairement aux autres langues internationales pour lesquelles le poids des locuteurs natifs est prépondérant dans l’usage de la langue.

L’espéranto n’étant la langue d’aucun endroit particulier, les espérantophones natifs apprennent également la langue de leur pays d’origine (et éventuellement celle d’un des parents, si elle est différente) ; ils sont par conséquent tous bilingues, voire trilingues.

Il existe des rencontres internationales espérantophones destinées aux familles utilisant l’espéranto, comme l’Internacia Infana Kongreseto[4] ou le Renkontiĝo por esperantistaj familioj.

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles un enfant peut avoir l’espéranto comme langue maternelle[5]. Elles sont variables selon les familles, mais sont souvent une combinaison de celles-ci :

  1. Les parents ont une langue maternelle différente et communiquent entre eux en espéranto.
  2. Si les parents aiment voyager grâce à l’espéranto ou recevoir des invités espérantophones, ils peuvent vouloir faire participer leur(s) enfant(s) à cette partie de leur vie.
  3. Les parents peuvent considérer que le bilinguisme lui-même est positif, et choisir l’espéranto comme deuxième langue à enseigner à leur enfant.
  4. Les parents veulent faire profiter à leurs enfants de la valeur propédeutique de l'espéranto.

Espérantophones natifs notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jouko Lindstedt, « Native Esperanto as a Test Case for Natural Language » (consulté le 3 mars 2013)
  2. (en) « The Encyclopedia of Language and Linguistics, ed. R.E. Asher, Oxford: Pergamon, 1994 (vol. 3, pages 1143-1145) » (consulté le 14 oct. 2014)): "(...) there are also speakers, children of parents who use Esperanto as a family language, for whom it is a native language or mother tongue (...) There is no other case in linguistic history of something that started as an intellectual scheme, a project on paper, being transformed into a language with native speakers of the second and indeed the third generation."
  3. (de) Haarmann, Harald, « Kleines Lexikon der Sprachen. Von Albanisch bis Zulu. 2., überarb. Aufl. 02.10.2002; 455 S. Verlag: Beck, C H; ISBN 978-3-406-49423-9. P. 115/117 » (consulté le 14 oct. 2014)): "Esperanto ist die einzige der künstlichen Weltsprachen (Plansprachen), die (...) von etlichen tausend Menschen in der Welt (z. B. in Ungarn, Österreich, Bulgarien, Japan, USA) als Muttersprache erlernt wird. Inzwischen gibt es Muttersprachler der zweiten und sogar dritten Generation."
  4. Internacia Infana Kongreseto sur le site de l’UEA
  5. (eo) Jouko Lindstedt, « Oftaj demandoj pri denaskaj Esperant-lingvanoj » (consulté le 3 mars 2013)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]