Esmeralda (personnage)
|
|
Cet article est une ébauche concernant la littérature.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Esmeralda | |
|---|---|
| Personnage de fiction apparaissant dans Notre-Dame de Paris
|
|
![]() |
|
| Esmeralda a pitié de Quasimodo | |
| Origine | Reims |
| Genre | Femme |
| Caractéristique(s) | Bohémienne |
| Entourage | djali(animal domestique),Pierre Gringoire(mari) |
| Ennemi(s) | Claude Frollo (archidiacre de Notre-Dame), Fleur de Lys (fiancée de Phœbus) |
| Créé par | Victor Hugo |
| Roman(s) | Notre-Dame de Paris |
Esmeralda est l'un des principaux personnages du roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo.
Sommaire |
Le personnage dans le roman [modifier]
Danseuse gitane, âgée de 16 ans, elle danse dans les rues de Paris et fait exécuter des tours à sa chèvre Pujalie. L'archidiacre de Notre-Dame de Paris, Claude Frollo, aperçoit un jour Esmeralda du haut des tours de la cathédrale et en tombe amoureux. Frollo, écartelé entre son désir de respecter ses vœux, et sa passion pour Esmeralda, l'aimera jusqu'à la folie, et causera sa perte. Il charge Quasimodo de la capturer afin qu'il puisse la posséder. Mais cette dernière lui échappe grâce à l'intervention d'une escouade d'archers, commandée par le capitaine de la garde Phœbus de Châteaupers. Quand Esmeralda retrouve Phœbus plusieurs jours plus tard, elle lui laisse voir l'amour qu'il lui a inspiré. Certes, Phœbus est fiancé à la jeune Fleur-de-Lys, mais il est également séduit par la gitane. Il lui donne rendez-vous dans une maison borgne, mais au moment où il va parvenir à ses fins, Frollo survient et le poignarde. Accusée à tort de meurtre, la belle Esmeralda avoue sous la torture les faits de meurtre et de sorcellerie qui lui sont reprochés. Mais elle ne veut pourtant pas, pour échapper au supplice, accepter de se donner à Frollo, qui lui propose de sauver sa vie si elle lui cède. Quand on l'emmène sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame pour y être pendue, Quasimodo - également amoureux d'elle - s'empare de la gitane et la traîne dans l'église, où le droit d'asile la met à l'abri. Là, il veille sur elle, jaloux et farouche, espérant secrètement la séduire. Dans l'intervalle, Phœbus, qui n'était que blessé, s'est remis de sa blessure et évite Esmeralda, dont la fréquentation lui a attiré trop d'ennuis.
Cependant, les truands avec lesquels vivait Esmeralda viennent pour la délivrer. Quasimodo, craignant à tort pour la sécurité de sa protégée, défend la cathédrale contre les envahisseurs. Frollo profite du tumulte pour emmener Esmeralda avec lui, et tente une fois de plus de la séduire. Furieux de son refus, il la livre entre les griffes de la vieille recluse du Trou-au-rats, Pâquette la Chantefleurie, devenue Sœur Gudule. Mais au lieu de laisser aller sa haine des gitans et de déchirer Esmeralda, elle reconnaît en celle-ci sa propre fille, qui s'appelait en vérité Agnès, grâce à un petit soulier que la petite portait sur elle le jour de son enlèvement. Elle ne peut cependant profiter de ces retrouvailles car les sergents de ville retrouvent Esmeralda et la traînent à nouveau au gibet. Elle meurt au bas du gibet qui attend sa fille, chutant alors qu'elle tentait de la défendre. Esmeralda est pendue. Frollo contemple son agonie avec délectation : Quasimodo devine ce sentiment, et précipite son ancien protecteur du sommet d'une tour de Notre-Dame. Les os d'Esmeralda finissent dans la cave de Montfaucon où s'entassent les squelettes des condamnés à mort. C'est là que Quasimodo va la rejoindre et se laisser mourir. Phœbus, qu'Esmeralda a aimé passionnément mais qui ne l'aimait pas, finit par épouser Fleur-de-Lys.
Adaptations [modifier]
- Le roman de Victor Hugo a été adapté de nombreuses fois au cinéma et à la télévision : voir Notre-Dame de Paris
. - Esmeralda est aussi un film réalisé en 1977 par Teo Hernandez.
- La sculptrice française Mélanie Quentin réalise une Esmeralda en 2001.
Notes et références [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Muguras Constantinescu, « Figures de la sorcière chez Hugo », dans Cahiers de recherches médiévales et humanistes, n°11, 2004, p. 111-119.[lire en ligne]
- Agnès Spiquel, « D'Esmeralda à Zineb, la Bohémienne de Hugo », dans Pascale Auraix-Jonchière et Gérard Loubinoux (dir.), La Bohémienne, figure poétique de l'errance aux XVIIIe et XIXe siècles, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2006.
