Esaias Van de Velde l'Ancien

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Le Bac, d'Esaias van de Velde.

Esaias Van de Velde dit l'Ancien est un peintre de batailles et aquafortiste néerlandais, baptisé le 17 mai 1587 à Amsterdam et enterré le 18 novembre 1630 à La Haye.

Il est le fils et l'élève de Hans van de Velde (Anvers, 1552 - Amsterdam, 1609). Il est le père de Anthony II van de Velde (1617-1672) et d' Esaias II van de Velde (1615-avant 1681) ; il est l'oncle de Jan Martzsen de Jonge (1609-1646)[1]

Biographie[modifier | modifier le code]

Peut-être élève de G.V. Coninxloo. Il épouse en 1611 à Haarlem Cateleyne Maertens il est membre de la guilde en 1612, de la chambre de rhétorique de Wyngaardranken en 1617, de la guile de La Haye en 1618.
Si sur terre du moins, les grands faits de guerre devenaient assez rares, la Hollande est encore loin d'être pacifiée, et les rencontres entre les bandes qui tenaient la contrée, ne laissaient pas de la désoler. Ces engagements partiels, embuscades, escarmouches, chocs de cavalerie, attaques de convois, pillages de fermes ou de villages, meurtres et pendaisons, tels sont les sujets les plus souvent représentés dans ses œuvres. L'aisance, la vérité, l'entrain qu'il y montre nous prouvent à quel point ces sujets convenaient à son tempérament.
L'habileté et le caractère même du talent de Van de Velde étaient bien faits pour plaire au fils du Taciture. A la mort de Maurice, l'artiste continue de jouir de la faveur de son successeur, le prince Frédéric Henri qui manifeste pour les arts un goût encore plus marqué.
Peintre de la cour des princes Maurice et Frédéric-Henri. On peut le considérer comme l'un des fondateurs de l'École de peintres de genre hollandais. Quelques portraits sont teintés de caravagisme. Ses dessins sont d'un réalisme fort intéressant.
Doué d'une activité singulière, étroitement attaché à sa patrie d'adoption,le petit-fils du cloutier d'Anvers, indique la direction dans laquelle les peintres de la génération suivante allaient s'engager si résolument.
En 1629, dans une de ses œuvres des plus importantes, La Reddition de Bois-le-Duc, avec le départ de la garnison espagnole qui occupait cette ville, Esaias donne librement carrière à sa verve patriotique.A peine âgé de 40 ans, en pleine maturité de son talent, Esaias meurt à La Haye en 1630. Avec lui, disparaît un des artistes les plus remarquables de la période initiale de l'École hollandaise[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Famille d'Esaias van de Velde. Il n'est donc pas le fils du calligraphe Jan Van den Velde, ni le frère de Willem Van de Velde l'Ancien et de Jan II Van de Velde le Jeune comme on peut parfois lire : Émile Michel, Les Van Velde, Paris, Elibron Classics séries,‎ 2006, 132 p. (ISBN 054374390X), p. 99-102.
  2. Émile Michel, Les Van Velde, Paris, Elibron Classics séries,‎ 2006, 132 p. (ISBN 054374390X)

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