Errare humanum est, perseverare diabolicum
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« Errare humanum est, perseverare diabolicum » est une locution latine qui signifie « Se tromper est humain ; persévérer est diabolique ».
La citation est parfois attribuée à Sénèque, mais de façon vraisemblablement impropre[N 1].
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[modifier] Sens développé
Il s’agit d’un proverbe philosophique par lequel on cherche à atténuer une faute, une erreur, une chute morale. La signification est claire : nous sommes des êtres humains, et nous ne pouvons pas nous empêcher totalement de commettre des erreurs. Cependant, cela ne doit pas servir à excuser la négligence, mais plutôt inviter à apprendre par l’expérience afin de réduire le nombre d’erreurs commises.
[modifier] Autres versions
On retrouve des formes semblables chez des auteurs antérieurs tels :
- Tite-Live (Storie, VIII, 35) « Venia dignus est humanus error » (littéralement : « Chaque erreur humaine mérite le pardon ») ;
- Cicéron « Cuiusvis est errare: nullius nisi insipientis, in errore perseverare » (littéralement : « L’erreur est une chose commune ; seul l’ignorant persévère dans l’erreur »).
- Une autre forme assez proche fut publiée par Augustin d’Hippone dans Sermons (164, 14) : « Humanum fuit errare, diabolicum est per animositatem in errore manere » (littéralement : « Commettre des erreurs est le propre de l’humain, mais il est diabolique de persister dans l’erreur par orgueil »).
D’autres formulations existent encore :
- « Errare humanum est, perseverare autem diabolicum » ;
- « Errare humanum est, sed perseverare diabolicum ».
- La locution est parfois tronquée à sa seule première partie : « Errare humanum est ».
[modifier] Référence
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Errare humanum est, perseverare autem diabolicum » (voir la liste des auteurs)
[modifier] Notes et références
[modifier] Notes
- Cette locution est introuvable dans la quinzaine des œuvres majeurs de Sénèque. De plus, le terme « diabolique », d'origine grecque, est rare en latin classique mais fréquent dans la littérature chrétienne ultérieure. Il y a donc lieu de penser que cette locution est plus surement d'origine médiévale.