Ernst Mielck

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Ernst Mielck

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Ernst Mielck

Nom de naissance Ernst Leopold Christian Mielck
Naissance 24 octobre 1877
Vyborg (Viipuri)
drapeau Grand-duché de Finlande
Décès 22 octobre 1899 (à 21 ans)
Locarno
Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale Compositeur
Années d'activité 18951899
Maîtres Max Bruch
Famille Ernst Fabricius (1842–1899)

Ernst Mielck est un compositeur finlandais né à Vyborg le 24 octobre 1877 et décédé à Locarno le 22 octobre 1899. Max Bruch fut son professeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ernst Mielck naît de parents d'origine allemande par son grand père, Friedrich Wilhelm Mielck (de Lübeck) et son père Theodor ; d'origine suédoise de Finlande pour Irene, sa mère – dont le frère est le violoniste et compositeur Ernst Fabricius, mais aussi journaliste[1]. Ils sont d'importants et prospères commerçants installés à Viipuri (Vyborg). Les deux langues, allemande et suédoise, sont parlées à la maison[2] et ont y reçoit chanteurs et musiciens[1]. Sa sœur Edda est chanteuse et son frère Edoard (1879–1925), bien qu'architecte, est réputé pour son talent de violoncelliste amateur[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Ernst commence des études régulière du piano à l'âge de dix ans, avec Albert Tietze, mais l'état de santé de l'enfant retarde ses progrès. Quatre ans plus tard, soutenu par sa famille, il entre au conservatoire Stern de Berlin pour y travailler entre 1891 et 1894, le piano avec Heinrich Ehrlich, le contrepoint avec Ludwig Bussler et la composition avec Arno Kleffel[2]. Dès 1892, il compose un trio avec piano, aujourd'hui perdu. La première œuvre qui subsiste est une Romance pour violoncelle et piano (1894). Kleffel semble impressionné par les dispositions naturelle de son élève. En novembre, il donne sa première présentation publique à Vyborg, dans le concerto pour piano en sol mineur de Mendelssohn[2] et tient la partie de piano du trio en la mineur de Tchaikovski. Il est aussi l'accompagnateur de la soprano Aino Ackté pour une série de récitals[1].

Il retourne à Berlin à l'automne 1895, recommandé par Heinrich Ehrlich pour travailler en leçons privées, sous la conduite de Max Bruch. Ce dernier écrit une lettre enthousiaste aux parents en février 1896, affirmant qu'Ernst est à ce jour l'un des plus intelligents de ses élèves : « Il a des idées, les choses lui viennent naturellement[1]. ».

L'hiver suivant il est à Saint-Pétersbourg pour se perfectionner au piano.

Débuts[modifier | modifier le code]

Au printemps 1897, il est à HelsinkiRobert Kajanus donne la première de son ouverture Macbeth. L'œuvre d'un compositeur de 18 ans est accueillie avec enthousiasme par le public[2]. Il se produit dans le Concerto pour piano de Grieg avec Kajanus. Est donné aussi le quatuor à cordes. C'est l'année de composition de sa symphonie en fa mineur (1897), donnée toujours par Kajanus, en octobre et la création de son quintette à cordes. La symphonie attire particulièrement puisqu'il s'agit de la première œuvre du genre entièrement finlandaise[1] (celle de Sibelius est de 1899). Le chef de fil de la critique, Karl Flodin, note le remarquable traitement de la forme pour un jeune compositeur[1].

Entre novembre 1897 et février 1898, il est à Berlin. Il rend visite à Buch pour montrer ses nouvelles compositions. Ce voyage est aussi une des périodes les plus créatives du compositeur : y voient le jour un quintette à cordes, opus 3, les Altbömisches Weihnachtsleid, opus 5 et l'important Ouverture dramatique, opus 6 (commande de Robert Kajanus, créée le 17 mars 1898 à Helsinki)[1]. Il noue des liens avec le chef d'orchestre Arthur Nikisch pour l'exécution de sa symphonie, prévue pour l'automne suivant par la philharmonie.

Le 3 décembre 1898 est le couronnement de sa carrière[1]. Un concert est entièrement consacré à son œuvre sous la direction du chef Josef Řebíček à Berlin. Y est donné outre sa symphonie, l’Ouverture dramatique, le Konzerstück pour piano et orchestre interprété en soliste par Mielk. La critique est sévère sur le style qui a quelque chose de vieilli, mais salue la maîtrise[1]. Quelques semaines plus tard la symphonie est produite à Dresde et le 7 février 1899 la Suite finlandaise est créée à Vyborg sous la direction de Armas Järnefelt[2].

Le succès de ce concert berlinois permet la publication de ses œuvres en Allemagne[1].

Neveu du compositeur Ernst Fabricius, Ernst Mielk fut épris de ses deux cousines Ester et Anna. Il mourra prématurément de la tuberculose, deux jours avant son vingt-deuxième anniversaire.

Alors que Sibelius était déjà engagé dans la construction nationaliste[1], Mielck n'a pas eut le temps de concrétiser ses propres projets en ce sens, malgré sa Suite finlandaise ou les Trois fantaisies. Il avait l'intention de concevoir une grande œuvre sur le Kalevala[1]. L'œuvre choisie d'abord pour représenter la Finlande à l'exposition universelle de Paris en 1900 était la symphonie en fa mineur de Mielck[1], avant le choix final de la première de... Sibelius.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Contemporaine de Jean Sibelius, l'œuvre de Ernst Mielck est éditée grâce au travail de l’Orchestre de la radio finlandaise, dirigé par Sakari Oramo, et éditée chez Ondine Inc., Helsinki, mais aussi par les labels Toccata Classics et Sterling.

L'idiome est conforme aux symphonistes romantiques, tels Beethoven, Brahms, Schumann et Mendelssohn surtout, mais aussi marqué de l'empreinte de son maître Max Bruch.

Opus[modifier | modifier le code]

  • opus 1 : Quatuor à cordes en sol mineur (1894–95)
  • opus 2 : Macbeth, Ouverture (1896)
  • opus 3 : Quintette à cordes en fa majeur (1897)
  • opus 4 : Symphonie en fa mineur (1897)
  • opus 5 : Altbömisches Weihnachtsleid [Ancienne chanson bohémienne de Noël] (1897)
  • opus 6 : Ouverture dramatique (1898)
  • opus 7 : Altgermanisches Julfest [Ancien Noël allemand] (1899)
  • opus 8 : Konzertstück pour violon et orchestre
  • opus 9 : Konzertstück pour piano et orchestre (1898)
  • opus 10 : Suite finlandaise (1899)

Sans opus[modifier | modifier le code]

  • Romance pour violoncelle et piano (1894)
  • Trois fantaisies sur des thèmes de polka finlandaise (1895)
  • En blomma, Morgenlied, Stjernorna, Wanderlied, pour chœur d'hommes (1897)
  • Deux impromptus pour piano (1899)
  • Sarabande pour piano en sol mineur (1899)

Mélodies[modifier | modifier le code]

  • Das Fischermädchen, poème de Theodor Fontane
  • Frage, poème de Julius Wolff
  • Heimath, poème de Theodor Fontane
  • Letzter Wunsch, poème de Julius Sturm

Sources[modifier | modifier le code]

Liens contextuels[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Erkki Salmenhaara 1994
  2. a, b, c, d, e et f Kimmo Korhonen 2013