Ernest Victor Hareux

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Ernest Victor Hareux

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L'abbé Guétal et Ernest Hareux sur le chemin du petit séminaire du Rondeau, huile sur toile de Ernest Hareux, 1892

Naissance 18 février 1847
Paris
Décès 16 février 1909
Grenoble
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre paysagiste
Maîtres Charles Busson
Émile Bin
Léon Germain Pelouse
Trottin
Levasseur
Élèves André Albertin
Récompenses Médaille de 3e classe au Salon de 1880
Chevalier de la Légion d'honneur

Ernest Victor Hareux est un peintre paysagiste français, né à Paris le 18 février 1847 et mort le 16 février 1909 à Grenoble.

Biographie[modifier | modifier le code]

À 10 ans il dessine déjà. C'est un admirateur d'Alexandre Calame et Gustave Doré. Il étudie à Paris auprès de Charles Busson, Émile Bin, Léon Germain Pelouse, Trottin et Levasseur[1]. Il présente sa première œuvre au Salon de 1868 et obtient une médaille de 3e classe lors de celui de 1880. Il se spécialise dans le paysage et devient membre de la Société des artistes français en 1883.

Il peint en Normandie et dans la Creuse, où il rejoint l'École de Crozant et rencontre Laurent Guétal, qui l'invite à Grenoble en 1887. Le mauvais temps qui l'empéche de peindre semble le décourager, mais il revient dès l'année suivante[2]. Il finit par devenir un peintre de montagne, ami de Théodore Ravanat et des autres peintres de l'école de Proveysieux.

Il intègre ainsi l'école dauphinoise, qui compte aussi parmi ses membres Charles Bertier, Jean Achard et quelques autres. Ils furent parfois appelés paysagistes dauphinois.

Retour des fenaisonse, 1880, collection du Musée Hébert (La Tronche)

Il publie sept traités de peinture qui font référence (cours complet de peinture à l'huile, l'art, la science, le métier du peintre, etc.) Il illustre des livres de montagne.

Hareux est surtout connu pour ses peintures de montagne. Membre fondateur de la Société des peintres de la montagne, il voyait dans les paysages alpestres une puissance décorative très imposante qui se prête admirablement aux peintures théatrales ou panoramiques.

Nuit claire a Saint-Pierre-d'Entremont, vers 1902

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (82e division) auprès de ses deux épouses successives Eléonore Druy et Jacqueline Morand[3]. Une rue de Grenoble porte son nom.

Parmi ses œuvres, on peut citer :

  • Le chemin du Petit Séminaire (Grenoble)
  • Le torrent des Etançons
  • Crépuscule d'hiver à Grenoble
  • La Romanche à Livet

André Albertin fut son élève.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Wantellet, Deux siècles et plus de peinture dauphinoise, édité par l'auteur.
  2. Le sentiment de la Montagne, Glénat / Musée de Grenoble, 1998, (ISBN 2-7234-2614-9)
  3. Domenico Gabrielli, Dictionnaire Historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Ed. de l'Amateur, 2002.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]