Ernest Cosson

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Ernest Saint-Charles Cosson

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Naissance 22 juillet 1819
Paris (France)
Décès 31 décembre 1889
Paris (France)
Nationalité française
Champs botanique
Institutions Académie des sciences
Diplôme thèse de chirurgie

Ernest Saint-Charles Cosson, né le 22 juillet 1819 à Paris et mort le 31 décembre 1889, est un botaniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille aisée, il était destiné à suivre la carrière de son père dans le commerce. Ne se trouvant pas de prédilection pour l'exercice du commerce, il entama des études de médecine. En 1847, il fait paraître sa thèse de chirurgie. Cependant, sa passion pour la botanique et les nombreux voyages qu'elle lui occasionne lui font délaisser son premier métier pour se consacrer à la botanique. Malgré cela, en 1870, il prit la tête d'une ambulance importante créée à ses frais pour soigner les malades.

Dès 1840, à vingt ans à peine, il publie un mémoire sur les plantes des environs de Paris en collaboration avec Jacques Nicolas Ernest Germain de Saint-Pierre (1815-1882); ce mémoire deviendra l'Atlas de la Flore des environs de Paris qui avait pour objectif d'être la suite du Traité de Botanique d'Antoine de Jussieu et qui obtient l'aval du grand botaniste. Il étudie la flore de Port Juvénal à Montpellier, et de Thurelles et voyage à travers l'Europe pour étudier les plantes.

Il organise l’Association française d’exploration botanique, qui lui permet d’étudier de nombreuses plantes du pourtour de la Méditerranée. Il est alors choisi pour figurer dans la Commission scientifique d’exploration de l’Algérie. Il réalise dix voyages dans ce pays, de 1852 à 1861, sous l'autorité du ministère de la guerre mais toujours à ses frais[1]. Son travail minutieux donne les altitudes des lieux et les températures moyennes (grâce à un baromètre de Fortin qui le suit partout) en plus de renseignements botaniques. Il s'intéresse aussi aux dialectes des autochtones et aux noms qu'ils donnent aux plantes ainsi que leurs propriétés. Ses connaissances précises lui ont permis sans sortir d'Algérie d'acquérir des connaissances sur des plantes poussant près du fleuve Tchad par exemple, connaissance confirmée par des voyageurs de ces régions éloignées.

Plus tard, il dirige la commission chargée d’étudier l’histoire naturelle de la Tunisie dont le protectorat français venait d’être établi et à laquelle participent Paul-Napoléon Doumet-Adanson (1834-1897), Victor Constant Reboud (1821-1889), Aristide-Horace Letourneux (1820-1890) et Edmond Bonnet (1848-1922).

Il est président de la Société botanique de France en 1863.

En 1867, il présente son herbier au Congrès International de Botanique de Paris; la description de son herbier par les spécialistes fait douze pages et celui-ci est considéré comme exceptionnel. Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1873[2] au siège d'Auguste Duméril.

Il meurt, subitement, le 31 décembre 1889, à Paris, suite à une épidémie dans la ville. A sa mort, il lègue son herbier au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ernest Cosson et Ernest Germain de Saint-Pierre, Atlas de la flore des environs de Paris : ou Illustrations de toutes les espèces des genres difficiles et de la plupart des plantes litigieuses de cette région, Paris, Fortin, Masson et Cie,‎ 1845, XVI p. -41 pl. avec texte explicatif p. (lire en ligne)
  • Ernest Cosson, Le règne végétal en Algérie : considérations générales sur l'Algérie, sur sa végétation spontanée et ses cultures, Paris, impr. de A. Quantin,‎ 1879, 75 p. (lire en ligne)
  • Ernest Cosson, Note sur la flore de la Kroumirie centrale : explorée en 1883 par la Mission botanique sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique, Paris, Imprimeries réunies,‎ 1885, 33 p. (lire en ligne)
  • (la) Ernest Cosson, Illustrationes Florae atlanticae : seu Icones plantarum novarum, rariorum vel minus cognitarum, in Algeria, necnon in regno Tunetano et imperio Maroccano nascentium, vol. 1 et 2, Parisiis,‎ 1882-1897, 33 p.

Source[modifier | modifier le code]

  • J. Bertrand, « Notice académique sur Ernest Cosson » in Revue générale des sciences pures et appliquées, 1890, 760-762, consultable en ligne.
  • François Pellegrin, « Un siècle de Société de botanique de France » in Bulletin de la Société botanique de France, 1954, supplément au n° 101 : 17-46.
  • J. Léandri, « Ernest Cosson, floriste français (1819-1889) et l'étude botanique de l'Afrique du Nord », Adansonia, vol. 4, no 3,‎ 1964 (lire en ligne)
  • M.J. Bertrand, Notice sur la vie et les ouvrages de Ernest Cosson membre de l'institut, Académie des Sciences, 29 décembre 1890. consultable en ligne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Bertrand, p. 761.
  2. Voir la liste des membres en ligne
  3. Notice COSSON Ernest Saint Charles
Coss. est l’abréviation botanique officielle de Ernest Cosson.
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