Ernest Esclangon

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Ernest Esclangon devant l'horloge parlante de l'Observatoire de Paris (1933).

Ernest Benjamin Esclangon, né le 17 mars 1876 à Mison (Basses-Alpes) et mort le 28 janvier 1954 à Eyrenville (Dordogne), est un astronome et mathématicien français.

Biographie [modifier]

Ernest Esclangon fait ses études secondaires au collège de Manosque, puis, après l'obtention du baccalauréat, va en classe de mathématiques spéciales au lycée de Nice, où il a comme camarade Paul Montel. Il fait ensuite, de 1895 à 1898, des études supérieures scientifiques à l'École normale supérieure et à la faculté des sciences de Paris, où il obtient les licences ès sciences mathématiques et ès sciences physiques. Lauréat du concours d'agrégation de mathématiques en 1898, il ne rejoint cependant pas l'enseignement secondaire, mais, après quelques mois de service militaire, est employé comme aide-astronome à l'observatoire de Bordeaux au service méridien (1899-1905), puis, comme astronome-adjoint (1905) au service équatorial. À partir de 1902 il enseigne également à la faculté des sciences de l'université de Bordeaux, tout d'abord comme chargé du cours de mécanique rationnelle (1902-1905) puis, comme maître de conférences (1905-1909) et professeur-adjoint (1909-1919), chargé du cours de calcul différentiel et de géométrie infinitésimale, puis du cours de mathématiques générales. Il obtient le doctorat ès sciences mathématiques en 1904 avec une thèse principale sur les fonctions quasi-périodiques.

Pendant la Première Guerre mondiale, il travaille sur la balistique et met au point une nouvelle méthode permettant de déterminer avec précision la position d'une pièce d'artillerie. Lorsqu'un canon est mis à feu, il crée une onde de choc sphérique, tandis que le projectile crée une onde de choc conique. En étudiant le son d'une batterie d'artillerie éloignée, Esclangon parvient ainsi à trouver sa position exacte.

Après l'armistice de 1918, Esclangon devient directeur de l'observatoire de Strasbourg, et professeur d'astronomie à la faculté des sciences de l'université de Strasbourg l'année suivante. En 1929, il devient directeur de l'observatoire de Paris et du Bureau international de l'heure, professeur d'astronomie physique à la faculté des sciences de l'université de Paris, et il entre au Bureau des longitudes en 1932. En 1933, il invente l'horloge parlante. Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1929.

L'astéroïde binaire (1509) Esclangona porte son nom.

En 1976, l'Union astronomique internationale a donné le nom de cet astronome français Esclangon à un cratère lunaire.

Il est l'oncle du physicien Félix Esclangon.

Bibliographie [modifier]