Erik Olin Wright

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Erik Olin Wright (né en 1947, à Berkeley en Californie), est un sociologue américain. Ses travaux traitent principalement de l'étude des classes sociales, avec comme objectif de moderniser le concept marxiste de classe. Il est professeur de sociologie à l'Université du Wisconsin à Madison, et a été récemment élu président de l'American Sociological Association, charge qu'il occupera d'août 2011 à août 2012.

Wright a souligné l'importance du contrôle des moyens de production dans la définition d'une classe, pendant que, dans le même temps, il essaie de prendre en compte le cas des salariés qualifiés, s'inspirant dès lors du concept webérien d'autorité. Selon Wright, les salariés avec des capacités recherchées sont dans une contradictory class location (d'après le terme qu'il utilise dans son ouvrage majeur Classes, ce que l'on pourrait traduire par une position de classe contradictoire) parce que, bien qu'ils ne soient pas capitalistes, ils sont plus précieux au propriétaire des moyens de production que les travailleurs moins compétents, le propriétaire des moyens de production essaie donc d'acheter leur loyauté en leur donnant des parts de ses entreprises et en les dotant d'une autorité sur ses collègues de travail. Ainsi les travailleurs qualifiés tendent à être plus proches des intérêts des "patrons" que de ceux des autres salariés.

Dans ses travaux, Class Counts: Comparative Studies in Class Analysis (Ed. Cambridge, 1997), travail théorique mais aussi empirique, tient une place particulière. Dans cette œuvre, il utilise les données collectées dans plusieurs pays industrialisés, y compris les Etats-Unis. Plus récemment, dans le cadre d'un projet intitulé "Envisionning Real Utopias", Erik Olin Wright s'est attaché à décrire les modalités d'un dépassement du capitalisme, en définissant une "boussole de l'émancipation"[1].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir son article paru en 2006 dans la New Left Review et traduit en français par la revue Contretemps : « En quête d'une boussole de l’émancipation. Vers une alternative socialiste »

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