Eric Rudolph

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Eric Robert Rudolph
Terroriste chrétien

Eric Rudolph en 1998 (32 ans)
Information
Nom de naissance Eric Robert Rudolph
Surnom Bob Randolph
Robert Randolph
Bob Rudolph
Eric Rudolph
Eric R. Rudolph
Jerry Wilson
Naissance 19 septembre 1966 (48 ans)
Merritt Island, États-Unis
Condamnation 18 juillet 2005 puis 22 août 2005
Sentence prison à perpétuité
attentats à la bombe
Affaires Attentat du parc du Centenaire
Attentat contre deux cliniques d'avortements
Attentat contre une discothèque
Victime(s) au moins 2 morts et 120 blessés
Période 1996 - 1998
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Région(s) Géorgie
Ville(s) Atlanta
Arrestation 31 mai 2003

Eric Robert Rudolph, né le 19 septembre 1966 à Merritt Island en Floride, est un terroriste[1] responsable d'une série d'attentats à la bombe à travers le sud des États-Unis entre 1996 et 1998. Il est notamment connu pour l'attentat du parc du Centenaire qui eut lieu pendant les Jeux olympiques d'été de 1996 et qui fit 2 morts et 111 blessés.

Adolescent, Eric Rudolph accompagnait sa mère à l'Église d'Israël qui est liée au mouvement Identité chrétienne[2]. Il se définit lui-même comme étant un « catholique romain » agissant dans « une guerre pour mettre fin à cet holocauste » (en référence à l'avortement)[3]. Il confirma ses motivations religieuses mais nia une quelconque motivation raciale pour ses crimes.

Il passa cinq ans sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI jusqu'à ce qu'il soit pris le 31 mai 2003. En 2005, dans le cadre d'une négociation, Rudolph plaida coupable de nombreux crimes fédéraux et accepta quatre condamnations consécutives de réclusion à perpétuité afin d'éviter un procès et une potentielle condamnation à mort. Il est détenu dans la prison supermax ADX Florence.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Eric Rudolph est né à Merritt Island en Floride[4]. Après la mort de son père Robert en 1981, il déménage avec sa mère et ses frères à Nantahala, dans le comté de Macon, dans le nord-ouest de la Caroline du Nord. Il fit sa 3e à l'École de Nantahala mais abandonna à la fin de l'année et commença à travailler comme menuisier avec son frère aîné Daniel. Lorsque Eric eut 18 ans, il se mit à passer du temps avec sa mère auprès de l'Identité chrétienne de Missouri[2].

Une fois que Rudolph eut son GED (équivalent du baccalauréat), il entra à la "Western Carolina University" à Cullowhee pour deux semestres (en 1985 et 1986). En août 1987, Rudolph s'enrôla dans l'U.S. Army dans le but de suivre la formation de base à Fort Benning en Géorgie. Il fut expulsé en janvier 1989, alors qu'il servait dans la 101e division aéroportée à Fort Campbell au Kentucky, pour cause de consommation de marijuana[5]. En 1988, Rudolph était entré à la "United States Army Air Assault Ecole" où il atteint le grade de spécialiste/E-4.

Attentats[modifier | modifier le code]

Eric Rudolph est principalement connu pour être l'auteur de l'attentat du parc du Centenaire qui eut lieu pendant les Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta. Il téléphona à la police pour avertir qu'il avait placé une bombe. L'explosion tua la jeune Alice Hawthorne et blessa 111 autres personnes. Melih Uzunyol, un caméraman turc qui accourut sur les lieux peu après l'explosion, décéda sur place d'une crise cardiaque. Dans sa déclaration du 13 avril 2005, Rudolph déclara que sa motivation était politique:

À l'été 1996, le monde avait les yeux rivés sur Atlanta pour les Jeux Olympiques. Sous la protection et les auspices du régime de Washington, des millions de personnes sont venues pour célébrer les idéaux du monde socialiste. Les multinationales ont dépensés des milliards de dollars, et Washington mit en place une armée de sécurité pour protéger le meilleur de ces jeux. Même si la conception et la finalité de ce soi-disant "mouvement olympique" est la promotion des valeurs du socialisme mondial tel qu'il est parfaitement exprimé dans la chanson "Imagine" de John Lennon, qui était par ailleurs la musique officiel des jeux de 1996 - même si le but des Jeux Olympiques est de promouvoir ces idéaux méprisables. L'objectif de l'attaque du 27 juillet était de confondre, de mettre en colère et dans l'embarras le gouvernement de Washington aux yeux du monde pour son abominable autorisation de l'avortement à la demande. Le plan était de forcer l'annulation des Jeux, ou au moins de créer un état d'insécurité pour vider les rues autour des lieux et ainsi rendre inutile les vastes sommes d'argent investies[6].

La déclaration de Rudolph blanchit Richard Jewell, un garde du parc, de toute implication dans l'attentat. Quelques jours après l'incident, il fut soupçonné d'y avoir participé après avoir été auparavant considéré comme un héros pour avoir été le premier à repérer la bombe et avoir aidé à sécuriser la zone. Dès que le FBI commença son enquête, Jewell devint le principal suspect.

Rudolph revendiqua également l'attentat d'une clinique d'avortement dans la banlieue d'Atlanta le 16 janvier 1997. Il avoua aussi l'attentat du "Otherside Louge", un bar de lesbiennes, le 21 février 1997, qui blessa cinq personnes. Enfin, il reconnut un dernier attentat qui eut lieu le 29 janvier 1998 contre une clinique d'avortement en Alabama, dans lequel le garde de sécurité Robert Sanderson trouva la mort et dans lequel l'infirmière Emily Lyons fut très grièvement blessée[7]. Rudolph confectionnait ses bombes en utilisant de la dynamite qu'il entourait de clous dans le but d'accroître les dégâts. Emily Lyons fut atteinte par de nombreux clous mais elle survécut miraculeusement.

Sa vie de fugitif[modifier | modifier le code]

Rudolph a d'abord été identifié comme suspect dans l'attentat des jeux olympiques par le département de la justice le 14 février 1998. Il a également été suspecté d'avoir commis les 3 attentats d'Atlanta le 14 octobre 1998.

Le 5 mai 1998, Rudolph devint la 454e personne à être inscrite sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI. Le FBI le considéra comme armé et extrêmement dangereux, et offrit une récompense d'un million de dollars pour toute information menant directement à son arrestation. Il passa plus de cinq ans dans les appalaches en tant que fugitif, au cours de laquelle des équipes de recherche fédérales et amateurs parcoururent la région, sans succès.

Il est possible que Rudolph ait bénéficié de l'aide de sympathisants pour éviter de se faire capturer. Certaines personnes de la région n'ont pas hésité à dire qu'elles l'aideraient. Deux chansons de country ont été écrites sur lui et un tee-shirt fut fabriqué avec la mention: "Run Rudolph Run" (littéralement "Cours Rudolph, Cours"). L'Anti-Defamation League remarqua que des extrémistes, dialoguant sur internet, faisaient l'éloge de Rudolph et souhaitaient que d'autres actes de violences similaires aux attentats aient lieux[8].

La famille de Rudolph l'a soutenu et pense qu'il est innocent de toutes les charges dont il a été accusé[9]. Du coup, ils ont été soumis à un long interrogatoire et ont été mis sous surveillance[10]. Le 7 mars 1998, Daniel, le frère aîné d'Eric s'est filmé lui-même se coupant une main avec une scie circulaire afin, selon ses propres termes, "d'envoyer un message au FBI et aux médias"[11]. La main a pu être remise en place avec succès[12].

Selon les propres écrits de Rudolph, il survécut au cours de ses années comme fugitif en campant dans les bois, se nourrissant de glands et de salamandres, volant des légumes dans les jardins et des céréales dans les silos, et en fouillant dans les bennes d'ordures d'une ville voisine[13],[14].

Arrestation[modifier | modifier le code]

Prison supermax ADX Florence où Eric Rudolph est incarcéré

Rudolph a été arrêté à Murphy en Caroline du Nord, le 31 mai 2003, par l'officier de police Jeffrey Scott Postell derrière un magasin Save-A-Lot vers 4 heures du matin. Postell, qui faisait une patrouille de routine, est intervenu car il y avait un cambriolage en cours[15].

Rudolph n'était pas armé et n'a pas résisté à l'arrestation. Lors de son arrestation, il était rasé de près, avait une moustache taillée, et portait des baskets neuves, ce qui laissait supposer qu'il avait été aidé. Les autorités fédérales l'ont mis en accusation le 14 octobre 2003. Eric Rudolph a été défendu par l'avocat Richard S. Jaffe.

Le 8 avril 2005, le ministère de la Justice annonça que Rudolph avait accepté de négocier un plaidoyer en vertu duquel il plaidait coupable de toutes les accusations qui lui étaient reprochés afin d'éviter la peine de mort. L'accord fut confirmé une fois que le FBI retrouva les 250 lb (114 kg) de dynamite qu'il avait caché dans les forêts de Caroline du Nord. Cette révélation était une condition sine qua non de l'accord.

Il publia également une déclaration dans laquelle il expliquait qu'il avait commis ses actions au nom de l'anti-avortement et de l'homophobie.

Les termes de l'accord étaient que Rudolph serait condamné à quatre peines consécutives de prison à vie. Il fut officiellement condamné le 18 juillet 2005 à deux peines de prison à vie sans possibilité de libération pour le meurtre d'un officier de police en 1998[16]. Il fut ensuite condamné à 3 peines de réclusion à perpétuité pour plusieurs attentats commis à Atlanta. Ce même jour, Rudolph fut envoyé à la prison fédérale supermax ADX Florence (numéro de prisonnier 18282-058). Comme tous les autres détenus, il passe 22 heures et demie par jour seul dans sa cellule en béton de 80 pieds carré (7,4322432 m2)[17],[18].

Motivations[modifier | modifier le code]

Eric Rudolph est homophobe et croit qu'il existe une "idéologie homosexuelle". De plus, il a fait savoir, dans une déclaration écrite, que le but des attentats est principalement de combattre l'avortement. Il considère que l'avortement est un meurtre et par conséquence, il estime que ses auteurs méritent la mort et que le gouvernement des États-Unis a perdu sa légitimité en ne le sanctionnant pas. Il estime qu'il est essentiel de résister par la force à "l'effort concerté de légitimer la pratique de l'homosexualité" afin de protéger "l'intégrité de la société américaine" et "l'existence même de la culture américaine", dont les fondations sont "les valeurs familiales"[19].

Après son arrestation pour les attentats à la bombe, The Washington Post écrivit que le FBI savait que Rudolph était en contact depuis longtemps avec le mouvement radical Identité chrétienne, qui affirme que les Européens du Nord sont les descendants directs des tribus perdues d'Israël, le peuple élu de Dieu[20]. Identité chrétienne est une secte liée au nationalisme blanc qui prône que ceux qui ne sont pas des chrétiens blancs seront condamnés à aller en Enfer[21]. Dans le même article, le Post indiqua que certains enquêteurs du FBI pensaient que Rudolph pouvait être l'auteur de lettres qui revendiquaient les attentats contre une discothèque et contre une clinique d'avortement au nom de l'Army of God. Cette organisation terroriste, proche de l'Identité chrétienne, n'hésite pas à faire usage de la force pour lutter contre les avortements[22].

Dans un communiqué publié après qu'il eut plaidé coupable, Rudolph nia être un partisan du mouvement "Identité chrétienne", affirmant que sa participation consistait juste en une brève liaison avec la fille d'un adhérent, identifié plus tard comme étant le pasteur Daniel Gayman. Quand on l'interroge sur sa religion, il dit: «Je suis né catholique, et avec le pardon, j'espère mourir en tant que tel."[23] Dans d'autres déclarations écrites, Rudolph cita des passages de la Bible et expliqua son opposition à l'avortement par des raisons religieuses[19].

Certains livres et médias ont dépeint Rudolph comme étant un extrémiste appartenant à l'Identité chrétienne. Le Harper's Magazine utilisa l'expression "terroriste chrétien" pour parler de lui[24]. Le programme On point de la radio NPR utilisa quant à elle l'expression "extrémiste de l'Identité chrétienne"[25]. Le service Voice of America a estimé que les actions d'Eric Rudolph étaient "une tentative d'utiliser la foi chrétienne dans le but d'essayer de définir une pureté raciale et sociale"[26]. Dans un livre écrit en 2004, les auteurs Michael Shermer et Dennis McFarland ont vu l'histoire de Rudolph comme un exemple de "l'extrémisme religieux en Amérique", avertissant que le phénomène qu'il représente est "particulièrement puissant lorsqu'il est réuni sous l'égide de groupuscules,"[27] dont ils pensent qu'ils ont protégé Rudolph alors qu'il était un fugitif.

Dans une lettre à ses parents écrite en prison, Rudolph dit : "Beaucoup de bonnes gens continuent à m'envoyer de l'argent et des livres. La plupart d'entre eux ont, bien sûr, une idéologie. La plupart du temps ce sont des chrétiens né de nouveau qui cherchent à sauver mon âme. Je suppose qu'ils assument que, parce que je suis en prison, je dois être un "pécheur" qui a besoin du salut, et ils seraient heureux de me vendre un billet pour le paradis. J'apprécie vraiment leur charité, mais je peux me passer de leur condescendance. Ils ont été si gentils que je ne voudrais pas les démotiver en leur apprenant que je préfère Nietzsche à la Bible[28].

Le militant anti-criminalité et animateur de télévision John Walsh a déclaré que, pour lui, Rudolph était un psychopathe, tandis que pour l'ancienne belle-sœur de Rudolph, ses motivations principales étaient la suprématie blanche et l'anti-avortement[29].

Essais écrits en prison[modifier | modifier le code]

Le règlement du Federal Bureau of Prisons donne le droit aux gardiens de restreindre ou d'interdire la correspondance d'un détenu pour "la protection du public" ou si "elle peut faciliter les activités criminelles", y compris à tout ce "qui peut conduire à l'utilisation de la violence physique". Néanmoins, des essais écrits par Eric Rudolph, qui est incarcéré dans la partie la plus sécurisée de l'ADX Florence et qui prônent la violence et l'action militante, sont publiés sur Internet par un militant de l'organisation anti-avortement Army of God[30]. Les victimes des attentats affirment, elles, que les messages de Rudolph sont une forme de persécution et peuvent inciter à la violence. Alice Martin, la procureur du district nord de l'Alabama, a répliqué que la prison ne peut pas faire restreindre les publications des détenus car "un détenu ne perd pas sa liberté d'expression"[31]. Cependant, en 2006, le département de la justice a critiqué la même prison car elle ne retransmettait pas correctement les courriers de trois détenus reconnus coupables dans l'attentat du World Trade Center de 1993 après avoir remarqué que les hommes envoyaient des lettres à des terroristes présumés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Eric Rudolph charged in Centennial Olympic Park bombing », Usdoj.gov (consulté le 2012-01-04)
  2. a et b (en) « Eric Robert Rudolph: Loner and survivalist », CNN,‎ 11 déc. 2003 (consulté le 26 nov. 2006) — Rudolph and his family were connected with the Christian Identity movement, a militant, racist and anti-Semitic organization that believes whites are God's chosen people.
  3. (en) Doug Gross, « Eric Rudolph lays out the arguments that fueled his two-year bomb attacks », The San Diego Union-Tribune,‎ 15 avril 2005 (lire en ligne) — Rudolph called himself a Roman Catholic at war over abortion.
  4. (en) Denise Noe, « Eric Rudolph: Serial Bomber », TruTV (consulté le 1 janvier 2011)
  5. Jeffrey Gettleman with David M. Halbfinger, The New York Times, "Suspect in '96 Olympic Bombing And 3 Other Attacks Is Caught", June 1, 2003. Retrieved Oct 9, 2007.
  6. Full text of Eric Rudolph's written statement Army of God website
  7. (en) « Site web officiel d'Emily Lyons »
  8. Anti-Defamation League, "Extremist Chatter Praises Eric Rudolph as 'Hero.'", June 3, 2003. Retrieved November 26, 2006.
  9. Henry Schuster, CNN, "Why did Rudolph do it?", April 15, 2005. Retrieved November 26, 2006.
  10. Jeff Stein, Salon.com, "A twisted tale of two brothers", January 29, 1999. Retrieved November 26, 2006.
  11. CNN, "Bombing suspect's brother cuts hand off with saw", March 9, 1998. Retrieved November 26, 2006.
  12. (en) « Bomb Suspect's Brother Mutilates Himself », The New York Times,‎ 11 mars 1998 (lire en ligne)
  13. Lick the Floor January 27, 2004
  14. (en) « Lil », Armyofgod.com (consulté le 2012-01-04)
  15. "Atlanta Olympic bombing suspect arrested." CNN. May 31, 2003.
  16. Associated Press, "Eric Rudolph Gets Life Without Parole", July 18, 2005. Retrieved November 26, 2006.
  17. Rappold, R. Scott. « "Olympic bomber Rudolph calls Supermax home." » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-13 Colorado Springs Gazette. September 14, 2005. Retrieved November 26, 2006.
  18. "Eric Robert Rudolph." Federal Bureau of Prisons. Retrieved on January 5, 2010.
  19. a et b Texte intégral de la déclaration écrite Eric Rudolph Armée du site Web de Dieu
  20. Cooperman, Alan. "Is Terrorism Tied To Christian Sect?" Washington Post. June 2, 2003. Retrieved November 26, 2006.
  21. (en) Chester L. Quarles, Christian Identity: The Aryan American Bloodline Religion, McFarland & Company,‎ 2004 (ISBN 978-0-7864-1892-3, lire en ligne), p. 68
  22. (en) « The Second Defensive Action Statement » (consulté le 2007-05-14)
  23. Morrison, Blake. "Special report: Eric Rudolph writes home." USA Today. July 6, 2005. Retrieved November 26, 2006.
  24. (en) « Harpers Magazine Terrorism », Harpers.org (consulté le 2012-01-04)
  25. Most Wanted Extremist, Eric Rudolph, Caught June 3, 2003
  26. Arrest of Accused Olympic Park Bomber Sparks Debate on 'Christian Terrorism', Jun 5, 2003, VOANews
  27. The Science of Good and Evil
  28. Special report: Eric Rudolph writes home July 5, 2005
  29. (en) « CNN Live Saturday - Rudolph Caught », Transcripts.cnn.com (consulté le 2012-01-04)
  30. Army of God's homepage for Rudolph December 18, 2007
  31. Extremist Taunts His Victims From Prison May 14, 2007