Éric Raoult
| Éric Raoult | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis | |
| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 19 juin 2002 | |
| Prédécesseur | Alain Calmat |
| 2 avril 1986 – 18 juin 1995 | |
| Maire du Raincy | |
| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 18 juin 1995 | |
| Prédécesseur | Raymond Mège |
| Ministre délégué à la Ville et à l'Intégration | |
| 7 novembre 1995 – 2 juin 1997 | |
| Président | Jacques Chirac |
| Gouvernement | Alain Juppé II |
| Prédécesseur | Simone Veil |
| Successeur | Claude Bartolone |
| Ministre chargé de l'intégration et de la lutte contre l'exclusion | |
| 18 mai 1995 – 7 novembre 1995 | |
| Président | Jacques Chirac |
| Gouvernement | Alain Juppé I |
| Prédécesseur | poste crée |
| Successeur | Jean-Claude Gaudin |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Eric Raoult |
| Date de naissance | 19 juin 1955 |
| Lieu de naissance | |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPR UMP |
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Éric Raoult, né le 19 juin 1955 à Paris, est un homme politique français. Député maire UMP du Raincy, il a été ministre chargé de l'Intégration et de la lutte contre l'exclusion du 18 mai au 7 novembre 1995 puis ministre délégué à la Ville et à l'Intégration de cette date au 2 juin 1997.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Éric Raoult adhère à l'UDR en 1974 (qui deviendra le RPR deux ans plus tard). Il exécute son service militaire en 1978 sur la base de Balard, aux côtés de Nicolas Sarkozy. Il y contracte une méningite après avoir nourri les singes du centre spatial[1]. Il est diplômé en 1979 de l'Institut français de presse[2]. Il est nommé, la même année, responsable de l'UNI pour Paris I et Paris II-Assas.
En 1983, Eric Raoult est nommé adjoint au maire du Raincy (Raymond Mège). Deux ans plus tard, il prend la tête des Jeunes RPR à la suite de Roger Karoutchi à la présidence des Jeunes RPR. On lui doit quelques rassemblements d’usagers devant le siège de la CGT à Montreuil, à la suite d’une grève des services publics.
Élu député pour la première fois en 1986, il est réélu en 1988. En 1991, il réplique aux sorties du Premier ministre Édith Cresson concernant les Japonais en déclarant que ceux-ci étaient « plus habitués au langage de velours de geishas qu'à l'argot vulgaire des femmes de poissonnier » [3]. La même année, Eric Raoult s'oppose à la première guerre du Golfe.
Nommé ministre chargé de l'Intégration et de la Lutte contre l'exclusion en mai 1995, Eric Raoult devient six mois plus tard ministre délégué auprès du ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration, à la Ville et à l'Intégration - poste qu'il occupera jusqu'à l'arrivée de la gauche au pouvoir, en juin 1997[4]. Durant son expérience gouvernementale, son adjoint au Raincy, Pierre Bernard, réputé proche de l’extrême-droite, le remplacera comme député[5][6]. Lorsque Eric Raoult le fait nommer chevalier à la Légion d'honneur, la gauche crie à la provocation[7].
Fait chevalier de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac en 2001, Éric Raoult est élu à nouveau député le 26 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis.
Il fait partie du groupe UMP et est également président de la Fédération UMP de Seine-Saint-Denis depuis sa création. Il a été nommé par Xavier Bertrand, le Secrétaire national de l'UMP, en charge de l'Outre-mer. Il a fondé, à l'Assemblée nationale, l'Amicale des parlementaires amis de l'Outre-mer.
La ville du Raincy, pourtant largement épargnée par les émeutes de l'automne 2005 et dont Raoult est le maire, est la première ville à décréter le couvre-feu, avant même que Dominique de Villepin n'annonce le recours à l'état d'urgence.
Il a soutenu un amendement visant à rétablir la peine de mort[8], et a co-signé la proposition de loi du 8 avril 2004 exigeant son rétablissement pour les auteurs d'actes terroristes[9]. Par ailleurs, Éric Raoult est membre du comité d'honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL).
Il est le président de l'Association des élus amis d'Israël (ADELMAD)[10], qui regroupe environ 800 élus français[11] et qui organise des voyages d'élus français en Israël[12].
Le 5 mars 2004, alors vice-président de l'Assemblée nationale, il soutient le gouvernement d'Ariel Sharon dans la construction du mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens[13].
En mars 2008, il est réélu maire au second tour[14].
Membre du groupe parlementaire d'amitié France-Tunisie, il se réjouit, en 2009, de la réélection de Ben Ali à 90 %, y voyant le signe de sa grande popularité dans le pays[15]. Il approuve publiquement le 31 octobre 2009 sur Berbère Télévision l'expulsion de Tunisie de la journaliste du Monde Florence Beaugé[16],[17],[18]. Durant la Révolution de Jasmin, Éric Raoult appuie l'action de quelques partisans de Ben Ali[19]. Quelques semaines après le renversement du pouvoir en place, Eric Raoult prend la défense de l'ex-président tunisien, qu'il décrit comme un « progressiste » et un « nationaliste » au bilan équilibré, ami des Juifs et rempart contre l'islamisme, qui aura « fait du bien à son pays »[15][20].
Fortement opposé à l'homoparentalité, il déclare « Dès qu'il y a un enfant, il faut un papa et une maman » lors du premier cas d'adoption accepté pour une jeune femme homosexuelle[21].
En novembre 2009, suite à l'attribution du prix Goncourt 2009 à l'écrivain Marie Ndiaye et ayant lu une interview donné par elle en août 2009[22], il écrit au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, affirmant la nécessité d'un « devoir de réserve » dû par les lauréats du prix Goncourt, et les artistes en général[23]. Il remet ainsi en cause l'indépendance de l'Académie Goncourt et des prix littéraires vis-à-vis des pouvoirs publics et politiques. Les membres de l'Académie du prix comme Bernard Pivot, critiquent fortement cette initiative[24], le journaliste Jean-Marie Colombani jugeant pour sa part cette polémique « dérisoire »[25]. Eric Raoult est désavoué par l'UMP qui rappelle dans un communiqué que la liberté d'expression est un droit fondamental[26]. Il reçoit à cette occasion le prix Busiris de la mauvaise foi juridique décerné par l'avocat parisien Maître Eolas[27],[28].
Éric Raoult est le rapporteur de la mission sur le port du voile intégral, à l'Assemblée nationale. Après 6 mois d'auditions, il rendra son rapport fin janvier 2010.
[modifier] Vie privée
Il est marié avec Corinne Raoult[29].
[modifier] Mandats
- 14/03/1983 - 19/03/1989 : Adjoint au Maire du Raincy (Seine-Saint-Denis)
- 02/04/1986 - 14/05/1988 : Député
- 13/06/1988 - 01/04/1993 : Député
- 20/03/1989 - 18/06/1995 : Adjoint au Maire du Raincy (Seine-Saint-Denis)
- 23/03/1992 - 15/03/1998 : Membre du Conseil régional d'Île-de-France
- 02/04/1993 - 18/06/1995 : Député
- 18/05/1995 - 07/11/1995 : Ministre chargé de l'intégration et de la lutte contre l'exclusion
- 19/06/1995 - 18/03/2001 : Maire du Raincy (Seine-Saint-Denis)
- 07/11/1995 - 02/06/1997 : Ministre délégué auprès du ministre de l'aménagement du territoire, de la ville et de l'intégration
- 29/03/2004 - 02/04/2004 : Membre du Conseil régional d'Île-de-France
- 12/06/2002 - 26/06/2007 : Député, vice-président de l'Assemblée Nationale
Mandats au 24/03/2007 :
- Maire du Raincy, Seine-Saint-Denis
- Député de la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis
[modifier] Notes, sources et références
- Le parcours d'Eric Raoult par Thierry Dupont sur lexpress.fr du 12 février 2009
- Portrait de l'Express
- Rone Tempest, Culture - Edith Cresson's Answer to TV Spoof: Hush Puppet! - * France's brutally frank premier says her caricature on one of the nation's most popular shows is sexist, unfair., Los Angeles Times, 23 juillet 1991
- Fiche d'Eric Raoult sur assemblee-nationale.fr
- Pierre Bernard envoie le RPR et l'UDF aux oubliettes sur liberation.fr du 28 avril 2008
- ERIC RAOULT : Le parcours atypique d'un dur de la droite par François Wenz-Dumas sur liberation.fr du 6 juin 2005
- La Légion d'honneur de Pierre Bernard décriée sur leparisien.fr du 3 janvier 2006
- Encore dix-huit députés pour la peine de mort (article du journal Libération)
- N° 1521 - Proposition de loi de M. Richard Dell'Agnola tendant à rétablir la peine de mort pour les auteurs d'actes de terrorisme
- ADELMAD, 10e !
- Douzième visite annuelle d’ADELMAD en Israël, par Stéphanie Gromann
- Selon le site du gouvernement israélien
- http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=2548&returnto=articles_display/detail_th_type&thid=5&artyd=5
- Nouveau conseil municipal, ministère de l'Intérieur, 16 mars 2008. Consulté le 24 mars 2008
- Eric Raoult: Ben Ali «a fait du bien à son pays» sur slate.fr du 18 février 2011
- Le Monde, 8-9 novembre 2009, p.8.
- http://www.dailymotion.com/video/xb0ga7_eric-raoult-dans-enjeux-2010-sur-be_news L'interview d'Éric Raoult
- Article du Nouvel Observateur (7.11.09)
- "Peut-être on partira, mais on brûlera Tunis" par Isabelle Mandraud sur lemonde.fr du 17 janvier 2011
- Raoult : « La personnalité de Sarkozy déplaît à bon nombre » par Nicolas Valiadis sur rue89.com du 27 février 2011
- Le Figaro 10/11/2009
- Les Inrocks 30/08/2009: L'écrivain Marie Ndiaye aux prises avec le monde
- Éric Raoult s'attaque à Marie Ndiaye et invente un « devoir de réserve » pour les prix Goncourt Les Inrockuptibles le 10 novembre 2009
- NouvelObs 10/11/2009 : Bernard Pivot répond à Éric Raoult : « Le lauréat du Goncourt n'est pas la voix de la France »
- Slate.fr 12/11/2009 : Jean-Marie Colombani : la France sort de l'Histoire
- NDiaye : L'UMP arbitre à la place de Mitterrand Le Journal du Dimanche
- Maître Eolas 12/11/2009 : Prix Busiris pour Éric Raoult
- NouvelObs 12/11/2009 : Le prix de la mauvaise foi à Eric Raoult
- Un devoir de réserve pour les artistes ? d'Éric Nunès pour Le Monde le 10 novembre 2009
[modifier] Lien externe
- Ancien ministre de la Cinquième République
- Ministre français du Travail (ou des Affaires Sociales)
- Député de la Seine-Saint-Denis
- Maire de la Seine-Saint-Denis
- Maire UMP
- Ancien conseiller régional d'Île-de-France
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire
- Le Raincy
- Étudiant de l'université Paris II
- Personnalité de l'Union nationale inter-universitaire
- Chevalier de la Légion d'honneur
- Naissance en 1955
- Naissance à Paris