Epidexipteryx

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Epidexipteryx

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Illustration d'un Epidexipteryx

Classification
Règne Animalia
Sous-embr. Chordata
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre Theropoda
Infra-ordre Coelurosauria
— non-classé — Maniraptora
Famille Scansoriopterygidae

Genre

Epidexipteryx
Zhang et al., 2008

Nom binominal

Epidexipteryx hui
Zhang et al., 2008

Epidexipteryx est un genre de petit dinosaure théropode du groupe Maniraptora. Il est connu par un fossile du Jurassique découvert dans la Formation de Daohugou, dans le xian de Ningcheng, en Mongolie-intérieure, région autonome de République populaire de Chine. L'holotype de la seule espèce de ce genre, Epidexipteryx hui, est conservé par l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Pékin. Ce dinosaure à plumes, dont la queue possède quatre plumes d'ornement, est de la taille d'un pigeon[1].

Epidexipteryx a été classé parmi les Avialae, dans la famille des Scansoriopterygidae, lors de sa description en 2008[1]. Une étude menée en 2013 le classe dans le groupe des Paraves, mais non comme un avialien[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le spécimen type (IVPP V 15471) a un squelette partiel bien préservé et quatre longues plumes sur la queue, composées d'un rachis central et des aubes. Toutefois, contrairement aux rectrices (les plumes de la queue) modernes, les ailettes ne sont pas ramifiées en filaments individuels, mais constituées d'une seule feuille en forme de ruban. Le spécimen présente également des plumes simples couvrant le corps, celles-ci étant composées de barbes parallèles comme les dinosaures à plumes les plus primitifs. Cependant, les plumes du corps de l'Epidexipteryx sont uniques par le fait qu'elles semblent surgir d'une « structure membraneuse » située à leur base[1].

Taille comparée d'E. hui (vert) comparée à celle d'Anchiornis huxleyi (orange) et d'un humain

En tout, le squelette retrouvé d'Epidexipteryx hui mesure 25 centimètres de long et le spécimen complet, en incluant les plumes incomplètes de la queue, atteint 44,5 cm. Les auteurs de la description estiment son poids à 164 grammes, ce qui est plus faible que la plupart des autres espèces primitives du groupe des Avialae[1].

Reconstruction du squelette

Le crâne d'Epidexipteryx possède un nombre de caractéristiques uniques, et présente des similitudes globales avec celui de Sapeornis, des oviraptorosaures et dans une moindre mesure, avec ceux des thérizinosauroïdes. Les dents sont uniquement implantées à l'avant de la mâchoire, et celles de devant sont longues et inclinées vers l'avant, une caractéristique seulement observée pour Masiakasaurus chez les autres théropodes. Le reste du squelette porte une similitude globale à Scansoriopteryx, genre peut-être étroitement apparenté, notamment une configuration inhabituelle chez les autres dinosaures : le pubis est plus court que l'ischium et ce dernier a été élargi vers la pointe. La queue d'Epidexipteryx possède des vertébres inhabituelles vers la pointe qui ressemble au pygostyle des oiseaux modernes et des oviraptorosaures[1].

Epidexipteryx ne semble pas posséder de rémiges (les plumes des ailes), et ne pouvait probablement pas voler. Zhang et al. suggèrent que si Epidexipteryx a évolué à partir d'ancêtres pouvant voler et a ensuite perdu ses ailes, cela peut indiquer que la présence des plumes ornementales de la queue pourrait avoir précédé le vol battu ou plané[1].

Classification[modifier | modifier le code]

La position phylogénétique exacte d'Epidexipteryx sein des Paraves est incertaine. L'analyse phylogénétique menée par les auteurs de sa description le place comme un membre de la famille Scansoriopterygidae et en tant que membre basal du clade des Avialae[3]. L'analyse de Agnolin et Novas en 2011 a confirmé qu'il s'agit d'un scansoriopterygidé, mais avec une position phylogénétique différente de cette famille : Scansoriopterygidae a été placée en polytomie (en) avec la famille Alvarezsauridae et le groupe Eumaniraptora (contenant les clades Avialae et Deinonychosauria)[4].

Turner, Makovicky et Norell ont inclus Epidexipteryx mais non Epidendrosaurus ninchenensis (Scansoriopteryx heilmanni)[5] dans leur première analyse phylogénétique. En effet les auteurs craignaient qu'inclure cette dernière espèce dans l'analyse primaire serait problématique, car celle-ci n'est connue que par des spécimens juvéniles qui ne présentent pas nécessairement la morphologie complète des adultes, requise pour donner à un taxon une position phylogénétique précise. Epidexipteryx est considéré comme un membre basal des paraviens qui n'appartient pas au groupe Eumaniraptora. Une analyse exploratoire distincte incluant Epidendrosaurus (Scansoriopteryx) a positionné celui-ci comme membre de base des Avialae, les auteurs notant alors qu'il ne formait pas un clade avec Epidexipteryx, ce dernier restant à l'extérieur du groupe Eumaniraptora[6].

L'analyse de Godefroit et al. positionne la famille Scansoriopterygidae comme un groupe monophylétique et ses membres comme les plus basaux des Paraves. Selon cette étude, Scansoriopterygidae est le groupe frère du clade contenant Avialae et Deinonychosauria[2]. Agnolin et Novas (2013) considèrent que la famille Scansoriopterygidae forme un groupe monophylétique frère de Oviraptorosauria, et dont les membres sont des « maniraptoriens non-paraviens »[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Fucheng Zhang, Zhonghe Zhou, Xing Xu, Xiaolin Wang et Corwin Sullivan, « A bizarre Jurassic maniraptoran from China with elongate ribbon-like feathers », Nature, vol. 455,‎ 2008, p. 1105-1108 (lien DOI?, résumé).
  2. a et b (en) Pascal Godefroit, Andrea Cau, Dong-Yu Hu, François Escuillié, Wenhao Wu et Gareth Dyke, « A Jurassic avialan dinosaur from China resolves the early phylogenetic history of birds », Nature, vol. 498, no 7454,‎ 2013, p. 359-362 (lien DOI?).
  3. (en) Dongyu Hu, Lianhai Hou, Lijun Zhang et Xing Xu, « A pre-Archaeopteryx troodontid theropod from China with long feathers on the metatarsus », Nature, vol. 461, no 7264,‎ 2009, p. 640-643 (liens PubMed? et DOI?).
  4. (en) Federico L. Agnolín et Fernando E. Novas, « Unenlagiid theropods: are they members of the Dromaeosauridae (Theropoda, Maniraptora)? », Anais da Academia Brasileira de Ciências, vol. 83, no 1,‎ 2011, p. 117-162 (lien DOI?, lire en ligne [PDF]).
  5. Les deux espèces sont considérées comme synonymes.
  6. (en) Alan H. Turner, Peter J. Makovicky et Mark Norell, « A review of dromaeosaurid systematics and paravian phylogeny », Bulletin of the American Museum of Natural History, American Museum of Natural History, no 371,‎ 2012, p. 1-206 (lire en ligne).
  7. (en) Federico L. Agnolín et Fernando E. Novas, Avian ancestors. A review of the phylogenetic relationships of the theropods Unenlagiidae, Microraptoria, Anchiornis and Scansoriopterygidae, Springer Netherlands,‎ 2013, 96 p. (ISBN 978-94-007-5636-6, lien DOI?).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Epidexipteryx » (voir la liste des auteurs)