Envermeu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Envermeu
Image illustrative de l'article Envermeu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Envermeu (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Monts et Vallées
Maire
Mandat
Gérard Picard
2014-2020
Code postal 76630
Code commune 76235
Démographie
Gentilé Envermeudois
Population
municipale
2 141 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 49″ N 1° 15′ 56″ E / 49.8969444444, 1.26555555556 ()49° 53′ 49″ Nord 1° 15′ 56″ Est / 49.8969444444, 1.26555555556 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 154 m
Superficie 14,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Envermeu

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Envermeu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Envermeu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Envermeu
Liens
Site web http://www.mairie-envermeu.fr/

Envermeu est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.
Les Envermeudois y résident.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Eaulne près d'Envermeu

Envermeu est située à 14,5 km à l'est de Dieppe, et traversé par l'Eaulne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Edremau 735-745 (cacographie pour *Ebremau ), Evremou 875, Envremou XIIe siècle.

Comme pour Eu, souvent appelé "Ou" dans les textes, on remarque que la forme picarde a prévalu sur la forme *Envermou. Le nom est dérivé du celtique *Eburomavos, variation de *Eburomagos [1]latinisé en -magus, basé sur les termes bien connus eburo if ou sanglier et magos marché. Cf. les noms d'Évreux et de Rouen[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour un trésor monétaire gaulois, constitué de pièces d'or et on a également retrouvé des monnaies romaines au lieu-dit le Bucq.

Époque mérovingienne Après la chute de l'empire romain, le village devint chef-lieu du Pays (pagus) de Talou.

On a retrouvé de nombreux vestiges datant du Haut Moyen Âge dans le champ de la Tombe (à 500 m au nord-est de l’église) : 800 sépultures ont été mises au jour et l'on a dénombré 460 squelettes de guerriers avec leurs armes (scramasaxes, angons, spatha, francisques, framée) et de femmes ornées de leurs bijoux et parures. De plus, on dénombre plusieurs tombes de chevaux, selon la coutume typiquement germanique de les enterrer auprès de leur propriétaire, déjà décrite par Tacite dans Germania. Ces tombeaux attestent d’une présence de l'armée franque du nouveau pouvoir. En comparaison, aucun cimetière attestant de la présence de l'armée romaine n'a jamais été découvert dans la région.

Époque normande : Dans une charte datée de 912, Rollon confirma la possession du fief d’Envermeu par les Normands. En 1052, le prieuré de Saint-Laurent d’Envermeu fut fondé sur l’emplacement d’une villa gallo-romaine par Hugues, Seigneur d’Envermeu et Turold, son frère. Tous les deux accompagnèrent Guillaume le Conquérant à la conquête de l’Angleterre et participèrent à la Bataille de Hastings.

Époque française : À la suite de la famine et de la peste qui ravagèrent la région en 1244, Envermeu ne comptait plus que cent quarante feux. Le XIIIe siècle fut par ailleurs marqué par la construction de la chapelle Saint-Guillain au hameau de Bray et par la fondation, par Michel Taupin et Amélie Guillemette, sa femme, de l’hôpital de Saint-Nicolas. En 1472, le bourg d’Envermeu fut brûlé par les troupes de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. L'église actuelle fut bâtie dans le courant du XVIe siècle. Les guerres de religion n’épargnèrent pas la commune, qui fut pillée par les Calvinistes de Dieppe le 8 juillet 1562.

En 1589, Henri de Navarre (futur Henri IV) séjourna au château d’Envermeu, qui était situé dans la prairie du Castel, sur la rive droite de l’Eaulne. Dans le courant du XVIIIe siècle, un violent incendie ravagea une bonne partie du bourg, qui comptait à cette époque 1610 habitants. /* Personnalités liées à la commune */ Lors de l’invasion de 1814, Envermeu dut souffrir l’occupation, pendant une période de 3 mois, de l’artillerie anglaise.

Gare d'Envermeu sur la ligne Eu - Dieppe de la Compagnie de l'Ouest entre 1905 et 1908

Le développement des infrastructures connut un rapide essor au XIXe siècle. En 1827, le bureau de poste fut créé. Puis ce fut au tour de l'actuelle mairie, construite en 1865. Fin 1885, la ligne de chemin de fer reliant Dieppe à Eu fut ouverte. En 1906, la voie ferrée des Chemins de fer départementaux de la Somme vers Aumale et Amiens fut inaugurée. L’électrification du bourg fut réalisée en 1892. La halle actuelle fut édifiée en 1900. Le réseau d’adduction d’eau potable date de 1935.

Le Circuit de Dieppe sur lequel s'est couru quatre Grands prix de l'ACF passait par Envermeu.

53 soldats originaires d’Envermeu furent tués durant la Première Guerre mondiale. Pour perpétuer leur souvenir, un monument de granit fut inauguré le 23 novembre 1919.

Envermeu a absorbé Hybouville et Saint-Laurent-d'Envermeu en 1822 puis Auberville-sur-Eaulne en 1843.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Envermeu

Les armes de la commune d'Envermeu se blasonnent ainsi :
de gueules au léopard d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Gérard Picard RPR-UMP Conseiller général
... mars 1989 Raymond Duhamel - -
1936 19XX E. Livache - -
1902   Breton    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 141 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
840 905 1 030 916 1 247 1 420 1 407 1 350 1 427
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 328 1 343 1 324 1 337 1 330 1 260 1 403 1 439 1 506
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 490 1 605 1 463 1 344 1 317 1 263 1 286 1 373 1 283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 380 1 376 1 488 1 603 1 960 2 006 2 097 2 085 2 082
2011 - - - - - - - -
2 141 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame du XVIe siècle en 2011

Église Notre-Dame, XVIe siècle, gothique flamboyant, clefs de voûte ornées, inscriptions XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le peintre anglais Walter Sickert, parfois soupçonné d'avoir été le célèbre tueur en série Jack l'Éventreur, en particulier par la romancière américaine Patricia Cornwell, a habité Envermeu à la fin du XIXe siècle. Sickert est ainsi mis en scène à Envermeu dans le roman Retour à Whitechapel, paru en 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Editions Picard, 1979. Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. Pierre-Yves Lambert, La Langue gauloise, editions errance, 1994.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Maire : Le Tortillard : histoire de la ligne de chemin de fer secondaire Amiens-Envermeu, éd. Racines, 1992.