Red Wings de Détroit

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Red Wings de Détroit

Logo des Red Wings représentant par une roue ailée rouge.
Fondé le 15 mai 1926
Siège Flag of Detroit, Michigan.svg Détroit,
Drapeau du Michigan Michigan,
Drapeau des États-Unis États-Unis
Patinoire (aréna) Joe Louis Arena
(20 066 places)
Couleurs Rouge, blanc
           
Ligue Ligue nationale de hockey
Association Association de l'Est
Division Division Atlantique
Capitaine Henrik Zetterberg
Capitaines adjoints Pavel Datsiouk
Niklas Kronwall
Entraîneur-chef Mike Babcock
Entraîneur(s) associé(s) Tom Renney
Jim Bedard
Directeur général Ken Holland
Propriétaire Mike Ilitch
Équipe(s) affiliée(s) Griffins de Grand Rapids
(LAH)
Walleye de Toledo
(ECHL)
Site web http://redwings.nhl.com/

Les Red Wings de Détroit (en anglais : Detroit Red Wings) sont une franchise professionnelle de hockey sur glace des États-Unis. Ils évoluent dans le championnat principal d'Amérique du Nord : la Ligue nationale de hockey (souvent désignée par le sigle LNH). Les Red Wings – littéralement en français les « Ailes Rouges » – font partie de l'Association de l'Est dans la Division Atlantique.

Située à Détroit dans l'État du Michigan aux États-Unis, la franchise existe depuis 1926 et est devenue, au fil des années, l'une des équipes les plus titrées du championnat de la LNH, avec onze Coupes Stanley en un peu plus de huit décennies d'existence, et également l'équipe la plus titrée des États-Unis. Seuls les Canadiens de Montréal avec vingt-quatre titres et les Maple Leafs de Toronto avec treize sacres ont plus de victoires. Membres des six équipes originales de la LNH, les Red Wings sont l'une des équipes emblématiques de la LNH.

Plus de huit cent joueurs ont porté l'uniforme rouge et blanc de l'équipe depuis ses débuts dont une trentaine ont été admis par la suite au Temple de la renommée du hockey. Parmi ces joueurs, Gordie Howe est celui qui a inscrit le plus de points mais également joué le plus de matchs pour l'équipe. Avec plus de 1 600 rencontres disputées, il compte une centaine de matchs de plus que Steve Yzerman, autre figure importante de l'histoire de l'équipe. Depuis le milieu des années 1990, le défenseur suédois Nicklas Lidström est un joueur emblématique de l'équipe remportant à quatre reprises la Coupe Stanley.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

  • Fondation : 1926.
  • Patinoire : Joe Louis Arena.
  • Autres noms : l'équipe fut connue sous le nom des Cougars de 1926 à 1929 et des Falcons pour la saison 1930-1931.
  • Couleurs de l'équipe : maillot, culotte et bas rouge à domicile ; maillot blanc avec manches rouges, culotte rouge et bas blanc à l'extérieur.

Histoire de la franchise[modifier | modifier le code]

Genèse du club[modifier | modifier le code]

Photographie de Duncan en noir et blanc
Art Duncan (ici avec les Millionnaires de Vancouver) est le premier capitaine, directeur-général et entraîneur des Cougars de Détroit.

À la dissolution de l'Association de hockey de la Côte du Pacifique (PCHL), un accord est conclu prévoyant que la meilleure équipe de la ligue, les Cougars de Victoria, pourrait rejoindre la Ligue nationale de hockey. Le 15 mai 1926, les Cougars de Victoria de la Ligue de hockey de l'Ouest sont achetés au coût de 100 000 dollars américains et déménagés à Détroit. Art Duncan est nommé directeur général, entraîneur et capitaine des Cougars de Détroit[1]. La nouvelle équipe fait ses débuts dans la LNH pour la saison 1926-1927 en même temps que les Black Hawks de Chicago[2] ; la ligue compte alors dix équipes réparties en deux divisions et les Cougars finissent bons derniers de la poule Américaine avec 12 victoires, 28 défaites et 4 matchs nuls[3]. L'équipe n'a pas encore de patinoire attitrée à Détroit et joue toutes ses rencontres de cette première saison à Windsor en Ontario[1].

Des changements importants pour l'équipe précédent la saison 1927-1928 : Jack Adams prend les rôles de directions de Duncan et le 22 novembre 1927, l'Olympia Stadium est inauguré. La soirée se termine par une défaite des joueurs locaux 2-1 contre les Sénateurs d'Ottawa, le premier but de l'équipe à domicile étant inscrit par Johnny Sheppard[1]. Les Cougars participent aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois à la fin de la saison 1929, en finissant troisièmes de la division[4] ; ils sont dominés 7 buts à 2 dans une série de matchs aller-retour contre les Maple Leafs de Toronto[5].

En 1930-1931, la franchise abandonne le nom de Cougars pour prendre celui de « Falcons »[6], mais cela n'améliore en rien les résultats sur la glace, les Falcons ratant les séries quatre fois lors de leur cinq premières saisons[4]. Pour améliorer le lancer de ses attaquants, Jack Adams fait construire un gardien de but en bois qu'il habille avec tout l'équipement lors des entraînements : à l'époque, l'équipe ne compte qu'un gardien dans ses rangs et le deuxième gardien utilisé est un prêt de l'équipe des Eskimos de Seattle de la PCHL, Samuel « Porky » Levine[6],[7].

Au cours de l'été 1932, l'équipe est achetée par James Norris, ancien membre de l'Association athlétique amateur de Montréal équipe ayant remporté la Coupe Stanley en 1892. Cette Association athlétique est alors renommée pour son équipe de cyclisme surnommée les Winged Wheels qui a son propre emblème[8]. James Norris modifie le logo quelque peu et le 5 octobre 1932, l'équipe de Détroit devient officiellement les Red Wings de Détroit, avec un nouvel uniforme et un nouveau logo[6]. Grâce à sa fortune personnelle, Norris fait l'acquisition de quelques joueurs de premier plan comme Ebbie Goodfellow, Herbie Lewis, John Sorrell ou encore Larry Aurie. Détroit devient peu à peu une équipe beaucoup plus compétitive. Au cours des séries de 1933, l'équipe passe pour la première fois de son histoire le premier tour des séries[6]. Ils battent ainsi au premier tour les Maroons de Montréal avant de perdre en demi-finale contre les Rangers de New York, futurs champions de la Coupe[9]. À la fin de cette saison 1932-1933, Carl Voss est l'auteur de 20 points et il est le premier joueur à être élu meilleure recrue[Note 1] de la saison[10].

Les années fastes[modifier | modifier le code]

Les premières séries éliminatoires (1934-1935)[modifier | modifier le code]

Les Red Wings de Détroit finissent à la première place de leur division à la fin de la saison 1933-1934 pour la première fois de leur histoire[11] et sont alors directement qualifiés pour les demi-finales des séries éliminatoires. Ils y rencontrent la meilleur équipe de la saison régulière, les Maple Leafs de Toronto. Les joueurs de Détroit se qualifient pour la finale de la Coupe Stanley en remportant trois des cinq rencontres. Ils sont opposés aux Black Hawks de Chicago qui s'imposent 3 matchs à 1 dont la dernière victoire acquise à l'issue de plus de 30 minutes de prolongation[12]. Charlie Gardiner, le gardien régulier de Chicago, quitte la glace avant les prolongations ; il meurt le 13 juin 1934 à l'âge de 29 d'une hémorragie intra-cérébrale[13].

Les premières Coupes Stanley (1936 et 1937)[modifier | modifier le code]

Après avoir fini à la dernière place de la division américaine en 1934-1935, les Red Wings sont de nouveau en tête de leur division à la fin de la saison 1935-1936[14] avec l'ajout au début de la saison de Marty Barry et d'Art Giroux en provenance des Bruins de Boston[6]. Détroit joue directement la demi-finale des séries 1936 contre la meilleure formation de la saison régulière, les Maroons. Le 24 mars, date du premier match, l'engagement est donné à 20 h 30 mais au bout des trois périodes de jeu les deux équipes sont à égalité. Les 9 000 spectateurs qui assistent au match doivent attendre six prolongations pour voir le jeune joueur, Mud Bruneteau, inscrire l'unique but de la soirée pour Détroit[15]. Lors de la deuxième rencontre, les Red Wings s'imposent une nouvelle fois sur la glace des champions en titre par un blanchissage[Note 2] 3-0 par Normie Smith et sa défense[16]. Les Maroons ouvrent le score lors du troisième match mais se font remonter et sont éliminés en trois matchs après une nouvelle défaite 2-1[17].

La finale 1936 de la Coupe oppose donc les Red Wings aux Maple Leafs de Toronto, troisième meilleur formation de la saison[14]. Les joueurs de Détroit remportent la première partie 3-1 ; ils rentrent de la meilleure des manières dans la rencontre et inscrivent leurs trois bus dans les douze premières minutes de jeu[18]. Le deuxième match voit également la victoire de Détroit, cette fois sur le score de 9-4, avec encore une fois trois buts inscrits dans les dix premières minutes de jeu, le premier filet étant même inscrit après une minute et trente secondes de jeu[19]. Comme pour les deux premiers matchs, les Red Wings ouvrent le score lors de la troisième confrontation rapidement, à la neuvième minute, mais malgré une avance 3-0, ce sont les Maple Leafs qui gagnent le match. En effet, alors qu'il ne reste que dix minutes de jeu, les joueurs de Toronto trompent à trois reprises Smith pour égaliser le score et provoquer la prolongation. Cette dernière n'est que de courte durée avec un but inscrit par Buzz Boll après seulement 30 secondes de jeu[20]. L'ultime match de la série est joué le 11 avril 1936 ; Joe Primeau ouvre le score pour Toronto à la fin de la première période mais les joueurs de Détroit trouvent deux fois le fond du filet au cours de la deuxième période pour passer devant. Pete Kelly inscrit le troisième but des Red Wings à la 49e minute pour donner deux buts d'avance à son équipe. Malgré un but inscrit une minute plus tard par Bill Thoms, les Maples ne parviennent pas revenir une deuxième fois au score. Les Red Wings de Détroit mettent ainsi la main sur la première Coupe Stanley de leur histoire en éliminant Toronto 3 matchs à 1[21].

Détroit se classe une nouvelle fois à la première place de l'ensemble de la LNH à la fin de la saison régulière 1936-1937. Ils jouent leur demi-finale des séries 1937 contre les Canadiens de Montréal et s'imposent en cinq rencontres. La victoire est acquise après 111 minutes de jeu. Les deux équipes sont en effet à égalité 2-2 à la fin du temps réglementaire et il faut attendre la troisième prolongation pour voir Hec Kilrea inscrire le but de la victoire[22]. La finale de la Coupe oppose les Red Wings aux Rangers de New York et la série entre les deux équipes débute dans le Madison Square Garden où les locaux s'imposent 5-1. Les deux matchs suivants sont joués dans l'Olympia Stadium. Après une victoire 4-2 des Red Wings, les Rangers ramènent une deuxième victoire lors du troisième match suite à une victoire 1-0, l'unique but de la rencontre étant inscrit par Neil Colville alors que dans les buts des Rangers, Dave Kerr, arrête tous les tirs des Red Wings[23]. Les joueurs de Détroit se retrouvent donc dos au mur avant le quatrième match et Marty Barry, meilleur pointeur de l'équipe au cours de la saison régulière, prend ses responsabilités en inscrivant l'unique but de la rencontre dans les dix dernières minutes de la rencontre[24]. Le match décisif de la série est joué le 15 avril et les Red Wings s'imposent une nouvelle fois grâce à un blanchissage d'Earl Robertson, remplaçant de Smith dans les buts. En attaque, Barry marque le premier but de son équipe à la fin du premier tiers-temps, John Sorrell double la mise en deuxième période avant que Barry n'inscrive le but du 3-0 à la 42e minute[25].

Détroit devient la première équipe américaine à remporter deux Coupes Stanley consécutives alors que dans le même temps, Smith remporte le Trophée Vézina du meilleur gardien du circuit et Marty le Trophée Lady Byng en tant que joueur avec le meilleur état d'esprit de la saison[25]. Suite aux très bonnes séries de Robertson, Adams décide de céder le jeune Turk Broda aux Maple Leafs de Toronto, un échange que le directeur général de la franchise du Michigan regrettera toute la fin de sa vie[6].

Des saisons sans succès (1937-1942)[modifier | modifier le code]

Après deux saisons en haut du classement, l'équipe de Détroit finit la saison 1937-1938 à la dernière place de sa division avec seulement 12 victoires en 48 rencontres[14]. Adams change de gardien avant la 1938-1939 avec l'arrivée de Tiny Thompson dans l'effectif. Alors que la LNH ne compte plus que sept équipes groupées en une seule division, les Red Wings se qualifient pour les séries éliminatoires. Ils passent le premier tour mais perdent en demi-finale contre Toronto dont les buts sont gardés par Turk Broda[26]. À la fin de la 1939-1940, Ebbie Goodfellow met la main sur le Trophée Hart du meilleur joueur[Note 3] de la ligue[27] mais cela n'empêche pas les Red Wings de perdre une nouvelle fois en demi-finale des séries 1940 contre Toronto[26].

Menés par Syd Howe en attaque, les Red Wings atteignent la finale des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 1941. Ils sont éliminés en 4 matchs sans réponse pour la première fois de l'histoire de la Coupe Stanley[26]. La saison 1941-1942 est la dernière des Americans de Brooklyn qui finissent derniers du classement[14]. Cinquièmes de la saison régulière, les joueurs de Détroit se hissent tout de même en finale des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 1942 où ils affrontent les Maple Leafs de Toronto. Après trois rencontres, les Maple Leafs sont menés 3 matchs à 0. Hap Day, l'entraîneur de l'équipe, décide de bouleverser son équipe en choisissant de mettre sur le banc Gordie Drillon, Hank Goldup et Bucko McDonald pour faire jouer Don Metz, Gaye Stewart et Ernie Dickens. Cette décision réveille les autres joueurs des Maple Leafs qui renversent la situation et remportent les quatre rencontres suivantes pour gagner la Coupe Stanley[26]. C'est la première fois qu'un tel retournement de situation se passe au hockey sur glace dans le sport professionnel Nord-Américain[28]. Dans les buts de Toronto, Turk Broda ne concède que sept buts lors des quatre dernières rencontres de la finale[29].

La troisième Coupe Stanley (1942-1943)[modifier | modifier le code]

La saison 1942-1943 se joue donc entre six équipes : les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto, les Rangers de New York, les Bruins de Boston, les Black Hawks de Chicago et enfin les Red Winsgs. Alors que depuis ses débuts la LNH passe son temps à voir son nombre d'équipe augmenter ou diminuer, il s'agit de la première de 25 saisons avec les six mêmes formations[30]. Dans les buts, Johnny Mowers remporte le Trophée Vézina[27] alors qu'aucun joueur des Red Wings ne se classe parmi les dix meilleurs pointeurs de la saison : Syd Howe est le meilleur réalisateur de l'équipe avec 55 points[31] alors que l'attaquant des Bruins, Doug Bentley, en compte 73[14]. Malgré tout, ce sont les Red Wings qui se classent premiers de la saison de 50 rencontres avec 25 victoires, 14 défaites et 11 nuls[14].

Comme il n'y a plus que six équipes, seulement les quatre meilleures formations participent aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley 1943. Premiers de la saison, Détroit joue contre Toronto, troisième de la saison, alors que l'autre demi-finale oppose les Bruins, deuxièmes, aux Canadiens de Montréal, dernière équipe qualifiée. Détroit élimine Toronto en six rencontres dont la dernière suite à une prolongation[32]. La finale 1943 oppose donc les Red Wings de Jack Adams aux Bruins de Art Ross. Les joueurs de Détroit remportent les deux premiers matchs joués chez eux sur le score de 6-2 et 4-3. Mowers démontre au cours des deux dernières rencontres qu'il mérite son trophée Vézina puisqu'il réussit deux blanchissages 4-0 et 2-0 pour offrir la troisième Coupe Stanley de l'histoire à son équipe[33],[34].

Les effets de la Seconde Guerre mondiale se font sentir du côté des champions en titre qui perdent au cours de l'été 1943 pas moins de 9 joueurs qui rejoignent le front. Ils finissent la saison suivante à la deuxième place du classement avec 25 points de retards sur les Canadiens, meilleure formation. Malgré le titre de champion et neuf points d'avance au classement, la franchise de Détroit est éliminée en demi-finale des séries en cinq rencontres par Chicago[30],[35]. La saison 1944-1945 est encore dominée par les Canadiens devant les Red Wings mais ces derniers parviennent tout de même à se qualifier pour la finale 1945. Ils y retrouvent les Maple Leafs dont le gardien, Frank McCool, réalise trois blanchissages lors des trois premières rencontres de la finale. Détroit se reprend en gagnant les trois suivantes mais la Coupe revient finalement à Toronto qui remporte le septième match 2-1[30].

Avant les débuts de la saison 1945-1946, un jeune de 16 ans participe au camp d'entraînement des Red Wings, Gordie Howe. Trop jeune pour jouer avec la franchise de la LNH, il signe tout de même un contrat en novembre 1945 avec les Knights d'Omaha, franchise affiliée à celle de Détroit dans la United States Hockey League[36]. Pendant ce temps, les joueurs de la LNH partis à la guerre sont de retour avec leurs équipes et les Red Wings se classent quatrièmes puis sont éliminés au premier tour des séries par les Bruins 4-1[37].

Gordie Howe et les Red Wings (1946-1971)[modifier | modifier le code]

Quatre nouvelles Coupe Stanley (1950, 1952, 1954 et 1955)[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un joueur de hockey
Pete Babando inscrit le but de la victoire lors de la finale de 1950

La saison 1946-1947 voit donc les débuts de Gordie Howe au sein des Red Wings. Il participe à son premier mathc le 16 octobre contre les Maple Leafs de Toronto ; lors de cette première partie, il inscrit un but et également se bat à deux reprises[36]. Howe est placé sur la même ligne que deux futurs membres du temple de la renommée du hockey, Sid Abel et Ted Lindsay ; la ligne portera par la suite le surnom de The Production Line[38]. Les Red Wings terminent dernière équipe qualifiée pour les séries éliminatoires[37] et sont éliminés dès le premier tour par Toronto[39]. Les Red Wings terminent la saison suivante à la deuxième place de la LNH [37] et même s'ils passent le premier tour des séries, ils sont éliminés en quatre matchs sans réponse en finale de la Coupe Stanley par les Maple Leafs[39]. Les Red Wings finissent premiers de la LNH en 1948-1949 mais sont une nouvelle fois battus par Toronto en quatre rencontres en finale des séries[39].

La Production Line s'améliore encore la saison suivante alors que ses membres terminent aux trois premières places du classement des pointeurs sur la saison régulière : Lindsay premier avec 78 points, Abel deuxième avec 69 et Howe un point de moins à la troisième place. D'un point de vue collectif, les joueurs de Détroit sont premiers de la saison avec 88 points, 11 d'avance sur les Canadiens de Montréal[37]. Lors des séries éliminatoires, l'équipe rencontre à nouveau les Maple Leafs mais cette fois en demi-finale. Lors du premier affrontement entre les deux clubs le 28 mars 1950, Howe se blesse et manque le reste des séries[40]. Son équipe parvient tout de même à se défaire des joueurs de Toronto au bout de sept rencontres, dont les deux dernières sont remportées par des blanchissages de Harry Lumley. Lors du match décisif, Détroit s'impose sur le score de 1-0, l'unique but de la partie étant inscrit par Leo Reise au bout de huit minutes de prolongation[41].

La finale 1950 de la Coupe Stanley oppose les Red Wings aux Rangers. Les deux équipes se neutralisent lors des six premiers matchs avec trois victoires de chaque côté, un succès étant à chaque fois gagné sur la patinoire de l'autre équipe. Le denier match de la série a lieu le 23 avril dans l'Olympia Stadium devant 13 905 spectateurs. Les visiteurs ouvrent le score puis doublent la mise en première période sur deux supériorités numériques. Les joueurs de Détroit reviennent dans la partie en profitant également d'une pénalité et inscrivent deux buts en 21 secondes par Pete Babando et Abel. Chaque équipe inscrit un but de plus avant la fin du deuxième tiers-temps pour porter la marque à 3-3. Les deux gardiens de la soirée, Harry Lumley et Chuck Rayner pour New York, arrêtent tous les lancers lors de la troisième période puis de la première prolongation. Il faut attendre la 88e minute pour voir Babando inscrire son deuxième but de la soirée et donner la première Coupe Stanley à son équipe depuis 6 ans[42].

Howe revient au jeu pour la saison 1950-1951 et décroche un record à la fin de la saison quand le 17 mars 1951, il dépasse le record de 82 points détenu jusque là par Herb Cain pour le plus haut total de points pour un joueur en une saison[43]. Deux jours plus tôt les Red Wings battent le record pour le nombre de victoires en une saison avec trente-neuf[43]. Finalement, Howe termine la saison régulière avec quatre-vingt-six points et remporte ainsi son premier Trophée Art Ross du meilleur pointeur, le premier d'une série de quatre trophées consécutifs[44]. Les Red Wings terminent premiers de la LNH[37] mais sont éliminés dès le premier tour en six matchs par les Canadiens de Montréal, troisièmes au classement général[44]. Les joueurs de Détroit sont tout de même mis en avant par la LNH : hormis Howe et son Trophée Art Ross, le jeune gardien Terry Sawchuk reçoit le Trophée Calder de la meilleure recrue et Leonard « Red » Kelly le Trophée Lady Byng[27].

Photographie en couleur de Gordie Howe
Gordie Howe meilleur pointeur de la LNH pendant quatre saisons consécutives

Lors de la saison suivante, les Red Wings font signer le jeune Alexander Delvecchio pour donner un nouvel élan à l'équipe. Les résultats suivent effectivement puisque l'équipe termine une nouvelle fois en tête de la LNH, la quatrième fois consécutive[44]. Howe est une nouvelle fois le meilleur pointeur de la ligue avec le même total que l'année passée[37] et il remporte également son premier Trophée Hart en tant que meilleur joueur de la LNH. Dans les buts de l'équipe, Sawchuk confirme sa bonne première saison et reçoit le trophée Vézina du meilleur gardien du circuit[44]. Au cours des séries éliminatoires, les Red Wings éliminent au premier tour les Maple Leafs de Toronto ; il ne faut que quatre matchs à la franchise du Michigan pour s'imposer, dont deux blanchissages lors des matchs 1 et 2[45],[46]. Détroit est opposée à Montréal pour la finale 1952 ; les deux premiers matchs, joués à Montréal, tournent à l'avantage des visiteurs avec des victoires 3-1 et 2-1. Le troisième match de la finale se solde par un nouveau blanchissage de la part de Sawchuk. Le score final est de 3-0 avec un but de Lindsay et deux autres de Howe. Sawchuk réalise un quatrième blanchissage lors d'une nouvelle victoire 3-0 lors du match numéro 4 ; Metro Prystai inscrit le premier et le troisième but alors que le deuxième but est signé Glen Skov avec une assistance de Prystai[47].

Les joueurs de Détroit continuent sur leur lancée lors de la saison 1952-1953, ceci malgré le départ d'Abel pour rejoindre les Black Hawks de Chicago[44]. En fin de saison lors d'une victoire 7-1 contre les Rangers, le 5 mars, Howe inscrit deux buts et compte trois passes en plus pour dépasser son record de points en une saison[43]. Trois jours plus tard, l'équipe de Détroit gagne son match contre les Maple Leafs et s'assure ainsi de remporter le titre de meilleure équipe de la LNH, le cinquième consécutif, un record dans la LNH[43]. À la fin de la saison régulière, Howe totalise 95 points pour le plus haut total jamais atteint sur une saison dans la LNH[44]. Howe est le meilleur pointeur suivi par Lindsay deuxième et Delvecchio cinquième[37]. Malgré ce trio offensif, les Red Wings sont éliminés dès le premier tour des séries en s'inclinant en six rencontres contre les Bruins de Boston[44]. En 1953-1954, Howe est une nouvelle fois le meilleur pointeur de la saison régulière en comptant 91 points, 14 de plus que son dauphin, Maurice Richard des Canadiens de Montréal[37]. Les Red Wings comptent un sixième titre consécutif de champion de la LNH avec Howe pour le trophée Art, Sawchuk pour le Vézina et Kelly qui est le premier récipiendaire du Trophée James Norris en tant que meilleur défenseur du circuit[44]. Lors des séries éliminatoires, l'équipe de Détroit élimine celle de Toronto en cinq rencontres puis remporte une nouvelle Coupe Stanley en battant les Canadiens en sept rencontres, le dernier match se soldant par une victoire 2-1 des Red Wings grâce à un but en prolongation de Tony Leswick[48].

Les Red Wings finissent une nouvelle fois à la première place de la saison 1954-1955 mais avec seulement deux points d'avance sur les Canadiens de Montréal. Ces derniers étaient en tête quelques matchs avant la fin du calendrier mais suite à une bagarre au cours d'une rencontre contre les Bruins de Boston, la vedette des Canadiens, Maurice Richard, est suspendu pour la fin de la saison et l'ensemble des séries éliminatoires[48]. Earl « Dutch » Reibel et Howe finissent respectivement quatrième et cinquième pointeur de la LNH derrière trois joueurs des Canadiens[37]. Les Red Wings remportent le premier tour des séries 1955 en quatre matchs sans partage contre les Maple Leafs. La finale de la Coupe oppose les deux meilleures formations de la saison, les Canadiens aux Red Wings et encore une fois, les joueurs de Détroit s'imposent en sept rencontres[48].

Les dernières années d'Adams puis les années 1960 et 1970, sans succès pour les Red Wings[modifier | modifier le code]

Suite à cette nouvelle Coupe Stanley, les Red Wings décident d'échanger leur gardien vedette, triple vainqueur du trophée Vézina, Terry Sawchuk. Il rejoint les Bruins de Boston au cours d'un échange entre plusieurs joueurs. Le rôle de portier de l'équipe est confié au jeune Glenn Hall qui remporte à la fin de la saison le trophée Calder[27]. La saison 1955-1956 voit la revanche des Canadiens aussi bien à la fin de la saison régulière qu'en finale des séries. Les Red Wings finissent ainsi deuxièmes du classement[49] puis sont battus en finale des séries 1956 en cinq rencontres[48]. À la fin de la campagne 1956-1957, Howe est une nouvelle fois meilleur pointeur et remporte également le trophée Hart du meilleur joueur[48]. Bien que les Red Wings terminent à la première place de la saison, ils sont éliminés dès le premier tour des séries par les Bruins et Sawchuk[48].

Pendant ce temps, en février 1957, un groupe de joueurs de la LNH essaient de créer un syndicat de joueurs. Ted Lindsay est un des meneurs du mouvement qui n'est pas bien accueilli par les propriétaires des franchises de la LNH. Ainsi, le 23 juillet de cette même année, Adams se sépare d'un des meilleurs joueurs de l'équipe jusque là et l'envoie à Chicago en compagnie de Glenn[48]. Dans le même temmps, Sawchuk et Abel sont de retours dans l'équipe pour la saison 1957-1958[50] alors que Howe décroche un nouveau record dans la LNH, le 28 novembre 1957, quand il réalise une passe décisive lors d'une partie nulle, trois buts partout, contre Toronto ; avec quatre cent-neuf passes décisives, il devient le meilleur passeur de l'histoire de la LNH[51]. L'équipe termine à la troisième place du classement[49] puis est éliminée dès le premier tour des séries par Montréal, en quatre matchs sans réplique[48]. La saison 1958-1959 est une des pires de l'équipe depuis la saison 1937-1938 puisque elle ne parvient pas à se qualifier pour les séries avec la dernière place au classement[52].

En janvier 1960, Gordie Howe devient le meilleur pointeur de toute l'histoire de la LNH en inscrivant son 947e point au cours de son 888e match et à la fin de la saison, Howe remporte son cinquième trophée Hart ; il est le premier joueur de l'histoire à remporter cinq Trophées Hart[51]. Les Red Wings parviennent à décrocher la dernière place qualificative pour les séries mais ils sont éliminés dès le premier tout en six rencontres par les Maple Leafs[52]. Au début de la saison suivante, le 27 novembre 1960, Howe entre dans l'histoire en devenant le premier joueur à dépasser la barre des 1 000 points[53]. À l'issue de la saison régulière, l'équipe termine encore une fois quatrième mais parviennent à se défaire des Maple Leafs en demi-finale des séries éliminatoires. Ils sont battus en six rencontres par les joueurs de Chicago[52]. Un an après avoir inscrit son millième point, le 26 novembre 1961, Howe devient le premier joueur de la LNH à jouer son millième match dans la grande ligue[53] mais malgré les performances de leur attaquant, les Red Wings sont classés cinquièmes de la saison régulière[54].

Devant ce nouvel échec, les propriétaires de la franchise décident de se séparer de leur directeur-général en poste depuis la deuxième saison de l'histoire du club. Adams quitte donc le club à l'âge de 66 ans et prend alors la direction de la nouvelle Ligue centrale de hockey[55]. Sid Abel, ancien joueur de Détroit et entraîneur de l'équipe depuis 1957, est nommé directeur-général. À la fin de la saison 1962-1963, l'équipe se place quatrième du classement. Howe est une nouvelle fois le meilleur pointeur et le meilleur joueur de la saison régulière. Lors des séries de 1963, les Red Wings passent le premier tour mais chutent en finale 4 matchs à 1[54].

Le 10 novembre 1963, Howe inscrit le 545e but de sa carrière, battant le record détenu jusque là par Maurice Richard[53]. L'équipe termine quatrième de la LNH et joue les demi-finales des séries contre Chicago. Howe en profite pour battre le record de points en série avec 127 réalisations en 122 apparitions[53]. Les joueurs de Détroit atteignent la finale de la Coupe Stanley et au bout de cinq matchs, ils ne sont plus qu'à une victoire de leur huitième Coupe Stanley mais leurs adversaires, les Maple Leafs, s'imposent en prolongation pour forcer la tenue d'un septième match. Le dernier match n'est pas à l'image de la série alors que Toronto l'emporte sur le score de 4 buts à 0, pour une troisième Coupe Stanley consécutive[54].

Pour la première fois depuis la saison 1956-1957, les Red Wings de Détroit terminent à la première place du classement en 1964-1965. Norm Ullman, joueur de l'équipe depuis 1955, est le meilleur buteur de la saison et deuxième aux points derrière Mikita alors qu'Abel a réussit à convaincre son ami, Lindsay, de revenir jouer une saison avec Détroit. Mikita et les siens viennent à bout des joueurs de Détroit en sept rencontres dès le premier tour des séries[54] Détroit glisse à la quatrième place du classement à la fin de la saison 1965-1966 alors que Howe inscrit le 600e but de sa carrière dans la LNH. Les Red Wings et les Black Hawks se rencontrent une nouvelle fois au premier tour des séries mais les joueurs de Détroit prennent leur revanche sur l'année précédente en remportant la série en six rencontres. Ils s'inclinent en finale de la Coupe contre les Canadiens de Montréal en six matchs[56]. Le 19 octobre 1966, les Red Wings jouent le premier match de la saison 1966-1967 et à cette occasion Gordie Howe joue une 21e saison dans la LNH pour un nouveau record de la LNH[57]. Il termine cinquième pointeur de la ligue mais cela ne suffit pas à son équipe pour qu'elle se qualifie pour les séries avec une cinquième place[56].

En 1967, la ligue nationale de hockey décide de passer de six à douze franchises lors du repêchage d'expansion qui voit l'arrivée des North Stars du Minnesota, des Kings de Los Angeles, des Seals d'Oakland, des Flyers de Philadelphie, des Penguins de Pittsburgh et des Blues de Saint-Louis. Ces six nouvelles équipes ont le droit de choisir vingt joueurs parmi les six équipes originales qui ont, pour leur part, le droit de « protéger » leurs douze meilleurs joueurs. Les six nouvelles franchises sont regroupées dans la division Ouest alors que les six équipes originales forment la division Est[56].

Gordie Howe prend sa retraite en 1971, détenant entre autres les records du plus grand nombre de buts (801), de passes (1 049) et de points (1 850) dans l'histoire de la Ligue nationale de hockey (15 buts, 26 passes pour 41 points avec les Whalers de Hartford en 1979-1980). Près de 35 ans plus tard, seuls Wayne Gretzky et Mark Messier ont réussi à cumuler plus de points que Mr Hockey.

Durant la saison 1979-1980, les Red Wings quittent leur domicile du Detroit Olympia pour celui du Joe Louis Arena, où ils espèrent se reconstruire.

Les années 1980 et 1990, le renouveau[modifier | modifier le code]

En 1982 la franchise fut vendue par Bruce Norris à Mike Ilitch pour environ huit millions de dollars américains.

En 1983, les Wings repêchent le jeune centre de Cranbrook (Colombie-Britannique), un certain Steve Yzerman. Il fut la meilleure recrue de l'équipe et allait être le joueur dominant de cette franchise pour les années à venir, ce qui permit à l'équipe de recommencer à avoir du succès. Cette saison, Détroit participa aux séries pour la première fois depuis six ans. Ils se feront sortir en quatre matchs par Saint-Louis. L'année suivante c'est Chicago qui sortit Détroit en trois matchs secs. Détroit allait mieux mais il manquait encore ce petit quelque chose.

En 1987, Yzerman, avec l’aide de Petr Klima, Adam Oates, Gerard Gallant, le défenseur Darren Veitch et le nouvel entraîneur-chef Jacques Demers, réussit à se rendre jusqu’en demi-finale pour la première fois des temps modernes, pour s’incliner face aux puissants Oilers d'Edmonton[58] de Wayne Gretzky et Mark Messier. Ils réitérèrent cette performance en 1988 avec les mêmes résultats (battus 4 matchs à 1 par Edmonton).

En 1989, Détroit se tourna vers l'Europe pour son repêchage[59], ainsi Sergueï Fiodorov, Vladimir Konstantinov et Nicklas Lidström, entre autres, devinrent des Wings et furent des éléments clés du succès de Hockeytown lors des années 1990. Cette même année, Steve Yzerman inscrivit son record personnel de 65 buts, mais malgré tout, les Wings furent éliminés en première ronde par les Blackhawks de Chicago. La saison suivante, Yzerman marqua 62 buts, mais l’équipe ne réussit pas à se classer pour le tournoi printanier. Jacques Demers fut renvoyé de ses fonctions. Par la suite, l’équipe reçut l’aide de Keith Primeau, qui avec Yzerman et Fiodorov devinrent les trois figures les plus populaires des années 1990 et ne ratèrent plus les séries depuis. Avec eux arrivèrent en 1991 et 1992 Paul Coffey, Viatcheslav Kozlov, Darren McCarty et Vladimir Konstantinov.

La grande équipe des années 1990[modifier | modifier le code]

Photo de Tomas Holmstrom portant le numéro 96 des Red Wings.
Entre 1996 et 2012, Tomas Holmström est l'un des grands artisans des succès de Détroit.

L'entraîneur-chef avec le plus de victoires dans l’histoire de la LNH[60], Scotty Bowman, rejoint l’équipe en 1993. Il fait venir Viacheslav Fetisov, Igor Larionov, Mike Vernon, Brendan Shanahan et Larry Murphy avec un seul but : ramener Détroit en finale de la Coupe Stanley, ce qui n'est plus arrivé depuis 1966. En 1993-1994, les Red Wings terminent premiers de leur association pour rencontrer les Sharks de San José, une franchise qui a trois ans d'expérience dans la LNH. À la surprise générale, les Sharks éliminent les Wings en sept rencontres[61].

Il eut les pleins pouvoirs et dès sa deuxième saison, Bowman amène l'équipe au sommet de la LNH pour remporter le premier des cinq trophée des présidents en dix ans, et arriva jusqu'en finale pour la première fois en 29 ans. Les Red Wings se firent balayer en quatre matchs par les Devils du New Jersey en 1995, mais Détroit recommençait à monopoliser les premières places[62].

En 1996, les Red Wings battirent, avec 62 victoires[62], le record du plus grand nombre de victoires dans la LNH[63], mais s'avouèrent vaincus contre l'Avalanche du Colorado en six matchs lors des séries éliminatoires, l'Avalanche du Colorado devenant au passage l'équipe que l'on se plut à détester du côté du Michigan[64]. En effet la rivalité entre les deux clubs sera croissante au fur et à mesure des saisons, atteignant son apogée lors d'un funeste match de saison régulière le 26 mars 1997 et une bagarre d'une extrême violence impliquant Igor Larionov, Peter Forsberg, Darren McCarty, Claude Lemieux, et les gardiens Mike Vernon et Patrick Roy. Détroit dominait Colorado, sportivement parlant, pour atteindre sa deuxième finale en trois ans.

Bien aidé par la fameuse Grind Line, les Red Wings atteignent la finale de la Coupe Stanley en battant tour à tour les Blues de Saint-Louis, les Mighty Ducks d'Anaheim et l'Avalanche du Colorado. Lors de la finale contre les Flyers de Philadelphie, les Red Wings gagnent les deux premiers matchs 4-2 sur la glace des Flyers et ils remportent ensuite les deux autres 6-1 et 2-1 et pour la première fois depuis 42 ans, les Wings remportent la Coupe Stanley[65]. Les Wings offrant au passage le trophée Conn Smythe au gardien Mike Vernon, impeccable pendant toutes les séries éliminatoires[66]. Ce dernier va rejoindre les Sharks de San José la saison suivante[67].

L'année suivante et après une nouvelle saison régulière de grande qualité, Détroit élimine les Coyotes de Phoenix, les Blues et les Stars de Dallas. En finale de la Coupe Stanley, les Wings remportent la finale contre les Capitals de Washington en quatre matchs secs. Cette fois-ci, c'est l'emblématique capitaine des Wings, Steve Yzerman, qui remporta le trophée Conn Smythe[66].

Le premier des deux championnats fut assombri par un grave accident automobile[68], au lendemain du titre, laissant des séquelles permanentes à Konstantinov et Sergei Manatsakanov, le thérapeute de l'équipe. Vladimir Konstantinov souffrait de dommages irréversibles au cerveau. Lors de la saison 1997-1998 et après avoir balayé la finale de la coupe Stanley contre les Capitals de Washington, Konstantinov vint en chaise roulante sur la glace pour pouvoir toucher la coupe Stanley[67]. Une image qui restera à jamais gravée dans les mémoires.

La Grind Line[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grind Line.

La Grind Line était le nom de l'une des lignes d'attaque de la franchise dans les années 1990. L'entraîneur de l'époque, Scotty Bowman, a formé cette ligne, très rugueuse, après le naufrage de son équipe lors de la finale de la Coupe Stanley en 1995 face aux Devils du New Jersey.

À l'origine, la Grind Line, ou ligne de harcèlement, était composé, pendant l'apogée des Red Wings dans les années 1990, par trois joueurs, Kris Draper, Joe Kocur et Kirk Maltby. Pendant la finale de 1997 face aux Flyers de Philadelphie, cette alignement a été très efficace contre la ligne d'attaque composée de John LeClair, Eric Lindros et Mikael Renberg.

Cette ligne était crainte par la dureté de ses éléments mais également parce qu'ils marquaient de près les adversaires, qu'ils étaient très rugueux et aussi parce qu'ils fournissaient un travail remarquable, bien souvent dans l'ombre de ses stars.

Les Russian Five[modifier | modifier le code]

Sergueï Fiodorov, Igor Larionov, Viatcheslav Kozlov, Vladimir Konstantinov et Viatcheslav Fetissov formaient chez les Reds Wings une unité des Red Wings de cinq joueurs d'origines russes surnommée les Russian Fivedans les années 1990. Cette unité avait son propre système de jeu.

Ce système de jeu, mis en place par Scotty Bowman, était calqué sur le modèle des équipes soviétiques qui ont dominé le monde et la concurrence olympique pendant les années 1970, les années 1980 et le début des années 1990, avec une combinaison de vitesse et de contrôle de la rondelle qui était supérieure aux autres nations.

Les Russian Five, littéralement les cinq russes, ont joué un rôle important pendant la période de succès des Wings et notamment lors des victoires de la Coupe Stanley en 1997 et en 1998.

L’équipe de rêve[modifier | modifier le code]

Photo de Steve Yzerman à côté de la Coupe Stanley et qui remet à Georges W. Bush un maillot des Red Wings avec le numéro 1 et son nom.
Le président Georges Bush accueillant l'équipe victorieuse en 2002.

Après son double sacre, Détroit domina toujours autant la saison régulière mais se découvrit des faiblesses lors des séries éliminatoires.

Après le départ de Vernon, Détroit n'arriva pas à tomber sur la perle rare pour défendre ses cages lors des séries éliminatoires. Le cas Fedorov réglé, Bowman et Ken Holland mirent alors sur pied une équipe de très haut niveau. Dans les cages, Détroit recruta Dominik Hašek des Sabres de Buffalo, puis en attaque Brett Hull des Stars de Dallas, qui étaient tous deux sur le marché des joueurs autonomes en 2001. Sans oublier Luc Robitaille des Kings de Los Angeles.

En comptant, en plus, sur ses valeurs sûres (Yzerman, Lidström, Fiodorov, Shanahan, Osgood…) et entrainé par l'un des meilleurs techniciens de l'histoire, Détroit pouvait difficilement ne pas glaner une dixième coupe Stanley, non sans avoir dominé de nouveau la saison régulière avec 51 victoires, 116 points et le trophée des présidents[69]. À la fin de la saison régulière, Shanahan termine meilleur pointeur avec 75 points[70].

Lors des séries, alors que les Wings sont menés 2-0 dans la série contre les Canucks de Vancouver, Détroit remporte quatre matchs consécutifs pour la qualification. Après avoir écarté les Blues de Saint-Louis 4 matchs à 1, ils éliminent l'Avalanche du Colorado en sept matchs avec un blanchissage 7-0 par Hašek lors de la septième date[71].

Les Red Wings rencontrent les Hurricanes de la Caroline en finale de la Coupe, étant auparavant les Whalers de Hartford qui avaient déménagé en 1997. Après une défaite 3-2 en prolongation par le but de Ron Francis, l'équipe remporte par la suite la deuxième date. Après deux victoires 3-2 en prolongation de Igor Larionov et un blanchissage 3-0, les Wings remporte le match 3-1 au Joe Louis Arena[71]. Nicklas Lidström devenant au passage le premier joueur européen à remporter le trophée Conn Smythe[66].

Au terme de la saison, Dominik Hašek et Scotty Bowman prirent leur retraite et Luc Robitaille quitta la franchise en 2003 pour retourner à Los Angeles, après deux saisons difficiles.

Les échecs successifs[modifier | modifier le code]

Nommé nouvel entraîneur-chef, Dave Lewis, entraîneur adjoint de Scotty Bowman les saisons précédentes (on dit même que c'est Bowman lui-même qui aurait imposé Lewis), ne réussit pas sa succession.

Photo de Robert Lang avec le maillot des Red Wings.
Ancien attaquant des Red Wings, Robert Lang a porté le maillot ailé de 2003 à 2007.

En effet, si Détroit domine toujours autant en saisons régulières, les Wings sont souvent balayés dès les premiers tours des séries éliminatoires. L'apport du gardien de but Curtis Joseph n'y change rien. En 2003 Détroit se fit sortir en quatre matchs secs par les Mighty Ducks d'Anaheim. En 2004 Détroit ne passa qu'un tour, face à Nashville, avant de se faire surprendre par les Flames de Calgary[71]. Les Wings ayant perdu Steve Yzerman en série de deuxième tour à cause d’une blessure à l’œil. Cette dernière défaite fut aussi, et surtout, la fin de l'aventure pour Lewis, congédié pour manque de résultats. Brett Hull quitta, lui aussi, Détroit pour les Coyotes de Phoenix, avant de mettre un terme à sa carrière au début de l'année suivante.

Mike Babcock, pourtant très aimé chez les Mighty Ducks d'Anaheim et qui sortait d'une finale perdue face à New Jersey, décida de partir et de relever le challenge de Détroit, c’est-à-dire gagner une onzième coupe Stanley dans l'histoire de la franchise. Sa première saison fut intéressante, mais comme souvent ces dernières années Détroit craqua en séries éliminatoires.

Au cours d'un match le 21 novembre 2005, contre les Predators de Nashville, Jiří Fischer souffrant d'un malaise s'effondre sur le banc. Son cœur venait de s'arrêter. Grâce aux médecins sur le banc et dans la salle du Joe Louis Arena, il a été réanimé après avoir perdu connaissance près de six minutes[72].

Cette année-là, après avoir dominé une fois de plus la saison régulière, remportant au passage leur cinquième Trophée des présidents en dix ans, les Wings se firent surprendre au premier tour, battus par Edmonton 4 victoires à 2[73]. Certes Edmonton fut le futur finaliste pour la Coupe Stanley (battu par les Hurricanes de la Caroline), mais cela ne suffit pas à redonner le sourire à Ken Holland et à l'organisation qui firent un grand ménage. Brendan Shanahan quitta ainsi Détroit pour les Rangers de New York. Mike Babcock, lui, a survécu à cet échec.

Mike Babcock peut compter sur le retour de Dominik Hašek, qui fait un retour après une saison de retraite et un court passage aux Sénateurs d'Ottawa, et sur Robert Lang venant des Capitals de Washington.

Mais l'année 2006 restera sans doute aussi comme la dernière saison de Steve Yzerman qui jette l'éponge après de nombreuses blessures mettant un terme à sa prestigieuse carrière.

« Je n'ai jamais vu ça à l'époque. J'ai vu des joueurs immobilisés pour le même genre de problème de genou. Mais lui, il mettait de la glace dessus et continuait à jouer. Il disait qu'il ne pouvait endommager davantage son genou. Ca prend beaucoup de courage pour faire ce qu'il a fait, c'est certain. Mais un jour il ne pourra plus ! »

— Scotty Bowman à propos de la blessure au genou de Steve Yzerman.

Au revoir, champion ![modifier | modifier le code]

Photo de Steve Yzerman portant la tenue des Red WIngs.
Steve Yzerman, joueur fidèle aux Red Wings dont le numéro 19 fut retiré au début de l'année 2007.

Vingt ans de capitanat pour 22 années jouées dans la même équipe, ce qui est un record de la Ligue nationale de hockey mais aussi des sports collectifs majeurs américain[74], l'une des qualités qui convient à Steve Yzerman c'est bien la fidélité.

Lors du repêchage de 1983, quatre équipes avaient le droit de recruter Yzerman, les Red Wings, les Whalers de Hartford, les North Stars du Minnesota et les Islanders de New York qui venaient de remporter quatre coupes Stanley consécutives. Il espérait évoluer à New York, mais ne refusa pas de rejoindre, et sans regrets, Détroit. Il y a bien eu plusieurs rumeurs d'échange à son égard, mais il restera fidèle aux Red Wings.

« Il est l'un de ces joueurs, et ils sont rares, qui font leur travail tous les jours. »

— Scotty Bowman à propos de Steve Yzerman[75].

Son maillot fut retiré de la circulation à Détroit le 3 janvier 2007 avec, fait rare, le C de capitaine dessus, comme pour lui rendre un dernier hommage. Il reçut les honneurs de la part du gouverneur du Michigan[76] le 3 janvier 2007. Le 30 janvier de la même année, il fut nommé directeur général de l'équipe du Canada[77] en remplacement de Wayne Gretzky.

Saison LNH 2006-2007[modifier | modifier le code]

Photo d'une mise en jeu entre les Red Wings et les Predators de Nashville.
Les confrontations entre les Red Wings de Détroit et les Predators de Nashville, sont devenues, depuis quelques saisons, les rencontres aux sommets de la division Centrale.

Après un début de saison 2006-2007 chaotique, les Red Wings, vont au fur et à mesure combler le retard sur leurs principaux concurrents tels les Ducks, les Predators et les Canucks de Vancouver.

Après une fin de saison de très grande qualité, Détroit va terminer en tête de la conférence de l'Ouest, devant Anaheim, et même boucler la saison en numéro un de la LNH, ex æquo en points avec les Sabres de Buffalo. Néanmoins, ils ne remporteront pas le trophée des présidents car dominé par Buffalo uniquement aux nombres de victoires[78].

Lors des séries éliminatoires les Wings, qui souffrent depuis 2002 dans le tournoi printanier, ne partaient pas favoris. Pourtant lors du premier tour, Détroit élimine les Flames de Calgary quatre victoires à deux. Il est à noter que lors de cette série, le gardien remplaçant des Flames, Jamie McLennan a asséné un violent coup de crosse au ventre de Johan Franzén alors que McLennan venait de remplacer Miikka Kiprusoff[79].

Après avoir éliminé les Sharks de San José sur le même score de quatre victoires à deux, ils rencontrent les Ducks en finale de conférence. La victoire 5-0 des Wings sur la glace des Ducks a été marquée par l’agression conjointe de Chris Pronger et Scott Niedermayer envers Tomas Holmström[80]. Lors de ce contact, Pronger qui donna de surcroît un coup de crosse dans la nuque du suédois des Wings, qui eut pour effet de faire voler son casque et de lui ouvrir légèrement le front, prendra une suspension d'un match.

Pronger attaquera ensuite La Presse canadienne, qu’il accuse de prendre position pour les Wings[81]. Anaheim battra tout de même Détroit quatre victoires à deux pour ensuite remporter la Coupe Stanley face aux Sénateurs d'Ottawa. Un énorme désillusion pour Hockeytown.

Une onzième Coupe Stanley[modifier | modifier le code]

Photo de l'équipe et des dirigeants des Red Wings au centre de la patinoire, tous coiffés de la casquette de champion.
Les Red Wings de Détroit, champions 2008 de la Coupe Stanley.

Battus la saison précédente en finale de conférence par les Ducks d'Anaheim, les Red Wings ont décidé de suivre avec la philosophie de la continuité. Peu de changements à l'inter saison mais une équipe encore plus mûre et jouant sur l'expérience, Détroit entame la saison en favori même si de nombreuses questions subsistent quant à la capacité des cadres vieillissants à tenir sur l’ensemble de la saison et notamment lors du tournoi printanier.

Philosophie payante lors de la saison régulière, les Red Wings impressionnent de bout en bout et dominant sans trop de mal leur Division centrale devançant les Predators de Nashville avec pas moins de 24 points d'avance. Détroit domine aussi facilement sa conférence et la ligue, devançant au final les Canadiens de Montréal avec 115 points contre 104 pour l’équipe montréalaise, remportant ainsi leur sixième trophée des présidents[82].

En séries éliminatoires, au premier tour, les Red Wings dominent les Predators, devenus depuis peu leur principal adversaire de leur division, 4 manches à 2[83]. Détroit s’impose mais ne convainc pas vraiment. Lors du second tour la franchise du Michigan affronte son plus grand rival de la ligue, en l’occurrence l'Avalanche du Colorado. Et en fait il n’y a pas eu de match, Détroit s’impose facilement en 4 matchs secs face à une équipe de Denver dépassée avec une victoire 8-2 sur la glace du Colorado avec un tour du chapeau pour Johan Franzén[84]. Néanmoins le match fut légèrement déséquilibré par le fait que la franchise du Colorado avait une liste importante de joueurs blessés.

En finale de conférence, les Red Wings affrontent la seconde équipe dont la rivalité est la plus importante depuis quelques années, les Stars de Dallas. Victoire 4 manches à 2 toujours en montant en puissance[85]. Après avoir dominé leur trois principaux rivaux de la ligue, Détroit rejoint la finale de la Ligue nationale où elle va retrouver les Penguins de Pittsburgh de Sidney Crosby et de Ievgueni Malkine[86].

Les deux premiers matchs sont joués à Détroit et Osgood blanchit à deux reprises les Penguins 4-0 et 3-0. Les Penguins reprennent espoir en gagnant la troisième rencontre 3-2 mais les Red Wings remportent la quatrième date. Lors du cinquième match, les Red Wings mènent 3-2 et il reste trente-cinq secondes au temps réglementaire mais Maxime Talbot marque le but égalisateur. Trois prolongations sont nécessaires et un but de Petr Sýkora pour voir la victoire des Penguins[87]. La Coupe Stanley va finalement revenir aux Red Wings à la suite du sixième match de la série, match disputé sur la glace des Penguins grâce à un succès 3 buts à 2 non sans avoir eu de nombreuses frayeurs en fin de match comme au Joe Louis Arena quelques jours auparavant. Les Red Wings de Détroit décrochent leur onzième coupe Stanley, se rapprochant des Maple Leafs de Toronto avec leur treize trophées[88].

Une défaite en finale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison LNH 2008-2009.

Tenant du titre, les Red Wings de Détroit veulent garder leur bien et font signer Marián Hossa au cours de l'inter-saison[73]. Au début de la saison régulière, comme tous les champions en titres, Détroit connait un début de saison délicat mais petit à petit, les joueurs de Détroit dominent la division centrale qu'ils remportent pour la dix huitième fois de leur histoire. Ils se classent troisième de la LNH sur la saison régulière et éliminent au premier tour des séries 2009 les Blue Jackets de Columbus en quatre rencontres[89]. Les Ducks d'Anaheim sont écartés au deuxième tour au terme de sept rencontres[90] puis c'est au tour des Blackhawks de Chicago d'être battus par les Red Wings sur le score de 3 matchs à 2[90].

La finale de la Coupe 2009 est la même que celle de la saison passée. Après deux victoires des Red Wings, la finale semble prendre le même chemin que la saison passée mais les Penguins gagnent les deux matchs chez eux 4-2[91]. Lors du cinquième match, Chris Osgood blanchit les Penguins 5-0 puis les Penguins se reprennent en gagnant 2-1 devant leurs partisans lors du sixième match[92]. La finale se joue donc au terme d'un septième match joué à Détroit le 12 juin et malgré l'avantage de la glace, les Red Wings s'inclinent 2-1[93].

Une équipe régulière[modifier | modifier le code]

Les Red Wings de Détroit débutent la saison 2009-2010 par deux rencontres en Suède, où ils s'inclinent à deux reprises face aux Blues de Saint Louis sur les scores de 4-3 et 5-3. Les deux finalistes des deux dernières éditions de la Coupe Stanley se rencontrent le 31 janvier 2010 à Pittsburgh avec une victoire des locaux 2-1 en fusillade[94]. Détroit connait une saison délicate navigant entre la 6e et 9e place. Néanmoins grâce à une fin de saison de qualité avec seulement 5 défaites lors des 21 dernières rencontres, les Red Wings terminent à une deuxième place inespérée de la division Centrale[95], mettant ainsi fin à une série de huit titres de division consécutifs. Terminant cinquième de l'association de l'ouest, Détroit n'aura pas l'avantage de la glace lors du premier tour des séries éliminatoires, une première depuis la saison 1991. Ils éliminent difficilement les Coyotes de Phoenix 4 matchs à 3 lors de ce premier tour et se prépare à affronter les Sharks de San José lors du tour suivant[96].
Les Sharks mènent trois matchs à zéro dans la série mais les Wings reprennent espoir en remportant le quatrième match 7-1 avec un quadruplé de Johan Franzén[97]. Les Sharks éliminent ensuite les Wings 4 matchs à 1 avec une victoire 3-1, le but vainqueur étant inscrit par Patrick Marleau[98], ainsi Détroit ne jouera pas une troisième finale consécutives. Rare motif de satisfaction lors de cette saison, Pavel Datsiouk remporte le trophée Frank J. Selke pour la troisième année de suite, devenant le premier joueur depuis 29 ans à gagner le trophée trois années consécutives[99].

La saison suivante, Johan Franzén marque cinq buts lors d'une victoire de 7-5 contre les Sénateurs d'Ottawa le 2 février 2011. Il devient le premier joueur depuis Marián Gáborík du Wild du Minnesota qui a réussi cet exploit contre les Rangers de New York le 20 décembre 2007. La dernière fois qu'un joueur des Red Wings a inscrit un quintuplé au cours d'un match était Sergueï Fiodorov le 26 décembre 1996[100]. Les Red Wings remportent le titre de la division Centrale, le neuvième en dix ans[101]. Les Red Wings retrouve comme la saison précédente les Coyotes de Phoenix mais cette fois ils balayent l'équipe de l'Arizona en quatre matchs secs[102]. Les saisons se suivent et se ressemblent, car après avoir battu Phoenix au premier tour comme l'année précédente, les Red Wings rencontrent de nouveau les Sharks de San José au second tour.
Les Sharks mènent rapidement trois matchs à zéro. Les Wings remportent le quatrième match 4-3[103], ils remportent le match 5 sur le même score de 4-3 grâce aux 39 arrêts de Jimmy Howard[104]. Les Red Wings reviennent à 3 matchs partout et égalisent dans la série trois matchs partout en l'emportant 3-1 sur leur glace[105]. Malgré un retour rarissime dans l'histoire, Détroit doit s'incliner finalement lors du septième et dernier match et ainsi se font sortir pour la seconde fois de suite par les Sharks[106].

En 2011-2012, les Red Wings connaissent une saison correcte en terminant 5e de la conférence Ouest. Mais dès le premier tour des séries, Détroit se fait sortir en 5 matchs par les Predators de Nashville. Cette saison marque surtout la retraite de Nicklas Lidström qui part avec une fiche statistique de 1142 points en 1564 matchs en saison régulière, et 183 points en 263 matchs en séries mais surtout 7 trophées James Norris de meilleur défenseur de la LNH.

Quelques semaines avant la reprise de la saison LNH 2012-2013, les franchises de la ligue et le syndicat des joueurs se rencontrent à plusieurs reprises pour tenter de s'accorder sur une nouvelle convention collective qui arrive à son terme le 15 septembre 2012. Les négociations n'aboutissant pas, les propriétaires des franchises décrètent dans la nuit du 15 au 16 septembre 2012 un lock-out. Suite à cette décision, un grand nombre de joueurs de la ligue nationale décident de rejoindre les championnats européens pour poursuivre leur activité. Le 6 janvier 2013, les dirigeants de la LNH et le syndicat des joueurs sont parvenus à un accord pour mettre fin au lock-out, ouvrant la voie à une reprise du championnat et un retour des joueurs exilés en Europe[107]. Le championnat LNH reprend avec une saison tronquée qui ne comporte que 48 matchs contre 82 dans une année normale. Pour remplacer Lidström, les Red WIngs nomment Henrik Zetterberg comme nouveau capitaine de la franchise. Après une saison compliquée, les Red Wings se qualifient lors de l’ultime match de la saison au 7e rang à l'Ouest.
En séries éliminatoires, les Red Wings surprennent au premier tour les Ducks d'Anaheim en 7 matchs. Lors du second tour, Détroit mène 3 manches à 1 face aux Blackhawks de Chicago avant de craquer et se faire éliminer en 7 matchs par les futurs champions.

Les grandes rivalités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rivalités de la LNH.

Dans son histoires, les Red Wings ont connu de nombreuses rivalités, plus ou moins importantes, dans la Ligue nationale. Cependant, dans les années 2000, l'Avalanche du Colorado fut un très grand rival, surtout dans les séries éliminatoires.

Détroit contre Montréal[modifier | modifier le code]

À l'époque des six équipes originales et notamment dans les années 1950, la rivalité opposant Détroit aux Canadiens de Montréal fut particulièrement importante. En effet, ces deux formations se sont, de 1952 à 1956, retrouvées à quatre reprises lors des finales de la coupe Stanley. Avantage aux Wings, vainqueur de trois trophées.

Pendant cette période, dans laquelle ces deux équipes dominaient, les matchs de saisons régulières étaient toujours très tendus, tout en restant néanmoins très disciplinés.

En 1966, Montréal prend sa revanche et s'impose dans, ce qui reste encore aujourd'hui, comme la dernière confrontation entre Détroit et Montréal en finale.

Le 4 décembre 2007, lors du déplacement des Red Wings à Montréal, une cérémonie d'avant-match fut d'ailleurs organisé en la mémoire de cette rivalité passée.

Photo noir et blanc d'un match où deux des joueurs lèvent les bras après un but marqué.
Rivalité entre les Red Wings et les Maple Leafs de Toronto en 1942.

Aujourd'hui, même si ces deux formations restent parmi celles des plus emblématiques, cette rivalité n'est plus très forte. Seul le prestige du succès, au cours de ces rencontres historiques, est le plus important.

Détroit contre les six originales[modifier | modifier le code]

À l'époque des six équipes originales, les équipes se rencontraient bien plus souvent qu'actuellement et les rencontres étaient souvent menées par des rivalités entre les joueurs. Les effectifs des équipes n'évoluant alors pas beaucoup les rivalités entre joueurs et équipes avaient la vie longue.

Avec les Canadiens de Montréal, les rivalités les plus fortes étaient contre les Blackhawks de Chicago et les Maple Leafs de Toronto.

Détroit contre Dallas[modifier | modifier le code]

Les confrontations entre Détroit et Dallas sont devenues, cette dernière décennie, leur des grandes rivalités de la Ligue nationale de hockey. Les deux formations se sont souvent battues pour la domination dans l'association de l'Ouest, lors de la fin des années 1990 et au début des années 2000. Avec l'arrivée de l’Avalanche du Colorado, la rivalité entre Détroit et Dallas est année après année de moins en moins marquante, même si les deux équipes aiment à se détester, notamment auprès des partisans.

Néanmoins cette rivalité n'a jamais dépassé le cadre du sport, les bagarres étant tout de même rares entre ces deux équipes. De plus certains éléments de ces formations se sont joints à l'« ennemi ». Ainsi, Brett Hull et Pat Verbeek, pour ne citer qu'eux, ont évolué à Détroit après avoir porté le maillot des Stars.

Même si la rivalité entre ces deux équipes est moins forte que par le passé, dus en particulier a l'arrivée de nouveaux rivaux, il reste tout de même que ces matchs sont de véritables affiches attendues par les supporters et joueurs.

Détroit contre Colorado[modifier | modifier le code]

La rivalité entre l’Avalanche du Colorado et les Red Wings de Détroit, existait bien avant que Denver ait une franchise de la Ligue nationale. En effet, celle-ci est née de la confrontation entre les Nordiques de Québec et les Red Wings bien qu‘elle soit moins importante qu'aujourd'hui.

Portrait photo de Kris Draper en costume-cravate.
Kris Draper, héros malheureux, en 1996, de la rivalité entre Détroit et Colorado.

Une fois les Nordiques déplacés à Denver, elle subsistait. En route pour remporter leur Coupe Stanley en 1996, l’Avalanche a fait face aux Red Wings dans la finale de conférence.

En 1996, lors du 6e match, Claude Lemieux assena un violent coup de crosse (coup de bâton) à Kris Draper contre la rambarde, blessant grièvement l’attaquant des Wings[108]. Draper eut la mâchoire cassée, le nez fracturé et l’os orbital fracassé. Les blessures de Draper étaient assez sérieuses pour exiger la chirurgie réparatrice[109]. Les joueurs des Wings ont été choqués par cette attitude. Un des leurs, Dino Ciccarelli, affirma qu’il ne pouvait pas croire d’avoir serré, un jour, la main de Lemieux. À l’issue de la rencontre, Lemieux tenta de se justifier en déclarant qu’il n’avait pas agi volontairement. Scotty Bowman, alors entraîneur des Red Wings, s’en prit aussi à Lemieux. Les coéquipiers de Lemieux tentaient aussi de prendre sa défense. Les confrontations entre l’Avalanche et les Red Wings n’allaient plus être aussi neutres qu’avant.

Bien que les deux équipes aient joué sans incident notable lors de la saison régulière suivante, leur confrontation lors des séries éliminatoires 1997 allait provoquer, le 26 mars, l’une des bagarres les plus violentes et les plus longues de l’histoire du hockey moderne, la fameuse bagarre du hockeytown.

Kirk Maltby, René Corbet, Brent Severyn et Jamie Pushor ont été impliqués dans des altercations lors de la première période, augmentant ainsi la tension entre les deux équipes. Après que Peter Forsberg et Igor Larionov furent entrés en collision, une bagarre éclata. Lemieux et Darren McCarty en viennent aux mains. Par la suite, plusieurs joueurs participent à cette bagarre, dont Patrick Roy et Mike Vernon, les deux gardiens de but. Après de nombreuses minutes de combat, le match allait reprendre sur une glace maculée de sang. Ce match allait d'ailleurs prendre le nom de Blood Game (match de sang).

Les matchs entre les deux équipes vont souvent être le lieu de nombreuses bagarres. Lors de la saison 1997-1998, sur la glace du Joe Louis Arena, Patrick Roy et Chris Osgood se battent[110], de même que McCarty et Lemieux. Il en découla nombre pénalités et matchs de suspensions.

Lors des saisons récentes, l’animosité s'est apaisée grandement, beaucoup de joueurs clé sur les deux équipes ayant pris leur retraite ou été transférés. Pourtant, en 2002, Dominik Hašek et Patrick Roy ont récidivé[111] et en 2008, Ian Laperrière blesse Lidström sur une mise en échec, une bagarre avec Aaron Downey éclata.

Détroit contre Nashville et Anaheim[modifier | modifier le code]

Les confrontations entre les Red Wings de Détroit et les Predators de Nashville, sont devenues, depuis quelques saisons, les rencontres aux sommets de la division centrale. Lors de la saison 2006-2007, les Predators ont mené la division centrale, devant Détroit, pendant plusieurs semaines avant que les Red Wings ne la remporte. On ne peut pas encore parler de vrai rivalité, mais ces rencontres sont de plus en plus importantes et tendus.

Autre puissance de la conférence Ouest, les Ducks d'Anaheim, sont depuis quelques années l'une des grandes équipes rivales des Red Wings avec comme point d'orgue les deux dernières confrontations en séries éliminatoires. Lors de la saison 2006-2007, l'équipe californienne élimine les Red Wings en finale de conférence et en six matchs après une série très tendue et particulièrement agressive, qui permet à Anaheim de se qualifier pour la Coupe Stanley et la remportée devant les Sénateurs d'Ottawa. La saison suivante donnera lieu à pas mal de querelles lors des rencontres opposant les deux clubs en saison régulière. Ils se retrouvent en séries éliminatoires lors du second tour de la saison 2008-2009. Une fois de plus la série est rude et cette fois les Red Wings se qualifient pour le tour suivant mais laissant présager qu'une grande rivalité est sur le point de naître.

Les maillots et logos de la franchise[modifier | modifier le code]

Les logos[modifier | modifier le code]

Le maillot et le logo de Détroit ont très peu évolué au cours de ces années.

Avant 1932 et le rachat du club par James Norris, les équipes des Cougars de Victoria puis des Falcons de Détroit avaient chacun leur propre logo.

James Norris, rachetant la franchise, a décidé de changer le nom puis le logo du club. Les Falcons deviennent les Red Wings et le logo change également s'inspirant de celui des Winged Wheels, équipe de cyclisme faisant partie de l'Association athlétique amateur de Montréal dont fut membre James Norris.

Le nouveau logo des Wings représente une roue avec des ailes rouges.
Ce logo sera légèrement changé en 1935 et 1948 pour prendre sa forme connue aujourd'hui.

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Les maillots[modifier | modifier le code]

Comme le logo, le maillot n'a pas beaucoup évolué depuis les débuts de la franchise.

En 1928, le maillot est blanc avec des rayures horizontales rouges.
L'équipe ne portant pas encore à l'époque le nom de Red Wings, il n'était inscrit que le nom de Détroit sur le devant alors qu'officiellement le nom du club est encore les Cougars de Victoria puis les Falcons de Détroit.

En 1932, le maillot devient tout blanc avec une aile rouge (version 1932) sur le devant.

En 1955, le maillot commence à prendre une forme proche de celui d'aujourd'hui.
L'aile est toujours différente de celle que l'on connaît, mais on découvre sur les manches et le bas du maillot, une ligne rouge légèrement plus grosse.

Début 1980, le maillot blanc prend sa forme définitive avec une aile rouge redessinée et les manches deviennent toutes rouges avec une petite ligne blanche.
Le maillot extérieur, lui, est uni rouge avec une petite ligne blanche sur le dessus des coudes et le bas du maillot.

En 2004, la LNH décide d’échanger les maillots domiciles et extérieurs. Ainsi le maillot rouge uni deviendra le maillot domicile et le blanc à manches rouges celui de l'extérieur.

En 2007, l'équipementier Reebok, fournisseur officiel de la ligue, décide de moderniser les maillots de toutes les franchises de la LNH. Les Red Wings sont une des seules formations dont le maillot n'a pas beaucoup évolué, seul le logo de la ligue nationale apparaît sur le bas du col des maillots domiciles et extérieurs[112].
Il est à noter que l'équipe des Red Wings est la seule à poser les lettres C et A du côté droit, en raison de la position du logo de l'équipe sur les nouveaux chandails qui ne laisse pas assez de place à gauche.

Photo du maillot rouge des Red Wings.
Maillot rouge, pour les rencontres à domiciles jusqu'en 2007.
Photo du maillot blanc des Red Wings.
Maillot blanc, pour les rencontres à l'extérieurs jusqu'en 2007.

Les équipes affiliées[modifier | modifier le code]

Toutes les franchises de la ligue nationale sont associées à des équipes de ligues mineures, que l'on nomme aussi équipes affiliées ou club-écoles.
Ces club-écoles constituent un vivier pour les équipes de LNH et sont souvent disposées a confier, au cas échéant, un ou plusieurs de leur joueurs pour les franchises de la ligue nationale qui lui son affiliés[113]. C'est notamment le cas lors de blessure ou suspension d'un joueur.

Cette section présente la liste des différentes équipes affiliées aux Red Wings depuis 1932[114]:

Actuellement les équipes affiliées aux Red Wings sont :

Il ne faut pas oublier l'équipe des Red Wings Junior de Détroit, qui a été l'équipe junior de la franchise du Michigan de 1992 à 1995, avant de devenir les Whalers de Détroit, en association avec l'équipe professionnelle, de la LNH, des Whalers de Hartford. L'équipe déménage en 1997 à Plymouth pour devenir les Whalers de Plymouth. Cette formation n'ayant, ainsi, plus aucun liens avec l'équipe des Red Wings de Détroit.

Les arénas des Red Wings[modifier | modifier le code]

L’Olympia Stadium (1927-1979)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Olympia Stadium.
Photographie en noir et blanc de l'Olympia Stadium vu de l'extérieur
L’Olympia Stadium dans les années 1960

La première patinoire utilisée par l'équipe des Cougars pour leur saison inaugurale dans la LNH est la Border Cities Arena située à Windsor[115]. En même temps que les droits pour une équipe de la LNH, les premiers propriétaires de l'équipe achètent un terrain à l'angle des rues Grand River Avenue et McGraw Street à Détroit[116]. La première pierre du nouvel édifice est posée le 8 mars 1927 et l'Olympia Stadium est inaugurée officiellement le 22 novembre 1927. Alors que les premiers plans prévoient un budget de 600 000 dollars pour la construction d'une salle dédiée aux matchs de hockey, la salle devient rapidement un enjeu local avec un budget de 2 5 millions de dollars[117].

Dans un premier temps, la salle accueille donc les matchs de la LNH mais également ceux de la Ligue internationale de hockey avec les Olympics de Détroit, l'équipe affiliée à celle de la LNH. Dans les années 1940, le basket-ball fait son entrée dans la salle avec les Falcons de Détroit pour la saison 1946-1947. Dix ans ans plus tard, c'est au tour des Pistons de Détroit de la NBA de jouer dans l'Olympia Stadium. Dans le même temps, au cours des années 1950, de plus en plus de concerts sont donnés dans la salle[117]. L'équipe des Red Wings joue le dernier match de son histoire dans leur salle historique le 15 décembre 1979 contre les Nordiques de Québec. 15 609 spectateurs assistent à cette rencontre qui se solde par un match nul 4-4, le dernier but de l'histoire de la salle étant inscrit par Greg Joly. Sept ans après ce dernier match, la salle est finalement démolie[116].

L'Aréna Joe Louis (depuis 1979)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aréna Joe Louis.
Photo de la Joe Louis Arena avec de la foule qui monte les escaliers qui y mènent.
Extérieur du Joe Louis Arena de Détroit.
Photo de l'intérieur du Joe Louis Arena.
Intérieur du Joe Louis Arena de Détroit.

Achevé le 12 décembre 1979 pour une somme d'environ 57 millions de dollars de l'époque, l'Aréna Joe Louis est nommé en l'honneur du boxeur Joe Louis qui grandit à Détroit. La capacité est 20 066 places.

Le premier évènement fut un match de basket-ball opposant les Michigan Wolverines aux UDM Titans.

L'arène est la propriété de la ville de Détroit et son opérateur est Olympia Entertainment, Inc., une compagnie appartenant à Ilitch Holdings, Inc. (Mike Ilitch étant le propriétaire des Wings).

Le Joe Louis Arena fut conçu par la firme Smith, Hinchmen and Grylls Associates.
Les Red Wings ont été couronnés de succès depuis leur déménagement dans le Joe Louis Arena, y gagnant trois Coupes Stanley (1997,1998 et 2002).

Ses anciens locataires étaient le Drive de Détroit de l'Arena Football League (de 1988 à 1993), les Red Wings Junior de Détroit (Ontario Hockey League) (de 1992 à 1995) et les Rockers de Détroit (NPSL) (de 1996 à 2001).

Les Pistons de Détroit de la NBA ont utilisé cette arène pour quelques matchs lors de la saison 1984-85 après que le toit de leur salle, le Pontiac Silverdome, a été détruit par une tempête de neige pendant la saison.

Plusieurs plans pour la construction d'une nouvelle arène ont été proposés.
Pour l'instant, le Joe Louis Arena est considéré comme assez vétuste voir archaïque à cause de son manque de suites de luxe et autres aménagements (qui engendrent les revenus de l'arène et du club). De plus, certaines propositions pour l'expansion du bord du Detroit River ont exigé que le Joe Louis Arena soit démoli.
Cela dit, un grand nombre de supporters est encore attaché à la salle et ne souhaite pas voir leur équipe changer de patinoire.

Les Red Wings et leurs fans[modifier | modifier le code]

Légende du poulpe[modifier | modifier le code]

La légende du poulpe[118], ou octopus, est une tradition des Red Wings de Détroit lors des matchs à domicile dans lesquels un poulpe est jeté sur la surface de glace pour porter chance pendant une course aux finales. Les origines de cette coutume remontent à la saison 1952 lors des séries éliminatoires face aux Maple Leafs de Toronto. Alors qu'ils étaient dominés deux manches à zéro à huit matchs de la victoire finale, un supporter des Wings lança un poulpe ayant huit bras. Ce poulpe représentait les huit matchs qui séparaient Détroit du succès final ; ainsi après avoir battu Toronto les Wings battaient les Canadiens de Montréal en finale pour décrocher la coupe Stanley.

Depuis 1952, parce que le lancement en l'air des pieuvres est généralement considéré comme le symbole de la réussite, la pratique a persisté tous les ans. Lors d'un match en 1995, les spectateurs ont jeté 36 poulpes ! La mascotte des Wings est un poulpe appelé Al le poulpe ou Al the Octopus. Depuis quelques saisons deux poulpes sont accrochés aux combles de la Joe Louis Arena représentant les seize matchs qui séparent, dorénavant, l'équipe de la victoire finale lors des séries éliminatoires.

Les Panthers de la Floride s'en sont inspirés pour lancer, quant à eux, des rats en caoutchouc. Voyant de plus en plus de retards de jeux, la Ligue nationale de hockey a interdit tout jet d'animaux morts sur les glaces. Les Oilers d'Edmonton, pour leur part, commençaient à lancer des biftecks sur la glace, ayant pour résultats plusieurs arrestations par la police. Chez les Predators de Nashville se déroule le « jeté de poisson-chat ».

Néanmoins, à Détroit, la tradition de l'octopus persiste malgré les nombreuses amendes de la Ligue nationale envers les Wings.

La mascotte[modifier | modifier le code]

Photo de la mascotte des Red Wings suspendue au plafond.
Représentation de la mascotte des Red Wings, Al the Octopus.

Comme toute équipe professionnelle américaine, les Red Wings ont une mascotte, celle de Détroit est un poulpe, issu de la légende du poulpe, créée lors des séries éliminatoires de 1995.

Ce poulpe a été surnommé « Al » (ce surnom est inspiré de Al Sobotka, alors responsable de la glace du Joe Louis Arena). Chaque année lors des séries éliminatoires, Al est installé dans les combles de la patinoire. Ce Al représente donc un poulpe géant avec des yeux rouges clignotants, un sourire moqueur avec des dents voyantes et une aile rouge sur son corps[119].

Il apparaît souvent sur les maillots et objets promotionnels de la franchise. La société Coca-Cola reprendra le personnage de Al pour une promotion des boissons du même nom dans le Michigan. Une poupée verra même le jour et s'écoulera très rapidement. Il y a eu beaucoup d'autres types de marchandise de Al, tels des autocollants, des poupées gonflables, et des décalcomanies. Pendant les séries éliminatoires de 1996, un CD appelé A Call to Arms, représentait Al sur la couverture.

Al possède également son numéro de maillot, celui-ci étant évidemment le 8.

Article détaillé : Al the Octopus.

Les Red Wings dans la vie sportive de Détroit[modifier | modifier le code]

La franchise des Red Wings est l'une des seules formations à bénéficier d'une popularité semblable voire supérieure à celle de l'équipe locale de basket-ball, ce qui est rare aux États-Unis.

La concession de hockey sur glace des Red Wings est, en effet, dans la ville de Détroit la franchise la plus populaire avec les Pistons de Détroit en NBA.
Cette reconnaissance est due au fait que les Red Wings ont depuis plusieurs décennies, une place forte dans l'histoire sportive de la ville. Même si Détroit possède dans sa ville plusieurs franchises avec les Tigers en MLB, les Pistons en NBA, les Lions en NFL et les féminines du Shock en WNBA, l'équipe des Red Wings remplit le plus les salles en pourcentage sans doute en partie grâce aux bons résultats sur la glace.

Il est bon aussi de noter que Détroit est l'une des équipes qui enregistre le plus grand nombre d'entrées de la Ligue nationale de hockey : depuis 1989 Détroit a été à quatre reprises l'équipe avec la moyenne d'entrées la plus élevée de la ligue (1991-92, 1992-93, 1993-94 et 2001-02)[120].

Avec la grave crise économique qui touche Détroit et sa région proche depuis début 2007, l'affluence en fin de saison et surtout lors des séries éliminatoires de la même année, dans le Joe Louis Arena, a fortement chuté. Lors du début de la saison 2007-08 l'affluence a continué à baisser, toujours à cause des mêmes raisons. Cette tendance s'est confirmée lors du reste de la saison pour atteindre une moyenne de remplissage de 94 %. Malgré la crise économique mondiale qui touche fortement la région du Michigan et bien que parfois l'aréna semblait un peu vide, le taux de remplissage a augmenté pour passer de 94 % à un peu moins de 99 % lors de la saison 2008-2009.

Le tableau ci-dessous présente en chiffres le remplissage du Joe Louis Arena depuis 1989[120] :

Remplissage du Joe Louis Arena par saison
Saison Total sur la saison Moyenne par match Taux de remplissage
2011-12[121] 824 706 20 114 100,7 %
2010-11[122] 806 892 19 680 98,1 %
2009-10[123] 781 847 19 546 97,4 %
2008-09 814 465 19 865 98,9 %
2007-08 773 834 18 912 94,2 %
2006-07 822 706 20 066 100 %
2005-06 823 239 20 079 100 %
2004-05 Lock-out -- --
2003-04 822 665 20 065 99,9 %
2002-03 822 378 20 058 99,9 %
2001-02 822 378 20 058 99,9 %
2000-01 819 795 19 995 99,6 %
1999-00 819 303 19 983 99,5 %
1998-99 819 303 19 983 99,5 %
1997-98 819 303 19 983 99,5 %
1996-97 819 016 19 976 99,5 %
1995-96 817 048 19 928 99,3 %
1994-95 [124] 474 720 19 780 98,6 %
1993-94 832 440 19 820 98,8 %
1992-93 827 694 19 707 98,2 %
1991-92 788 920 19 723 98,3 %
1990-91 786 560 19 664 97,9 %
1989-90 781 240 19 531 97,3 %

Les clins d’œil aux Red Wings[modifier | modifier le code]

Plusieurs fans célèbres des Red Wings n'hésitent pas à faire des clins d'œil à leur équipe favorite, dans des émissions, séries télévisées ou encore dans des clips musicaux. En voici une petite liste :

  • Dans la série télévisée Papa bricole (Home Improvement), Tim Taylor (alias Tim Allen) porte régulièrement le maillot des Red Wings et fait souvent allusion à la franchise du Michigan.
  • Dans la série télévisée Scrubs, le Dr Cox (alias John C. McGinley) porte fréquemment un maillot des Red Wings lorsqu'il n’est pas à l’hôpital.
  • Dans la série télévisée Friends, l'on peut remarquer sur certains épisodes, une serviette au couleur des Red Wings accrochée à la gauche de la porte d'entrée de l'appartement de Joey et Chandler.
  • Dans la série télévisée La Fête à la maison (Full House), Joey Gladstone (alias Dave Coulier) porte régulièrement le maillot des Red Wings[125] et fait souvent allusion à l'équipe. D'ailleurs Dave Coulier est un grand partisan de la franchise.
  • Dans certains de ses clips vidéo, le rappeur américain Tupac Shakur portait souvent le maillot des Red Wings et ne cachait pas qu'il était un grand partisan de la franchise.
  • Lors du défilé dans la ville de Détroit des joueurs de basket-ball des Pistons de Détroit, au lendemain de leur titre NBA en 2004, Rasheed Wallace porte un maillot des Red Wings et fait allusion à la franchise de hockey lors de son discours.
  • Dans le film La Folle Journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller's Day Off, John Hugues, 1986), qui se déroule pourtant à Chicago, le meilleur ami de Ferris, Cameron (alias Alan Ruck) porte un maillot des Red Wings, celui de Gordie Howe en l'occurrence.

Hockeytown[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hockeytown.

Hockeytown, littéralement en français « ville du hockey », est le surnom donné à la salle et à la franchise des Red Wings de Détroit.

Son origine, vient du fait que Détroit est considérée comme l'une des plus grandes équipes américaines de l'histoire de la Ligue nationale de hockey, donc la ville du hockey sur glace aux États-Unis.

Ce nom est aussi donné pour l'attachement de la population, de la ville de Détroit, envers son équipe de hockey.

Autoproclamé ainsi, au début des années 1990, ce surnom est même indiqué sur la glace du Joe Louis Arena.

Les Red Wings dans la vie locale de Détroit[modifier | modifier le code]

Les Red Wings s'investissent dans les œuvres caritatives de la ville de Détroit[126].

L'équipe des Red Wings se préoccupe des enfants défavorisés de la ville et de sa région. Le club est fier de soutenir les hôpitaux des enfants du Michigan via une variété de programmes tels que la visite de joueurs ou la collecte de dons auprès des spectateurs. En effet, les Wings ont mis en place un programme concernant les supporters : cela consiste à faire un don d'au moins 50 dollars à l'hôpital des enfants ; les donateurs les plus généreux pourront célébrer leur anniversaire au cours d'un match.

Enfin la franchise a créé une communauté active, nommée « Heart of Hockeytown » ou « cœur de Hockeytown ». Grâce à des manifestations organisées par le club, les Red Wings apportent un soutien financier, à hauteur de 1 million de dollars annuel, aux différents organismes de la ville.

Les joueurs[modifier | modifier le code]

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Photo de joueurs des Red Wings sur la patinoire.
L'équipe des Red Wings de Détroit lors de la saison 2005-2006.

Cette section présente la liste des joueurs actuels des Red Wings de Détroit classés par poste.

Pour modifier l'effectif, suivez ce lien
Effectif
No Nom Nat. Position Arrivée Salaire
35 Howard, JimmyJimmy Howard Drapeau : États-Unis G 2003 - Repêchage 5 291 667 $
50 Gustavsson, JonasJonas Gustavsson Drapeau : Suède G 2012 - Agent libre 1 850 000 $
2 Smith, BrendanBrendan Smith Drapeau : Canada D 2007 - Repêchage 1 262 500 $
4 Kindl, JakubJakub Kindl Drapeau : République tchèque D 2005 - Repêchage 2 400 000 $
23 Lashoff, BrianBrian Lashoff Drapeau : États-Unis D 2010 - Agent libre 725 000 $
27 Quincey, KyleKyle Quincey Drapeau : Canada D 2012 - Avalanche du Colorado 4 250 000 $
52 Ericsson, JonathanJonathan Ericsson Drapeau : Suède D 2002 - Repêchage 3 250 000 $
55 Kronwall, NiklasNiklas KronwallA Drapeau : Suède D 2000 - Repêchage 4 750 000 $
65 DeKeyser, DannyDanny DeKeyser Drapeau : États-Unis D 2013 - Agent libre 1 350 000 $
8 Abdelkader, JustinJustin Abdelkader Drapeau : États-Unis AG 2005 - Repêchage 1 800 000 $
13 Datsiouk, PavelPavel DatsioukA Drapeau : Russie C 1998 - Repêchage 6 700 000 $
14 Nyquist, GustavGustav Nyquist Drapeau : Suède AD 2008 - Repêchage 950 000 $
15 Sheahan, RileyRiley Sheahan Drapeau : Canada C 2010 - Repêchage 950 000 $
18 Andersson, JoakimJoakim Andersson Drapeau : Suède C 2007 - Repêchage 732 500 $
20 Miller, DrewDrew Miller Drapeau : États-Unis AG 2009 - Lightning de Tampa Bay 1 350 000 $
21 Tatar, TomášTomáš Tatar Drapeau : Slovaquie AG 2009 - Repêchage 840 000 $
26 Jurco, TomasTomas Jurco Drapeau : Slovaquie AD 2011 - Repêchage 709 167 $
37 Samuelsson, MikaelMikael Samuelsson Drapeau : Suède AD 2012 - Agent libre 3 000 000 $
40 Zetterberg, HenrikHenrik ZetterbergC Drapeau : Suède C/AG 1999 - Repêchage 6 083 333 $
41 Glendening, LukeLuke Glendening Drapeau : États-Unis C 2012 - Agent libre 628 333 $
43 Helm, DarrenDarren Helm Drapeau : Canada C 2005 - Repêchage 2 125 000 $
Cleary, DanielDaniel Cleary Drapeau : Canada AD 2005 - Agent libre 1 500 000 $
90 Weiss, StephenStephen Weiss Drapeau : Canada C 2013 - Agent libre 4 900 000 $
93 Franzén, JohanJohan Franzén Drapeau : Suède C/AG 2004 - Repêchage 3 954 545 $
Alfredsson, DanielDaniel Alfredsson Drapeau : Suède AD 2013 - Agent libre 5 500 000 $
Tootoo, JordinJordin Tootoo Drapeau : Canada AD 2014 - Agent libre 1 900 000 $
Samuelsson, MikaelMikael Samuelsson Drapeau : Suède AD 2012 - Agent libre 3 000 000 $
Bertuzzi, ToddTodd Bertuzzi Drapeau : Canada AD 2009 - Agent libre 2 075 000 $

Joueurs repêchés par les Red Wings[modifier | modifier le code]

Chaque année et depuis 1963, les joueurs des ligues juniors ont la possibilité de signer des contrats avec les franchises de la LNH. Cette section présente par année le choix de premier tour de repêchage[Note 4] de Détroit ainsi que l'équipe mineure dans laquelle ce joueur évoluait la saison précédant le repêchage. Si certaines années, les Red Wings ont eu plusieurs choix de premier tour, seul le premier des joueurs choisis est indiqué, alors, qu'au contraire, si les Red Wings n'ont choisi leur premier joueur qu'après le premier tour, rien n'est indiqué.

Liste des choix de premier tour[127]
Année Nom Nat. Rang
1963 Pete Mahovlich Drapeau du Canada 2e
1964 Claude Gauthier[Note 5] Drapeau du Canada 1er
1965 George Forgie[Note 5] Drapeau du Canada 3e
1966 Steve Atkinson Drapeau du Canada 6e
1967 Ron Barkwell[Note 5] Drapeau du Canada 9e
1968 Steve Andrascik Drapeau du Canada 11e
1969 Jim Rutherford Drapeau du Canada 10e
1970 Serge Lajeunesse Drapeau du Canada 12e
1971 Marcel Dionne Drapeau du Canada 2e
1972 Pas de choix de premier tour - -
1973 Terry Richardson Drapeau du Canada 11e
1974 Bill Lochead Drapeau du Canada 9e
1975 Rick Lapointe Drapeau du Canada 5e
1976 Fred Williams Drapeau du Canada 4e
1977 Dale McCourt Drapeau du Canada 1er
1978 Willie Huber Drapeau de l'Allemagne 9e
1979 Mike Foligno Drapeau du Canada 3e
1980 Mike Blaisdell Drapeau du Canada 11e
1981 Pas de choix de premier tour - -
1982 Murray Craven Drapeau du Canada 17e
1983 Steve Yzerman Drapeau du Canada 4e
1984 Shawn Burr Drapeau du Canada 7e
1985 Brent Fedyk Drapeau du Canada 8e
1986 Joe Murphy Drapeau du Canada 1er
1987 Yves Racine Drapeau du Canada 11e
1988 Kory Kocur Drapeau du Canada 17e
1989 Mike Sillinger Drapeau du Canada 11e
1990 Keith Primeau Drapeau du Canada 3e
1991 Martin Lapointe Drapeau du Canada 10e
1992 Curtis Bowen Drapeau du Canada 22e
1993 Anders Eriksson Drapeau de la Suède 22e
1994 Ian Goloubovski Drapeau de la Russie 23e
1995 Maksim Kouznetsov Drapeau du Kazakhstan 26e
1996 Jesse Wallin Drapeau du Canada 26e
1997 Pas de choix de premier tour - -
1998 Jiří Fischer Drapeau de la République tchèque 25e
1999 Pas de choix de premier tour - -
2000 Niklas Kronwall Drapeau de la Suède 29e
2001 Pas de choix de premier tour - -
2002 Pas de choix de premier tour - -
2003 Pas de choix de premier tour - -
2004 Pas de choix de premier tour - -
2005 Jakub Kindl Drapeau de la République tchèque 19e
2006 Pas de choix de premier tour - -
2007 Brendan Smith Drapeau du Canada 27e
2008 Thomas McCollum Drapeau des États-Unis 30e
2009 Pas de choix de premier tour - -
2010 Riley Sheahan Drapeau du Canada 21e
2011 Pas de choix de premier tour - -
2012 Pas de choix de premier tour - -
2013 Anthony Mantha Drapeau du Canada 20e
2014 Dylan Larkin Drapeau des États-Unis 15e

Joueurs du passé[modifier | modifier le code]

Équipe des étoiles[modifier | modifier le code]

Cette section présente l'équipe des étoiles des meilleurs joueurs ayant évolué dans l'histoire des Red Wings[75],[128],[129].

Représentation schématique de l'équipe type.

Temple de la renommée du hockey[modifier | modifier le code]

Cette section présente les joueurs importants dans l’histoire des Penguins qui ont acquis une des plus belles récompense de la LNH, l’accès au Temple de la renommée du hockey. La colonne « Années d'activité » correspond aux années passées par le joueur ou le dirigeant au sein de la franchise.

Joueurs
Nom Nat. Position Années d'activité Année d'intronisation
George Hay Drapeau du Canada AG 1927 à 1931 et 1932 à 1933 1958
Marcel Pronovost Drapeau du Canada D 1950 à 1965 1978
Tiny Thompson Drapeau du Canada G 1938 à 1940 1959
Harry Lumley Drapeau du Canada G 1943 à 1950 1980
Reg Noble Drapeau du Canada AD 1927 à 1932 1962
Johnny Bucyk Drapeau du Canada AG 1955 à 1957 1981
Ebbie Goodfellow Drapeau du Canada D 1929 à 1943 1963
Norm Ullman Drapeau du Canada C 1955 à 1968 1982
Earl Seibert Drapeau du Canada D 1945 à 1946 1963
Eddie Giacomin Drapeau du Canada G 1975 à 1978 1987
« Black Jack » Stewart Drapeau du Canada D 1938 à 1950 1964
Brad Park Drapeau du Canada D 1983 à 1985 1988
Marty Barry Drapeau du Canada C 1935 à 1939 1965
Herbie Lewis Drapeau du Canada D 1928 à 1939 1989
Syd Howe Drapeau du Canada AG 1934 à 1946 1965
Darryl Sittler Drapeau du Canada C 1984 à 1985 1989
Ted Lindsay Drapeau du Canada AG 1944 à 1957 et 1964 à 1965 1966
Marcel Dionne Drapeau du Canada AG 1971 à 1975 1992
Sid Abel Drapeau du Canada AG 1938 à 1952 1969
Borje Salming Drapeau de la Suède D 1989 à 1990 1996
Red Kelly Drapeau du Canada C 1947 à 1960 1969
Roy Conacher Drapeau du Canada AG 1946 à 1947 1998
Bill Gadsby Drapeau du Canada D 1961 à 1966 1970
Viatcheslav Fetissov Drapeau de la Russie D 1995 à 1998 2001
Terry Sawchuk Drapeau du Canada G 1949 à 1955
1957 à 1964
1968-1969
1971
Paul Coffey Drapeau du Canada D 1993 à 1996 2004
Gordie Howe Drapeau du Canada AD 1946 à 1971 1972
Larry Murphy Drapeau du Canada D 1997 à 2001 2004
Doug Harvey Drapeau du Canada D 1967 1973
Igor Larionov Drapeau de la Russie C 1995 à 2000 et 2001 à 2003 2008
Bill Quackenbush Drapeau du Canada D 1942 à 1949 1976
Luc Robitaille Drapeau du Canada AG 2001 à 2003 2009
Alex Delvecchio Drapeau du Canada C 1950 à 1974 1977
Brett Hull Drapeau du Canada AD 2001 à 2004 2009
Andy Bathgate Drapeau du Canada AD 1965 à 1967 1978
Steve Yzerman Drapeau du Canada C 1983 à 2006 2009
Dirigeants
Nom Nat. Fonction Années d'activité Année d'intronisation
Jack Adams Drapeau du Canada Entraîneur chef 1927 à 1947 1959
Tommy Ivan Drapeau du Canada Entraîneur chef 1947 à 1954 1974
Mike Ilitch Drapeau des États-Unis Propriétaire 1982 à aujourd'hui 2003

Les capitaines[modifier | modifier le code]

Photo de profil de Lidstrom portant le numéro 5 des Red Wings devant Yzerman portant le C de capitaine.
Nicklas Lidström (sans casque) et Steve Yzerman, ont été deux capitaines de la franchise.

Art Duncan est le premier capitaine de l'histoire des Cougars pour la saison 1926-1927. En 1932, l'équipe de Détroit prend son nom de Red Wings et Larry Aurie en devient le capitaine. l'équipe et il occupe le poste pendant la première saison de l'équipe. Le tableau ci-dessous reprend la liste des capitaines de l'équipe par date[130].

Liste des capitaines
Année Nom du (ou des) joueur (s)
1926-1927 Art Duncan
1927 à 1930 Reg Noble
1930-1931 George Hay
1931-1932 Carson Cooper
1932-1933 Larry Aurie
1933-1934 Herbie Lewis
1934-1935 Ebbie Goodfellow
1935 à 1938 Doug Young
1938 à 1941 Ebbie Goodfellow
1941-1942 Ebbie Goodfellow et Syd Howe
1942-1943 Sid Abel
1943-1944 Mud Bruneteau et William Hollett
1944-1945 William Hollett
1945-1946 William Hollett et Sid Abel
1946 à 1952 Sid Abel
1952 à 1956 Ted Lindsay
1956 à 1958 Red Kelly
1958 à 1962 Gordie Howe
1962 à 1973 Alex Delvecchio
1973-1974 Alex Delvecchio, Nick Libett, Gordon Berenson, Gary Bergman, Ted Harris, Mickey Redmond et Larry Johnston
1974-1975 Marcel Dionne
1975-1976 Danny Grant et Terry Harper
1976-1977 Danny Grant et Dennis Polonich
1977-1978 Dan Maloney et Dennis Hextall
1978-1979 Dennis Hextall, Nick Libett et Paul Woods
1979-1980 Dale McCourt
1980-1981 Errol Thompson et Reed Larson
1981-1982 Reed Larson
1982 à 1986 Danny Gare
1986 à 2006 Steve Yzerman
2006 à 2012 Nicklas Lidström
Depuis 2013 Henrik Zetterberg

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Photo des bannières des maillots retirés des Red Wings avec leur nom, leur numéro et la ou les périodes où ils ont joué avec l'équipe. De gauche à droite, Yzerman dont la bannière porte en plus le C de capitaine, Sawchuk, Delvecchio, Lindsay, Abel et Howe.
Les maillots retirés des Red Wings de Détroit. Dernier en date, le numéro 19 de Steve Yzerman, avec le C comme capitaine, retiré au début de l'année 2007.

Dans la Ligue nationale de hockey, les joueurs peuvent être honorés de plusieurs manières, l'une d'entre elles étant interne à l'équipe. Ainsi, il est de tradition d'honorer un ancien joueur de l'effectif en décidant de retirer son numéro. Aucun autre joueur ne pourra alors porter le numéro en question et une réplique de son maillot sera alors accrochée au plafond de la patinoire. En 1999, la LNH a également décidé de retirer le numéro 99 de Wayne Gretzky pour toutes les franchises de la ligue, en raison de l'impact qu'il aura eu sur le monde du hockey. L'équipe a retiré officiellement sept numéros[131] :

Meilleurs pointeurs des Red Wings[modifier | modifier le code]

Cette section présente les statistiques des meilleurs pointeurs de l'histoire des Red Wings. Les tableaux concernent les meilleurs pointeurs de l’histoire de la franchise en saisons régulières et séries éliminatoires, en sachant que les points comptabilisés ne concernent que ceux inscrits sous le maillot des Red Wings. Les joueurs surlignés sont toujours en activité.

Saison régulière[Note 6]
No  Joueurs Pos PJ B A Pts
1 Gordie Howe C 1687 786 1023 1809
2 Steve Yzerman C 1514 692 1063 1755
3 Alex Delvecchio AG 1549 456 825 1281
4 Nicklas Lidström D 1564 264 878 1142
5 Sergueï Fiodorov C 908 400 554 954
6 Pavel Datsiouk C 824 272 532 804
7 Norm Ullman AD 875 324 434 758
8 Ted Lindsay AD 862 335 393 728
9 Henrik Zetterberg AG 759 279 441 720
10 Brendan Shanahan AG 716 309 324 633
11 Reed Larson D 708 188 382 570
12 John Ogrodnick AD 558 265 281 546
13 Tomas Holmström AG 1026 243 287 530
14 Red Kelly C 861 217 250 467
15 Gerard Gallant C 563 207 260 467
15 Nick Libett AG 861 217 250 467
17 Sid Abel C 571 184 279 463
18 Syd Howe AD 513 188 247 435
18 Viatcheslav Kozlov AD 607 202 213 415
20 Igor Larionov C 539 89 308 397
Séries éliminatoires[Note 7]
No  Joueurs Pos PJ B A Pts
1 Steve Yzerman C 196 70 115 185
2 Nicklas Lidström D 263 54 129 183
3 Sergueï Fiodorov C 162 50 113 163
4 Gordie Howe AD 154 67 91 158
5 Henrik Zetterberg AG 125 56 60 116
6 Pavel Datsiouk AD 145 39 69 108
7 Alex Delvecchio AG 121 35 69 104
8 Tomas Holmström AD 180 46 51 97
9 Ted Lindsay AG 123 44 44 88
10 Johan Franzén AD 107 42 39 81

Meilleurs gardiens des Red Wings[modifier | modifier le code]

Cette section présente les statistiques des dix meilleurs gardiens de l'histoire des Red Wings. Les tableaux concernent les meilleurs gardiens de l’histoire de la franchise en saisons régulières et séries éliminatoires, en sachant que les statistiques ne concernent que les performances sous le maillot des Red Wings. Les joueurs surlignés sont toujours en activité.

Meilleures performances en saison régulière[modifier | modifier le code]

Classés par nombres de victoires.

Photo de Manny Legace à côté de son but.
Manny Legace, gardien de but des Red Wings de Détroit de 1999 à 2006.
Records en saison régulière
No  Joueur PJ V D N
1 Terry Sawchuk 734 352 244 130
2 Chris Osgood 531 305 137 46
3 Harry Lumley 324 163 107 57
4 Roger Crozier 310 130 119 43
5 Tim Cheveldae 264 128 93 30
6 Greg Stefan 299 115 127 30
7 Dominik Hašek 176 114 39 10
8 Manny Legace 180 112 34 16
9 Jim Rutherford 314 97 165 43
10 Roy Edwards 221 95 74 34

Concernant les blanchissages en saison régulière :

En date du 4 août 2009.

Meilleures performances en séries éliminatoires[modifier | modifier le code]

Classés par nombres de victoires.

Photo de Dominik Hašek accoudé à son but.
Dominik Hašek, déterminant en séries éliminatoires lors de la saison 2002.
Records en séries éliminatoires
No  Joueur PJ   V     D     N  
1 Chris Osgood 110 67 37 -
2 Terry Sawchuk 84 47 37 -
3 Mike Vernon 42 30 12 -
4 Dominik Hašek 45 28 17 -
5 Harry Lumley 54 24 30 -
6 Johnny Mowers 32 19 13 -
7 Greg Stefan 30 12 17 -
8 Normie Smith 12 9 2 -
- Glen Hanlon 18 9 6 -
- Roger Crozier 23 9 12 -
- Tim Cheveldae 25 9 15 -

Concernant les blanchissages en séries éliminatoires :

En date du 4 août 2009.

Les entraîneurs[modifier | modifier le code]

Photo de Scotty Bowman prise dans une rue.
Scotty Bowman à la remise des trophées 2006.
Portrait photo de Mike Babcock de profil.
Mike Babcock, entraîneur des Red Wings en 2004.

Dans toutes les équipes de hockey sur glace, à travers les années et l'histoire d'une franchise, les entraîneurs ont une place importante au sein d'une organisation.

Aux Red Wings de Détroit, depuis 1926, de Art Duncan à Mike Babcock, vingt-six entraîneurs se sont succédé.

Jack Adams était l'un des premiers à marquer l'histoire de la concession. En effet, avec 964 matchs de LNH, il s'avérera le plus fidèle aux Wings. Il est à l'origine du plus grand nombre de victoires avec ses 413 succès et trois Coupes Stanley. Il modernisa également le jeu des Wings.

Tommy Ivan remplaça Adams en 1947 pour continuer dans la lignée des victoires. Il décrocha, lui aussi, trois Coupes Stanley en sept saisons passées dans le Michigan.

Sid Abel est, quant à lui, le second entraîneur, derrière Adams, ayant le plus grand nombre de matchs au compteur avec 811 rencontres, mais seulement 340 victoires, ce qui fait une moyenne qui reste très controversée. Il reste néanmoins l'un des entraîneurs les plus marquants de l'histoire des Red Wings.

C'est en 1993 qu'arrive l'un des entraîneurs qui marqua le plus Détroit. William Scott « Scotty » Bowman décrochera en neuf saisons et 701 matchs trois Coupes Stanley et 410 victoires. Mais c'est surtout avec sa révolution du système de jeu, avec les fameux Russian Five, que Bowman laissera sa marque sur cette dernière décennie au Joe Louis Arena.

Il mettra d'ailleurs un terme à sa prestigieuse carrière au terme de la saison 2002 et une 10e et dernière, à ce jour, Coupes Stanley pour les Red Wings.

Les différents entraîneurs de l’histoire des Red Wings depuis 1926[133]
Nom Années  PJ  V   D   N  Coupes Stanley
Art Duncan 1926 à 1927 33 1 21 2 -
Duke Keats 1927 11 2 7 3 -
Jack Adams 1927 à 1947 964 413 390 161 1936 - 1937 - 1943
Tommy Ivan 1947 à 1954 470 262 118 90 1950 - 1952 - 1954
Jimmy Skinner 1954 à 1957 247 123 78 46 1955
Sid Abel 1957 à 1968 - 1970 811 340 339 132 -
Bill Gadsby 1968 à 1970 78 35 31 12 -
Ned Harkness 1970 à 1971 38 12 22 4 -
Doug Barkley 1971 - 1976 77 20 46 11 -
Johnny Wilson 1972 à 1973 145 67 56 22 -
Ted Garvin 1973 12 2 9 1 -
Alex Delvecchio 1974 à 1975 155 53 81 21 -
Billy Dea 1976 à 1977 - 1982 100 32 57 11 -
Larry Wilson 1977 36 3 29 4 -
Bobby Kromm 1977 à 1980 231 79 111 41 -
Marcel Pronovost 1980 9 2 7 0 -
Ted Lindsay 1980 à 1981 20 3 14 3 -
Wayne Maxner 1981 à 1982 129 34 68 27 -
Nick Polano 1982 à 1985 240 79 127 34 -
Harry Neale 1986 35 8 23 4 -
Brad Park 1986 45 9 34 2 -
Jacques Demers 1986 à 1990 320 137 136 47 -
Bryan Murray 1990 à 1993 244 124 91 29 -
Scotty Bowman[134] 1993 à 2002 701 410 203 88 1997 - 1998 - 2002
Dave Lewis 2002 à 2004 164 96 47 21 -
Mike Babcock Depuis 2004 ... ... ... - 2008

Les directeurs généraux[modifier | modifier le code]

Liste des directeurs généraux
Nom Années
Art Duncan 1926 à 1927
Duke Keats 1927
Jack Adams 1927 à 1962
Sid Abel 1962 à 1970
Ned Harkness 1970 à 1974
Alex Delvecchio 1974 à 1976
Ted Lindsay 1976 à 1980
Jimmy Skinner 1980 à 1982
Jim Devellano 1982 à 1990
Bryan Murray 1990 à 1994
Jim Devellano 1994 à 1997
Ken Holland Depuis 1997

Les propriétaires[modifier | modifier le code]

Depuis le début de la franchise, différents propriétaires se sont succédé à la tête de celle-ci[75]:

Pendant près de cinquante ans la famille Norris fut impliquée dans la vie du club, avant que Mike Ilitch, en 1982, rachète la concession.

Prix et récompenses de la LNH[modifier | modifier le code]

Trophées d'équipes[modifier | modifier le code]

Coupe Stanley
Photo de la Coupe Stanley.
La Coupe Stanley, que les Red Wings de Détroit ont remportée à onze reprises au cours de leur histoire.
Ultime trophée pour une équipe de hockey, la Coupe Stanley est remise au champion des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey depuis 1926-1927. Si Détroit est troisième au classement des équipes ayant remporté le plus grand nombre de Coupes Stanley, derrière les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto, Détroit est l'équipe américaine qui a gagné le plus grand nombre de trophées devant les Bruins de Boston avec onze Coupes Stanley.
Résultats des onze finales gagnées
Saison Finaliste Résultat
1935-1936 Maple Leafs de Toronto 3-1
1936-1937 Rangers de New York 3-2
1942-1943 Bruins de Boston 4-0
1949-1950 Rangers de New York 4-3
1951-1952 Canadiens de Montréal 4-0
1953-1954 Canadiens de Montréal 4-3
1954-1955 Canadiens de Montréal 4-3
1996-1997 Flyers de Philadelphie 4-0
1997-1998 Capitals de Washington 4-0
2001-2002 Hurricanes de la Caroline 4-1
2007-2008 Penguins de Pittsburgh 4-2
Trophée des présidents[136].
Ce trophée récompense la meilleure équipe de la saison régulière. Il s'agit sûrement du trophée le plus dur à obtenir en raison du grand nombre de matchs disputés tout au long de la saison. Le trophée est remis depuis la saison LNH 1985-86.
Trophée Clarence S.Campbell[137].
Ce trophée est le pendant du trophée précédent mais pour l'association de l'Ouest. En anglais, il se nomme le Clarence S.Campbelle Bowl et est remis la première fois à la suite de l'expansion de la ligue en 1968 au champion de la division Ouest. Il récompense par la suite le champion de l'Association Clarence Campbell pour la saison régulière (1975-1981), puis le champion de l'Association Clarence Campbell mais cette fois pour les séries éliminatoires (1982-1993) et depuis, il récompense le champion de l'Association de l'Ouest pour les séries éliminatoires.
Trophée Prince de Galles[138].
Le trophée Prince de Galles est le trophée qui a changé le plus souvent de signification. En 2007 et depuis 1994, ce trophée récompense le champion de l'association de l'Est. Il est mis en place en 1924 et récompense le champion de la saison régulière. Par la suite, il récompense tour à tour l'équipe qui termine première dans la division américaine (1928-1938), le champion de la saison régulière (1939-1967), l'équipe championne de la division Est en saison (1968-1974), l'équipe championne pour la saison régulière de l'Association Prince-de-Galles (1975-1981) et enfin l'équipe remportant la finale de l'Association Prince-de-Galles durant les séries éliminatoires (1982-1993).

Trophées individuels[modifier | modifier le code]

Trophée Hart[139].
Une des plus belles récompenses pour un joueur de la LNH : la récompense du meilleur joueur, joueur élu par l’Association professionnelle de la presse écrite. C'est également le trophée le plus ancien de tous les trophées : il date de 1923, quand le docteur David Hart en fit don à la ligue. David Hart était le père de l'entraineur-chef et directeur-gérant du Canadien de Montréal, Cecil Hart.
Trophée Art Ross[141].
Ce trophée récompense le talent offensif d'un joueur et est remis au joueur ayant inscrit le plus de points au cours de la saison. Ce trophée existe depuis la saison 1947-48 et est nommé en l'honneur de Arthur Howie « Art » Ross qui fut tour à tour joueur, arbitre, entraîneur puis directeur-gérant. Ross jouait en défense et a gagné deux Coupes Stanley.
  • 1950 : Ted Lindsay
  • 1951 : Gordie Howe
  • 1952 : Gordie Howe
  • 1953 : Gordie Howe
  • 1954 : Gordie Howe
  • 1957 : Gordie Howe
  • 1963 : Gordie Howe
Trophée Bill Masterton[142].
Cette récompense est remise au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et d’esprit d’équipe. Ce trophée rend hommage à Bill Masterton, un ancien joueur des North Stars du Minnesota qui est décédé le 15 janvier 1968 lors d'un match de la LNH. Le gagnant est choisi par les journalistes.
Trophée Calder[143].
Ce trophée récompense le meilleur joueur dans sa première saison dans la ligue. Pour être éligible, le joueur ne doit pas avoir joué plus de 25 matchs dans la saison régulière précédant celle en cours et pas plus de six matchs durant les deux autres saisons précédentes dans une des ligues professionnelles. Le joueur ne peut pas être âgé de plus de 26 ans le 25 septembre de la saison d'éligibilité.
Trophée Conn Smythe[144].
Ce trophée récompense le joueur le plus utile des séries éliminatoires depuis la saison 1964-65. Le vote, réalisé par les journalistes, a lieu durant la deuxième période d'un match de la série finale de la Coupe Stanley. Si la série ne se termine pas à l'issue de ce match, les votes sont annulés et le vote recommence à la partie suivante. Le joueur gagnant n'est pas nécessairement dans l'équipe qui gagne la Coupe Stanley.
Trophée Frank J. Selke[146].
Ce trophée mis en place en 1978 permet de récompenser l’attaquant aidant le plus sa défense et est nommé en l'honneur de Frank J. Selke, ancien directeur-gérant des Maple Leafs de Toronto et des Canadiens de Montréal. Le vainqueur est désigné par la presse.
  • 1994 : Sergueï Fiodorov
  • 1996 : Sergueï Fiodorov
  • 2000 : Steve Yzerman
  • 2004 : Kris Draper
  • 2008 : Pavel Datsiouk
  • 2009 : Pavel Datsiouk
  • 2010 : Pavel Datsiouk
Trophée James Norris[147].
Cette récompense s'adresse au meilleur défenseur de la saison régulière qui est choisi, encore une fois, par les journalistes. Remis pour la première fois en 1954, il est nommé en l'honneur de James Norris, dirigeant des Red Wings de Détroit de 1932 à sa mort (1952).
  • 1954 : Red Kelly
  • 1995 : Paul Coffey
  • 2001 : Nicklas Lidström
  • 2002 : Nicklas Lidström
  • 2003 : Nicklas Lidström
  • 2006 : Nicklas Lidström
  • 2007 : Nicklas Lidström
  • 2008 : Nicklas Lidström
  • 2011 : Nicklas Lidström
Trophée King Clancy[148].
Cette récompense est remise par la Ligue nationale de hockey au joueur de hockey sur glace ayant démontré le meilleur exemple de leadership et ayant le plus contribué à la société.
Trophée Jack Adams[149].
Ce trophée, récompensant le meilleur entraîneur de la saison, est mis en place en 1974 et le vainqueur est désigné par l'ensemble des diffuseurs des matchs. Jack Adams était un entraîneur des Red Wings de Détroit pendant une vingtaine d'années puis dirigeant de l'équipe pendant encore seize ans.
Trophée Lady Byng[150].
Second trophée à être mis en place en 1925, ce trophée récompense le joueur avec le meilleur état d’esprit de la ligue. Il est également décerné par les journalistes et a été mis en place à l'initiative de la femme de Julian Byng, qui aimait avant tout le beau jeu et assistait à de nombreux matchs des Sénateurs d'Ottawa.
Trophée Lester B. Pearson[151].
Une des récompenses les plus prestigieuses pour un joueur : le titre de meilleur joueur selon les autres joueurs (vote effectué au sein de l'Association des joueurs de la LNH). Le trophée est en l'honneur de Lester B. Pearson, Premier ministre du Canada de 1963 à 1968 et gagnant du prix Nobel de la paix. Le trophée est remis pour la première fois en 1971.
  • 1989 : Steve Yzerman
  • 1994 : Sergueï Fiodorov
Trophée Lester Patrick[152].
Ce trophée est remis depuis 1966 à un individu ou à un groupe d’individus pour services rendus au hockey aux États-Unis. Les individus éligibles peuvent être des joueurs, des officiels, des entraîneurs, des membres de l’exécutif et des arbitres. Le comité de sélection est composé du Président de la LNH, d’un gouverneur de la LNH, un gouverneur représentant les Rangers de New York, un membre du Temple de la renommée dans la catégorie des bâtisseurs, un membre du Temple de la renommée du hockey américain, un membre de l’association des diffuseurs de la LNH et un membre de l’association des journalistes de la presse écrite de la LNH. En dehors du Président de la LNH, tous les autres membres du comité de sélection subissent une rotation annuelle.
Trophée plus-moins de la LNH.
Ce trophée récompense le joueur le plus utile de l’équipe (et donc de la ligue). Le ratio +/ : d’un joueur est calculé en comptant +1 si le joueur est sur la glace au moment où son équipe marque un but sans être en supériorité numérique, et -1 s’il est sur la glace au moment où son équipe encaisse un but sans être en infériorité numérique. Le trophée a été remis pour la première fois en 1983 sous le nom de trophée Emery Edge (en anglais Emery Edge Award), Emery Edge étant alors le sponsor. Le trophée a gardé ce nom jusqu'en 1988. En 1990 et jusqu'en 1996 il porte le nom trophée Plus Alka-Seltzer (Alka-Seltzer Plus Award), puis de 1997 à 1998 le trophée Plus-Moins Bud Ice (Bud Ice Plus-Minus Award) et enfin depuis 1999, le trophée s'appelle trophée Plus-Moins Bud Light (Bud Light Plus-Minus Award).
Trophée de la Fondation de la LNH.
En 1998, la Ligue nationale de hockey (LNH) décide de récompenser chaque année un de ses joueurs « qui applique les valeurs principales du hockey — engagement, persévérance, et travail d'équipe — pour enrichir la vie des gens de sa communauté ». Le récipiendaire reçoit 25 000 US$ pour aider les causes qu'il supporte. La plupart des joueurs sont choisis après avoir de larges contributions auprès de leur communauté.
Trophée Vézina[153].
Ce trophée est remis annuellement au gardien de but jugé le meilleur de la saison. Depuis le début de la LNH, Georges Vézina était le gardien attitré des Canadiens de Montréal. Au cours du tout premier match de la saison 1925-26 contre les Pirates de Pittsburgh, Vézina s'effondre sur la glace en première période. Les docteurs diagnostiquent alors une tuberculose dans un état avancé. Il décède quatre mois plus tard. Le trophée est introduit la saison suivante.
Trophée William M. Jennings[154].
Trophée remis au gardien de but de l’équipe ayant concédé le moins de buts durant la saison régulière depuis 1982. Celui-ci devra au moins avoir joué 25 parties dans la saison. Le trophée porte le nom de William M. Jennings ancien président des Rangers de New York. Avant 1982, le gardien encaissant le moins de but gagnait le trophée Vézina.
LNH Équipe All-Rookie.
Équipe regroupant les meilleurs débutants de la saison.
Photo de profil de Henrik Zetterberg portant le numéro 40 des Red Wings.
Henrik Zetterberg est considéré comme l'une des futures grandes stars des Red Wings de Détroit et de la LNH.


Les records[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Records des Red Wings de Détroit.

Records d’équipe[modifier | modifier le code]

Records d’équipe des Red Wings de Détroit
Record Nombre Années Matchs Joués
Points 131 1995-96 82
Victoires 62[155] 1995-96 82
Matchs nuls 18 1952-53 / 1980-81 / 1996-97 70 / 80 / 82
Défaites 13 1950-51 / 1995-96 70 / 82
Buts pour 369 1992-1993 84
Buts contre 132 1953-54 70
Buts en un match 15 23 janvier 1944 (contre les Rangers de New York: score 15 à 0) -
Blanchissages en une saison 13 1953-54 70
Minutes de pénalités en une saison 2393 1985-86 80

Séquences de victoires[modifier | modifier le code]

Les plus longues séquences de victoires de l’histoire des Red Wings
Lieu Nombre Séquences
Domicile et extérieur 9 Du 3 mars 1951 au 21 mars 1951 - Du 27 février 1955 au 20 mars 1955 - Du 12 décembre 1995 au 31 décembre 1995
Du 3 mars 1996 au 22 mars 1996 - Du 18 octobre 2007 au 9 novembre 2007
Domicile 23[156] Du 5 novembre 2011 au 23 février 2012
Extérieur 7 Du 25 mars 1995 au 14 avril 1995 - Du 18 février 1996 au 20 mars 1996

Séquences sans défaite[modifier | modifier le code]

Les plus longues séquences d’invincibilité de l’histoire des Red Wings
Lieu Nombre Séquences
Domicile et extérieur 15 Du 27 novembre 1952 au 28 décembre 1952 (8 victoires et 7 nulles)
Domicile 19 Du 31 décembre 2000 au 7 avril 2001 (17 victoires et 2 nulles)
Extérieur 15 Du 18 octobre 1951 au 20 décembre 1951 (10 victoires et 5 nulles)

Records individuels[modifier | modifier le code]

Les principaux records individuels de l’histoire des Red Wings
Record Joueur Nationalité Nombre Années
Saisons jouées Gordie Howe Drapeau du Canada 25 -
Matchs joués Gordie Howe Drapeau du Canada 1687 -
Points en carrière Gordie Howe Drapeau du Canada 1809 (786 buts + 1023 passes) -
Buts en carrière Gordie Howe Drapeau du Canada 786
Passes en carrière Steve Yzerman Drapeau du Canada 1063 -
Minutes de pénalités en carrière Bob Probert Drapeau du Canada 2090 -
Minutes de pénalités en une saison Bob Probert Drapeau du Canada 398 1987-88
Blanchissages en carrière Terry Sawchuk Drapeau du Canada 85 -
Blanchissages en une saison Terry Sawchuk
Glenn Hall
Drapeau du Canada
Drapeau du Canada
12 Terry Sawchuk: 1951-52 - 1953-54 - 1954-55
Glenn Hall: 1955-56
Matchs consécutifs Alex Delvecchio Drapeau du Canada 548 Du 13 décembre 1956 au 11 novembre 1964
Points en une saison Steve Yzerman Drapeau du Canada 155 (65 buts + 90 passes) 1988-89
Buts en une saison Steve Yzerman Drapeau du Canada 65 1988-89
Passes en une saison Steve Yzerman Drapeau du Canada 90 1988-89
Points pour un défenseur en une saison Nicklas Lidström Drapeau de la Suède 80 (16 buts + 64 passes) 2005-06
Points pour un joueur centre en une saison Steve Yzerman Drapeau du Canada 155 (65 buts + 90 passes) 1988-89
Points pour un ailier droit en une saison Gordie Howe Drapeau du Canada 103 (44 buts + 59 passes) 1968-69
Points pour un ailier gauche en une saison John Ogrodnick Drapeau du Canada 105 (55 buts + 50 passes) 1984-85
Points pour une recrue en une saison Steve Yzerman Drapeau du Canada 87 (39 buts + 48 passes) 1983-84
Buts en un match Syd Howe Drapeau du Canada 6 Le 3 février 1944
Passes en un match Billy Taylor Drapeau du Canada 7[155] Le 16 mars 1947
Points en un match Carl Liscombe
Don Grosso
Billy Taylor
Drapeau du Canada
Drapeau du Canada
Drapeau du Canada
7 Carl Liscombe : le 5 novembre 1942-43
Don Grosso: le 3 février 1943-44
Billy Taylor: le 16 mars 1947
Participations au Match des étoiles Gordie Howe[157] Drapeau du Canada 22 -

Salaires[modifier | modifier le code]

Photo de Pavel Datsiouk portant le numéro 13 des Red Wings.
Pavel Datsiouk a signé un contrat de 46 900 000 $ sur 7 ans en 2007. Derrière Nicklas Lidström et Henrik Zetterberg, qui vient de signer pour 73 000 000 $ sur 12 ans, il est le 3e plus gros salaire de la franchise.
Photo de Brian Rafalski de profil avec le numéro 28 des Red WIngs devant un de ses coéquipiers.
Brian Rafalski est l'un des plus gros salaire de la franchise lors de la saison 2009-2010.

Le tableau ci-dessous ne tient pas compte des « bonus ».

Salaire des joueurs en dollars américains pour la saison 2009-2010[158]
Nom Salaire annuel ($US)
Nicklas Lidström 7 450 000 $
Henrik Zetterberg 7 400 000 $
Pavel Datsiouk 6 700 000 $
Brian Rafalski 6 000 000 $
Johan Franzén 5 500 000 $
Brad Stuart 3 750 000 $
Niklas Kronwall 3 250 000 $
Daniel Cleary 2 500 000 $
Valtteri Filppula 2 500 000 $
Tomas Holmström 2 250 000 $
Kris Draper 1 650 000 $
Todd Bertuzzi 1 500 000 $
Jason Williams 1 500 000 $
Chris Osgood 1 450 000 $
Jonathan Ericsson 900 000 $
Brett Lebda 850 000 $
Ville Leino 800 000 $
Jimmy Howard 750 000 $
Kirk Maltby 750 000 $
Justin Abdelkader 710 000 $
Darren Helm 630 000 $
Patrick Eaves 500 000 $
Derek Meech 500 000 $

Les Red Wings à la télévision et à la radio[modifier | modifier le code]

Voici la liste des consultants et présentateurs vedettes pour les diffusions des matchs des Red Wings à la télévision et à la radio :

  • Ken Daniels : consultant pour les résumés des rencontres à la télévision. (FSN Detroit)
  • Mickey Redmond : commentateur pour les rencontres à domiciles à la télévision. (FSN Detroit)
  • Larry Murphy : commentateur pour les rencontres à l'extérieur et analyste pour l'ensemble des matchs des Wings à la télévision. (FSN Detroit)
  • John Keating : consultant lors des avants matchs à la télévision.
  • Pat Verbeek : analyste et consultant à la télévision.
  • Ken Kal : commentateur pour l'ensemble des matchs à la radio.
  • Paul Woods : analyste à la radio.
  • Jeff Riger : analyste durant les intermissions des matchs à la radio.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme « recrue » désigne un joueur dans sa première saison professionnelle, le terme anglais utilisé est celui de « rookie ».
  2. Un gardien de but effectue un « blanchissage » quand il réussit à ne concéder aucun but durant tout le match. Il faut également qu'il soit le seul gardien de l'équipe à avoir joué.
  3. Le terme de « meilleur joueur » correspond au « joueur le plus utile », en anglais « Most valuable player » - MVP.
  4. Le terme « repêchage » est un terme canadien correspondant à l'anglicisme draft et désigne un événement annuel présent dans tous les sports collectifs nord-américains, comparable à une bourse aux joueurs, où les équipes sélectionnent des sportifs issus de l'université, de l'école secondaire ou d'une autre ligue, voire d'une autre équipe.
  5. a, b et c Il n'a jamais joué dans la LNH ou dans une ligue majeure professionnelle.
  6. Statistiques mises à jour à la fin de la saison 2013-2014
  7. Statistiques mises à jour à la fin de la saison 2013-2014

Références[modifier | modifier le code]

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  137. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Clarence S.Campbell
  138. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Prince de Galles
  139. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Hart
  140. Premier joueur européen à remporter le Trophée Hart.
  141. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Art Ross
  142. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Bill Masterton
  143. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Calder
  144. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Conn Smythe
  145. Premier joueur européen à remporter le Trophée Conn Smythe.
  146. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Frank J. Selke
  147. (en) Liste des vainqueurs du Trophée James Norris
  148. (en) Liste des vainqueurs du Trophée King Clancy
  149. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Jack Adams
  150. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Lady Byng
  151. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Lester B. Pearson
  152. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Lester Patrick
  153. (en) Liste des vainqueurs du Trophée Vézina
  154. (en) Liste des vainqueurs du Trophée William M. Jennings
  155. a et b Record de la LNH.
  156. Nouveau record de la LNH.L'ancien record était de 20 victoires, détenu par les Bruins de Boston lors de la saison 1929-30 et les Flyers de Philadelphie lors de la saison 1975-76.
  157. Gordie Howe devance Alex Delvecchio avec 13 participations et le duo Ted Lindsay et Steve Yzerman avec 10 participations chacun.
  158. (fr) Source pour les salaires de la LNH

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généralités de la LNH[modifier | modifier le code]

  • (en) Dan Diamond, Total Hockey: The Official Encyclopedia of the National Hockey League, Total Sports,‎ 1998, 1879 p. (ISBN 978-0836271140)
  • Lance Hornby, Les grands moments du Hockey, Modus Vivendy,‎ 2005 (ISBN 2-89523-337-3)
  • (en) Morey Holzman et Joseph Nieforth, Deceptions and Doublecross: How the NHL Conquered Hockey, Dundurn Press,‎ 2002 (ISBN 978-1550024135)
  • (en) National Hockey League, Official Guide & Record Book / 2010, Triumph books,‎ 2010, 664 p. (ISBN 978-1-60078-303-6)
  • (en) Charles Coleman, The Trail of the Stanley Cup, Vol. 1, 1893–1926 inc., NHL,‎ 1966
  • (en) Andrew Podnieks, The Year of the Penguins : Celebrating Pittsburgh's 2008-09 Stanley Cup Championship Season, Fenn Publishing Company,‎ juillet 2009, 184 p. (ISBN 978-1551683331)
  • (en) Arthur Pincus, David Rosner, Len Hochberg et Chris Malcolm, The Official Illustrated NHL History, Montréal, Reader's Digest.,‎ 2006, 224 p. (ISBN 978-0-88850-800-3)

Livres sur les Red Wings de Détroit[modifier | modifier le code]

  • (en) Paul Greenland, The Detroit Red Wings: Hockeytown, Sagamore Pub Llc.,‎ 1996 (ISBN 978-1571670366)
  • (en) Nicholas J. Cotsonika, Red Wings Essential, Triumph books,‎ 2006 (ISBN 1-572437-57X)
  • (en) Richard Kincaide, The Gods of Olympia Stadium: Legends of the Detroit Red Wings, Sports Publishing,‎ 2003 (ISBN 1-582616-019)
  • (en) Richard Bak, The Detroit Red Wings: The Illustrated History, Taylor Pub,‎ 1997 (ISBN 0-878339-752)
  • (en) Stan Fischler, Detroit Red Wings': Greatest Moments and Players, Sports Publishing,‎ 2003 (ISBN 1-582612-714)
  • (en) Adrian Dater, Blood Feud: Detroit Red Wings v. Colorado Avalanche : The Inside Story of Pro Sports' Nastiest and Best Rivalry of Its Era, Taylor Trade Publishing Ed,‎ 2006 (ISBN 1-589793-196)
  • (en) Kevin Allen et Art Regner (préf. Steve Yzerman), What It Means to Be a Red Wing: Detroit's Greatest Players Talk About Detroit Hockey, Triumph Books,‎ 2006 (ISBN 1-572438-851)
  • (en) Roy MacSkimming, Gordie: A Hockey Legend : An Unauthorized Biography of Gordie Howe, Greystone Books,‎ 2003 (ISBN 1-550547-194)
  • (en) Michael Goodman, The History of the Detroit Red Wings, Creative Education,‎ 2003 (ISBN 1-583412-786)
  • (en) Detroit Free Press, Hang 10 Red Wings, Detroit Free Press,‎ 2003 (ISBN 0-937247-391)
  • (en) Shelley Lazarus, Hockeytown Hero: The Steve Yzerman Story, Proctor Publications,‎ 2001 (ISBN 1-933916-680)
  • (en) Tim O'Shei, The Detroit Red Wings Hockey Team, Enslow Publishers,‎ 2000 (ISBN 0-766012-824)
  • (en) Stan Fischler, Motor City Muscle: Gordie Howe, Terry Sawchuk & the Championship Detroit Red Wings, Warwick Publishing,‎ 1995 (ISBN 1-895629-489)
  • (en) Roy MacSkimming, Gordie: A Hockey Legend, Sterling Pub Co Inc,‎ 1994 (ISBN 1-550541-595)
  • (en) Detroit News, Quest for the Cup: The Detroit Red Wings' Unforgettable Journey to the 1997 Stanley Cup, Triumph Books,‎ 1997 (ISBN 1-572432-586)
  • (en) John Morrison et Doug McLatchy, The Detroit Red Wings: Stanley Cup Champions -- 1951-1952, Bayeux Arts Inc,‎ 1997 (ISBN 1-894014-030)
  • (en) Vartan Kupelian, Detroit Red Wings, Creative Co,‎ 1994 (ISBN 0-886826-748)
  • (en) Ross Rennie, Detroit Red Wings, Library Binding,‎ 1992 (ISBN 0-886822-777)
  • (en) Detroit News, Stanley's Back: The Detroit Red Wings Recapture the Cup in 2002, Sports Publishing,‎ 2002 (ISBN 1-582615-551)
  • (en) Nicholas J. Cotsonika, Hockey Gods: The Inside Story of the Red Wings' Hall-Of-Fame Team, Triumph Books,‎ 2002 (ISBN 1-572434-813)
  • (en) Detroit Red Wings, 2010-2011 Red Wings Media Guide,‎ 2010, 301 p.

DVD sur les Red Wings de Détroit[modifier | modifier le code]

  • (en) NHL Original Six Series: Detroit Red Wings, Warner Home Video, 2004, Zone 1
  • (en) Red Alert - Hockeytown 3 - 2002 Stanley Cup Champion Detroit Red Wings, Umvd, 2002, Zone 1

CD sur les Red Wings de Détroit[modifier | modifier le code]

  • (en) Detroit Red Wings: Hope in Hockeytown: compilation, Olympia record, 1999

Liens externes[modifier | modifier le code]


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