Ennery (Val-d'Oise)

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Ennery
Mairie
Mairie
Blason de Ennery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vallée-du-Sausseron
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Sausseron
Maire
Mandat
Gérard Leroux
2014-2020
Code postal 95300
Code commune 95211
Démographie
Gentilé Annericiens
Population
municipale
2 268 hab. (2011)
Densité 305 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 31″ N 2° 06′ 25″ E / 49.0752777778, 2.1069444444449° 04′ 31″ Nord 2° 06′ 25″ Est / 49.0752777778, 2.10694444444  
Altitude 99 m (min. : 32 m) (max. : 104 m)
Superficie 7,43 km2
Localisation

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Ennery
Liens
Site web ennery.fr

Ennery est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Annericiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Vexin français et domine la vallée de l'Oise et la ville de Pontoise, à 30 km au nord-ouest de Paris. Elle jouxte la ville nouvelle de Cergy-Pontoise avec au Nord Livilliers et Hérouville, à l'est par Auvers-sur-Oise et à l'ouest par Osny.

Communes limitrophes d’Ennery[1]
Livilliers Hérouville
Osny Ennery[1] Auvers-sur-Oise
Pontoise

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Ennery vient sans doute du nom d'Agneric, ou Haneric, un seigneur franc qui aurait vécu au début du VIIe siècle et dont on sait juste qu'il était parent de saint Ouen, évêque de Rouen, et qu'il était un des premiers officiers de Thibert d'Austrasie. Le village s'est successivement fait appeler Hanneriaca Villa, Aneriaco, Annery, Anneri, Hanneri. La forme définitive Ennery date du XVIIe siècle. Le plus ancien document mentionnant le village date de 1099 et concerne un seigneur nommé Giroud d'Annery.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1791 Jean Piedeleu    
1791 1792 Pierre Aubert    
1792 1795 François-Marie Serrot    
1795 1795 Jean Piedeleu (pendant 8 mois)    
1795 1798 Robert-François Aubert    
1798 1798 François Piedeleu (pendant 1 mois et demi)    
1798 1799 Robert-François Aubert    
1799 1815 Louis-Augustin Delacour    
1815 1823 Jean-François Piedeleu    
1823 1830 Louis-Athanase Rendu    
1830 1861 Césaire-Auguste Delacour    
1861 1865 vacance    
1865 1869 Jean-Louis Deboissy    
1869 1871 Léon Maillard    
1871 1873 Philippe Bouchard    
1873 1878 Léon Maillard    
1878 1889 Arthur Gentil    
1889 1901 Jacques Bouresche    
1901 1935 Désiré Letulle    
1935 1940 Albert Piedleu    
1940 1944 Paul Bazin    
1944 1945 Paul Tarabeux    
1945 1960 Arnold Fournier    
1960 2008 Gérard Claudel    
2008 mars 2014 Jean-Pierre Borges[2]    
mars 2014 en cours Gérard Leroux    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Oberriexingen (Allemagne)
Drapeau de la France Ennery (Moselle) (France) depuis le 15 avril 2012

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
531 543 601 491 593 611 586 570 569
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
531 542 533 501 527 500 512 482 499
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 491 517 475 512 523 521 517 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
678 1 379 1 935 1 846 2 037 2 036 2 127 2 137 2 268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Santé[modifier | modifier le code]

  • Clinique spécialisée dans le traitement de l'obésité avec séjours et cours de diététique alimentaire.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aubin et croix de cimetière classée M.H. (à droite).
Château d'Ennery.

Ennery compte trois monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Aubin d'Ennery.
  • Église Saint-Aubin, rue du Moutier (classée monument historique par arrêté du 19 janvier 1911[5])  : Cette église combine une église romane et gothique de la période comprise entre la fin du XIe siècle à la fin du XIIe siècle, à laquelle l'on a soustrait le chœur, à une vaste extension Renaissance de la seconde moitié du XVIe siècle. La construction commence à la fin du XIe siècle par la base du clocher, en même temps croisée du transept, achevée au début du XIIe siècle. Le clocher actuelle ne suit que pendant le second quart de ce même siècle. Ses deux étages sont presque identiques, sauf que le second étage est d'une hauteur plus réduite. Chaque angle du clocher est agrémenté d'une colonnette à chapiteau par étage, encadrée elle-même par deux autres colonnes identiques cantonnant les faces du clocher. Chacune de ses faces est percée de deux baies plein cintre s'inscrivant dans deux archivoltes gémelées. Les archivoltes tout comme les baies sont également flanqués de colonnettes, et les arcades sont ornées de tores. Ce clocher roman classique est coiffé d'une pyramide octogone en pierre, accompagnée de quatre clochetons coniques aux angles. La nef de quatre travées avec son triforium aveugle et les bas-côtés romans subsistent toujours, mais ces derniers ont perdu leur caractère. Une tourelle d'escalier octogonale devant la façade sud, entre nef et transept, donne accès aux combles. Le transept d'origine est transformé lors de l'agrandissement de l'église, dirigé par le maître-maçon Nicolas Le Mercier. Cette campagne de construction commençant vers 1565 porte sur deux travées supplémentaires de nef avec collatéraux ; un nouveau transept dont les murs pignons présentent deux baies plein cintre surmontés d'une rosace ; et un chœur de deux travées au chevet polygonal. Ses façades sont divisées en deux niveaux séparés par un larmier, avec donc une fenêtre en bas et une fenêtre en haut pour chaque compartiment. Les contreforts strictement verticaux sont sculptés en pilastres. Ceux du transept sont en outre couronnés par des boules. La façade occidentale est refaite au XVIIIe siècle dans le style classique[6],[7].
  • Croix de cimetière (classée monument historique par arrêté du 15 février 1977[8])  : De très petites dimensions, cette croix du XVIIe siècle est montée sur un fût pyramidal du XVIIIe siècle. Elle arbore le Christ d'un côté et une Vierge à l'Enfant de l'autre côté[7].
  • Château d'Ennery (classé monument historique par arrêté du 13 juin 1942, avec le colombier et le parc[9])  : D'un style classique aux proportions très équilibrés, l'architecture de ce petit château de la fin du XVIIe siècle se rapproche des œuvres de Jules Hardouin-Mansart. Le château comporte deux niveaux et un toit à deux croupes, avec seulement deux lucarnes de la forme d'oculi. La façade principale porte sur neuf travées, dont trois pour un corps central légèrement saillant surmonté d'un fronton triangulaire percé d'un oculus. Les murs sont entièrement en pierre de taille, avec des bossages aux angles. Les baies du rez-de-chaussée sont légèrement cintrées ; celles de l'étage sont rectangulaires. À proximité du château, se trouvent les communs de 1699 et une ferme avec colombier. Des jardins à la française entourent le château[7]. Il accueille actuellement une clinique.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Croix d'Autel.
  • Ancienne mairie-école, actuelle mairie, rue du Moutier : Ce bâtiment a été inauguré le 13 novembre 1845 grâce à la générosité du baron Athanase Rendu. Le corps central à deux étages avec pignon sur la rue est flanqué par deux pavillons d'un seul étage, aux toits à quatre pans. Le rez-de-chaussée comporte trois portes d'entrée, une grande au centre donnant accès aux locaux de la mairie, et deux petites desservant les salles de classe dédiées aux garçons et aux filles. Le clocheton dominant le pignon est ajouté vers 1850, et la cloche n'est installée qu'en 1855. Aujourd'hui, le bâtiment est occupé entièrement par les services de la mairie[7].
  • Croix de Nay ou de Né : Petite croix en fer forgé, érigée en 1720 par Jean Foy et de sa femme afin d'assurer le repos de leurs âmes. La croix est montée sur une haute colonne, plantée dans un socle trapu[7].
  • Un menhir dit la Haute-Borne, route de Pontoise : Appelé localement pierre druidique, ce menhir en grès est déplacé en 1859 car se trouvant sur le tracé de la nouvelle route de Pontoise à Méru. Il se trouve désormais face au calvaire[7].
  • Croix de chemin dit croix d'Autel, sur l'ancienne route de Beauvais : Cette grande croix en fer du XIXe siècle proviendrait, selon la tradition, de l'église Saint-Aubin où elle aurait dominé le maître-autel[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ennery

Les armes de Ennery se blasonnent ainsi :

Parti : au premier d'azur à l'héliotrope d'argent, au second aussi d'azur aux trois abeilles d'or ; au chef cousu d'azur chargé de
trois fleurs de lys aussi d'or

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Ennery sur Géoportail.
  2. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Église Saint-Aubin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Ennery, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 116-120.
  7. a, b, c, d, e, f et g M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Ennery », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 882-886 (ISBN 2-84234-056-6).
  8. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Château d'Ennery », base Mérimée, ministère français de la Culture.