Enlèvement d'Elizabeth Smart

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la victime d'enlèvement. Pour l'écrivain canadien, voir Elizabeth Smart.
Elizabeth Smart (au centre) accueillie par le président américain George W. Bush lors de la signature du PROTECT Act of 2003 (en) le 30 avril 2003.

Elizabeth Ann Gilmour[1] (née Smart le 3 novembre 1987) a été victime à 14 ans d'un enlèvement perpétré par Brian David Mitchell et sa compagne Wanda Illen Barzee.

Enlèvement[modifier | modifier le code]

La nuit du 5 juin 2002, Elizabeth Smart fut enlevée dans sa chambre par Mitchell, chambre qu'elle partageait avec sa sœur Mary Katherine, située chez elle, à Salt Lake City, puis retrouvée neuf mois plus tard, le 12 mars 2003 à Sandy, dans l'Utah, ayant été victime entre temps de viols quotidiens ayant débuté le soir même du rapt de la part de Mitchell, qui voulait en faire sa seconde épouse, inspiré en cela par des visions et aidé par sa compagne Wanda Barzee dans ses efforts pour attacher, droguer et menacer la victime, qui fut également contrainte de regarder des films pornographiques[2] ; les ravisseurs se sont également déplacés entre l'Utah et la Californie.

Enquête[modifier | modifier le code]

Les enquêteurs n'avaient que peu d’indices, consistant presque uniquement du témoignage de Mary Katherine, qui avait feint d’être endormie, sans empreintes digitales ni ADN ; ils avaient suspecté Richard Ricci[3], homme à tout faire des Smart et en liberté conditionnelle (il avait été condamné en 1982 pour tentative de meurtre envers un policier), qui était en garde à vue pour plusieurs cambriolages et qui mourut plusieurs semaines plus tard d’hémorragie cérébrale[4] ; en 2004 sa veuve, Angela, obtint 150 000 US$ en dommages-intérêts de la part de l’Utah[5].

En octobre 2002, Mary Katherine déclara se rappeler de la voix et du visage du ravisseur et déclara qu'il s'agissait d'un nommé « Emmanuel », sans-abri et prêcheur de rue que ses parents avaient employés pour de petits travaux ; la police douta d'abord de ce témoignage avant de faire un portrait-robot de cet individu, qui fut diffusé sur America's Most Wanted et Larry King Live par John Walsh et fut reconnu par des proches de la famille d'« Emmanuel » comme étant Brian David Mitchell, qui fut des lors recherché.

Smart fut aperçue, déguisée d'un voile, d'une perruque et de lunettes de soleil, à Sandy par un motocycliste qui appela la police, qui procéda à l’arrestation du duo.

En 2006, Tom Smith, l'oncle paternel de la victime, publia In Plain Sight, livre rédigé avec l'aide de Lee Benson, dans lequel il raconte le déroulement de l’enquête[6].

Coupables[modifier | modifier le code]

Brian David Mitchell
Kidnappeur, violeur, pédophile
Surnom Emmanuel David Isaiah
Naissance 18 octobre 1963 (50 ans)
Salt Lake City
Patrie Etats-Unis
Condamnation 25 mai 2011
Sentence 2 peines perpétuelles
Enlèvements, viols, abus sexuels
Affaires Enlèvement d'Elizabeth Smart
Victime(s) 1 (Elizabeth Smart)

+ diverses personnes

Période 1969 - 12 mars 2003
Pays Etats-Unis
Région(s) Utah, Californie
Arrestation 12 mars 2003

Brian David Mitchell est un vagabond s'étant renommé "Emmanuel" et exerçant des petits boulots, par exemple pour la famille Smart, qui employait souvent des vagabonds, et qui a un lourd passé tant en domaine d'infractions sexuelles (exhibitionnisme sur une fillette de 8 ans en 1969, allégations d'abus débutant envers notamment des filles d'un second lit, une belle-fille et des inconnues qu'il harcelait ainsi qu'un diagnostic de pédophilie donné par des psychiatres après son arrestation) qu'en domaine d'instabilité mentale (atteint de délire messianiques l'ayant mené à se renommer "Emmanuel" et dont le père avait aussi de tels délires)

Il fut d'abord placé en observation psychiatrique par l’État de l'Utah et par le système judiciaire fédéral jusqu'au 1er mars 2010 afin de déterminer s'il était atteint de démence au moment des faits et s'il pouvait mentalement être jugé, avant d’être qualifié de "psychopathe manipulateur" apte à assister au procès si sous médicaments par un psychiatre l'ayant examiné.

Le 10 décembre 2010 Mitchell fut déclaré coupable et il fut condamné le 25 mai 2011 à deux peines de réclusion criminelle à perpétuité pour les deux chefs d'accusation de viol et l'enlèvement envers Mlle. Smart[7].

Wanda Illen Barzee plaida coupable le 16 novembre 2009 de complicité d'enlèvement après avoir passé un accord avec le parquet et fut condamnée le 19 mai 2010 à 15 ans de réclusion criminelle, dont furent défalquées les sept années qu'elle avait déjà passé en détention provisoire[7]; elle sera libérée en 2016.

Victime[modifier | modifier le code]

Elizabeth Ann Gilmour

Description de cette image, également commentée ci-après

Discours d'Elizabeth Smart à Moberly, dans le Missouri, le 12 mars 2013.

Nom de naissance Elizabeth Ann Smart
Naissance 3 novembre 1987 (26 ans)
Salt Lake City
Nationalité Americaine
Diplôme
M.Mus (Master en musique)
Profession Animatrice TV
Activité principale Activisme en faveur des enfants disparus
Formation
Ascendants

Edward Smart (père)

Lois Smart (mère)
Conjoint
Matthew Gilmour (dep. 2012)
Famille

Mary Katherine (soeur)

+ 4 frères

Elizabeth Ann Smart est née à Salt Lake City d'Edward et Lois Smart, mormons, et est la seconde de six enfants ; elle à quatre frères et une sœur.

Elle s'est exprimée et a agi à plusieurs reprises dans le domaine des disparitions d'enfants, intervenant devant le Congrès des États-Unis le 8 mars 2006 en faveur de l'Alerte AMBER, le 26 juillet 2006 également en faveur de l’Adam Walsh Act (en) et créant une fondation[8].

Elle fit des études de musique à l'université Brigham Young et s'y spécialisa dans le maniement de la harpe.

De novembre 2009 au printemps 2011, Smart alla en mission en France, ne revenant que le temps de témoigner au procès ; elle y rencontra également l'Écossais Matthew Gilmour et se maria avec lui le 18 février 2012 au Temple de Lai Hawaii (en)[9],[1].

En 2013 elle décida de publier My Story[10], un livre sur son épreuve rédigé avec l'aide de Chris Stewart (en), auteur et homme politique, dans lequel elle fit des révélations inédites, incluant des occasions ratées de sauvetages[11],[12].

Elle est commentatrice de l'émission Good Morning America sur la chaine ABC depuis 2011[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c La Rédaction, « Elizabeth Smart : l'enfant kidnappée et violée est devenue une star », sur L'Internaute,‎ 24 mai 2013 (consulté le 30 octobre 2013)
  2. Marc Metdepenningen, « L'incroyable dénouement du rapt d'une adolescente de 15 ans : Libérée après neuf mois passés entre les mains du gourou », Le Soir,‎ 15 mars 2003, p. 6 (lire en ligne)
  3. « Enlèvement d'Elizabeth Smart: la police américaine détient un nouveau suspect », sur canoe.ca,‎ 25 juin 2002 (consulté le 30 octobre 2013)
  4. (en) James Thalman, Stephen Speckman et Pat Reavy, « Richard Ricci dies : Death is big blow to kidnap investigation », Deseret News,‎ 31 août 2002 (lire en ligne)
  5. (en) Charles Montaldo, « Richard Ricci's Wife Settles Claim Against State », sur About.com,‎ 30 septembre 2004 (consulté le 30 octobre 2013)
  6. (en) Tom Smart, In Plain Sight : The Startling Truth Behind the Elizabeth Smart Investigation, Chicago Review Press,‎ 2006, 400 p. (ISBN 9781613742105, lire en ligne)
  7. a et b « USA/enlèvement: prison à vie », Le Figaro,‎ 26 mai 2010 (lire en ligne)
  8. « Elizabeth Smart Foundation »
  9. Clémentine Rebillat (photogr. Michel Brandy), « Elizabeth Smart : le mariage de l’enfant-otage », Paris Match,‎ 22 février 2013 (lire en ligne)
  10. (en) Elizabeth Smart, My Story, St. Martin's Press,‎ octobre 2013, 320 p. (ISBN 978-1250040152, présentation en ligne, lire en ligne)
  11. (en) Sherryl Connelly, « ‘I decided I was going to live’: Elizabeth Smart reveals her will to survive during 2002 kidnap in new book », New York Post,‎ 6 octobre 2013 (lire en ligne)
  12. (en) Cara Hutt, « Elizabeth Smart's story: What you didn't know », sur Hln,‎ 8 octobre 2013 (consulté le 1 novembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]