Enfants d'Albert Einstein

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Les enfants d'Albert Einstein accomplissent peu de travaux remarquables, mais attirent néanmoins l'attention des historiens.

Albert Einstein et Mileva Marić ont trois enfants : l'aînée, Lieserl, née avant leur mariage, et deux garçons, Hans-Albert et Eduard.

L'aînée, Lieserl, est longtemps ignorée des historiens.

Deux de ses enfants sont touchés par de graves maladies mentales, si on retient l'hypothèse de Michele Zackheim concernant Lieserl.

Lieserl[modifier | modifier le code]

Lieserl (1902-1903 ?). Les historiens ne découvrent l’existence de cette fille qu’en 1986 (quand des lettres échangées entre Albert et Mileva sont découvertes). On ignore même quels étaient ses noms et prénoms à l'état civil, Lieserl pouvant aussi bien être un prénom que le diminutif d'Elisabeth.

Le destin exact de Lieserl n'est pas connu avec certitude. Des détracteurs d'Einstein accusent le couple de s'être séparé de l'enfant par peur que le fait d'avoir un enfant hors mariage ne nuise à la carrière d'Albert[1]. Mais la conclusion de Michele Zackheim, historienne ayant consacré un livre à retracer l'histoire de Lieserl[2], est que l'enfant est né handicapé mental, fut élevé par Mileva et ses parents[3], et mourut en bas âge de la scarlatine[4].

Hans-Albert[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hans-Albert Einstein.

Hans-Albert Einstein (14 mai 1904-26 juillet 1973) était professeur d'ingénierie hydraulique à l'université de Californie, Berkeley.

Eduard[modifier | modifier le code]

Eduard Einstein est né le 28 juillet 1910 à Zurich, en Suisse, et mort le 25 octobre 1965.

Enfant sensible et fragile, il souffre beaucoup, comme son frère Hans-Albert, qui a six ans de plus que lui, de la séparation de ses parents en 1914 (il est alors âgé de quatre ans). Son père s'installe à Berlin, tandis que sa mère revient à Zurich en emmenant les deux enfants. Durant les cinq années qui suivent la séparation, il n'a aucun contact avec son père, et plus tard ses relations avec lui sont très difficiles (c'est aussi le cas de son frère), alors qu'il reste toujours très lié à sa mère.

Très bon élève et doué pour la musique et la poésie, il compte devenir psychanalyste mais, à l'âge de vingt ans, il est atteint de schizophrénie et doit être interné pour la première fois à Zurich en 1932 (il le sera encore par la suite), à l'hôpital de Burghölzli. Son père lui rend une dernière visite en 1933 puis rompt tout contact avec lui. Il reconnaît que la maladie de son fils avait une origine génétique[5].

Il est mort en 1965, âgé de 55 ans.

Le romancier français Laurent Seksik en fait le sujet principal de son roman intitulé Le Cas Eduard Einstein, publié chez Flammarion en 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Einstein's Lost Child », TIME, 26 septembre 1999 : « Was she given up for adoption, as many scholars believe, because she might have endangered Einstein's new career as a patent-office examiner in Calvinist Bern? ».
  2. (en) Michele Zackheim, Einstein’s Daughter: the Search for Lieserl.
  3. Biographie d'Einstein sur le site de l'IN2P3
  4. (en) Short life history: Lieserl Einstein-Maric
  5. (en) Ronald W. Clark, Einstein: The Life and Times, Avon,‎ 1971 (ISBN 0-380-44123-3)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]