Endaka

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L’endaka, diminutif d'endaka fukyō (円高不況?), est la réévaluation du yen. Il y a eu trois endaka dans l'histoire du Japon.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première a eu lieu en 1971 sous pression américaine après que le premier déficit commercial américain a été constaté. Le yen (ainsi que le Deutsche Mark) ont été réévalués.

Puis dans les années 1985 à 1995 se sont succédé deux endaka. Le seuil d'un dollar pour 100 yens a été franchi pour la première fois en 1995 (le taux fixé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale était de 360 yens pour un dollar).

Objectifs[modifier | modifier le code]

Les Japonais vivent les endaka comme des catastrophes. En effet, ces réévaluations ont pour résultat de pénaliser le commerce extérieur du Japon, facilitant les importations mais pénalisant les exportations. Les réévaluations ont eu d'autres effets négatifs pour l'économie du Japon, comme d'encourager le tourisme japonais à l'extérieur (dont le pouvoir d'achat à l'étranger avait augmenté), créant de nouvelles habitudes : le déficit de la balance des services japonaise est sérieux.

Cependant, les réévaluations ont des avantages : le Japon a pu se développer financièrement, investir beaucoup en Asie, en fonction de ses intérêts. Cela garantit la sécurité de ses investissements directs extérieurs et donne au Japon un réel pouvoir d'influence (cf. Le Japon qui peut dire non). À noter que ce sont les Américains qui, faisant feu de tout bois, insistent pour que les Japonais continuent à soutenir leur dette en achetant des bons du Trésor, alors même qu'ils dénoncent les pratiques commerciales du Japon.

Malgré cet indéniable aspect positif de l’endaka, les Japonais se sont toujours refusés à voir leur monnaie grimper trop, leur priorité restant le commerce extérieur. Cela les a conduits à pratiquer une politique de faibles taux d'intérêt à la fin des années 1980, pour limiter la baisse du dollar décidée lors des accords du Plaza (1985) et du Louvre (1987) pour le soft landing du dollar : cette politique de l'argent facile est responsable de la bulle financière qui s'est développée à cette époque au Japon, avant d'exploser, entraînant les difficultés que nous connaissons.