En passant par la Lorraine

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En passant par la Lorraine ou En revenant de la Lorraine est une chanson populaire française. Elle est particulièrement chantée par les enfants.

Historique[modifier | modifier le code]

En revenant de la Lorraine est imprimé pour la première fois en 1535[1].

La chanson serait devenue célèbre[réf. nécessaire] suite à la proclamation de la Troisième République (1870). Certains, ont avancé qu'Adolphe Orain (1834-1918) s’en serait inspiré pour créer une chanson mettant en scène Anne de Bretagne (1477-1514) : Les Sabots d’Anne de Bretagne, mais il s'en est défendu en disant qu'il l'avait collectée dans la campagne de Haute-Bretagne, mais a convenu l'avoir modifiée[2].

Des sources indiquent qu'elle fut mise en musique au XVIe siècle par Orlando de Lassus (1532-1594).

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Momo, le petit garçon arabe dans La Vie devant soi (1975) de Romain Gary (1914-1980), se met à siffler cette chanson. Georges Brassens (1921-1981) s'inspire de cette chanson pour écrire les Sabots d'Hélène (1954).

Le double-sens de « Vilaine »[modifier | modifier le code]

Les paroles utilisent un jeu de mot basé sur la polysémie du terme « vilaine », paysanne et laide, « Je ne suis pas si vilaine avec mes sabots... ».

Les paroles d'une version de la chanson[modifier | modifier le code]

En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
En passant par la Lorraine,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.


Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Rencontrai trois capitaines,
Avec mes sabots,
Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.


Ils m'ont appelée : Vilaine !
Avec mes sabots...


Je ne suis pas si vilaine,
Avec mes sabots...


Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots...


Il m'a donné pour étrenne,
Avec mes sabots...


Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots...


Je l'ai planté sur la plaine,
Avec mes sabots...


S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots...


S'il y meurt, je perds ma peine,
Avec mes sabots,
Dondaine, oh ! Oh ! Oh !
Avec mes sabots.


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Georges Dottin, La Chanson française de la Renaissance, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? », p. 17.
  2. Le Fur (Didier), Anne de Bretagne, Librairie édition Guénégaud, 2000, p.191