Empreinte (psychologie)

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Une empreinte (ou imprégnation) est en éthologie et en psychologie la mise en place, définitive, d'un lien entre un déclencheur extérieur et un comportement instinctif. Cette mise en place n'étant pas commandée par un déterminisme biologique très spécifique (comme un lien de parenté, une odeur) mais au contraire par des circonstances.

Cette forme d'apprentissage s'oppose complètement au dogme central du béhaviorisme classique pour lequel il ne peut exister d'apprentissage sans conditionnement stimulus - réponse. Konrad Lorenz critiqua ardemment ce dogme.

Par définition l'empreinte est la capacité d'acquisition rapide de façon permanente par un juvénile des caractéristiques d'une forme spécifique qui orientera les conduites ultérieures (lien affectif, choix du partenaire sexuel...).

Ce comportement a été décrit par l'éthologue, Konrad Lorenz dans les années trente par une suite d'expérimentations, notamment avec ses célèbres oies de Lorenz.

Neurobiologie[modifier | modifier le code]

Un des processus neurobiologiques crucial de l'empreinte se situe au niveau de l'hyperstriatum.

« En utilisant des mesures biochimiques de l'activité neuronale et l'autoradiographie, on a découvert qu'une zone de la région intermédiaire de l'hyperstriatum ventro-médian (IHVM) est intimement liée à l'empreinte filiale. Lorsque les neurones de cette zone sont détruits avant l'empreinte, le poussin est incapable de reconnaître l'objet avec lequel il a été entraîné. Et qui plus est, lorsqu'ils sont détruits immédiatement après l'empreinte, le poussin ne réagit plus préférentiellement à l'objet avec lequel il a été entraîné[1]. »

Comme l'hyperstriatum est une structure du cerveau qui n'existe pas chez les mammifères, le phénomène d'empreinte, tel qu'il existe chez les oiseaux, ne peut être extrapolé ni aux mammifères, ni à l'être humain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BATESON Gregory P. P. Empreinte, dans GREGORY Richard L. (Ed). Le cerveau. Dictionnaire encyclopédique, Robert Laffont, 373-376, 1993.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lorentz K., 1941. Vergleichende Bewegungsstudien an Anatiden, J. Ornithol, 89, pp. 194-293.

Lorentz K., 2007. Evolution et modification du comportement, éd. Payot&Rivages, 174 p.