Empire wassoulou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Empire Wassoulou

1878 – 1898

Drapeau
Informations générales
Capitale Bissandougou
Langue Mandingue
Religion Islam
Faama
1878 - 1898 Samory Touré

Entités précédentes :

Entités suivantes :

L'empire wassoulou (ou empire mandingue) fut un empire éphémère (1878 - 1898) de l'Afrique de l'Ouest né des conquêtes de Samory Touré et détruit par l'armée coloniale française.

En 1864, le chef toucouleur Oumar Tall meurt près de Bandiagara (actuel Mali). L'empire toucouleur, alors dominant, commence à péricliter sous l'effet des velléités indépendantistes de nombreux chefs locaux. Parmi ces chefs, celui qui a le mieux réussit à s'imposer fut Samory Touré, sur un territoire actuellement situé au sud-ouest de la Guinée.

Les campagnes expansionnistes de Samory visèrent en premier lieu ses voisins, Bérété et Cissé, puis la région des wassoulous (actuellement située à la frontière entre la Guinée et le Mali). En 1876, il prit possession des mines d'or de Buré, et en 1878, son emprise sur les régions conquises était suffisamment forte pour qu'il puisse se déclarer faama (chef militaire) d'un nouvel empire wassoulou, dont il prit pour capitale Bissandougou[1].

Il conquit également Kankan, un centre commercial clef des Dioulas et centre de l'empire Baté, et plusieurs régions de ce qui constitue aujourd'hui la Sierra Leone, la Guinée et le nord de la Côte d'Ivoire[1] (dont le royaume malinké de Kabadougou).

De 1880 à sa mort, Samory dut affronter l'armée coloniale française, qu'il combattit à plusieurs reprises, remportant une victoire notable lors de la bataille de Woyo-Wayankô, le 2 avril 1882[1].

Cependant, Samory dut se résoudre à céder progressivement son territoire aux français, entre 1886 et 1889. La défaite de l'armée de Babemba Traoré, lui aussi résistant contre l'armée coloniale, lors de la chute de Sikasso, conduisit les français à concentrer leurs forces contre celles de Samory. Le 29 septembre 1898, il fut capturé par le commandant Gouraud et exilé au Gabon[1]. Cette date marque la fin de l'empire wassoulou.

Traduction[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Khalil Ibrahima Fofana, L'Almami Samori Touré. Empereur : Récit historique, Paris, Dakar, Présence Africaine,‎ 1998, 133 p. (ISBN 2708706780, lien notice BnF?, lire en ligne)