Empire galactique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’Empire galactique est un concept de la science-fiction apparu en 1942 dans Fondation d'Isaac Asimov.

L'Empire galactique selon Asimov[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire galactique (Asimov).

À l'époque des débuts d'Asimov, on conçoit l'univers de la science-fiction à peu près à l'image du monde actuel : une nébuleuse d'États indépendants, souvent en conflit, parfois menacés par une entité maléfique mais qui sera vaincue avant de pouvoir englober l'Univers.

Dans ce décor atomisé, la Terre occupe le plus souvent la place du « gentil », parfois en intervenant dans les affaires de diverses planètes, mais jamais en y établissant un pouvoir durable. C'est par exemple le cas de Buck Rogers, en 1929, faisant face à l'Empire draconien au nom d'une Terre meurtrie, qui ne demande que la paix. Souvent, les humains sont les « gentils » face à une race extraterrestre cruelle et laide, taillée pour le rôle de « méchants », comme dans La légion de l'espace de Jack Williamson, en 1934.

Isaac Asimov bouleverse ce paradigme avec trois innovations majeures :

  • Sa galaxie ne compte que des humains. Il croit en effet que l'utilisation d'extraterrestres par l'auteur est une solution de facilité, bien moins riche de possibilités que l'exploration de la pensée humaine.
  • La Terre y est insignifiante. Bien que plusieurs romans s'y déroulent, c'est une périphérie de l'espace humain, inhabitable et oubliée dans le Cycle de Fondation.
  • En 1942, il abandonne l'idée de fédéralisme, telle que dans Tyrann, et y substitue un pouvoir central puissant, celui de Trantor.

Ce cadre renouvelé permet de sortir des dichotomies « Terre/extra-terrestres » et « Terre/dictatures ». L'Empire n'est pas la Terre, il n'y a donc pas identification du lecteur (que l'on suppose démocrate et humaniste) : le premier peut ainsi avoir une tendance tyrannique sans que cela choque ni dégoûte le second. Asimov ne cache pas les brutalités de son Empire, mais les présente comme inévitables dans la logique de l'Histoire (il le dit dans Cailloux dans le ciel : même si Trantor était conquis par des rebelles, ils deviendraient despotes[1]). Quant à l'Humanité, sans le repoussoir des races étrangères, on la découvre telle qu'elle est, selon l'auteur : incorrigible, désespérément engluée dans ses querelles, incapable de se prendre en main à grande échelle.

Asimov suit également une logique historique maintes fois vérifiée (par l'Empire romain, par le Premier Empire, par le Second Empire) en plaçant son Empire galactique, d'emblée, sous le signe de la décadence : seul un Empire peut en effet déchoir, une République est assassinée avant (ce que Victor Hugo n'aurait pas renié).

L'organisation de l'Empire d'Asimov est très hiérarchisée, et pas du tout concentrique, tel que l'est celui de Star Wars, par exemple. Ainsi, l'Empire de Trantor est divisé en Quadrants, ceux-ci étant composés de Secteurs, organisés en Régions, subdivisés en Provinces, réparties en Préfectures elles-mêmes comprenant une dernière circonscription, la Sous-Préfecture.

Autres Empires galactiques[modifier | modifier le code]

Empire galactique (jeu de rôle)[modifier | modifier le code]

Empire Galactique est un jeu de rôle français de science-fiction des années 80.

Imperium[modifier | modifier le code]

L'Imperium est l'empire de l'humanité dans l'univers de fiction de Warhammer 40,000. Bien que ne contrôlant pas toute la galaxie au sens propre, c'est une vaste entité politique dirigeant la plupart des mondes humains d'un bout à l'autre de celle-ci.

Empire galactique (Star Wars)[modifier | modifier le code]

Se plaçant dans une optique de « bien contre mal », George Lucas fait de ses héros des champions de la liberté à l'image des patriotes de 1776 aux États-Unis[réf. nécessaire]. Son Empire du film Star Wars est donc un régime dictatorial qui menace les libertés des peuples de la République galactique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La puissance continuera d'être entre les mains des mondes nantis et nous n'avons pas, nous, les ressources nécessaires. Les Terriens règneront peut-être à Trantor pendant une génération mais leurs enfants deviendront des Trantoriens et, à leur tour, ils considèreront avec mépris les hommes de la Terre. » (le Dr. Shekt, p.178).