Empire: Total War

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Empire: Total War
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Éditeur Sega
Feral Interactive (Mac)
Développeur The Creative Assembly
Distributeur Sega (DVD)
Steam (téléchargement)
Concepteur James Russell
Musique Richard Beddow

Début du projet 2007
Date de sortie Drapeau : Europe 3 mars 2009
Drapeau : États-Unis 4 mars 2009
Licence Total War
Version 1.6
Genre Stratégie en temps réel
Stratégie au tour par tour
Mode de jeu Jeu solo, multijoueur
Plate-forme Microsoft Windows
Mac OS X
Média DVD, téléchargement
Langue Multilingue
Contrôle Clavier, souris

Évaluation PEGI : 16+
Moteur Warscape
Configuration minimum - PC
Processeur 2,4 GHz Single Core Intel ou un processeur AMD équivalent
Mémoire vive 1 Go (Windows XP), 2 Go (Vista)
Carte graphique 256 Mo
Espace disque 15 Go

Empire: Total War (abréviation E:TW) est un jeu vidéo s'inscrivant dans le genre stratégique développé par Creative Assembly et publié par Sega. Sorti le 4 mars 2009 sur PC, il est le cinquième opus de la série Total War. Le jeu est sorti sur Mac OSX le 18 septembre 2012.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Empire: Total War porte sur le XVIIIe siècle. Le jeu mêle stratégie au tour-par-tour, à la manière des jeux de guerre, et combats en temps réel, à la manière d'un jeu de stratégie en temps réel. Avec une nouvelle stratégie due à l'époque jouée, des batailles navales apparaissent, les sièges des châteaux n'ont pas beaucoup d'importance vu que les armées stationnent la plupart du temps en dehors des villes. Des révolutions et des rébellions ont lieu, ce qui provoque des troubles internes dans le pays concerné. L'impôt peut être payé seulement par des classes sociales comme les nobles, ou le peuple.

La généralisation du feu dans les armées rend par conséquent les unités de mêlée obsolètes et inutiles si mal utilisées (en effet, il ne s'agit plus de charger de front pour l'emporter, une volée massive à courte portée étant dévastatrice pour le moral et les rangs). Cependant, les charges de cavalerie, si elles interviennent à des moments opportuns, peuvent bouleverser une bataille, et décider d'une victoire. L'artillerie bénéficie également d'une importance accrue sur le champ de bataille, cette dernière pouvant affaiblir l'ennemi pendant sa progression vers les lignes, ou encore le forcer à quitter une position défensive abondamment pilonnée afin d'engager le combat.

Nous noterons également l'apparition d'un nouveau système de recherche technologique. En effet, il est désormais possible pour le joueur de développer des technologies organisées en trois principales branches (militaire, industriel et philosophique), elles-mêmes subdivisées en sous-domaines. La chose s'effectue grâce à la construction de collèges, qu'investissent des gentilshommes (allant de Newton à Kant) afin d'y accélérer les recherches. L'avancée technologique donne véritablement un avantage dans les batailles, surtout quand elle octroie l'habilité relative au feu par rang qui triple la puissance de feu, ou encore celle relative aux baïonnettes, sans compter celles améliorant de façon notable les munitions d'artillerie.

Nous noterons également la disparition de la faction rebelle, présente dans tous les Total War. En effet, à présent, les différents territoires sont occupés par des nations majeures ou mineures.

Factions jouables
Nom
Cherokees
Empire d'Autriche (composant du Saint-Empire romain germanique)
États-Unis d'Amérique (La route vers l'Indépendance)
Empire Marathe
Empire ottoman
Empire russe
Indiens des plaines
Nations indiennes des Amériques (Le sentier de la guerre)
Provinces-Unies
Pueblos
Royaume d'Espagne
Royaume de France
Royaume de Prusse
Royaume de Suède
Royaume-Uni
Treize Colonies (La route vers l'Indépendance)
Union de Pologne-Lituanie

Le reste de la carte est composée de factions non-jouables, certaines étant présentes dès le début de la campagne, d'autres apparaissant ultérieurement suite à une révolution. À noter que même détruite, toute faction peut réapparaître sur la carte grâce à une révolution mais la destruction de la faction du joueur reste synonyme de défaite.

Factions non-jouables
Nom
Chevaliers de Saint-Jean Confédération huronne
Confédération iroquoise
Daguestan
Duché de Bavière
Duché de Savoie
Duché de Saxe
Duché de Westphalie
Duché de Wurtemberg
Empire moghol
Empire perse
Etats Barbaresques
États italiens
Khanat de Crimée
Kurzeme
Louisiane
Mysore
Nation Inuit
Nouvelle-Espagne
Principauté de Hanovre
Royaume de Danemark
République de Gênes
Royaume de Géorgie
Royaume du Portugal
République de Venise
Sultanat du Maroc

Au cours du jeu, suite à des soulèvements nationaux, de nouvelles nations apparaissent


Champ de bataille[modifier | modifier le code]

Empire: Total War comporte des batailles terrestres en temps réel comme les autres Total War, mais surtout des batailles navales en 3D, un nouveau gameplay de la série jusque là encore jamais exploitée. Quelques nouveautés :

  • La mise à feu des canons et des mousquets est rendue plus réaliste.
  • La musique transforme à sa manière le champ de bataille avec des tambours et des trompettes.
  • Les armes peuvent être enrayées et avoir des ratés, la pluie peut mouiller la poudre et donc compliquer la mise à feu.
  • De nouvelles animations (les soldats peuvent donner des coups de crosse à l'aide de leur fusil avant d'achever leurs ennemis à la baïonnette) qui rendent les mêlées bien plus réalistes.
  • Les combats ont été réalisés à l'aide de la capture de mouvement, ce qui les rend beaucoup plus réalistes et agréables à regarder.
  • Il y a une nouvelle évolution du moteur graphique.

Carte de campagne[modifier | modifier le code]

La "Carte de Campagne" est une des marques de fabrique de la série Total War. Elle prend la forme d'une carte en 3D couvrant une partie du monde, reprenant ainsi le principe des wargames. Le joueur peut y recruter des troupes, construire des bâtiments et créer un empire, le but du jeu étant de conquérir un maximum de territoires (dont une partie obligatoire) en usant de diplomatie ou de force militaire. Lorsque deux armées ou flottes ennemies se rencontrent, le joueur a la possibilité d'aller sur le champ de bataille pour diriger ses troupes en temps réel (cf. la partie "champ de bataille).

L'intelligence artificielle de la diplomatie et de la tactique militaire a été largement revue par les programmeurs. En effet, l'IA ne se contentera plus d'avancer en ligne vers la position du joueur, mais usera de diversions en envoyant par exemple un détachement vers un des flancs, pour ensuite lancer sa force principale sur l'autre flanc, tout en maintenant une force réduite mais étirée au centre afin de créer une illusion de solidité.

Certains bâtiments sont stationnés en dehors des capitales, comme les mines, les ports ou les fermes. Ces derniers pouvant bien sûr être capturés par l'ennemi. Lorsqu'une autre armée vient à attaquer celle-ci, le combat se déclenche au sein de la ville, le défenseur se retranchant au sein de cette dernière. Pour simuler au mieux les combats de rue qui apparaissaient à l'époque, les développeurs ont modélisé des bâtiments (fermes, mairie…) permettant au joueur d'y positionnant un ou deux régiments qui harcèleront toute unité ennemie parvenant à portée de leurs mousquets, tout en se protégeant du feu ennemi. Notons cependant que des troupes stationnées dans un bâtiment demeurent des cibles de choix pour une artillerie massive, car grandes, massives et immobiles.

  • La carte est divisée en plusieurs zones, une par continent (Europe, Amérique du Nord, et Inde que l'on pourra faire défiler entre eux via un système de flèches sous la mini-carte). Des points de commerce maritime importants (Indonésie, Brésil, Côte d'Ivoire, canal du Mozambique) permettent de créer des routes commerciales grâce à des comptoirs, et donc de gagner de l'argent. Les denrées exotiques obtenues de ces comptoirs permettent en effet d'enrichir la nation qui en fait le commerce, mais le jeu prend en compte le mécanisme de l'offre et de la demande, empêchant ainsi un enrichissement proportionnel au nombre de comptoirs occupés. Au bout d'un certain volume, le produit en question rapporte de moins en moins au joueur.
  • Il y a trois nouveaux types de gouvernements qui peuvent être destitués lors de révolutions : monarchie absolue, république et monarchie constitutionnelle. Lors d'une révolution, le joueur a le choix entre le camp des loyalistes, et celui des révolutionnaires. Si la révolution est provoquée par la noblesse, le régime instauré en cas de victoire de la révolution sera une monarchie absolue. Si le "bas-peuple" en est à l'origine, ce sera une république.
  • Chaque régime politique a ses caractéristiques : la monarchie absolue permet de fidéliser la noblesse, mais le développement technologique et économique demeure faible. Le roi peut cependant licencier et remplacer ses ministres avec pour seule limite le nombre de candidats (limités à 5, avec un nouveau par tour). La république profite à la classe moyenne, d'où une prospérité accrue et un développement technologique rapide. Le président a cependant peu de pouvoir, ne pouvant limoger qu'un ministre à la fois et ayant des élections à remporter chaque 10 tours. La monarchie constitutionnelle demeure un compromis entre les deux.
  • Il y a 5 à 7 ministres : Diplomatie, Finance, Justice, Guerre et Marine (éventuellement les ministres des Amériques et des Indes pour les factions européennes, et celui d'Europe pour l'empire Marathe et les États-Unis)
  • Il y a des élections pour les républiques et les monarchies constitutionnelles.
  • Il y a 2 sortes de taxes : une pour les classes inférieures et une autre pour les classes moyennes. Si l'écart entre les deux taxes est trop important, il y a une révolution déclenchée par la classe surtaxée.
  • Il n'y a pas qu'une ville par région, mais plusieurs petites ou moyennes villes dispersées autour d'une capitale.
  • Le joueur peut construire librement des forts fixes permanents pour protéger son territoire, bien qu'il doive prendre garde à ce que l'ennemi ne les retourne pas contre lui.
  • Nous noterons également la disparition de la faction rebelle, présente jusqu'ici dans tous les Total War. En effet, à présent, les différents territoires sont occupés soit par les nations majeures, soit par les factions mineures, soit par des rebelles nationalistes, politiquement inactifs et hostiles à tous.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]