Emmanuel d'Orléans

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Emmanuel d’Orléans

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Le « duc de Vendôme ».

Biographie
Titulature Prince d’Orléans, « duc de Vendôme »
Premier prince du sang royal de France
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d’Orléans
Naissance 18 janvier 1872
Obernais (Italie)
Décès 1er février 1931 (à 59 ans)
Cannes (France)
Sépulture Nécropole royale de Dreux
Père Ferdinand d’Orléans, duc d’Alençon
Mère Sophie-Charlotte en Bavière
Conjoint Henriette de Belgique
Enfants Marie-Louise (en)
Sophie
Geneviève
Charles-Philippe, « duc de Nemours »
Religion Catholicisme romain

Le prince Philippe Emmanuel Maximilien Marie Eudes d’Orléans, « duc de Vendôme », plus tard « premier prince du sang royal de France » pour les orléanistes, né le 18 janvier 1872 à Obernais, en Italie, mort le 1er février 1931 à Cannes, en France, est un membre de la famille royale belge, apparenté à la maison d’Orléans.

Famille[modifier | modifier le code]

Le « duc de Vendôme » est le fils du prince français Ferdinand d’Orléans (1844-1910), duc d’Alençon, et de son épouse la duchesse Sophie-Charlotte en Bavière (1847-1997)[1], sœur de l’impératrice Élisabeth d’Autriche, dite « Sissi », et de la reine Marie des Deux-Siciles, l’héroïne de Gaëte.

Le 12 février 1896, le prince Emmanuel épouse à Bruxelles la princesse Henriette de Belgique (1870-1948)[2], fille du prince Philippe de Belgique, comte de Flandre, et de son épouse la princesse Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, ce qui fait du « duc de Vendôme » le beau-frère d’Albert Ier de Belgique. De même, Emmanuel et Henriette partagent des ancêtres communs : ils sont tout deux arrière-petits-enfants de Louis-Philippe et de la princesse Marie-Amélie de Naples et de Sicile, l’une par Louise-Marie d’Orléans, l’autre par le duc de Nemours.

De l’union du « duc » et de la « duchesse de Vendôme » naissent quatre enfants[3] :

  • la princesse Marie-Louise d’Orléans (en) (1896–1973), qui épouse en 1916 le prince Philippe des Deux-Siciles (en) (1845-1949), fils du comte de Caserte, prétendant aux trônes siciliens ; ils divorcent en 1925. Ils ont eu un fils :
    • Gaëtan de Bourbon-Deux-Siciles (1917-1984), marié à Olivia Yarrow, 2 enfants :
      • Adrien de Bourbon-Deux-Siciles (1948), marié à Linda Rose Idensohn, 2 enfants :
        • Philippe de Bourbon-Deux-Siciles (1977) ;
        • Michelle (1979) épouse de John Moss Gibbons avec qui elle a eu 2 filles (Emma, Sophie) ;
    • Grégoire de Bourbon-Deux-Siciles (1950), marié à Maureen Poweel (divorcé), remarié à Carrie Ann Thornley, 2 enfants :
      • Christian de Bourbon-Deux-Siciles (1974), marié à Brigitte Dick ;
      • Raymond de Bourbon-Deux-Siciles (1978) ;
  • la princesse Sophie d’Orléans (1898-1928), qui meurt célibataire ;
  • la princesse Geneviève d’Orléans (1901-1983), qui se marie au marquis Antoine de Chaponay-Morance (1893-1956). Ils ont eu deux enfants :
    • Pierre-Emmanuel (1925-1943) mort au service de la France en mer dans le golfe du Mexique ;
    • Henryanne (1926), qui reste célibataire ;
  • le prince Charles-Philippe d’Orléans (1905-1970), « duc de Nemours », qui épouse Marguerite Watson (1899-1993) et meurt sans descendance.

Avant d’épouser une princesse de Belgique, le « duc de Vendôme » aurait épousé secrètement, en 1891, Louise de Maillé de la Tour Landry (1873-1893), morte peu après avoir donné le jour à un fils prénommé Philippe (1893-1955), qui épouse, en 1928, Elisabeth Mirou Mah Nedjid Khanuhii[réf. à confirmer][4].

Titulature[modifier | modifier le code]

  • 18 janvier 1872 — 28 mars 1936 : Son Altesse royale le « duc de Vendôme »
  • 28 mars 1936 — 1er février 1931 : Son Altesse royale le « duc de Vendôme », « premier prince du sang royal de France »

Issu de la maison d’Orléans par son père le duc d’Alençon, Emmanuel d’Orléans est un prince d’Orléans né, qui jouit du prédicat d’altesse royale ; il est titré par le comte de Paris « duc de Vendôme »[2].

Après la mort du « duc d’Orléans » en 1926, qui cause l’extinction de la branche aînée de la famille, le rameau issu du duc de Nemours, fils de Louis-Philippe, devient la première branche cadette de la « maison royale de France », c’est-à-dire, de la maison d’Orléans. Le « duc de Vendôme » étant le chef de cette lignée, il est à partir du début des prétentions du « duc de Guise », le « premier prince du sang royal de France ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]