Emmanuel Ludot

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Emmanuel Ludot est un avocat français, membre du barreau de Reims. Spécialisé dans le contentieux, les affaires qu'il gère sont fréquemment médiatisées.

Affaires criminelles[modifier | modifier le code]

En 1992, il défend la partie civile dans une affaire de meurtre opposant des communautés de Reims, l'accusé étant acquitté[1].

En 2004, il est membre du comité de soutien et défend Saddam Hussein[2] (il porte plainte et gagne contre Guy Carlier pour diffamation à ce sujet[3]). Il est écarté de la défense de l'ancien président irakien le 19 octobre 2005[4].

En 2009, il défend Youssouf Fofana[5].

Contentieux[modifier | modifier le code]

D'après 20 minutes, Emmanuel Ludot est un « spécialiste du vice de forme », défendant fréquemment des victimes d'erreur médicale[6].

En 2001, il défend une caissière qui attaque Carrefour pour discrimination, sa cliente affirmant que sa hiérarchie lui a fait subir des pressions pour qu'elle retire son hijab[7].

En 2002, il fait condamner le Front national et Jean-Marie Le Pen pour atteinte à la vie privée, pour une affiche montrant son client, dans une manifestation contre le président du Front national, accompagné d'un enfant et titrée « un enfant otage de la haine »[8].

La même année, il fait condamner l'État allemand à payer des arriérés de salaires à un homme réquisitionné par le Service du travail obligatoire[9].

En 2005, il fait condamner un gynécologue pour la naissance d'un enfant trisomique, ceci en dépit de la loi Perruche.

En 2006, il a pour client un homme condamné pour « conduite dans un état alcoolique » qui assigne les Brasseries Kronenbourg en justice[4].

La même année, il assiste une association de défense des enfants autistes qui porte plainte contre X, visant les pouvoirs publics et la politique menée à l'égard de ces personnes, pour discrimination. Une information judiciaire est ouverte en 2007[10].

En 2008, il défend une femme attaquant Quick pour « manquement au devoir de sécurité », après son hospitalisation suite à une chute causée par une frite sur le sol du restaurant[11]. Le 28 octobre de la même année, sa cliente est déboutée et fait appel[12],[13].

La même année, il assiste une femme portant un recours contre la Banque alimentaire, sa cliente demandant un « droit opposable à l'alimentation »[14].

En 2009, il assiste certaines parties civiles du procès AZF[15]. Trois ans plus tôt, en 2006, il avait défendu et obtenu une peine rentrant dans le cadre de l'amnistie pour neuf militants qui avaient occupé le château de Thierry Desmarest, PDG de Total[16].

Fin 2011, un de ses confrères l'accuse d'avoir aggravé la situation d'un de ses clients suite à la médiatisation de son dossier[17].

En janvier 2012, il défend un retraité ayant trouvé une lame de cutter dans une boîte de conserve William Saurin[18].

Le même mois, il défend une association de fans de Michael Jackson qui attaque pour « préjudice affectif » l'ancien médecin du chanteur, Conrad Murray (en), alors que ce dernier vient d'être condamné pour homicide involontaire[19].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Les Pensions alimentaires : Guide pratique des démarches et des solutions, avec la collab. de Pascale et Gérard Clavreuil, MA éd., coll. « Guides-conseils », Paris, 119 p. (ISBN 2-86676-472-2)
  • 2004 : Saddam Hussein présumé coupable, Carnot, Chatou, 155 p. (ISBN 2-84855-093-7)
  • 2007 : La Justice malade du cancer, Dualpha, coll. « Politiquement incorrect », Coulommiers, 186 p. (ISBN 978-2-35374-013-0)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Révolte après le verdict de Reims », L'Humanité, 16 novembre 1992.
  2. « Chat : Défendre Saddam Hussein », sur LeMonde.fr, 7 juillet 2004.
  3. « Avocat diffamé : Carlier condamné », Le Nouvel Observateur, 24 juin 2008.
  4. a et b « Emmanuel Ludot ou le vice de forme dans la peau », sur 20minutes.fr, 18 avril 2006.
  5. Yves Thréard, « Huis clos pour une tragédie antisémite », dans Le Figaro, 29 avril 2009.
  6. « Emmanuel Ludot ou le vice de forme dans la peau », 20 minutes, 18 avril 2006
  7. Jean-Michel Décugis, « À Reims, une caissière portant le foulard attaque l'entreprise pour discrimination », Le Point, 2 novembre 2001.
  8. Tribunal de grande instance de Paris, Ordonnance de référé du 3 mai 2002, Wilfried W. / Front National
  9. Agnès Gaudichon, « Roland Bucheron touchera peut être 95 000 euros », La République de Seine-et-Marne, 11 février 2002.
  10. « Une information judiciaire ouverte pour "discrimination" », sur TF1.fr d'après agences, 27 juillet 2007.
  11. Jérôme Bouin, « Elle glisse sur une frite et attaque le fast-food », sur LeFigaro.fr, 11 janvier 2008.
  12. Corentin Kerhuel, « Une frite au tribunal de grande instance de Reims », sur Legavox, 16 décembre 2008.
  13. « Chute sur une frite : la plaignante déboutée », France Info, 16 décembre 2008.
  14. « Vers la reconnaissance d'un droit opposable à l'alimentation ? », sur TF1.fr, 28 mai 2008.
  15. Sabine Bernède, « Procès AZF : les premières passes d'armes », sur le blog Procès AZF de La Dépêche, 25 février 2009.
  16. « Amnistie pour les neuf militants qui avaient squatté le château du PDG de Total dans l'Yonne », AP, 4 mai 2006.
  17. « REIMS / Une plaidoirie qui fait réagir Coups de marteau : ça cogne entre avocats », L'Ardennais
  18. Claire Chantry, « Une lame de cutter dans une conserve : William Saurin gère la crise », leparisien.fr, 3 janvier 2012
  19. Jean-Frédéric Tronche, « EXCLUSIF. Le texte de l'assignation du Dr Murray en France  », Le Nouvel Observateur, 4 janvier 2012

Lien externe[modifier | modifier le code]