Emma Boynet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Emma Adèle Véronique Boynet, née le 12 octobre 1891 à Paris, morte en 1974 à Dijon est une pianiste française de renommée internationale.

Biographie et carrière artistique[modifier | modifier le code]

Enfant, sa mère musicienne lui faisait donner des leçons de piano par une amie. Le maître Cesare Galeotti, frappé par sa précoce fermeté technique et sa vive compréhension, la présente à son ami Isidor Philipp, professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Elle est admise dans la classe du maitre et en ressort premier prix de piano en 1910 à l’âge de 19 ans. En 1913, elle a aussi pour maitre et ami Marcel Samuel-Rousseau.

1915, pendant la Première Guerre mondiale, toujours au conservatoire de Paris, elle est dans la classe d’Henri Dallier, où elle obtient un premier prix d’harmonie. En 1919, son exécution de La ballade de Gabriel Fauré aux concerts Pasdeloup la classe parmi les meilleures interprètes.

Elle enchaîne les succès chez Lamoureux, à la société des concerts, à l’orchestre symphonique, aux concerts Colonne. Virtuose, son jeu attire les connaisseurs et lui vaut d’excellentes critiques. Elle parcourt aux travers de grands concerts le Maroc, la Suisse, la Belgique, la Hollande, l’Espagne où elle rencontre Manuel de Falla. Son pied-à-terre est toujours Paris où elle habite un appartement 63, boulevard Pereire, dans le 17e.

En 1931, elle est le témoin au mariage de son amie Madeleine Louise Jeannest, dessinatrice de mode, avec le peintre Georges Gimel, au Vésinet.

En 1934, elle revient d’une tournée de concerts aux États-Unis. Elle y illustre les conférences que fait son maître Isidor Philipp, enregistrées et diffusées à la Radio City de New York. Elle enregistre des disques à la Victor Company. En 1935, elle participe à Boston aux fêtes musicales organisées par le Boston Symphony, pour célébrer le centenaire de la naissance de Camille Saint Saëns. Elle est la pianiste favorite de Serge Koussevitzky, chef d’orchestre de Boston Symphony, qui l’engage pour de nombreux concerts. Elle joue aussi en soliste au New York Philharmonique.

Elle enchaîne les concerts, jouant Claude Debussy, Maurice Ravel, Camille Saint-Saëns, Vincent d'Indy, César Franck, Charles Kullman, Gabriel Fauré, etc. Elle joue aussi avec d’autres chefs d’orchestres tel Charles Munch qui succède à Serge Koussevitzky au Boston symphony, tel Leopold Stokowski.

Elle est renommée pour ses interprétations de Gabriel Fauré. Elle reste toujours professionnellement liée à Isidor Philipp. Elle est aussi associée avec le pianiste et compositeur suisse Rudolph Ganz.

Elle cesse de jouer en constatant l'imperfection venue avec la vieillesse.

< réf > Archives familiales Recoura, Warmé. < réf > Journal Gil Blas les concours du conservatoire : le 9 juillet 1910. < réf > Journal Boston Evening article de Moses Smith, 1936. < réf > Journal New York Times article de Olin Downes, 1938. < réf > Journal Chicago Tribune article de Edward Barry, 1939. < réf > Journaux non localisés : articles de Omer Singelee et de Madeleine Portier.