Emirau

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Emirau
Emira
Vue satellitaire (Landsat) de l'île
Vue satellitaire (Landsat) de l'île
Géographie
Pays Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée Papouasie-Nouvelle-Guinée
Archipel Îles Mussau
archipel Bismarck
Coordonnées 1° 38′ 30″ S 149° 58′ 30″ E / -1.64167, 149.9751° 38′ 30″ S 149° 58′ 30″ E / -1.64167, 149.975  
Administration
Région Îles
Province Nouvelle-Irlande
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Papouasie-Nouvelle-Guinée (relief)

(Voir situation sur carte : Papouasie-Nouvelle-Guinée (relief))
Emirau
Emirau

Emirau, aussi connue sous le nom d'Emira est une île papouasienne de l'archipel Bismarck appartenant au groupes des Îles Mussau. Elle est administrativement rattachée à la province de Nouvelle-Irlande. La parler local est un dialecte de la langue de Mussau-Emira

L'île fut reconnue pour la première fois par l'explorateur William Dampier en 1699 qui la nomma Squally Island[1]. Emirau faisait partie de la Nouvelle-Guinée allemande avant la Première Guerre mondiale, les colonisateurs y avaient installé une plantation[1]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'Orion, le Komet et le Kulmerland, trois navires allemands opérant dans le Pacifique et visant les intérets de l'Empire britannique y déposèrent 675 prisonniers faits lors des attaques allemandes sur Nauru ainsi qu'à l'occasion d'attaques antérieures dans le Pacifique. Ces rescapés furent ensuite rapatriés en Australie[2].

Le 12 mars 1944, le commandement allié décida de s'emparer de l'île afin de poursuivre sa stratégie visant à neutraliser l'importante base militaire japonaise de Rabaul. L'île fut occupée le 20 mars par le 4eme régiment des Marines, l'USS Anthony (DD-515) assurant une couverture. Le corps expéditionnaire tomba sur un groupe de sept missionnaires adventistes du septième jour et ne rencontra pas de résistance, aucun japonais ne se trouvant sur place[1].

Une piste d'atterrissage ainsi qu'un dépôt de stockage furent construits par les américains ainsi qu'un cimetière militaire qui fut démantelé à la fin de la guerre[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) pacificwrecks.com, Emirau
  2. (en) Jackson et David Stevens (éditeur), Maritime Power in the 20th Century: The Australian Experience,‎ 1998 (lire en ligne), « Forcing force development: the impact of the German raiders on New Zealand's maritime defences », p. 95