Émile Cottin

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Émile Cottin vers 1919
Émile Cottin après 1923

Louis Émile Cottin (Creil, - Province de Saragosse, ) est un militant anarchiste français auteur d'un attentat contre Georges Clemenceau et mort sur le front d'Aragon pendant la révolution sociale espagnole de 1936.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origines modestes, Émile Cottin est menuisier ébéniste de profession.

Le , à 8h30, Émile Cottin fait feu à neuf reprises sur l'automobile de Georges Clemenceau, alors Président du Conseil. Celui-ci sera atteint par trois projectiles, sans être blessé mortellement. « Milou » (de son sobriquet) est arrêté par des passants et menacé d'être lynché : il est remis aux autorités.

« Je suis anarchiste, c’est-à-dire antiautoritaire, anticléricaliste, antimilitariste et antiparlementaire » déclara Cottin lors de son procès..

Le , Émile Cottin est condamné à la peine capitale par le 3e conseil de guerre de Paris. Quarante-deux jours après son incarcération à Melun, alors que le journal Le Libertaire fait une campagne véhémente de soutien à Émile Cottin au motif que l'assassin de Jean Jaurès venait d'être acquitté, Georges Clemenceau intervient en faveur de son agresseur auprès du Président de la République : Raymond Poincaré réduira la peine d'Émile Cottin à dix ans de réclusion et vingt ans d'interdiction de séjour[1].

Le , il est libéré « déficient à l’extrême » et astreint à résider à Haucourt (Oise) où l’anarchiste Casteu l’héberge.

En juillet 1936, pendant la guerre d'Espagne, il s'engage comme mitrailleur au groupe international dans la Colonne Durruti et tombe, en octobre, sur le front d'Aragon, près de Pina de Ebro.

Citation[modifier | modifier le code]

« Je ne comprends pas la société actuelle... Elle est autoritaire et n'engendre qu'une foule de malheurs. Cette autorité a toujours été un épouvantail entre les mains des gouvernants au détriment de la masse. Je tiens tous les gouvernements responsables de toutes les guerres ayant eu pour résultat le meurtre de millions d'individus. » - Déclaration à son procès en 1919.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Minart, Clemenceau journaliste (1841-1929). Les combats d'un républicain pour la liberté et la justice, Editions L'Harmattan,‎ 2005

Lien externe[modifier | modifier le code]