Embrun (Hautes-Alpes)

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Embrun

Carte de localisation de Embrun
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Embrun
(chef-lieu)
Code Insee 05046
Code postal 05200
Maire
Mandat en cours
Chantal Eyméoud
2008-2014 (PSLE)
Intercommunalité Communauté des communes de l'Embrunais
Latitude
Longitude
44° 33′ 57″ Nord
         6° 29′ 46″ Est
/ 44.5658333333, 6.49611111111
Altitude 778 m (mini) – 2 800 m (maxi)
Superficie 36,39 km²
Population sans
doubles comptes
6 230 hab.
(2006)
Densité 171 hab./km²

Embrun (en occitan Ambrun) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Embrunais[1].

Embrun vu de la forêt de Boscodon

Sommaire

[modifier] Géographie

Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la vieille cité d'Embrun doit l'origine celte de son nom à sa position, (Ebr : eau et Dun : forteresse, colline).

Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes. C'est la raison pour laquelle on la surnomme à juste titre la « Nice des Alpes », à cause de son climat tempéré. Embrun est aussi entourée de montagnes, de nature préservée - la commune est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins - et de stations de sports d'hiver équipées (Les Orres, Risoul-Vars, Réallon, Crévoux).

Vue panoramique sur Embrun

[modifier] Transport

À mi-chemin entre Gap et Briançon, Embrun est un point de passage obligé pour aller du sud au nord du département.

  • liaisons routières : Traversée par la RN94, la ville s'est vue désengorgée en décembre 2007 avec la mise en service de la déviation qui longe la Durance en contrebas du Roc avant de remonter vers Châteauroux.

[modifier] Histoire

Le blason d'Embrun:
d'azur à la croix d'argent

[modifier] Antiquité

Embrun est la capitale des Caturiges. Les Caturiges, dont le nom signifie « rois du combats », étaient clients des Voconces.

Après la conquête romaine, la ville gallo-romaine placée sur la via Cottia aux abords de l'oppidum d'Eburodunum, qui occupait approximativement la place de l'archevêché et de la cathédrale, devient la capitale de civitas sous le nom d’Ebrodunensium, rattachée à la province romaine des Alpes-Maritimes[2].

Siège d'un évêché fondé par saint Marcellin d'Embrun, originaire d'Afrique du Nord[3], au IVe siècle, archevêché plus tard, lorsque Embrun devint capitale de la province des Alpes-Maritimes, sous Dioclétien.

[modifier] Moyen Âge

L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.

Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés qui, réduites en 1258, étaient encore notables en 1789.

Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie[4].

[modifier] XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles

Elle fut réunie à la France en 1589. La ville est assiégée par le duc Victor-Amédée II de Savoie[5] à partir du 6 août 1692, prise le 16 car à court de munitions[6] et livrée au pillage[7]. On y comptait sept paroisses ; trois ont été supprimées au XVIe, deux au XVIIIe, une au XIXe. La splendide cathédrale demeure sa seule église, mais l'on y voit aussi la chapelle du couvent des Cordeliers du XIIIe siècle, mutilée, mais où de belles fresques ont pu être restaurées ; un couvent de la Visitation ; un collège des jésuites, un hôpital.

Article détaillé : Invasion du Dauphiné en 1692.

[modifier] XIXe siècle

La citadelle fut déclassée en 1872[8]. Les murailles de la ville, qui n’entouraient que le sommet de la cité épiscopale, sont rasées avec l’arrivée du chemin de fer, en 1882[9].

[modifier] XXe siècle

La ville connaît un nouvel essor avec le chantier du barrage de Serre-Ponçon à la fin des années 1950 et à la création du lac. La construction du barrage a nécessité le déblaiement de plus de trente millions de tonnes de matériaux, la déviation de 15 km de voie ferrée et environ 50 km de routes, la construction d'un pont, le déplacement et la reconstruction de deux villages submergés par la retenue d'eau (1 200 millions de m³) : Savines et Ubaye.

[modifier] Économie

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 réélue en 2008[10] Chantal Eymeoud UDF

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[11])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
3850 4273 4575 5214 5793 6152 6230
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame d'Embrun.
  • La maison des Chanonges, un exemple rare d’architecture civile romane (XIIIe siècle), en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion en haut-relief mangeant une chèvre
  • La tour Brune, un donjon carré du XIIe siècle, le seul vestige de la muraille médiévale[12]
  • Le couvent des Cordeliers, siège de l’office de tourisme, dont les chapelles sont ornées de fresques des XVe et XVIe siècles
  • Le jardin de l'Archevêché et la promenade de l'Archevêché, belvédère sur la Durance et les environs d'Embrun
  • Le plan d'eau, alimenté par les eaux de la Durance, à l'entrée du lac de Serre-Ponçon.


[modifier] L'Embrunman

Article détaillé : Embrunman.

Créé en 1984, l'Embrunman est un triathlon longue distance qui se court le 15 août. L'épreuve est réputée être une des plus dure du monde avec 3 800 m de natation dans les eaux froides du lac de Serre-Ponçon[13], 188 km de cyclisme dont le franchissement du col d'Izoard et se termine par un marathon où la dénivelée n'est pas négligeable.

[modifier] Personnalités liées à la commune

Monument à Clovis Hugues, dans le jardin de l'archevêché.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Embrun.

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, 1986, 559 p., p 15
  3. Vincent J.OMalley, Saints of Africa p58, 2001, ISBN087973373X
  4. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0, p 73
  5. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN 2-7449-0139-3, p 243
  6. André Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d’études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (3e édition, 1re édition 1966), ISBN 2-85627-001-8, p 16
  7. Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Briançon, ville forte du Dauphiné, livre + CD-ROM, La Maison d'à-côté et Fortimédia, ISBN 2-930384-15-8, 2006, p 54
  8. Jean Vandenhove. Les Alpes du Sud autrefois. Editions Horvath, Lyon, 1994. ISBN 2-7171-0917-X, p 107
  9. Raymond Collier, op. cit., p 300
  10. Site de la préfecture des Hautes-Alpes, consulté le 9 mai 2008 (fichier au format Excel)
  11. Embrun sur le site de l'Insee
  12. Raymond Collier, op. cit., p 301
  13. Depuis quelques années, cette épreuve se fait dans le plan d'eau d'Embrun et non plus directement dans le lac
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