Elliot Sperling

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Elliot Sperling

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Sperling au Pen America/Free Expression Literature, mai 2014

Naissance 4 janvier 1951 (63 ans)
New York
Langue d'écriture Anglais
Genres Histoire

Elliot Sperling (né le 4 janvier 1951 à New York[1]) est un tibétologue américain, maître de conférences d'études eurasiennes et expert de l'histoire du Tibet et des relations tibéto-chinoises à l'université de l'Indiana.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a obtenu son B.A. à Queens College (1973), sa maîtrise à l'université de l'Indiana (1980) et son doctorat en études sur l'Asie centrale à l'université de l'Indiana (1983)[2].

Elliot Sperling est un historien spécialiste des relations sino-tibétaines[3],[4].

En 1984, le Prix MacArthur lui est attribué[5].

Ses recherches portent sur les relations politiques, religieuses, culturelles et économiques entre le Tibet et la Chine du XIVe au XVIIe siècle, sur le Tibet et la Chine au début du XXe siècle. Il a notamment travaillé sur le statut historique du Tibet comme entité souveraine, apportant un éclairage nouveau sur cette question au cours de la période critique entre la chute de la dynastie Yuan (1368) et l'avènement du 5e dalaï-lama. Sperling utilise des textes chinois et tibétains et a voyagé à Taïwan, en Inde, au Népal et d'autres pays afin d'examiner les textes d'archives écrites en chinois, tibétain, mongol, mandchou, ouïgour, et d'autres langues[5].

Il a été membre du Comité consultatif sur la liberté religieuse à l'étranger du Secrétaire d'État américain de 1996 à 1999, et depuis 1981, il est co-rédacteur en chef du Journal of the Tibet Society[5].

Professeur en études tibétaines dans le Department of Central Eurasian Studies, dont il est président, à l'université de l'Indiana[6], il obtint le même titre à l'université Harvard dans les années 1990[7].

En 2001, il participe à un débat sur le Tibet organisé par le Théâtre du Soleil à La Cartoucherie de Vincennes[8].

En juillet 2014, il se voit refuser un visa en Chine en raison de son soutien à Ilham Tohti[9],[10].

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Notes on the Early History of Gro-tshang Rdo-rje-'change and Its Relations with the Ming Court, Lungta, 2000
  • (en) Tibet, in John Block Friedman and Kristen Mossler Figg, eds., Medieval Trade, Travel, and Explorations: An Encyclopedia, New York, 2000
  • (en) Exile and Dissent: The Historical and Cultural Context, in Elliot Sperling eds., Tibet since 1950: Silence, Prison or Exile, New York, 2000
  • (en) Awe and Submission: A Tibetan Aristocrat at the Court of Qianlong, in International Review of History, vol. 20, 1998
  • (de) « Orientalismus » und Aspekte der gewalte in der tibetischen Tradition, in Thierry Dodin and Heinze Räther, eds., Mythos Tibet, Bonn, 1997
  • (fr) Tibétains, Mongols et Mandchous, in Françoise Pommaret, eds., Lhasa lieu du divin, Genève, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Date de naissance.
  2. (en) Early Ming Policy Toward Tibet: An Examination of the Proposition that the Early Ming Emperors Adopted a "divide and Rule" Policy Toward Tibet
  3. Françoise Robin, Clichés tibétains: Idées reçues sur le Toit du monde, p. 41 : « deux historiens spécialistes des relations sino-tibétaines, Elliot Sperling et Fabienne Jagou ».
  4. (en) Oppression could be the end of the road for Dalai Lama's middle way - World, The Sydney Morning Herald.
  5. a, b et c (en) Elliot Sperling, November 1, 1984, Fondation MacArthur.
  6. Anne Marie Blondeau, Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois ?, p. 463.
  7. (en) Robert Barnett, Resistance and Reform in Tibet, Motilal Banarsidass Publishe, 1996, (ISBN 8120813715), p. 41.
  8. Faut-il vraiment danser avec la Chine ?, Théâtre du Soleil, février 2001.
  9. (en) Edward Wong (en), China Denies Entry to an American Scholar Who Spoke Up for a Uighur Colleague, 7 juillet 2014, The New York Times.
  10. (en) Tania Branigan, US academic barred from China after speaking out over detained scholar, The Guardian, 7 juillet 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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