Elisa (satellite)

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ELISA

Caractéristiques
Organisation DGA/CNES
Domaine Militaire (Elint)
Masse 4×130 kg
Lancement 16 décembre 2011
Lanceur Soyouz
Durée de vie 3 ans prévue
Autres noms Electronic Intelligence Satellite
Orbite Orbite héliosynchrone à 700 km
Site Elisa - CNES.fr

Elisa (Electronic Intelligence Satellite) est une grappe de quatre micro-satellites militaires français d'écoute devant permettre de valider les techniques de détection de radars depuis l'espace. Cette mission développée pour le compte de la DGA utilise quatre satellites de 130 kg reposant sur une plateforme Myriade placés à quelques kilomètres les uns des autres sur une orbite héliosynchrone basse. L'interprétation combinée des mesures des signaux effectuées par satellite permet de localiser et de caractériser les radars.

Objectif[modifier | modifier le code]

L'objectif est de localiser de manière préventive les moyens de défense anti-aériens dont dispose les adversaires potentiels afin de pouvoir les contourner ou les leurrer en cas de conflit. La France est actuellement le seul pays européen à développer une capacité de recueil de Renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) depuis l’espace[1].

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Les quatre satellites ont été placés en orbite depuis le centre spatial guyanais par un lanceur Soyouz, le 16 au 17 décembre 2011[1]. Il est prévu que la DGA exploite durant trois ans les satellites ELISA. Les enseignements tirés de ces démonstrateurs doivent être utilisés pour la mise en œuvre du programme CERES dont l'objectif est la mise en orbite à la fin de la décennie de satellites combinant la capacité de détection des système radars ainsi que celle de localisation et d'écoute des systèmes de télécommunications adverses. Il s'agit de l'aboutissement d'une démarche de recherche entamée il y a 15 ans avec les satellites Cerise et Clémentine poursuivie en 2004 avec le démonstrateur Essaim chargé de mettre au point le recueil de renseignements électromagnétiques dans le domaine des télécommunications[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La France, premier pays européen à se doter d'une capacité d'écoute spatiale  », Le Monde, 18 décembre 2011
  2. La DGA explore un nouveau domaine du renseignement spatial militaire », DGA, 12 décembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]