Elio Toaff

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Elio Toaff

Description de cette image, également commentée ci-après

Elio Toaff (à gauche) et le président émérite de la République Oscar Luigi Scalfaro (décembre 2007)

Nom de naissance Elio Toaff
Naissance 30 avril 1915 (99 ans)
Livourne
Nationalité Drapeau : Italie Italienne
Pays de résidence Italie
Diplôme
Activité principale
Formation
Collegio Rabbinico di Livorno
Conjoint
Lia Luperini
Famille
Un fils, Ariel

Compléments

Grand-rabbin de Rome de 1951 au 8 octobre 2001

Elio Toaff, né à Livourne le 30 avril 1915, est un érudit italien, grand-rabbin de Rome de 1951 à 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elio Toaff naît à Livourne où son père, Alfredo Sabato Toaff, est lui-même rabbin de 1924 à 1963[1]. Après des études au collège rabbinique de Livourne, il étudie le droit à Pise[2] et choisit, malgré l'opposition de son père, de devenir rabbin[3]. Il est le rabbin en chef d'Ancone de 1941 à 1945[4]. L'invasion allemande du nord de l'Italie en 1943 le pousse à participer à la résistance[5]. Après la guerre, il est, de 1946 à 1951, le rabbin en chef de Venise, où il enseigne la langue et la littérature hébraïques à l'université « Ca' Foscari » de Venise[6]. Il est ensuite le grand-rabbin de Rome de 1951 à 2001[4],[7].

Il entretient des rapports amicaux avec Jean-Paul II, qu'il accueillle le 13 avril 1986 dans la Grande synagogue de Rome[8], lors de la première visite de ce dernier dans une synagogue[9], et sera une des deux seules personnes vivantes nommées dans le testament de ce dernier[10].

En 1987 il publie son autobiographie Perfidi giudei, fratelli maggiori (Mondadori, Milano).

Le 8 octobre 2001, à la fin de la prière « Hoshanna Rabba », il annonce sa démission « pour laisser la place aux jeunes ». Riccardo Di Segni lui succède en janvier 2002[11].

Selon Michael Ledeen, Elio Toaff est « dans son personnage public, un homme modeste, sans prétention, attentif à cultiver de bonnes relations de travail avec la classe politique romaine et le vatican ; à titre privé, il est la cheville ouvrière du mouvement juif officieux et le guru de la nouvelle génération de Juifs romains. Au fil du temps, il a transféré l'école juive de l'autre côté du Tibre, dans la zone du vieux ghetto, recruté de jeunes professeurs et incorporé des thématiques extérieures dans la vieille tradition juive romaine »[12].

Elio Toaff est le père de l'historien Ariel Toaff et le frère de l'écrivain et médecin Renzo Toaff.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Alfredo Sabato Toaff », sur Rabbini italiani
  2. (it) Giorgio Dell'Arti et Lorenzo Coraggio, « Elio Toaff », Corriere della Sera,‎ 25 septembre 2014 (lire en ligne)
  3. (en) David Ariel, « After 50 years, chief rabbi of Rome is retiring », Jerussalem Post,‎ 25 novembre 2001
  4. a et b (it) « Elio Toaff », sur Rabbini italiani
  5. (it) Paolo Brogi, « «Io, partigiano, e l’orrore di Sant’Anna». L’ex rabbino capo Toaff: penso spesso ai poveri morti di Stazzema. », Corriere della Sera,‎ 14 avril 2002 (lire en ligne)
  6. (it) Alessandra Tibollo, « Al Museo Ebraico un omaggio al rabbino Toaff », Il Sole 24 Ore,‎ 3 mai 2010 (lire en ligne)
  7. (it) « Rav Toaff, un grande Italiano », Famiglia Cristiana,‎ 5 mai 2010 (lire en ligne)
  8. (en) E.J. Dionne, « Pope Speaks in Rome Synagogue, in the First Such Visit on Record », New York Times,‎ 1986 (lire en ligne)
  9. (en) « Former Rome chief rabbi says Palestinian state needed for Mideast peace », BBC,‎ 12 février 2002
  10. (en) Eric Greenberg, « Roman Rabbi Mentioned in Pope’s Will », Forward,‎ 15 avril 2005 (lire en ligne)
  11. (it) "Intervista al Rabbino Capo di Roma (Riccardo Di Segni)"
  12. (en) Michael Ledeen, « The Italian exception: defeating the anti-Semites », inFocus Quarterly, vol. 8, no 4,‎ 2014 (lire en ligne)

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Perfidi giudei, fratelli maggiori autobiografico, Milano : Mondadori, 1987
  • Essere ebreo, entrevue de Alain Elkann, Bompiani, 1994
  • Il Messia e gli ebrei, avec Alain Elkann, Bompiani, 1998