Elikia M'Bokolo

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Elikia M'Bokolo

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Elikia M’Bokolo en 2010.

Naissance 23 décembre 1944
Kinshasa (RDC)
Champs historien de l'Afrique

Elikia M’Bokolo, né le 23 décembre 1944 à Léopoldville (Kinshasa dans l'actuelle République démocratique du Congo), est un historien congolais, spécialiste de l'histoire sociale, politique et intellectuelle de l'Afrique[1]. Personnalité de premier plan dans son pays[2], il a effectué une partie de son parcours en France. Normalien, agrégé de l'Université, il est directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un médecin de Léopoldville (Kinshasa) au Congo belge, Espérance dit « Elikia » M'Bokolo décide de devenir historien après avoir assisté à un discours du Premier ministre congolais Patrice Lumumba au cours duquel ce dernier avait évoqué l’« histoire des Africains par les Africains ». L'assassinat de Lumumba en janvier 1961 pousse la famille d'Elikia M'Bokolo à fuir le pays. C'est en France qu'elle choisit de s'installer. Elikia M'Bokolo intègre l'École normale supérieure et en sort agrégé d'histoire. Il est, à l'époque, proche des maoïstes.

Elikia M'Bokolo participe à la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance organisée par l'UNESCO à Durban (Afrique du Sud) en septembre 2001. Depuis 1994, il est le producteur de l'émission Mémoire d'un continent, un magazine consacré à l'histoire du continent noir, proposée par Radio France internationale[3]. Il a contribué, avec ce même média, à l'édition d'un coffret de 7 CD d'archives radiophoniques intitulé Afrique. Une histoire sonore 1960-2000 (2001)[4], et d'un coffret de 3 CD intitulé L'Afrique littéraire. 50 ans d'écritures (2008), en collaboration avec Philippe Sainteny[5].

Parcours[modifier | modifier le code]

  • 1971-1975 : professeur d'histoire et géographie en classes préparatoires (Paris)[6].
  • 1975-1976 : chef de travaux à l'EHESS.
  • 1976-1985 : maître-assistant à l'EHESS, directeur du Centre d'études africaines (CEAf) ; professeur invité dans plusieurs universités africaines et nord-américaines ; collaborateur du journal Demain l'Afrique.
  • 1985- : directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales ; enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris, et à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) ; producteur à Radio France internationale (Mémoires d'un continent, émission hebdomadaire d'histoire africaine) ; consultant à l'UNESCO (sur les problèmes de culture, du développement, de la paix et des sciences sociales) ; enseignement et recherche dans de nombreuses universités étrangères (université de Lisbonne en 1999 ; New York University, French Institute, 1998 ; Trinity College, French Studies, Cambridge, 1998 ; CEsA (ISEG) et CEA (ISCTE-IUL), Lisbonne, 1997 ; université de Bangui (2008) ; université de Luanda (2010)).
  • Professeur d'histoire à l'université de Kinshasa.
  • Président du comité scientifique de l'Histoire générale de l'Afrique (UNESCO).

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

  • Msiri, bâtisseur de l'ancien royaume du Katanga (Shaba), éd. Nouvelles Éditions africaines, Paris-Dakar-Abidjan, 1976.
  • Noirs et Blancs en Afrique équatoriale : les sociétés côtières et la pénétration française (vers 1820-1874), Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1981.
  • L’Afrique au XXe siècle : le continent convoité, Éditions du Seuil, Paris, 1985.
  • Moi, l’autre, nous autres : vies zaïroises ordinaires, 1930-1980. Dix récits, éd. Safi–Célat, Québec, 1990.
  • L’Afrique noire. Histoire et civilisation, 2 vol., en collaboration avec Sophie Le Callennec, éd. Hatier, Paris, 1992.
  • L’Afrique entre l’Europe et l’Amérique : la place de l’Afrique dans la rencontre des deux mondes, éd. UNESCO, Paris, 1995.
  • Au cœur de l’ethnie (dir. en collaboration avec Jean-Loup Amselle), éd. La Découverte, Paris, 1999[7].
  • Afrique noire. Histoire et civilisations. Du XXe siècle à nos jours, coéd. Hatier/AUF, Paris, 2004.
  • Médiations africaines. Omar Bongo et les défis diplomatiques d'un continent, éd. L'Archipel, Paris, 2009.
  • Élections démocratiques en RDC. Dynamiques et perspectives, éd. AGB-PNUD, Kinshasa, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. France Culture [1].
  2. « RD Congo. Les 50 personnalités qui comptent. Elikia M'Bokolo, le passeur d'histoire », in Jeune Afrique, nos 2572-2573, du 25 avril au 8 mai 2010, p. 42.
  3. Mémoire d'un continent, RFI [2].
  4. Compte-rendu du Monde diplomatique [3].
  5. Compte-rendu sur Africultures [4].
  6. Source : Université de tous les savoirs.
  7. Compte-rendu par Henri Moniot, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1985, vol. 40, no 6, p. 1407-1408 [5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]