Eli Yishaï

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Eli Yishaï
Eli Yishaï en 2009
Eli Yishaï en 2009
Fonctions
Vice-Premier Ministre
Ministre de l'intérieur
Ministre de l'Industrie, du Commerce et du Travail
Ministre du Bien-être social et du travail
Biographie
Nom de naissance אליהו ישי
Date de naissance 26 décembre 1962 (51 ans)
Lieu de naissance Jérusalem, Israël
Nationalité Israélienne
Parti politique Shass (président)
Entourage Ovadia Yossef, Benyamin Netanyahou
Diplômé de Université hébraïque de Jérusalem
Religion Judaïsme
Affiche électorale d'Eli Yishaï.

Eliyaou (Eli) Yishaï (hébreu : אליהו (אלי) ישי), né le 26 décembre 1962 en Israël, est un homme politique israélien, il est le chef du parti religieux sépharade Shass en Israël. Il a été nommé à la tête du parti après que l'ancien chef Arié Déri a été accusé de corruption. 5e vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur du 1er avril 2009 à mars 2013.

Né à Jérusalem, il est membre du conseil municipal de Jérusalem de 1987 à 1988. D'abord élu à la Knesset en 1996, il est ministre du Travail et des Affaires sociales dans le gouvernement de Netanyahou, et y restera jusqu'en 2000 sous Ehoud Barak. Yishaï est choisi comme chef du parti en 2000 par le Rabbin Ovadia Yossef (ancien Grand Rabbin d'Israël et dirigeant spirituel de Shass) puis devient vice-premier ministre et ministre de l'intérieur dans le gouvernement d'union nationale d'Ariel Sharon en 2001. Aux élections de 2003, Shass ne reçoit que 11 mandats et finit dans l'opposition jusqu'en 2005.

En 2006, Shass obtient 12 sièges, retrouve sa place en tant que troisième parti politique et obtient même plus de voix que le Likoud. Ce succès de Shass aux élections confirme Yishaï en tant que leader du parti et contribue à éclipser l'ombre d'Aryé Deri. Lors des pourparlers des négociations pour la coalition gouvernementale, Yishaï obtient d'Olmert l'exemption de signer la clause soutenant le retrait de Judée-Samarie.

Eli Yishai est marié et père de six enfants. Il habite Jérusalem dans le quartier de Har Nof.

En janvier 2008, il signe un accord qui entérine une mini-révolution sur le plan social en Israël : le régime de cotisation des retraites complémentaires devient obligatoire pour tous les salariés israéliens. Jusqu'à ce jour, Israël ne disposait pas d'un système de retraite complémentaire obligatoire : l'employeur et le salarié cotisaient selon leur bon vouloir. Les salariés bénéficiaient donc d'une pension minimale, versée par la sécurité sociale israélienne.

Désormais l'employeur est obligé d'assurer à son salarié un fonds de retraite complémentaire. Ainsi, arrivé à l'âge de la retraite, ce dernier touchera un revenu équivalent au montant de son salaire.

Cette loi vient combler un retard de 60 ans en matière de protection sociale. Il s'agit d'une véritable démarche historique qui concerne plus d'un million de personnes en Israël et qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2008.

Après la loi de l'assurance maladie devenue obligatoire en 1995, la loi sur les retraites constitue la deuxième grande avancée sociale qu'aura connue l'État d'Israël depuis sa création[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guysen.com - Eli Yishaï :

Liens externes[modifier | modifier le code]