Salvador

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13° 40′ 00″ N 89° 10′ 00″ O / 13.6667, -89.1667

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République du Salvador

República de El Salvador (es)

 (es)

Drapeau
Drapeau du Salvador
Blason
Armoiries du Salvador
alt=Description de l'image El Salvador (orthographic projection).svg.
Devise nationale Dios, Unión, Libertad
(es : Dieu, union, liberté)
Hymne national Hymne national du Salvador
Administration
Forme de l'État République
Président Salvador Sánchez Cerén
Capitale San Salvador
Escudo de San Salvador Reloaded.jpg

13° 42′ N 89° 11′ O / 13.7, -89.183

Géographie
Plus grande ville San Salvador
Superficie totale 20 742 km2
(classé 147e)
Superficie en eau 1,5 %
Fuseau horaire UTC -6
Histoire
Indépendance Espagne
15 septembre 1821
Démographie
Gentilé Salvadorien(ne)
Groupes ethniques Métisses (86 %)[1]
Caucasiens (12 %)[1]
Indigènes (1%)[1]
Population totale (2014) 6 328 196 hab.
(classé 97e)
Densité 305 hab./km2
Économie
PIB (PPA) par hab. 3 831 USD[2]
Monnaie Dollar américain (USD​)
Divers
Code ISO 3166-1 222 / SLV / SV​
Domaine Internet .sv
Indicatif téléphonique +503

Le Salvador, en forme longue la République du Salvador (en espagnol : El Salvador ou República de El Salvador, respectivement), est un pays d'Amérique centrale[3], comptant une population estimée à 6 328 196 habitants en 2014[4]. Avec une superficie totale de 20 742 km²[5], le pays possède la densité de population la plus élevée d'Amérique centrale. Le pays possède également un climat tropical, et borde le nord du Honduras et l'ouest du Guatemala. Son territoire se répartit sur 14 départements et 262 municipalités. San Salvador en est sa capitale, et les villes de Santa Ana et San Miguel en sont les villes les plus importantes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Produit de l’union des provinces de Sonsonate et de San Salvador, le nom officiel « El Salvador » fut donné lors de la première constitution de la république promulguée le 12 juin 1824. Cependant, l’usage de la contraction pour le premier mot (del, du) impliqua que fût écrit « República del Salvador », et ce jusque dans les cartes générales où était indiquées que l’état serait nommé « Estado del Salvador » (art. 7)[6]. Le 7 juin 1915, le nom devient officiellement « El Salvador ». Malgré cette directive, les documents officiels internationaux continuaient à omettre la première partie du nom officiel de la république.

En 1958, un second décret fut signé qui interdit d’omettre le mot « El » lorsque le nom du pays était associé avec « République » ou « État ». Plus qu’un problème de typographie, le pays se réservait ainsi le droit de rendre caduc tout traité où son nom était incorrectement orthographié. D’après l’historien Pedro Escalante Arce, le changement de « San Salvador » à « Estado del Salvador » (État du Salvador) fut opéré pour signifier qu’à partir de la formation de l’État, disparaissaient les provinces de San Salvador et de Sonsonate[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Salvador.

Époque précolombienne[modifier | modifier le code]

L'origine ethnique des habitants salvadoriens peut être retracée depuis la fondation du pays par les Pipils, un peuple nahuatl. Ils appelaient leur territoire Cuzcatlan, un mot d'origine nahuatl[8] signifiant « l'endroit des pierres précieuses », retranscrit en espagnol sous le terme Cuzcatlán[9],[10]. Durant l'époque précolombienne, le territoire était habité par différentes ethnies amérindiennes dont les cultures étaient influencées par celle des mayas, dont les Pipils, qui occupaient les régions centre et ouest du pays, et les Lenca, qui se concentraient principalement à l'est du pays. À l'arrivée des conquistadors espagnols, le royaume de Cuzcatlan était la principale entité politique de la région.

Conquête espagnole et époque coloniale[modifier | modifier le code]

Pedro de Alvarado.

En 1522, cinq navires espagnols naviguent depuis Panama pour explorer les rives de la côte du Pacifique. Le pilote en chef se nommait Andrés Niño, celui qui a nommé le golfe de Fonseca, et une île « Petronila » (Meanguera)[11]. En juin 1524, Pedro de Alvarado traverse le río Paz accompagné de ses troupes espagnoles et prépare ses plans pour la conquête du territoire. Les colons s'établissent dans ce que deviendront beaucoup plus tard les plus grandes villes du pays : San Salvador, érigée en 1525 ; San Miguel, dont la première colonie s'est installée en 1530 ; et la ville de Trinidad (Sonsonate), fondée en 1553. La conquête espagnole a aidé au développement progressif du métissage, de l'évangélisation catholique, de l'enseignement de la langue castillane, et à l'arrivée des esclaves africains[12]. La colonisation de l'Amérique centrale a vu paraître une première étape d'exportation des matières premières : la première matière à être exportée est le cacao dont les grandes extractions ont débuté en 1540[13],[14], puis l'indigo au XVIIe siècle[15].

En 1525, Alvarado retourna à Cuzcatlan et la ville de San Salvador fut fondée au mois d'avril de la même année, dans la même vallée où était située la ville de Cuzcatlan. Mais les Pipils l'attaquèrent en juin 1526 et l'incendièrent, obligeant les Espagnols à s'enfuir. Une nouvelle expédition espagnole, menée par le frère de Pedro de Alvarado - Diego, partit du Guatemala pour refonder la ville de San Salvador (dans la même vallée mais pas à l'endroit exact de la première ville) en 1528 et les Espagnols s'y installèrent définitivement. Une autre expédition partit en 1530 conquérir la principauté de Najochan, à l'est du pays, et la résistance menée par le chef cacique lenca, Lempira, fut vaincue en 1537. Les Espagnols contrôlèrent alors tout ce qui allait devenir le Salvador, mais les attaques sur San Salvador des Pipils de Cuzcatlan, toujours réfugiés dans les montagnes, ne cessèrent qu'en 1539 et la région ne fut entièrement pacifiée qu'en 1540. En 1535, le territoire est intégré à la Nouvelle-Espagne, puis à la Capitainerie générale du Guatemala (ou Royaume de Guatemala) en 1540. Il est lui-même divisé entre la municipalité (ou Intendance) de San Salvador et la municipalité de Sonsonate. Comme dans le reste des colonies espagnoles, une politique d'évangélisation des populations amérindiennes est menée. En 1540, le système d'encomiendas est abandonné et l'esclavage des Indiens aboli. C'est Pedro de Alvarado qui nomme ce territoire « San Salvador » (« le Saint Sauveur » - en référence à Jésus Christ).

Indépendance[modifier | modifier le code]

Le « Premier cri de l'indépendance » d'Amérique centrale est clamé à San Salvador en 1811. La ville connaît plusieurs autres soulèvements les années suivantes mais le Royaume de Guatemala déclare définitivement son indépendance le 15 septembre 1821.

En 1814, les différentes municipalités d'Amérique centrale votent l'annexion de la région à l'Empire mexicain à l'exception de San Salvador. Le temps que des troupes mexicaines viennent soumettre San Salvador à la nouvelle domination, l'Empire s'effondre et les Provinces unies d'Amérique centrale proclament leurs indépendances vis-à-vis de toute domination étrangère en 1823. En 1824, la municipalité de Sonsonate et l'Intendance de San Salvador s'unissent pour former l'État du Salvador, membre de la République fédérale d'Amérique centrale. Le Salvador participe alors activement aux différents combats entre conservateurs et libéraux qui mèneront à la fin de la fédération. En 1841, l'assemblée constituante proclame la séparation du Salvador de la République fédérale et la création de la République indépendante et souveraine du Salvador.

La statue emblématique de Jésus-Christ dans la fosse du globe planétarium fait partie du Monumento al Divino Salvador del Mundo (Monument au Divin Sauveur du monde) sur la Plaza El Salvador, un point de repère situé dans la capitale San Salvador. Il est un symbole qui identifie et représente à la fois le Salvador et les Salvadoriens à travers le monde.

Les luttes entre conservateurs et libéraux continuent jusqu'au début du XXe siècle, c'est une période de guerre civile et de guerre contre les autres pays centre-américains quasi permanente. Cependant, le pays s'unit à ses voisins pour défendre l'intégrité de l'Amérique centrale contre William Walker. Avec l'introduction du café dans le pays dans les années 1860, une « république caféière » s'installe favorisant les intérêts des propriétaires terriens et de l'oligarchie surnommée les « 14 familles ».

Autoritarisme militaire[modifier | modifier le code]

En 1931, le général Maximiliano Hernández Martínez arrive au pouvoir après un coup d'État. À la suite de la crise de 1929, le prix du café chute et une révolte paysanne éclate dans l'ouest du Salvador en 1932. Martínez réprime ce soulèvement qu'il considère comme « révolution bolchévique » et entre 7 000 et 30 000 paysans amérindiens sont tués ainsi que le leader communiste Farabundo Martí. Martínez mène d'abord une politique fascisante, il se rapproche de l'Allemagne nazie, mais les pressions américaines l'obligent à rompre ses contacts avec Hitler et à libéraliser le pays. Il abandonne le pouvoir en 1944 à la suite d'une grève générale pacifiste. Se suivent ensuite différents gouvernements militaires anticommunistes. Un bref conflit éclate entre le Salvador et le Honduras en juillet 1969 après que des rencontres de football exacerbent les tensions entre ces deux pays (voir Guerre de Cent Heures, également appelée « Guerre du football »). À la fin des années 1970, les violences entre groupes paramilitaires d'extrême-droite, les groupes armés d'extrême-gauche et l'armée s'accentuèrent. Le gouvernement militaire en place est renversé en 1979 et la Junte Révolutionnaire Gouvernementale (composée de militaires progressistes et de civils démocrate-chrétiens et, au début, de gauche) prend le pouvoir pour poursuivre une politique centriste. L'extrême-droite, l'extrême-gauche et l'oligarchie refusent cette politique et les violences se poursuivent.

Le 10 octobre 1980, les groupes armés d'extrême-gauche s'unissent sous le nom de Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional (FMLN).

Guerre civile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile du Salvador.

Le Salvador fut le théâtre d'une guerre civile sanglante (plus de 100 000 morts, déficit d'accroissement démographique d'environ 1 million de personnes) pendant 12 ans, de 1980 à 1992, entre l'extrême droite représentée par l'Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) et la guérilla marxiste du Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional. L'archevêque Óscar Romero, qui s'était opposé aux violences tant de gauche que de droite[16], ainsi que d'autres hautes personnalités, sont assassinés par des groupes paramilitaires.

Pour soutenir la junte militaire en place, les États-Unis se sont engagés au côté de l'armée salvadorienne. En 1989, les jésuites de l'Universidad Centroamericana José Simeón Cañas sont massacrés par l'armée. Ce nouveau massacre conduit à mettre la pression sur le gouvernement pour engager les négociations. En 1992, les différents protagonistes de la guerre civile signent les accords de paix de Chapultepec qui mettent effectivement fin à la guerre. En juillet 2002, un tribunal de Miami reconnut coupables José Guillermo García et Carlos Eugenio Vides Casanova, deux anciens ministres de la défense responsables des tortures menées par les escadrons de la mort durant les années 1980. Les victimes avaient en effet fait usage d'une loi américaine qui permettait de telles poursuites. Les deux anciens dirigeants furent condamnés à payer 54,6 millions de dollars américains aux victimes, en particulier les familles des missionnaires assassinées Maura Clarke, Dorothy Kazel, Ita Ford et Jean Donovan.

21e siècle[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Salvador.

Le pouvoir exécutif est représenté par le président de la République, le vice-président et son cabinet. Le président et le vice-président sont élus pour un mandat non renouvelable de 5 ans à la majorité absolue. Un deuxième tour est organisé lorsqu'aucun candidat n'a recueilli plus de 50 % des voix. Le pouvoir législatif est détenu par le parlement (Assemblée Législative du Salvador) composée d'une seule chambre de 84 députés élus par circonscription pour un mandat de 3 ans. Le pouvoir judiciaire est contrôlé par la Cour Suprême de Justice constituée de 15 magistrats. Son indépendance est assurée par la constitution. Les accords de paix de 1992 ont créé la Police Nationale Civile, la Procuratie pour la Défense des Droits de l'Homme et le Tribunal Suprême Électoral et supprimé les « corps de sécurité » formés pour combattre les guérillas pendant la guerre, comme la Garde Nationale. Ils ont autorisé la formation en parti politique légal l'ex-opposition armée de gauche, dont le FMLN. Le rôle de l'armée a été redéfini pour la défense de la souveraineté et de l'intégrité du territoire national. Le débat politique tourne autour du parti conservateur Alianza Republicana Nacionalista (ARENA) et du parti de gauche Frente Farabundo Martí de Liberación Nacional (FMLN, divisé entre socialistes révolutionnaires et social-démocrates). Les deux autres partis historiques sont le conservateur Partido de Conciliación Nacional (PCN) et le démocrate-chrétien Partido Demócrata Cristiano (PDC) mais ne jouent plus aujourd'hui qu'un rôle marginal.

Le 15 mars 2009, le candidat du FMLN Mauricio Funes (ancien correspondant de CNN en espagnol) est élu président du Salvador avec 51 % des voix, mettant ainsi un terme à vingt ans d'hégémonie de l'ARENA[17]. ARENA détient le plus grand nombre de députés (34), devant le FMLN (32) et le PCN (10). Il y a eu de nouvelles élections début 2009, dans la nouvelle chambre qui siègera en mai 2009, le FMLN a le plus grand nombre de députés mais pas la majorité absolue. Le FMLN détient le plus grand nombre de députés (35), devant ARENA (32), le PCN (10), le PDC (5) et le CD (1) (Tribunal suprême électoral). Le Salvador envoie 20 députés au Parlement Centraméricain (Parlacen) et des députés au Parlement Latino-américain (Parlatino). À noter que l'ancienne première dame de la république du Salvador, Anna Ligia Mixco Sol de Saca, a reçu le 12 juin 2008 en France la distinction du Grand Prix Humanitaire de France par Albert de Smet, délégué du Grand Prix Humanitaire de France pour la Belgique, son parrain et de Jean Polles, président: étant secrétaire national de la famille pour ses œuvres humanitaires. Le 1er juin 2009, immédiatement après l'élection du président Mauricio Funes, le Salvador renoue ses relations internationales avec Cuba. Le Salvador est le dernier pays d'Amérique centrale à reprendre le dialogue avec Cuba[réf. nécessaire].

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

  • Ordre national de José Matias Delgado
  • Ordre de Jose Simeon Canias

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Départements du Salvador.
División política de El Salvador.
Zone occidentale
Ahuachapán
Santa Ana
Sonsonate
Zone orientale
Usulután
San Miguel
Morazán
La Unión
Zone centrale
La Libertad
Chalatenango
Cuscatlán
San Salvador
La Paz
Cabañas
San Vicente

Le pays est divisé en trois zones (occidentale, centrale et orientale), 14 départements, 39 districts et 262 municipalités. Chaque département est dirigé par un gouverneur représentant le pouvoir exécutif et nommé par le Président de la République. Les municipalités sont dirigées par un conseil municipal élu pour trois ans par les électeurs inscrits sur les listes électorales de la circonscription.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Salvador.

Selon les données gouvernementales du Salvador, le pays recouvre une superficie totale de 20,742 km²[18], ce qui fait de lui le plus petit pays d'Amérique centrale[19]. Le 11 septembre 1992, la Cour internationale de justice met fin à un différent frontalier entre le Salvador et le Honduras, les deux pays se disputant une parcelle de 440 km² ; le Salvador obtient 150 km² et le Honduras 290 km²[20]. Les deux pays ont arrêté cette dispute en 2006, conformément à la décision qui a été prise par la Cour[21]. Cependant, et malgré la décision prise par la Cour, les citoyens résidant sur ces parcelles de terre disputées par les deux pays ont obtenu la double nationalité[22] et ceux-ci utilisent la proximité des institutions salvadoriennes[23].

Relief[modifier | modifier le code]

thumb|Vue de la Sierra Madre. Le territoire peut être découpé en quatre grandes parties (du nord au sud) :

  • La Sierra Madre : une chaîne de montagne longeant la frontière du Honduras, elle abrite le point culminant du pays (El Pital à 2 730 m).
  • La Meseta central : un plateau central large d'une cinquantaine de kilomètres, il accueille une grande partie de la population et les plus grandes villes du pays.
  • Une chaîne volcanique  : 20 volcans divisés en cinq groupes sont situés sur le territoire salvadorien. Le plus haut, le Santa Ana (ou Ilamatepec), culmine à 2 381 m. L'Izalco, formé en 1770, est l'un des plus récents du continent américain.
  • La plaine côtière : coincée entre les versants des volcans et le Pacifique, elle mesure au maximum 22 kilomètres de large.

Lacs et rivières[modifier | modifier le code]

Le Salvador abrite trois grands lacs naturels : le lac Ilopango et le lac de Coatepeque occupant tous deux une caldeira, et le lac de Güija que le pays partage avec le Guatemala. Le lac Cerron Grande est un lac artificiel formé après la construction d'un barrage sur le fleuve Lempa. Le pays possède aussi une multitude de petits lacs, en particulier au fond des cratères, dont le plus grand est la laguna de Olomega. Le Lempa est le plus long fleuve du Salvador et d'Amérique centrale. Après avoir traversé le Guatemala et le Honduras, il vient se jeter sur la côte Pacifique du Salvador après un parcours de 320 km (dont 260 au Salvador). Il existe plus de 400 autres cours d'eau sur le territoire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Salvador se trouve dans la zone climatique tropicale et connaît des variations de température faibles. Le mois de décembre est le plus froid (23,8 °C), et le mois d'avril le plus chaud (32 °C) pour une température moyenne de 24 °C. La saison humide débute en mai pour se terminer en octobre. Le pays est régulièrement touché par des ouragans venant des Caraïbes entre juin et novembre.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La route panaméricaine traverse le pays d'ouest en est et connecte la capitale avec le Guatemala et le Honduras. Le second axe routier longe le littoral et le troisième joint la capitale à la frontière nord (par le département de Chalatenango) et à la côte caraïbe du Honduras. Il n'existe plus de transport ferroviaire pour voyageurs mais il existe un réseau ferroviaire pour les marchandises connectant les zones de productions aux ports salvadoriens et au port guatemaltèque de Puerto Barrios sur la côte caraïbe.

Les ports d'Acajutla et de La Unión sont les deux plus grands ports de commerce du pays. Depuis peu le port d'Acajutla accueille des bateaux de croisière. Le pays est desservi par l'aéroport international de San Salvador, (code AITA : SAL • code OACI : MSLP), situé à 50 km au sud de la capitale.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'enseignement primaire est obligatoire et dure 9 ans[24]. La majorité des enfants âgés 16 et 17 n'ont pas accès à l'enseignement secondaire[25]. Il y a plusieurs universités.

Santé[modifier | modifier le code]

En 2009, l'espérance de vie est d'environ 68 ans pour les hommes et de 76 pour les femmes[26]. L'espérance de vie en bonne santé est de 62 ans pour les femmes et de 57 ans pour les hommes (en 2003)[26]. Les dépenses pour la santé sont de 7 % du PIB (en 2006)[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Salvador.

Le Salvador a adopté le dollar américain comme monnaie en 2001 à la place du colón. La République du Salvador est le plus petit pays d'Amérique centrale, mais il occupe le troisième rang au niveau économique de l'Amérique centrale. Étant donné qu'il possède peu de ressources naturelles, le pays importe beaucoup de matières premières, de combustibles et plusieurs autres denrées. L'économie du pays est principalement axée sur les services et les communications. L'industrie manufacturière est, quant à elle, la plus importante d'Amérique centrale. Selon l'encyclopédie Larousse en ligne, 58 % de la population travaille dans le secteur des services. Au niveau de l'agriculture, le Salvador est l'un des plus grands producteurs de café au monde. Dans le secteur des industries, le pays se spécialise dans l'agroalimentaire, la chimie, le pétrole, le textile, le plastique, l'aluminium et les produits pharmaceutiques. L'économie du Salvador comporte plusieurs faiblesses, dont un taux de chômage élevé, des fortes inégalités, de la violence et de la criminalité. Selon le site du CIA World Factbook, le PIB du pays s'élevait à 21,8 milliards de dollars américains en 2010 avec un taux de croissance de 1,2 %. Toujours selon ce site, en 2009, 30,7 % de la population salvadorienne vivait sous le seuil de pauvreté alors que le taux de chômage s'y situait à 7 %.

La valeur totale des exportations est de 3,797 milliards de dollars US et celle des importations sont de 7,255 (données de 2009). Les principales exportations sont : le café, la canne à sucre, les textiles (incluant les vêtements), l’or, l’éthanol, les produits chimiques, les crevettes, l’électricité, le fer, l’acier et les exportations de montage à l’étranger. Leur principaux pays partenaires à l’exportation sont (dans l'ordre) les États-Unis, le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua. Pour ce qui est des principales importations, il s’agit : des matières premières, des biens de consommation, des biens d’équipement, de carburant, d’électricité et de certains produits alimentaires. Ses principaux pays partenaires à l’importation sont les États-Unis, le Mexique, le Guatemala, la Chine et le Honduras.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Salvador.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

En 2014, la population du Salvador est estimée à 6 328 196 habitants. En 2007, le pays comptait 86 % de personnes métisses, 12 % de caucasiens, et 0,23 % d'indigènes[27]. I l s'agit du pays le plus densément peuplé en Amérique latine[28]. Concernant la population noire, sa présence dans la région remonte au début de la colonisation espagnole, mais elle reste très infime à cause du métissage aux dix-neuvième et vingtième siècles[29].

La religion catholique romaine est la principale religion (86 %) même si la religion protestante progresse très vite (environ un million de protestants en 1992). La religion dominante est le catholicisme, qui représente 57,1 % de la population. Ensuite, il y a les protestants avec 21,2 %, les Témoins de Jéhovah avec 1,9 % et les Mormons avec 0,7 %. Les autres religions diverses représentent 2,3 % et environ 16,8 % de la population n’ont aucune croyance. La langue espagnole est parlée par tous les habitants, cependant certains amérindiens continuent encore à parler leurs langues natales que sont le nahuatl, le kekchí, et le lenca. Le kekchí est une langue maya. En 2008, l'espérance de vie était de 71,4 ans (66,7 pour les hommes et 76,02 pour les femmes). Le taux de fertilité est de 3,16 enfants par femme (2005). Le taux d'émigration est de 4,02 sur 1 000 habitants (2000).

Le Salvador est l'un des pays les plus dangereux au monde, avec plus de 16 000 homicides depuis juin 2004. Selon la justice, plus de la moitié de ces meurtres seraient dus aux gangs particulièrement violents qui y sévissent, les maras[30]. D'après les estimations disponibles, le taux de meurtres par 100 000 habitants se situerait entre 64 et 68 en 2007 et serait de 55,3 en 2008[31]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Salvador.

La culture du Salvador comprend les traditions et les coutumes ancestrales des cultures pré-hispaniques ayant fusionnées avec les coutumes espagnoles[32].

Cuisine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine salvadorienne.

Musique[modifier | modifier le code]

L'instrument national du Salvador est la Marimba et le sport national le football.

Fêtes et jours fériés
Date Nom
1er janvier Jour de l'an
16 janvier Signature des Accords de Paix
8 mai Jour de la Femme
Mars/avril Pâques
1er mai Fête du Travail
3 mai Fête de la Croix
10 mai Fête des Mères
17 juin Fête des Pères
22 juin Fêtes des professeurs
4, 5 et 6 août Fêtes d'août
15 septembre Jour de l'indépendance
1er octobre Jour national de l'enfant
12 octobre Jour de la Race
2 novembre Toussaint
25 décembre Noël

Peintures[modifier | modifier le code]

Plusieurs artistes salvadoriens ont acquis une réputation internationale: Antonio Bonilla, Benjamin Canas, Carlos Canas, Bernabé (Bernardo) Crespin, Dagoberto Nolasco, Francisco Reyes et Rolando Reyes.

Divers[modifier | modifier le code]

Le Salvador a pour codes :

Galerie de sites[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « CIA The World Factbook: People and Society - El Salavador »
  2. (es) « Report for Selected Countries and Subjects », sur IMF (consulté le 11 juin 2013).
  3. (es) « CONSTITUCIÓN DE LA REPÚBLICA DE EL SALVADOR, art. 83]
  4. [[#cite_ref-4|↑]] (es) Digestyc: [http://www.digestyc.gob.sv:8003/index.php?option=com_phocadownload&view=category&id=36&Itemid=200 Proyecciones_Nacionales_1950_2050, p.81 », sur igestyc.gob.sv (consulté le 8 juillet 2013).
  5. (es) OHCHR, « El Salvador: Versión actualizada del documento base que forma parte integrante de los informes de los estados parte » (consulté le 8 juillet 2013).
  6. Departamento de Relaciones Públicas Casa Presidencial : El Salvador 1974-1975, pp. 12-13.
  7. (es) Pedro Escalante Arce, « Entrevista en línea de La Prensa Gráfica », El Salvador,‎ 2011 (consulté le 26 avril 2011).
  8. (es) (en) Juan Luna Cárdenas, Tratado de etimologías de la lengua aztekatl: para uso de profesores y estudiantes de historias de América y de México, de ciencias naturales y ciencias sociales de las escuela secundarias, normales y preparatorias, U. Tl. I. Aztekatl,‎ 1950 (lire en ligne), p. 27
  9. (es) (en) María de Baratta, Cuzcatlán típico: ensayo sobre etnofonía de El Savator, folklore, folkwisa y folkway, Ministerio de Cultura,‎ 1951* (lire en ligne), p. 15
  10. (es) (en) Juan Luna Cárdenas, Aztequismos en el español de México, Secretaría de Educación Pública,‎ 1964 (lire en ligne), p. 47
  11. (es) CEPA, « El Golfo de Fonseca » (consulté le 12 mars 2012).
  12. (es) Academia Salvadoreña de Historia, « Los esclavos negros, presencia y resistencia » (consulté le 6 mars 2012).
  13. (es) FISDL, « Sonsonate » (consulté le 6 mars 2012).
  14. (es) Alfaro, Salvador Orlando; Arias Gómez, Jorge; Bello Suazo, Gregorio; Calderón, Raymundo... (2002). El Salvador Historia General. Nuevo Enfoque. ISBN 99923-800-55.
  15. (es) « Guía Técnica: Procesamiento del Añil en El Salvador (pp. 17-18) » (consulté le 6 mars 2012).
  16. Université de Sherbrooke
  17. Maurice Lemoine, « El Salvador : des guérilleros au pouvoir », Le Monde diplomatique,‎ 19 mars 2009 (lire en ligne)
  18. (es) Ministerio de Turismo, « Sobre El Salvador » (consulté le 27 janvier 2012)
  19. (en) CIA - The World Factbook, « El Salvador » (consulté le 27 janvier 2012).
  20. (es) MELVIN CAMILO LANDAVERDE ORTIZ, « EFECTOS JURÍDICO-POLÍTICOS DEL FALLO DE LA CORTE INTERNACIONAL DE JUSTICIA, DE LA HAYA, PARA EL SALVADOR » (consulté le 27 janvier 2012)
  21. (es) SICA, « Finaliza Demarcación de fronteras de El Salvador y Honduras. Comunicado de Prensa CP-029/06 » (consulté le 27 janvier 2012)
  22. (es) « Literal olvido en territorios de ex bolsones fronterizos », sur El Heraldo (consulté le 22 juin 2012).
  23. (es) « Sufren 20 años de olvido en disputados exbolsones hondureños », sur La Prensa (consulté le 2 février 2013).
  24. http://www.spainexchange.com/guide/SV-education.htm
  25. http://www.unicef.org/infobycountry/elsalvador.html
  26. a, b et c http://www.who.int/countries/slv/en/
  27. (es) DYGESTIC: « Censo de Población y Vivienda 2007 (Publicaciones). Tomo I: Características Generales de Población, p. XLVIII » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-03
  28. (es) Dirección General de Estadísticas y Censos de El Salvador, Proyecciones de población, consultado el 30 de marzo de 2007.
  29. (es) Bicentenario: « "Afrodescendientes y pueblos originarios en El Salvador" Conferencia del Dr. Ramón Rivas, director nacional de Patrimonio Cultural Secretaría de Cultura de la Presidencia, El Salvador » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-03
  30. Jean-Michel Caroit, « Le Salvador gangréné par la violence des gangs de jeunes », Le Monde,‎ 27 mars 2009 (lire en ligne)
  31. El Salvador : information sur la criminalité et sur l'efficacité du gouvernement et de la police, y compris sur la protection des victimes et des témoins (2007 - juin 2009), unhcr.org, 15 juillet 2009
  32. (es) « Folklor de El Salvador » (consulté le 6 février 2012).

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