El Mostafa Ramid

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El Mostafa Ramid المصطفى رميد
Fonctions
Ministre de la Justice et des Libertés
En fonction depuis le
Monarque Mohammed VI
Président du gouvernement Abdelilah Benkirane
Gouvernement Gouvernement Benkiran
Législature IXe législature
Prédécesseur Mohamed Taieb Naciri
Député de Casablanca
Élection 2002
2007
Législature VIIe législature
VIIIe législature
Biographie
Nom de naissance El Mostafa Ramid
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance El Jadida (Drapeau du Maroc Maroc)
Nationalité marocaine
Parti politique Parti de la Justice et du Développement
Profession Avocat
Religion Islam

El Mostafa Ramid, né le à Douar Oulad Si Bouyahia (cercle de Sidi Bennour dans la province d'El Jadida), est un avocat et homme politique marocain; affilié au Parti de la justice et du développement (PJD). Le , il a été nommé ministre de la Justice et des Libertés dans le gouvernement Benkiran I, fonction qu'il a conservée dans le gouvernement Benkiran II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

El Mostafa Ramid est marié et polygame[1] « de droit ».

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1973, El Mostafa Ramid rejoint la Chabiba islamiya d'Abdelkrim Moutiî. En 1980, il obtient une licence de droit à l'université Hassan II de Casablanca. En 1990, il rejoint la ligue de l'avenir islamique.

En 1997, El Mostafa Ramid est élu député du Mouvement populaire démocratique et constitutionnel (MPCD) qui deviendra en 1998 le Parti de la justice et du développement (PJD).

Lors des élection parlementaire de 2002 au Maroc, il est réélu député du PJD à Casablanca.

En , suite aux menaces de Fouad Ali El Himma, la direction du PJD l'écarte du poste de Chef du groupe parlementaire du parti.

Lors des élection parlementaire de 2007 au Maroc, il est élu député à la préfecture Aïn Chok à Casablanca.

Prises de position politiques[modifier | modifier le code]

El Mostafa Ramid est connu pour avoir réclamé une réforme constitutionnelle dès 2005, il affirma que "Ceux qui nous gouvernent ne sont certainement pas les partis ou le gouvernement. Un parti qui se respecte doit, dans un premier temps, chercher par tous les moyens à réformer la constitution"[2].

Il est un des avocats du journaliste Rachid Niny, détenu depuis le 28 avril 2011 pour « atteinte à la sécurité du pays et des citoyens », après la publication d'un article où il mettait en cause le directeur des services de renseignements marocain au sujet de l'existence d'un camp de détention et de torture secret basé dans la région de Témara[3].

En 2015, alors qu'il pilote la réforme du Code Pénal afin de le rendre conforme a la Constitution et aux différentes convention internationnales ratifiées par le Maroc, il prend officiellement position contre les réformes pourtant nécessaires compte tenu de l’inconstitutionnalité des textes de lois archaïques du pays. Il confirme le déni gouvernemental à toute libertés individuelles dans les domaines de la vie privée (Religion, relations sexuelles), prônant une idéologie islamiste au détriment du peuple qui c'est pourtant prononcé pour plus de libertés.

Ministre de la justice du Maroc[modifier | modifier le code]

Il est nommé ministre de la Justice et des libertés le 3 janvier 2012 par Le Roi Mohammed VI, sur proposition du chef de gouvernement Abdelillah Benkirane.

Le , il dévoile, dans un briefing avec un groupe de journalistes, ce qui semble être les grandes lignes de sa stratégie à la tête du nouveau département qu'il préside[4].[À développer]

Lors d'une visite à une école coranique de Marrakech, il déclare : « Des gens du monde entier viennent pour passer beaucoup de temps à commettre des péchés et s'éloigner de Dieu » à propos de cette même ville, haut lieu du tourisme marocain[5].

En 2013, un pédophile aillant violé plusieurs enfants est libéré par erreur. Des milliers de marocains protestent dans les rues mais certains sont victimes de violences policières. Le ministre Mustapha Ramid téléphone au ministre de l'intérieur et demande l'ouverture d'une enquête.

Le 30 janvier 2015 à Paris, il négocie avec son homologue française Christiane Taubira, le rétablissement de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc, suite à près d'une année de froid diplomatique entre les deux pays[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hakim Arif, « Benkirane et la question féminine », L'Observateur du Maroc,‎ (lire en ligne)
  2. « http://www.emarrakech.info/Ramid-Le-PJD-a-perdu-son-ame_a5539.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. Jalil Laaboudi, Rachid Nini demande la liberté provisoire, Bladi.net, 14 août 2011
  4. Mohamed Benabid, Justice : bienvenue chez Ramid, L'économiste, 8 février 2012
  5. Marrakech, ville du péché, Le Point, 31 mars 2012
  6. « MAROC - FRANCE. LA COOPÉRATION JUDICIAIRE REPREND AVEC LA FRANCE »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références