El Harith Ben Hilliza

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

El Harith Ben Hilliza, (arabe : الحارث بن حلزة اليشكري) était un poète arabe de la période pré-islamique, mort vers 580 après J.-C. Il aurait été lépreux, appartenait à la tribu chrétienne des Bakr ben Wa'il.

Biographie[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses de ce poète. On le voit fréquenter les rois de Hira, et notamment 'Amr ben Hind, à l'occasion d'un différend opposant les Bakr et leurs cousins, les Taghlib : des Bakr auraient empêché des Taghlib de s'abreuver à un point d'eau lors une expédition exigée par le roi, et auraient ainsi provoqué leur mort ; la demande de réparation n'ayant pas abouti, les deux parties cherchent un arbitrage auprès de 'Amr. Dans son poème, El Harith lie intelligemment sa cause à celle du roi, alors que son adversaire, 'Amr ben Koulthoum, qui représente les Thaglib, offense le roi en affirmant son indépendance et la puissance de sa tribu.

Extraits[modifier | modifier le code]

L'extrait tiré de la mu'allaqât traduite par Pierre Larcher, montre d'abord comment Ben Hilliza critique son adversaire (v. 21-24) :


Ô toi qui parles, et qui brodes sur notre compte
Auprès de 'Amr, cela va-t-il encore durer ?

Ne nous crois pas touchés par ta charge ! Déjà
Les ennemis, avant, nous avaient calomniés...

Toujours à la haine affrontés, debout nous tiennent
Nos châteaux et une gloire, sûre d'elle-même,

Qui, dès avant ce jour, avait blanchi les yeux
Des gens, tant elle est, oui, irascible et rebelle !

Il montre également comment les membres de sa tribu ont contribué à libérer Imrou'l Qays, proche du roi (v. 58).


Nous avons libéré 'Imroulqays du carcan,
Où, bien longtemps, il fut prisonnier et souffrant.

Référence[modifier | modifier le code]

  • Les Mu'allaqât, Les Sept poèmes pré-islamiques, préfacés par André Miquel, traduits et commentés par Pierre Larcher, collection Les immémoriaux, Fata Morgana (2000).

Articles connexes[modifier | modifier le code]