El Amra

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite d'une ville d'Algérie. Voir aussi l’article consacré un village d'égypte Amra
El Amra
Image illustrative de l'article El Amra
Noms
Nom algérien العامرة
Nom amazigh ⴻⵍ ⴰⵎⵔⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Aïn Defla
Daïra El Amra
Président de l'APC BAHI mohammed
2012-2017
Code postal 44135
Code ONS 4408
Indicatif +213 (0)27
Démographie
Population 31 073 hab. (2008[1])
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 18′ 18″ N 1° 50′ 49″ E / 36.305, 1.847 ()36° 18′ 18″ Nord 1° 50′ 49″ Est / 36.305, 1.847 ()  
Altitude Min. 815 m
Superficie 250 km2
Localisation
Localisation de El Amra
Localisation de El Amra

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El Amra

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El Amra

El Amra, en arabe : العامرة (la pleine ,l'opulente);(« fleuron de l’agriculture »[2]), Kherba (« ruine ») jusqu'à l'arrêté du 2 janvier 1976, est une commune de la wilaya de Aïn Defla en Algérie, située à environ 15 km au nord-ouest d'Aïn Defla.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'El Amra se situe au nord-ouest de la wilaya d'Aïn Defla.

Communes limitrophes d’El Amra
Aïn Bouyahia Messelmoun (Wilaya de Tipaza) Mekhatria
Aïn Bouyahia El Amra Mekhatria
Aïn Bouyahia Rouina Aïn Defla

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

El Amra est une région de plaine au sud mais de montagne et de foret au nord[style à revoir] avec le Djebel Tsili (798 m) et le Djebel Mechta Anneb (1118 m) qui font partie du massif central du Dahra et de la foret domanial de Oued El Khemis.

Elle se situe entre l'oued El Arch à l'est et une frontiere[Laquelle ?] qui suit l'Oued Boutaga a l'ouest de Oued El Khemis à l'ouest. Au Sud, le Chelif la délimite et l'arrose[Quoi ?].

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

La commune d'El Amra est composée de dix localités ou plutot fractions(en arabe:Ferkat)[3] :

  • Beni Boukhlef
  • Derabla
  • El Anneb
  • El Amra Centre
  • Louroud
  • Ouled Ali Anneb
  • Ouled Ali Hamrani
  • El Megharssa (Ouest)
  • Rehahla
  • Zeyadir

Histoire[modifier | modifier le code]

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C’était[Quand ?] le domaine des Mazices (Mazices regionis montensis), peuplades de la région[Laquelle ?] et qui jouèrent un rôle dans la constitution des royaumes berbères pré-romains[Quoi ?][réf. nécessaire].

Les Romains la colonisent dès le Ier siècle ap. J.-C[réf. nécessaire]. Il existe de nombreux vestiges[Lesquels ?] de cette époque. Le plus important est celui du fort 'Gargra'[Quoi ?] à un kilomètre et demi à l'est de la ville.

Son toponyme romain est inconnu. Par méprise on lui a improprement attribué celui de 'Tigava' et ' Tiganda ' qui sont deux sites jumeaux à droite et gauche du cheliff, à l'ouest de l'actuelle ville des Attafs.

Elle est un centre fervent de la chrétienté[évasif] d’après une inscription latine dédiée à Saint Pierre et Saint Paul et qu'on peut consulter au Corpus inscriptionum latinarum[réf. nécessaire].

Lors de leur progression en Afrique du Nord entre 429 et 439, les Vandales la saccagent[réf. nécessaire].

Les Musulmans[Lesquels ?] n'ont l'occasion de s'y installer que tardivement, longtemps après le relèvement[Quoi ?] et le peuplement de Miliana, El Khadra (Ain-Defla), Souk-Brahim (El Attaf).

Elle n'est vraiment acquise à l'Islam qu'à partir du XVIe siècle, après l'arrivée de Sidi Ahmed Ben Youssef et de la famille maraboutique des Nedjadjras (de Sidi Moussa Ben Nedjar) qui s'installe dans les monts au nord d'El-Amra.

Elle fait partie du domaine de la confédération des Braz, un amalgame de tribus arabo-berbères[Quoi ?].

Les principales tribus de cette région sont les Beni Boukni, les beni mhoussen les Beni Sliman, les Harrar du Cheliff, les Beni Ghomrian, les Braz Kbailes, les Ouled Ali, les Beni Nasseur et même les Larbaa et les Beni Frah loin au nord. Les Ouled Ben Abdeslam et les Touamas (Ouled Toumi) que les Turcs avaient consacrés, se disputent la suprématie sur ces tribus. Les Français, qui pénètrent dans la région en 1842, les confortent dans leur position[précision nécessaire].

En 1866, elle est touchée par l'exécution du Sénatus-consulte[précision nécessaire].

En 1867, elle est transformée en colonie par l'attribution de plus de 400 hectares à la Société générale algérienne[4] , une entreprise agricole coloniale.

En 1881, le centre européen de Kherba[Quoi ?] est créé et peuplé par les premiers colons français.

En 1886, la passerelle métallique sur l'oued Cheliff est construite. Elle existe encore aujourd'hui (2013), bien que désaffectée.

En 1887, la station de Chemin de fer de Kherba est ouverte à l'exploitation.

Le 1er janvier 1890, le centre de Kherba, commune mixte des Braz, est érigé en commune de plein exercice. Son premier maire est Jean Bourgoin.

La plaine du Chelif, dont Kherba, est durement touchée par la famine de 1893.

Le 7 novembre 1934, Kherba est touchée par le séisme de Carnot (El Abadia) qui provoque des dégâts considérables sans faire de victimes humaines[5], au contraire de l'épidémie de typhus de 1942.

Après l’indépendance, en 1963, lors de la réorganisation territoriale des communes, Kherba, qui fait parie du département d'Orléansville et de l'arrondissement de Duperré, se voit rattachée à Mekhatria (fraction Teghaniout non comprise)[6].

Par délibération de l'assemblée populaire communale en date du 23 juillet 1975, et à l'occasion de l'inauguration du village socialiste agricole (VSA), ou plus communément El Qaria, Kherba changea officiellement de nom pour devenir El-Amra[2].

En 1984, lors de la nouvelle réorganisation territoriale des communes, Aïn Defla devient wilaya. El Amra en fait partie mais perd Mekhatria qui accède au statut de commune[7].

Administration[modifier | modifier le code]

El Amra est chef-lieu de commune et de daïra.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune d'El Amra est à vocation agricole avant tout. Elle est caractérisée par ses larges champs de diverses cultures telles que pomme de terre (la principale culture), poivron, oignon...

Marché hebdomadaire[modifier | modifier le code]

le marché a lieu le jeudi matin

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya d'Aïn Defla : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. a et b Fiche El Amra sur Cheliff.org
  3. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya d'Aïn Defla,page 1575.
  4. Hubert Bonin, Histoire de la Société générale (I) : 1864-1890 Naissance d'une banque, vol. I, Genève, Librairie Droz,‎ 2006, 723 p. (ISBN 2-600-01038-6 et 978-2-600-01038-2, ISSN 1422-7630, lire en ligne), p. Ch. 10, p. 362
  5. Catastrophes et Sinistres sur cheliff.org
  6. Journal Officiel de la République algérienne n° 553 du 31 mai 1963
  7. Journal Officiel de la République algérienne n° 101 du 7 février 1984