Ekibastouz

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Ekibastouz
Екібастұз
Blason de Ekibastouz
Héraldique
La gare ferroviaire.
La gare ferroviaire.
Administration
Pays Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
Oblys Pavlodar
Maire Nourlan Nabiev
Code postal 141200 — 141209
Indicatif téléphonique (+7) 7187
Démographie
Population 130 903 hab. (2014[1])
Géographie
Coordonnées 51° 44′ 00″ N 75° 19′ 00″ E / 51.733333, 75.31666751° 44′ 00″ Nord 75° 19′ 00″ Est / 51.733333, 75.316667  
Altitude 347 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Kazakhstan

Voir sur la carte Kazakhstan administrative
City locator 14.svg
Ekibastouz
Liens
Site web www.ekibastuz.kz/

Ekibastouz (en kazakh : Екібастұз ; en russe : Экибастуз) est une ville minière de l'oblys de Pavlodar, au Kazakhstan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ekibastouz est située dans le nord-est du pays, non loin de la frontière avec la Fédération de Russie, à 128 km au sud-ouest de Pavlodar. La ville est à la limite de la steppe de Kazakhie et de la plaine sibérienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

Sa population s'élevait à 130 903 habitants en 2014[1].

Depuis 1959, la population a évolué comme suit:

Année Population
1959[2]
Population
1970[3]
Population
1979[4]
Population
1989[5],[6]
Population
1999[7]
Population
2009[7]
Population
2012[8]
Population 25 705 43 726 65 871 134 627 127 197 125 012 128 584

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Ekibastouz commence au XIXe siècle avec l'arrivée de Kosym Pshembayev, originaire du Kazakhstan, mandaté par des commerçants russes pour rechercher des ressources minérales dans la région, sur le terrain charbonneux au sud-est de Pavlodar. Il marque l'endroit avec deux grands blocs de sel. Cette identification donne son nom à l'endroit, Ekibastouz signifiant « deux morceaux de sel » en kazakh. L'exploitation commerciale du terrain commence aussitôt après. Le champ est ensuite vendu à un homme d'affaires britannique nommé Urquart. Une ligne de chemin de fer est construite et le village d'Ekibastouz est créé en 1899.

La Révolution russe et les deux guerres mondiales détournent l'attention de l'État de l'exploitation de la région. Le village est totalement déserté. Toutefois, en 1948, la première équipe — 50 personnes seulement — commence la construction de la ville. Les futures limites des mines de charbon à ciel ouvert sont également définies à cette époque.

Des années 1920 aux années 1950, Ekibastouz est un gigantesque camp du Goulag soviétique, où Alexandre Soljenitsyne, parmi beaucoup d'autres, est interné.

Au mois de décembre 1954, le premier chargement de charbon part d'Ekibastouz par le train. Cet événement marque le début du développement industriel d'Ekibastouz. L'année suivante, la millionième tonne de charbon est extraite.

Ekibastouz acquiert le statut de « ville » le 12 juillet 1957 par un décret du Præsidium du Soviet suprême de la République socialiste soviétique kazakhe. À cette époque, la population d'Ekibastouz est d'environ 25 000 personnes.

Industrie[modifier | modifier le code]

Dans la banlieue d'Ekibastouz, existent deux centrales électriques au charbon : GRES-1, avec une capacité installée de 4 000 MW, et GRES-2, avec une capacité installée de 1 000 MW. GRES-2 possède la plus haute cheminée du monde (419,7 m)[9].

GRES-2 fait partie d'un programme de développement du bassin d'Ekibastouz, qui prévoit de construire quatre centrales thermiques chacune de 4 000 MW (8 unités x 500 MW). Les unités 1 et 2 ont été commandées en 1991-1993. La construction de l'unité 3 a été commencée à la fin de 1990, mais a été interrompue.

Une ligne à haute tension de 1 150 kV, la plus haute tension au monde, relie Ekibastouz à Kokchetaou.

Les mines de charbon à ciel ouvert d'Ekibastouz sont les plus importantes au monde. Les réserves sont estimées à plus de 13 milliards de tonnes de charbon pour une zone de 62 km2, soit 74 Mt de charbon par kilomètre carré.

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est désservie par le petit aéroport d'Ekibastouz.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Численность населения Республики Казахстан по областям, городам и районам на 1 января 2014 года
  2. (ru) demoscope.ru, http://demoscope.ru/weekly/ssp/ussr59_reg2.php « Vsesojuznaja perepis naselenija 1959 g. (krome RSFSR) », Демоскоп Weekly, demoscope.ru (consulté le 2013-04-19)
  3. (ru) demoscope.ru, http://demoscope.ru/weekly/ssp/ussr70_reg2.php « Vsesojuznaja perepis naselenija 1970 g. (krome RSFSR) », Демоскоп Weekly, demoscope.ru (consulté le 2013-04-19)
  4. (ru) demoscope.ru, http://demoscope.ru/weekly/ssp/ussr79_reg2.php « Vsesojuznaja perepis naselenija 1979 g. (krome RSFSR) », Демоскоп Weekly, demoscope.ru (consulté le 2013-04-19)
  5. (ru) « Protsessy urbanizantsii v Kazahstane v postsovetski period i ih demografitšeskaja sosravljuštšaja », demoscope.ru (consulté le 2013-04-17)
  6. (ru) demoscope.ru, http://demoscope.ru/weekly/ssp/sng89_reg2.php « Vsesojuznaja perepis naselenija 1989 g. Gorodskoi. », Демоскоп Weekly, demoscope.ru (consulté le 2013-04-19)
  7. a et b (ru) « Portret goroda. Itogi Natsionalnoi perepisi naselenija Respubliki Kazahstan 2009 goda. », Astana, Agenstvo Respubliki Kazahstan po statistike, www.stat.gov.kz,‎ 2011 (consulté le 2013-04-17)
  8. (kk) « ҚАЗАҚСТАННЫҢ ДЕМОГРАФИЯЛЫҚ ЖЫЛНАМАЛЫҒЫ - ДЕМОГРАФИЧЕСКИЙ ЕЖЕГОДНИК КАЗАХСТАНА », Қазақстан Республикасы Статистика агенттігі, www.stat.gov.kz,‎ 2012 (consulté le 2013-04-15)
  9. (en) Diagram of 25 tallest flue gas stacks worldwide

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]