Eka Zgouladze

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Eka Zgouladze
Fonctions
Vice-ministre de l'Intérieur
200525 octobre 2012
Président Mikheil Saakachvili
Premier ministre Nikoloz Guilaouri
Vano Merabichvili
Successeur Irakli Garibachvili
Biographie
Date de naissance 1978
Lieu de naissance Tbilissi, Géorgie
Nationalité Drapeau de la Géorgie Géorgie

Eka Zgouladze (en géorgien ეკატერინე ზღულაძე, ukrainien : Екатеріна Згуладзе), née en 1978, est une femme politique géorgienne. Elle est vice-ministre de l'Intérieur entre 2005 et 2012 et ministre de l'Intérieur par intérim de juillet à octobre 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Enfant, elle se définit elle-même comme « turbulente »[1], avant de rentrer dans le rang, notamment après avoir vu l'écrasement de la rébellion géorgienne par les troupes soviétiques en 1989[1]. Elle étudie un an du droit dans une université américaine, dans l'État du Oklahoma[1] puis poursuit ses études dans son pays natal.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle travaille d'abord comme interprète au sein d'organisations internationales[1].

Nommée vice-ministre de l'Intérieur en 2005, elle réforme notamment les forces de police, « en faisant de cette corporation détestée l'institution la plus respectée du pays »[1]. Elle participe à la « désoviétisation » de l'institution policière, notamment en remplaçant 20 000 anciens fonctionnaires suspects par de jeunes recrues et fait passer les effectifs de 85 000 à 23 000 personnes. Elle participe également à la fusion de la police, des services secrets et de l'ex-KGB. Elle s'attaque enfin à la corruption et au crime organisé[1]. Après un scandale concernant les mauvais traitement reçus par des personnes incarcérées, le ministre de l'Intérieur en poste, Batcho Akhalaï, démissionne, et Eka Zgouladze assure l'intérim à la tête du ministère[2]. Pour la nouvelle ministre, « nous n'entendons pas nous dérober devant nos responsabilités. Il y a eu des tortures dans nos prisons. Mais je souligne que ce n’est pas par hasard si ces vidéos sont sorties à dix jours d'un scrutin crucial », soulignant que cette coïncidence temporelle sert l'opposition, et notamment le candidat Bidzina Ivanichvili[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est l'épouse du réalisateur français Raphaël Glucksmann, qui est également conseiller du président Mikheil Saakachvili[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Claire Bommelaer, « Le Louvre sur les routes de l'exode », in Le Figaro, samedi 31 juillet / dimanche 1er août 2010, page 12.
  2. Polina Tchernitsa et Alexandra Dibizheva, « Vidéos de tortures en Géorgie : une provocation du pouvoir ? », in french.ruvr.ru, La Voix de la Russie, 21 septembre 2012.
  3. Régis Genté, « En Géorgie, le pouvoir et l'opposition sont à couteaux tirés avant les législatives », in Le Figaro, 27 septembre 2012, page 10.
  4. Géorgie : la « french connection », Marianne, 2 novembre 2012

Article connexe[modifier | modifier le code]