Ek' Balam

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20° 53′ 28″ N 88° 08′ 11″ O / 20.8911, -88.1363 Ek' Balam est un site archéologique maya situé au Yucatán au Mexique, à 30 km au nord de la ville de Valladolid et à 2 kilomètres d'un village maya du même nom. En yucatèque, Ek' Balam signifie « Jaguar noir ».

Les fouilles sur le site n'ont commencé qu'en 1994 et sont encore actuellement en cours. Elles sont menées par Leticia Vargas de la Peña et Victor R. Castillo Borges de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH).

Architecture du site[modifier | modifier le code]

Plan du site archéologique.

On accède au site par un sacbe. A l'entrée se trouve une arche reconstituée, El Arco Maya, qui est orienté selon les quatre points cardinaux (n°2 sur le plan ci-contre). On a dégagé 45 structures, parmi lesquelles:

  • Au nord, le plus grand bâtiment du site, la structure 1, appelée « Acropole » (en raison de sa complexité) ou encore « La Torre » (la tour). Il est divisé en plusieurs petites pièces reliées entre elles par d'innombrables escaliers et contient la tombe d'un souverain appelé Ukit Kan Le'k Tok' (n°15). C'est sur les murs de ce bâtiment que furent découverts le glyphe et la fameuse frise (voir ci-dessous dans l'histoire du site). Haut de 31 mètres, long de 160 mètres et large de 70 mètres, c'est une des plus imposantes constructions du Yucatán ; certains disent que la vue de son sommet porte tellement loin sur la forêt qu'on peut apercevoir les pyramides de Cobá et de Chichén Itzá.
  • Un bâtiment appelé « Palais ovale » (n°3).
  • Un jeu de balle (n°10).
  • La plate-forme des stèles (n°6).
  • Les pyramides jumelles (n°4).

Histoire du site[modifier | modifier le code]

L'histoire de ce site n'est pas certaine, mais on pense qu'elle commence vers 300 avant J.-C., et qu'elle s'étend jusqu'à l'arrivée des conquistadors. Elle fut une ville importante à l'époque prèhispanique, elle s'étendait sur 12 km2, et était délimitée par trois grandes murailles (à but défensif, mais contrôlant aussi l'accès aux étrangers) percées de cinq entrées d'où partaient des routes, les sacbeob, orientées exactement selon les quatre points cardinaux.

Lorsque les archéologues ont découvert le site, ce n'était qu'un amas de terre dans lequel ils découvrirent ce qui leur parut être des pierres mayas. Et après avoir "déblayé" le site, ils découvrirent un immense bâtiment de 31 mètres de haut. Celui-ci aurait été entièrement recouvert de terre par les habitants de la cité eux-mêmes, alors qu'un autre groupe maya était sur le point d'envahir la cité. L'Acropole est de ce fait incroyablement bien conservée, notamment le mur d'une chambre découvrant une frise en stuc peint originellement en bleu et en rouge, permettant d'étudier de façon plus que certaine l'art maya.

La cité était apparemment un grand centre religieux, politique, et économique. On a découvert en 1998 le glyphe-emblème de la cité, qui, selon les épigraphistes, se lirait «Talol». Ce glyphe marque l'importance de la ville, et son caractère royal. C'est la première fois qu'un emblème est retrouvé dans la péninsule du Yucatan.

Liste des souverains connus de Ek' Balam[1][modifier | modifier le code]

Stèle 1: au-dessus du personnage principal, qui pourrait être K'inich Junpik Tok', figure son ancêtre Ukit Kan Le'k Tok'
  • Ukit Kan Le'k Tok' 770 - vers 802
  • K'an B'ohb' Tok' vers 814
  • Ukit Jol Ahkul vers 830
  • K'inich Junpik Tok' vers 870 (?)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jeff Kowalski & Cynthia Kristan-Graham (éd.), Twin tollans. Chichen tza and the Epiclassic to Early Postclassic Mesoamerican World, dumbarton Oaks, 2007, p. 209

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] Fondation for Advancement of Mesoamarican Studies
  • [2]

Photos[modifier | modifier le code]