Ekō-in

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Ekō-in
Image illustrative de l'article Ekō-in
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Présentation
Nom local 回向院
Culte Bouddhisme de la Terre pure
Type Temple
Début de la construction 1657 (ère Meireki 3)
Site web Ekōin website www.ekoin.or.jp/history e.html Ekōin website
Géographie
Pays Drapeau du Japon Japon
Commune Ryōgoku, Sumida-ku
Coordonnées 35° 41′ 36″ N 139° 47′ 31″ E / 35.693442, 139.79203135° 41′ 36″ Nord 139° 47′ 31″ Est / 35.693442, 139.792031  

Géolocalisation sur la carte : Japon

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Ekō-in

Géolocalisation sur la carte : Préfecture de Tokyo

(Voir situation sur carte : Préfecture de Tokyo)
Ekō-in

Le Ekō-in (回向院, Ekōin?), aussi connu sous le nom de Honjo Ekō-in, est un temple bouddhiste de la Terre pure situé à Ryōgoku, Tokyo. Le nom formel du temple est Shoshuzan Muen-ji Ekōin (諸宗山 無縁寺 回向院?), renvoyant au principe fondateur du Pariṇāmanā (en), c'est-à-dire la propagation de la bienveillance du Bouddha Amida à toutes les âmes de tous les êtres vivants[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 2 mars 1657, le grand incendie de Meireki détruit 60 à 70 % de la ville d'Edo (Tokyo) et cause la mort de quelque 100 000 personnes. Le shogun Tokugawa Ietsuna souhaite commémorer les victimes de l'incendie dont, pour la plupart, les proches ne leur ont pas survécu. À cet effet, il érige un monument appelé le Banninzuka (« Tertre du Million d'Âmes »)[2] et organise un grand service commémoratif conduit par Junyo Jōjin (遵誉上人?, saint prêtre de Junyo) de Zōjō-ji. Un temple pour les fidèles d'Amida Buddha est construit à la même période. Telle est l'origine de Ekoin, qui continue aujourd'hui d'offrir un lieu de repos pour toute âme qui n'a pas laissé derrière elle des parents, y compris les victimes de catastrophes naturelles, les prisonniers et les animaux[1].

Sumo[modifier | modifier le code]

Le temple est connu comme lieu de tournoi de sumo durant les périodes Edo et Meiji. Le kanjin-zumō, fonds de charité et de collecte autorisé par le shogunat Tokugawa et à l'origine de l'actuelle association japonaise de sumo, se réunit pour la première fois dans le temple en septembre 1768. Le temple est l'emplacement de tous les tournois de sumo, d'octobre 1833 à 1909. Ces soixante-seize années sont connues comme la période du « sumo Ekō-in ».

En 1909, les tournois sont transférés au Ryōgoku Kokugikan originel, arène moderne dans les jardins du temple ayant une capacité de 13 000 spectateurs et surnommée « le grand parapluie d'acier ». Cela contribue à la popularité de ce sport en rendant possible la tenue de tournois de sumo quelle que soit la météo. Toujours dans l'enceinte se trouve un monument appelé Chikarazuka (力塚?, le tertre de la puissance), construit en 1937 par l'association des Sumo comme mémorial pour le anciens lutteurs. C'est aujourd'hui un lieu où les apprentis lutteurs viennent prier pour obtenir de la puissance.

Après la Seconde Guerre mondiale, les tournois de sumo se déroulent dans différents sites à Tokyo puis dans l'arène Kuramae Kokugikan (en) à Taitō, Tokyo avant de revenir dans le district de Ryōgoku en 1985. L'actuelle arène Ryōgoku Kokugikan est située à seulement 400 m à peu près du temple.

Personnalités enterrées au temple[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Site officiel d'Ekō-in

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « History of Ekoin », Ekōin website
  2. (en) « Japan City Guides: Ryogoku, Tokyo », Japan Visitor