Eizō Tanaka

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Eizō Tanaka (田中 栄三, Tanaka Eizō?, 3 novembre 1886 - 13 juin 1968) est un réalisateur, scénariste et acteur du début du cinéma japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tanaka est d'abord formé comme comédien du mouvement shingeki auprès de Kaoru Osanai, puis rejoint le studio Nikkatsu en 1917[1]. Il fait ses débuts comme réalisateur en 1918[2], mais travaille essentiellement avec des histoires shinpa et non avec les techniques shingeki auxquelles il est habitué bien que deux premiers films, Le Cadavre vivant (Ikeru shikabane) et La Cerisaie (Sakura no sono) sont basés sur Tolstoï et Chekhov respectivement[3]. Travaillant en parallèle avec le mouvement du cinéma pur, Tanaka réalise deux films, Kyōya eirimise (1922) et Dokuro no mai (1923), basés sur ses propres scenarii, très bien accueillis pour leur technique cinématographique[1]. Il reste un cinéaste plutôt conservatrice et utilise toujours des onnagata (acteurs mâles) pour les rôles féminins, y compris pour son chef-d’œuvre Kyōya eirimise, mélodrame sur l'amour destructeur d'un marchand pour une geisha. Il emploie des actrices pour la première fois dans Dokuro no mai, histoire d'un moine se remémorant sa jeunesse et ses premiers amours[3].

Sa carrière de réalisateur prend fin en 1923, mis à part deux films sonores mineurs dans les années 1930[3] mais il écrit également des scenarii pour des réalisateurs comme Kenji Mizoguchi et Yutaka Abe[1] et se concentre sur sa carrière d'acteur, apparaissant dans les films de Tadashi Imai et Shirō Toyoda. Dans la seconde partie de sa vie, Tanaka est aussi actif comme éducateur. Il enseigne au Nihon Eiga Haiyū Gakkō et à l'université Nihon où il soutient la carrière d'acteurs tels que Kōji Shima, Isamu Kosugi et Shin Saburi[1],[2]. Il écrit enfin plusieurs livres, dont une histoire du shingeki[1].

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Tous produits par la Nikkatsu sauf indication contraire[4].

  • Ikeru shikabane (生ける屍, « Le Cadavre vivant »?) (mars 1918)
  • Sakura no sono (桜の園, « La Cerisaie »?) (avril 1918)
  • Chikyōdai (乳姉妹, « Sœurs nourricières »?) (mai 1918)
  • Matsukaze Murasame (松風村雨, « Matsukaze et Murasame »?) (octobre 1918)
  • Ukishizumi (浮き沈み, « Grandeur et décadence »?) (juin 1919)
  • Biwa uta (琵琶歌, « Chanson de Biwa »?) (juin 1919)
  • Chikyōdai (乳姉妹, « Sœurs nourricières »?) (janvier 1922) - nouvelle version du film de 1918
  • Kyōya eirimise (京屋襟店, « La Boutique de cols Kyōya »?) (décembre 1922)
  • Dokuro no mai (髑髏の舞, « La Danse du crane »?) (mars 1923)
  • Namiko (浪子?) (mai 1932) (produit par Oriental Film ( (オリエンタル映画社?)))
  • Shōnen Chūshingura (少年忠臣蔵, « Chūshingura des garçons »?) (février 1933) (produit par Kyōdai Productions ( (兄弟プロダクション?)))

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (ja) Tatsuhiko Shigeno, Nihon eiga jinmei jiten, vol. Kantokuhen, Kinema Junpōsha,‎ 1997, 495–496 p. (ISBN 4-87376-208-1), « Tanaka Eizō »
  2. a et b (ja) « Tanaka Eizō », Kodansha (consulté le 9 octobre 2010)
  3. a, b et c (en) Alexander Jacoby, A Critical Handbook of Japanese Film Directors, Stone Bridge Press,‎ 2008, 300–302 p. (ISBN 978-1-933330-53-2)
  4. (en) Alexander Jacoby, A Critical Handbook of Japanese Film Directors, Stone Bridge Press,‎ 2008, 300–302 p. (ISBN 978-1-933330-53-2) et (ja) « 田中栄三 », JMDB (consulté le 8 novembre 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]


Source de la traduction[modifier | modifier le code]