Eilat Mazar

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Eilat Mazar.JPG

Eilat Mazar est une archéologue israélienne, née le 10 septembre 1956 (57 ans), spécialiste d'archéologie biblique et phénicienne. Elle a travaillé sur les excavations du Temple de Jérusalem, ainsi que sur celles d'Achzib et de Bethléem.

Elle est la petite-fille de l'archéologue Benjamin Mazar, professeur d'archéologie à l'Université hébraïque de Jérusalem et pionnier des recherches archéologiques en Israël. Elle est aussi la nièce de Amihai Mazar, archéologue de renom avec qui elle a travaillé.

Elle est senior fellow du "Shalem Center", qui publie le journal Azure. Elle définit ainsi sa méthode de travail : I work with the Bible in one hand and the tools of excavation in the other, and I try to consider everything. (Je travaille avec la Bible dans une main et la pioche dans l'autre, et j'essaie de tout prendre en compte).

Découvertes[modifier | modifier le code]

Selon la liste officielle du personnel (voir Liste officielle du personnel), Eilat Mazar, archéologue, est Research fellow de l'Institut d'archéologie de l'Université hébraïque de Jérusalem, dans le département Archaeology of the Biblical Period.

Selon sa fiche officielle, de 1968 à 1978, elle a participé à des fouilles sur le Mont du Temple, sous la direction de son grand-père Benjamin Mazar. En 1984, elle a codirigé les fouilles du site phénicien d'Achziv, et elle les dirige depuis 1988. Elle a a obtenu son Ph.D. de l'Université hébraïque en 1997.

En 2005, elle dirige des fouilles sur le pourtour de la Cité de David, près de la célèbre structure en escalier. Le 4 août 2005, le résultat de ses recherches est officiellement résumé sur le site de l'Université hébraïque (voir Présentation officielle de la découverte, version 2007). Dans une excavation de 30 m × 10 m[1], Eilat Mazar dégage une pièce carrée avec un sol en mosaïque, qu'elle date de -700. Sous cette structure, elle met au jour les restes de murs, vestiges d'un grand bâtiment public, et des poteries qu'elle date de l'époque -1000 à -900. Le sol lui-même sous la structure, non bâti, est daté par elle de l'époque cananéenne (-1200 ou -1100). Elle pense que l'emplacement et la datation de ces vestiges suggèrent qu'il pourrait s'agir du palais du roi David, censé avoir régné de 1005 à 965 av. J.-C. Son oncle Amihai Mazar, professeur d'archéologie à l'Université hébraïque, penche plutôt pour une forteresse Jébusite antérieure à l'époque de David[2].
Elle y découvre aussi le sceau d'un fonctionnaire de gouvernement nommé de "Jehucal, fils de Shelemiah, fils de Shevi", mentionné au moins deux fois dans le Livre de Jérémie, datant de la fin du Premier Temple (-586), ce qui lui fait dire que cette structure fut habitée à cette époque[3].

En 2010, elle annonce avoir découvert un fragment de tablette en akkadien datant du XIVe siècle avant notre ère à Jérusalem[4], ce qui suscite immédiatement des controverses[5].

Toujours en 2010, le 22 février, Eilat Mazar annonce devant des journalistes réunis sur le lieu même de ses fouilles, dans le secteur de l'Ophel, avoir mis au jour la section d'un mur long de 70 mètres et haut de 6 mètres, datant du Xe siècle av. J.-C. et qu'elle attribue au Roi Salomon. Il s'agit, selon elle, de la construction la plus significative datant de cette période. Une anse de jarre portant l’inscription « Pour le roi », a également été exhumée[6].

La relation entre la datation des poteries (à partir de leur style) et celle des restes de murs (déduite de la date des poteries) n'est pas explicitement précisée (un certain flou entoure les emplacements exacts où les poteries — "pushed aside", "mises de côté" — ont été dégagées). de plus, aucune datation au carbone 14 n'a été effectuée[réf. nécessaire], alors que cette méthode permet maintenant de fournir des dates précises et fiables (voir Méthodes scientifiques de l'archéologie).

La Liste officielle des publications d'Eilat Mazar, version 2013, montre que sa découverte n'a fait l'objet, jusqu'ici, d'aucune publication professionnelle[7] : les interprétations sur la nature du bâtiment, largement publiées dans les médias, ne sont donc pas scientifiquement validées (voir Méthodes scientifiques de l'archéologie). Elles sont cependant évoquées au sein du laboratoire auquel elle appartient : la page officielle qui présente l'activité de cette équipe mentionne le nom d'Eilat Mazar comme chercheur associé et ses travaux. Néanmoins, elle n'a fait aucune publication professionnelle depuis 2004. À titre de comparaison, postérieurement à 2004, son oncle Amihai Mazar, qui fait partie du staff de la même équipe, a publié deux livres et trois articles.

Le 9 septembre 2013, l'Université hébraïque de Jérusalem annonce qu'Eilat Mazar a découvert au pied du Mont du Temple un trésor daté de la fin de la période byzantine (début du VIIe siècle) contenant notamment un médaillon en or sur lequel sont gravés une menorah, un shofar et un rouleau de la Torah[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La surface de l'excavation est donc de 300 mètres carrés. À titre de comparaison, le Palais d'Omri à Samarie, entièrement de pierre taillée, occupe une surface bâtie de 2500 mètres carrés.
  2. forteresse Jésubite
  3. Informations dans le New York Times
  4. Stéphane Foucart, « La plus vieille lettre de Jérusalem », sur Le Monde,‎ 16 juillet 2010 (consulté le 17 juillet 2010)
  5. (en) Christopher Rollston, « Reflections on the Fragmentary Cuneiform Tablet from the Ophel » (consulté le 17 juillet 2010)
  6. (en) Abe Selig, « Jerusalem city wall dates back to King Solomon » (consulté le 25 avril 2011)
  7. Eilat Mazar est, en particulier, absente de la grande confrontation sur le thème la Bible et l'archéologie aujourd'hui, pour laquelle les récentes contributions professionnelles aux datations par le carbone 14 ont été rassemblées dans un livre : T. Levy and T. Higham, editors, Radiocarbon Dating and the Iron Age of the Southern Levant : The Bible and Archæology Today, Londres, 2005 (27 contributions, 448 pages).
  8. (en)« Ancient Golden Treasure Found at Foot of Temple Mount », sur Université hébraïque de Jérusalem,‎ 9 septembre 2013

Publications[modifier | modifier le code]

Publications validées[modifier | modifier le code]

  • E. Mazar & B. Mazar 1989. Excavations in the South of the Temple Mount. The Ophel of Biblical Jerusalem. Qedem 29. The Institute of Archaeology, The Hebrew University of Jerusalem.
  • E. Mazar 2002. The Complete Guide to the Temple Mount Excavations. Jerusalem
  • E. Mazar 2003. The Phoenicians in Achziv, The Southern Cemetery. Jerome L. Joss Expedition. Final Report of Excavations 1988-1990. Cuadernos de Arquelogia Mediterranea 7. Barcelona.
  • E. Mazar 2003. Final Report, The Temple Mount Excavations in Jerusalem, 1968-1978, Directed by Benjamin Mazar, vol. I.: The Byzantine and Early Islamic Periods. Qedem 43. The Institute of Archaeology, The Hebrew University of Jerusalem.
  • E. Mazar 2004. The Phoenician Family Tomb N.1 at the Northern Cemetery of Achziv (10th-6th Centuries BCE). Sam Turner Expedition. Final Report of the Excavations. Cuadernos de Arquelogia Mediterranea 10. Barcelona.

Publications non validées[modifier | modifier le code]

Cette publication ne figure pas dans la liste officielle des publications d'Eilat Mazar (voir Liste officielle des publications d'Eilat Mazar, version 2007). La Biblical Archaeology Review BAR, en effet, bien qu'hébergeant souvent des avis d'archéologues reconnus, n'est pas une revue professionnelle à comité de lecture. Les résultats des fouilles sur le palais de David ne sont pas encore publiées, bien qu'il existe une prépublication :

  • 2007, Preliminary Report on the City of David: Excavations 2005 at the Visitors Center Area. Shalem Press, April 2007, (ISBN 9657052742)

Publications en hébreu[modifier | modifier le code]

  • מזר אילת, ביצורי ירושלים בימי דוד ושלמה, מחקרי יהודה ושומרון כ' (תשעא), 167-172, 2011
  • מזר אילת,החפירות בראש גבעת עיר דוד ובעופל, 2010-2005, קדמוניות 140 (תשעא), 88-80, 2010
  • מזר אילת, חפירות העפל בירושלים, 2009-2010, חידושים בארכיאולוגיה של ירושלים וסביבותיה ד' (תשעא), 61-66, 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]