Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

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Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours
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Repères historiques
Fondation 6 avril 1830
184 ans, 5 mois et 25 jours
Fondateur(s) Joseph Smith
Lieu de fondation Fayette, État de New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Siège Salt Lake City, Utah
Fiche d'identité
Église Mormonisme
Dirigeant Thomas S. Monson
Membres 15 082 028
Localisation 176 nations ou territoires
Sur Internet
Site internet www.lds.org
Pages connexes www.eglisedejesuschrist.fr

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, ou mormonisme, est une Église chrétienne restaurationniste née dans l'État de New York, aux États-Unis, en 1830 et dont le siège mondial se trouve à Salt Lake City dans l'Utah. Elle est la quatrième plus grande confession chrétienne des États-Unis (6,16 millions de membres)[1]. À l'échelle mondiale, elle revendique plus de 15 millions de membres[2] dont 36 000 en France métropolitaine et 22 000 en France d'outre-mer. Elle se considère comme religion révélée, à l'instar du judaïsme, du christianisme et de l'islam.

Sommaire

Nom de l'Église[modifier | modifier le code]

L'Église a tout d'abord été appelée Église du Christ, ses membres voyant en elle l'Église rétablie de Jésus-Christ. En 1830, elle est appelée Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, « saints » signifiant « disciples » et « derniers jours », expression utilisée dans le Nouveau Testament[3], faisant une distinction avec l'Église originelle. Finalement, en 1838 Joseph Smith lui donne son nom actuel : Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. La dénomination des membres de l'Église est « saints des derniers jours » dont la forme abrégée en anglais est LDS (pour Latter-day Saints).

Le surnom « mormon » toléré par les membres de l'Église a pour origine le nom d'un personnage du Livre de Mormon. Dans ce livre, Mormon est un prophète, un chef militaire et un gardien d’annales qui aurait vécu aux environs de 311-385 après JC sur le continent américain. Il aurait hérité des vastes annales historiques et spirituelles de son peuple qui vivait dans les Amériques et y aurait ajouté l'histoire de sa propre vie. Il aurait compilé et abrégé les récits des prophètes précédents, gravés sur des plaques d'or, donnant ainsi son nom au Livre et leur surnom à l'Église et ses membres.

Point de vue sur Jésus-Christ[modifier | modifier le code]

Reproduction de la statue du Christ ressuscité de Bertel Thorvaldsen, Temple Square, Salt Lake City.

Les saints des derniers jours affirment que Jésus-Christ est le Premier-né du Père en esprit et le Fils unique du Père dans la chair. Qu'il est le Christ ou Messie, c'est-à-dire l'« Oint »[4]. Qu'il est le Dieu de l'Ancien Testament, à savoir Jéhovah[5], préordonné à ce grand appel avant la création du monde. Qu'il a, sous la direction du Père, créé la terre et tout ce qui s'y trouve. Qu'il est né de Marie à Bethléem, qu'il a mené une vie sans péché et accompli l'Expiation parfaite des péchés de toute l'humanité en versant son sang et en donnant sa vie sur la croix. Qu'il est ressuscité des morts, garantissant ainsi la résurrection finale de toute l'humanité. Que par son expiation et sa résurrection, ceux qui se repentent de leurs péchés et obéissent aux commandements de Dieu peuvent vivre éternellement avec lui et avec le Père. Qu'il est l'être le plus important qui soit venu au monde, que sa vie est l'exemple parfait de la façon dont l'humanité doit vivre. Que toutes les prières, bénédictions et sacrements de la prêtrise doivent se faire en son nom. Qu'il est le Créateur, le Sauveur et le Dieu de toute la terre, qu'il reviendra avec puissance et gloire régner sur la terre pendant le millénium et qu'au dernier jour, il jugera toute l'humanité[6].

Statue de Moroni, Temple de Zollikofen, Berne.

Symboles[modifier | modifier le code]

La croix chrétienne n'est pas utilisée comme symbole, les saints des derniers jours préférant l'idée du Christ ressuscité et vivant, ce qui, selon leur croyance, est sa réalité actuelle. Dans les églises ne se trouvent pas de croix, de statues ou d'icônes.

Le symbole le plus utilisé est l'ange Moroni, proclamant l'Évangile éternel aux habitants de la terre (cf. Apocalypse 14:6). Une statue représentant l'ange soufflant dans une trompette orne la flèche de nombreux temples de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Visitations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Joseph Smith.

Les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours croient que leur Église a été rétablie par Jésus de Nazareth lui-même, par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, et qu'elle a été organisée comme l'Église primitive, celle du Nouveau Testament, après une période de 18 siècles de changements et de pertes appelée la Grande apostasie.

Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ

Article détaillé : Première Vision.

Selon ses dires [8], Joseph Smith, alors âgé de 14 ans, aurait prié dans un bosquet près de chez lui en 1820, pour savoir à quelle Église il devait se joindre. Il raconte que deux personnages lui apparurent : Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ. Il ajoute que Jésus-Christ lui déclara alors que la vraie Église avait été transformée et perdue par les hommes, et que, s'il restait fidèle, il serait plus tard celui par qui elle serait rétablie.

Moroni

Joseph Smith affirme que trois ans plus tard, en septembre 1823, il reçut la visite d'un ancien prophète nommé Moroni qui lui révéla l'emplacement de saintes Écritures (colline de Cumorah), écrites en égyptien réformé sur des plaques métalliques et aujourd'hui parues sous le titre de Livre de Mormon. Selon Joseph Smith, ces écrits étaient l'œuvre de prophètes d'origine juive ayant vécu sur le continent américain entre 600 ans av. J.-C. et 420 ap. J.-C.

Portrait de Joseph Smith vers 1842 (auteur inconnu).

Pierre, Jacques et Jean

Joseph Smith raconte également que son secrétaire Oliver Cowdery et lui-même, travaillant en 1829 à la traduction du Livre de Mormon, y lurent le récit de la visite du Messie aux habitants de l'Amérique ancienne et ses enseignements sur le baptême. Selon leur récit, le 15 mai, ils allèrent prier sur les bords de la rivière Susquehanna, près de la maison de Joseph, à Harmony. Ils racontent qu'un être céleste leur apparut, se présentant comme étant Jean-Baptiste ; que ce personnage leur conféra la prêtrise d'Aaron et leur commanda de se baptiser et de s'ordonner mutuellement. Ils racontent que plus tard dans le mois, les apôtres d'autrefois Pierre, Jacques et Jean leur apparurent aussi et leur conférèrent la prêtrise de Melchisédek et les ordonnèrent apôtres.

Moïse, Élias et Élie

Le 27 mars 1836, Joseph Smith consacra le temple de Kirtland. Joseph Smith raconte qu’une semaine plus tard, le 3 avril 1836, Jésus-Christ apparut à lui et à Oliver Cowdery dans le temple, en déclarant : « J'ai accepté cette maison, et mon nom sera ici ; et je me manifesterai avec miséricorde à mon peuple dans cette maison » (Doctrine et Alliances 110:7). Il ajoute que trois messagers de l’époque de l'Ancien Testament, Moïse, Élias et Élie, apparurent également et rétablirent des clés et l'autorité de la prêtrise qui avaient été perdues depuis longtemps sur la terre. Toujours selon Joseph Smith, l'autorité de rassembler Israël des extrémités de la terre et de sceller ensemble les familles pour le temps et toute l'éternité furent rétablies (Doctrine et Alliances 110:11-16).

Époque des pionniers[modifier | modifier le code]

Exode des pionniers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pionniers mormons.
Destruction du temple de Nauvoo, par C.C.A. Christensen

Dès la fondation de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en 1830, ses membres ont été souvent traités durement et persécutés par leurs voisins[9], principalement en raison de leur unité sociale et politique et de leurs croyances religieuses. Ont eu lieu des actes de violence dirigés contre l'Église, ses membres et son dirigeant, Joseph Smith, ce qui, entre autres raisons, les a contraints de se déplacer d'un endroit à l'autre : Ohio, Missouri, puis en Illinois, où les membres de l'Église ont construit la ville de Nauvoo et un temple.

En 1838, le gouverneur du Missouri, Lilburn Boggs, publia l'ordre d'extermination [10] à l'encontre de tous les mormons qui vivaient dans l'État conduisant au massacre de Haun's Mill. En 1844 a eu lieu le meurtre de Joseph Smith, tué par la foule dans la ville de Carthage, en Illinois. En 1846, les tensions ont atteint leur apogée et, en 1848, des émeutiers ont brûlé le temple de Nauvoo.

Les premiers pionniers mormons, chassés de Nauvoo en Illinois (États-Unis) durant l'hiver 1845-1846, subirent l'exode et entreprirent à pied ou en chariot, sous la direction de Brigham Young, successeur de Joseph Smith, le trajet de plus de 2 000 kilomètres qui les mena jusqu'à la vallée du Grand Lac Salé, un endroit totalement désertique dans les Montagnes Rocheuses, situé dans l'actuel État d'Utah, où ils s'établirent définitivement à partir de 1847.

Entre 1847 et 1860 (date d'achèvement du chemin de fer transcontinental), 86 000 pionniers se rendirent dans la vallée du Grand Lac Salé. 6 000 d'entre eux moururent au cours du voyage. Les premiers pionniers étaient Américains, puis des dizaines de milliers d'Européens, Britanniques, Allemands, Scandinaves, Français, Suisses, etc. traversèrent l'océan Atlantique pour se rendre à Salt Lake City où, sous l'impulsion de Brigham Young, ils prospérèrent.

Un Français, Louis Auguste Bertrand, rédacteur au journal Le Populaire et communiste icarien raconte sa conversion en 1850 et son expérience de la traversée des plaines dans Mémoires d'un mormon[11].

Mariage plural[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mariage plural (mormonisme).

Le mariage plural (mariage de type polygynie) a été pratiqué par une partie des mormons jusqu'en 1890 : avec l'autorisation du président de l'Église, le mariage plural était célébré dans un temple de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Seules les femmes membres de l'Église et seuls les hommes détenteurs de la prêtrise de Melchisédek pouvaient accéder au mariage dans ces temples. Selon la doctrine mormone, le mariage plural rétablissait la pratique biblique de la pluralité des épouses, et aurait été voulu par Dieu, dans un temps donné, pour accroître son peuple.

Le pourcentage de mormons polygames a varié selon les endroits et les périodes. Après l'institutionnalisation de la pratique par Brigham Young jusqu’à sa suspension, entre 20 et 40 % des hommes entrèrent dans de tels mariages pluraux, tandis que le pourcentage de femmes polygames était 10 à 15 % plus élevé (leur nombre excédant parfois celui des femmes monogames en Utah)[12].

Le 7 avril 1889, Wilford Woodruff, 4e président de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, mit fin à la pratique du mariage plural[13].

De nos jours, le code moral défini par l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la loi de chasteté signifiant l'abstinence de toutes relations sexuelles avant le mariage et une fidélité et une loyauté totales à son unique conjoint légal pendant le mariage.

Les minorités, localisées aux États-Unis, pratiquant aujourd'hui la polygamie, interdite par la loi de ce pays, comme l'Église fondamentaliste de Jésus-Christ des saints des derniers jours, née aux États-Unis en 1951, qui considère que l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a eu tort d'y mettre fin en 1889, ne sont pas reconnues comme mormons par l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[14].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au cours du XXe siècle, l'Église a considérablement progressé et est devenue une organisation internationale, ceci dû en partie à la croissance du nombre de missionnaires dans le monde. En 2000, l'Église comptait 60 784 missionnaires à plein temps (renouvelés tous les 3 ans)[15] et le nombre de membres de l'Église dans le monde s'est élevé à un peu plus de 11 millions[15]. En 2007, il a dépassé 13 millions[16] et a atteint 14 millions en juillet 2010, avec environ six millions de personnes vivant aux États-Unis : avec un peu plus de 1 % des Américains, cette Église est considérée comme une minorité religieuse[17] en même temps que la quatrième plus grande confession chrétienne d’Amérique[1]. L'Église met en garde contre la trop grande importance accordée aux statistiques de croissance en comparaison avec d'autres Églises, car les facteurs de pertinence, y compris les taux d'activité et taux de mortalité, la méthodologie utilisée pour l'enregistrement ou le comptage des membres, les facteurs constituant l'adhésion, et les variations géographiques sont rarement pris en compte dans les comparaisons.

Un certain nombre de modifications officielles ont été apportées à l'organisation au cours de l'ère moderne. Un changement important a été l'ordination d'hommes noirs à la Prêtrise à partir de 1978, infirmant ainsi une politique instaurée à l'origine par Brigham Young, en 1852[18].

En Francophonie[modifier | modifier le code]

France métropolitaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

John Taylor, qui devait devenir plus tard le troisième président de l'Église arrive le 18 juin 1850 au port maritime de Boulogne-sur-Mer sur le vapeur Emerald avec ses deux collègues Curtis Bolton et William Howells. Il est reçu par le maire de Boulogne-sur-Mer, L. Fontaine et obtient l’autorisation de prêcher. L'instabilité politique crée des crises fréquentes qui entravent l’œuvre des premiers missionnaires.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1912, la mission française est officiellement organisée. La Première Guerre mondiale oblige tous les missionnaires à évacuer le territoire, et la mission est fermée le 30 août 1914. Elle sera à nouveau ouverte cinq ans après l'armistice de 1918.

En 1939, à la suite de la déclaration de la guerre, les missionnaires reçoivent l'ordre de leur consulat de rentrer aux États-Unis. Un seul détenteur de la prêtrise de Melchisédek exerce alors son sacerdoce en France : Léon Fargier de Valence. Paris, Lyon, Grenoble, Saint-Diez, Besançon, Montpellier, Saint-Étienne, Valence, Tarbes, Nîmes et Saint-Florent sont les villes où les membres sont non organisés puisque sans prêtrise. Pendant toute cette période de Seconde Guerre mondiale, et malgré les avertissements du gouvernement de Vichy, il leur rend visite tous les deux mois et pour cela doit franchir la zone occupée par les Allemands[19]. Son activité attire l’attention de la grande presse. Le lundi 1er juillet 1941, Paris-Soir titre en première page : « M. Fargier, seul pasteur mormon de la zone libre a baptisé ses quinze ouailles dans la piscine municipale de Grenoble. »[20]

En 1946, après la guerre, les unités locales sont réorganisées. Léon Fargier devient le président de district pour toute la France jusqu'en 1950 où le district de Lyon est réorganisé.

En 1955, le Chœur du Tabernacle fait une tournée en Europe et se produit au Palais de Chaillot à Paris. À l'époque, il y a environ 1 500 membres de l'Église dans tout le pays. Le temple de l'Église est construit en Suisse, premier temple construit hors des États-Unis.

En 1965, la construction du premier lieu de culte en France sera terminée à Bordeaux[21].

Polynésie française[modifier | modifier le code]

En 1842, proclamant la liberté religieuse pour les catholiques, les Français et la reine Pomare IV proclamaient la liberté religieuse pour tous[22]. En 1843, Joseph Smith appela des missionnaires à se rendre dans les îles du Pacifique. C’était la première fois que l’Église se tournait vers une langue et une culture étrangères. Ils restèrent attachés à leur mission pendant neuf ans et davantage. Le 29 juillet 1844 était organisée la branche de Tubuaï de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, la première dans le Pacifique. Au bout de dix mois, Addison Pratt écrivit à Brigham Young : « Le Seigneur a considérablement béni mes faibles efforts pour répandre l’Évangile. J’ai baptisé cinquante-sept personnes dans cette île... Parmi elles, il y a la reine,...un vice-roi, sa femme et sa fille,... le chef principal et sa femme... et plusieurs chefs subalternes... »

Le 1er mai 1845, Benjamin F. Grouard aborda l’île d’Anaa. Le 24 septembre 1846, dix branches de l’Église y étaient représentées avec un total de 866 âmes « honorablement connues ».

Le départ de Addison Pratt et ses compagnons marqua la fin de la première période de l’histoire de l’Église en Polynésie française et inaugura une période caractérisée par les efforts des dirigeants locaux pour préserver l’organisation et les enseignements de l’Église. Au cours d’une période de violentes persécutions religieuses, l’organisation en branches et les formes de culte furent préservées jusqu’à l’arrivée de missionnaires d’Utah en 1892.

La mission des Îles de la Société, rouverte en 1892, englobait les habitants de six groupes d’îles, les îles de la Société, les îles Australes, l’archipel des Tuamotu, les îles Marquises, les îles Gambier et les îles Cook. À la date du 31 décembre 1895, il y avait 984 saints des derniers jours dans les îles et au début du siècle, environ 1 000. Sur une population de 429 âmes à Tubuai, 159 étaient des saints des derniers jours. Sur une population totale de 4 743 âmes dans les Tuamotu, 905 étaient membres de l’Église, soit le cinquième de la population des îles.

Au 31 décembre 1993, la population de l’Église en Polynésie française était de 11 644 membres inscrits dans les registres.

Avec l’accord du gouvernement, le 25 mai 1963 fut donné le premier coup de pioche pour la construction de l’école primaire élémentaire de l'Église à Papeete. En 1983, Gordon B. Hinckley, président de l’Église, consacra le temple de Tahiti[23].

Québec[modifier | modifier le code]

Joseph Smith a fait de l'œuvre missionnaire au Canada français. Peu après, quelques missionnaires ont visité Montréal pendant les années 1830. Pour quelques raisons, dont probablement la forte dévotion des canadiens-français au catholicisme, les missionnaires n'ont pas eu beaucoup de succès parmi la population francophone. En dépit de ça, Hazden Aldrich et Winslow Farr ont baptisé quelques personnes dans le canton de Stansted en 1836. Ces personnes sont allées avec les autres membres de l’Église aux États-Unis.

La mission canadienne a été établie en 1919. En 1930, une congrégation anglophone a été établie à Montréal. En 1961, Thomas S. Monson comme président de la mission canadienne a envoyé six missionnaires francophones au Québec. En 1971, une mission a été établie. En l'an 2000, le temple de Montréal Québec a ouvert à Longueuil.

Ouvrages canoniques[modifier | modifier le code]

Un des aspects de la doctrine mormone qui distinguent les saints des derniers jours des autres confessions chrétiennes est la croyance en de saintes Écritures complémentaires à la Bible, ce qui porte à quatre le nombre d'ouvrages considérés comme canoniques et qui conduisent les saints des derniers jours, par une étude personnelle, à acquérir un témoignage spirituel personnel de leur véracité :

Bible[modifier | modifier le code]

Les mormons croient que la Bible est la parole de Dieu dans la mesure où elle est traduite correctement (8e article de foi). La Bible, c'est-à-dire l'Ancien Testament et le Nouveau Testament, est l'un des fondements de la foi mormone.

Le Livre de Mormon

Livre de Mormon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Livre de Mormon.

Le Livre de Mormon est un ouvrage publié en 1830 et présenté par Joseph Smith comme la traduction de plaques trouvées selon lui dans la Colline de Cumorah dont l'endroit lui aurait été indiqué par l'ange Moroni. Le livre relaterait, de 600 ans avant Jésus-Christ à 421 ans après Jésus-Christ, 1000 ans de l'histoire de Léhi, prophète d'origine juive, fuyant par la mer avec sa famille juste avant la destruction de Jérusalem, et de sa descendance, les Néphites et les Lamanites, peuples de l'Amérique ancienne, avec pour point culminant, la visite que Jésus-Christ aurait rendue au peuple néphite trois jours après sa crucifixion. L’ouvrage tire son nom d’un de ses personnages, Mormon, qui aurait vécu de 311 à 385 environ après Jésus-Christ. Ce dernier aurait rassemblé les annales de ses prédécesseurs pour en faire une compilation religieuse et historique. C'est en référence à cette compilation que sont utilisés les termes « mormon » et « mormonisme ».

Joseph Smith affirme avoir traduit ce document à l'aide de l'ourim et thoummim. Selon lui, il s'agissait d'instruments qui étaient en usage parmi les prophètes de l'Ancien Testament (se référant à Esdras 2:63) et qui se trouvaient avec les plaques. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère l’ouvrage comme historiquement authentique et affirme qu’il est possible d’obtenir le témoignage de la véracité du Livre de Mormon au travers de la prière. Ce livre constitue pour les mormons la « clef de voûte de [leur] religion »[24].

Les historiens rejettent les aspects surnaturels du récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent la véracité historique du Livre de Mormon en soulignant les incohérences anachroniques du récit.

Doctrine et Alliances[modifier | modifier le code]

À la Bible et au Livre de Mormon, s’ajoutent les Doctrine et Alliances qui, selon la doctrine mormone, sont des Écritures canoniques de composition moderne, émanant de prophètes modernes pour l'établissement et le gouvernement de l'Église.

Vignette 4 des papyrus de Joseph Smith

Perle de Grand Prix[modifier | modifier le code]

La Perle de Grand Prix est un choix de textes relatifs à de nombreux aspects de la foi et de la doctrine de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Ces textes sont :

La Perle de Grand Prix tire son nom du Nouveau Testament, qui compare le royaume des cieux à une « perle de grand prix » (13 Mt 13:45–46).

Théologie[modifier | modifier le code]

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours affirme être dirigée par Jésus-Christ, par l'intermédiaire d'un prophète vivant, actuellement Thomas S. Monson, 16e président de l'Église, et de douze apôtres et se considère comme le rétablissement de l’Église originelle de Jésus-Christ après une longue période d'apostasie et en préparation de la Seconde Venue. Selon sa doctrine, l’Église fournirait l’organisation et les moyens nécessaires pour enseigner l’Évangile de Jésus-Christ à tous sans exception, apportant l’autorité de la prêtrise qui permet d’accomplir les sacrements et ordonnances du salut pour toutes les personnes qui sont dignes et disposées à les recevoir.

Les saints des derniers jours croient en un plan de salut, permettant à l'homme et la femme dignes d'atteindre l'exaltation, c'est-à-dire retourner en la présence de Dieu. La notion de famille tient une place prépondérante : les saints des derniers jours pensent que la famille peut être éternelle grâce aux sacrements célébrés dans un temple de l'Église.

La théologie du mormonisme est nommée Évangile de Jésus-Christ. Elle est fondée sur les Saintes Écritures et la révélation moderne par l'intermédiaire des prophètes. Cette doctrine aurait été révélée par Jésus-Christ comme étant un système de lois et d'ordonnances éternelles telles que la personne qui s'y conforme strictement aurait l'assurance de pouvoir entrer dans la présence de Dieu. Ces lois et ordonnances seraient le système de gouvernement du royaume de Dieu. Selon la doctrine, tous seront sauvés dans un royaume de gloire mais pas tous dans le royaume céleste.

Article détaillé : Théologie du mormonisme.

Le plan de salut désigne le plan par lequel Dieu réalise l'immortalité et la vie éternelle de l'homme :

Les 10 commandements
Mormon baptism circa 1850s.png
  • La vie prémortelle avec Dieu : pour les saints des derniers jours, tous les êtres humains ont choisi dans la vie prémortelle de venir sur la terre et sont ici-bas pour faire l'expérience de la vie dans un corps de chair et d'os et pour acquérir les vertus chrétiennes avant de retourner en présence de Dieu.
  • Quitter la présence de Dieu : La chute d'Adam et Ève était une étape nécessaire à la venue au monde des enfants d'esprit du Père. Sans l'étape de la Chute, Adam et Ève n'auraient pas eu de postérité, et n'auraient pas connu le bien et le mal ni plus tard la vie éternelle (2 Néphi 2:22-25).
  • Communiquer avec Dieu : selon la doctrine, la prière, les enseignements des prophètes et l'étude des Écritures sont les moyens de communiquer avec Dieu.
  • Jésus-Christ : Le point central de la théologie mormone est Jésus-Christ : sa naissance, sa vie, son sacrifice expiatoire et sa résurrection. La création a permis la Chute qui a nécessité l'expiation de Jésus-Christ. Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ est considéré comme l'événement le plus important de l'histoire de l'humanité. Parce qu'il a mené une vie parfaite, le Christ était qualifié pour offrir sa vie en rançon pour les péchés de l'humanité. Le sacrifice expiatoire permet la foi au Christ et en son salut.
  • Contracter des alliances avec Dieu : la foi, la repentance, le baptême par immersion pour la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit par imposition des mains et la persévérance dans l'obéissance aux commandements jusqu'à la fin sont nécessaires au salut. La Sainte-Cène, ayant lieu chaque dimanche, permet de renouveler les alliances contractées lors du baptême.
  • Le perfectionnement des saints : le respect du jour de sabbat, la loi de chasteté (abstinence avant le mariage et fidélité pendant), le paiement de la dîme, le jeûne, le travail et la responsabilité personnelle, la Parole de Sagesse (s'abstenir de tabac, de boissons alcoolisées, de café et de thé, de drogue), l'œuvre missionnaire, l'obéissance aux commandements permettent de se perfectionner dans les vertus chrétiennes
  • La famille éternelle : Atteindre l'exaltation, soit la continuité des vies, nécessite d'avoir préalablement reçu le sacrement du mariage éternel dans le temple. C'est ainsi que les couples saints des derniers jours sont mariés ou « scellés » pour l'éternité et que les enfants sont « scellés » à leurs parents.
  • L'œuvre du temple et la généalogie : Selon la doctrine, l'Évangile est enseigné aux morts dans le monde des esprits où, ayant leur libre arbitre, ils peuvent accepter ou non les sacrements accomplis pour eux dans cette vie[25]. Ces sacrements, œuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration dans les temples par les membres de l'Église considérés dignes. Les saints des derniers jours font des recherches généalogiques pour découvrir les noms et dates de naissance de leurs ancêtres afin que les ordonnances salvatrices (baptême, confirmation, ordination, dotation, mariage, scellement aux parents et aux enfants) soient accomplies pour eux.
  • La vie après la mort :
    • Le monde des esprits post-terrestre est l'endroit où attend l'esprit de l'homme entre la mort et la résurrection. Il comporte deux parties distinctes ou états séparés : le paradis, où sont reçus ceux qui ont accepté l'Évangile ; et la prison des esprits, où sont reçus ceux qui n'ont pas obéi à l'Évangile ou qui ne l'ont pas accepté pendant qu'ils étaient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre. L'Évangile est enseigné dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptême célébré en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Ces sacrements, œuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration.
    • La résurrection universelle : résurrection de chaque être humain avant qu'il ne soit emmené devant Dieu pour le jugement.
    • Le jugement dernier où il sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance).
    • L'attribution d'un degré de gloire : au jugement est attribué à chacun, selon ses choix dans la mortalité et dans l'au-delà, l'un des trois degrés de gloire : téleste, terrestre, ou céleste.

Structure[modifier | modifier le code]

Bâtiments administratifs de l'Église à Salt Lake City

Il existe quatre niveaux d’administration dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours : le niveau général, le niveau régional, le niveau local et le niveau familial. Au niveau général se trouvent les officiers et bureaux généraux et quelques employés. Le niveau régional sert à l'administration seulement. Au niveau local se trouvent, dans les régions où les membres de l'Église sont nombreux, les pieux (diocèses) et les paroisses, et dans les régions où ils sont moins nombreux, les missions, les districts et les branches. Au niveau familial, chaque membre de la famille a ses propres responsabilités[26].

Niveau général[modifier | modifier le code]

Un conseil de trois hommes compose la Première Présidence, qui préside l'Église au niveau mondial. Il est composé du président de l’Église et de ses deux conseillers. La Première Présidence est assistée par un collège de douze hommes, les douze apôtres, qui forment un collège de voyageurs qui dirigent l’implantation et la croissance de l’Église dans le monde entier.

En avril 2008, lors de la 178e conférence générale annuelle de l'Église, Thomas S. Monson a été soutenu comme 16e Président de l'Église. Ses conseillers dans la Première Présidence sont Henry B. Eyring et Dieter F. Uchtdorf. En 2009, les Douze Apôtres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours sont : Boyd K. Packer, L. Tom Perry, Russel M. Nelson, Dallin H. Oaks, Russell Ballard, Richard G. Scott, Robert D. Hales, Jeffrey R. Holland, David A. Bednar, Quentin L. Cook, D. Todd Christofferson et Neil L. Andersen

Thomas S. Monson, président de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours

Après le décès d'un Président de l'Église devient automatiquement le nouveau Président celui qui, parmi les Douze Apôtres, est le plus ancien dans cet appel. Les collèges de soixante-dix (au nombre de huit fin 2007) et l’épiscopat président complètent l’organisation des officiers généraux de l’Église. Les soixante-dix ont la responsabilité de prêcher l'Évangile. Un épiscopat président, formé de trois hommes, s'occupe des affaires temporelles de l'Église. Aidés d'architectes, d'experts paysagistes, d'ingénieurs et d'autres spécialistes, ils gèrent les bâtiments construits un peu partout dans le monde et les autres constructions. Ils gèrent également le programme humanitaire de l'Église. Les membres de l'épiscopat président sont aussi les dirigeants de la Prêtrise d'Aaron. À ce titre ils supervisent plusieurs dizaines de milliers de collèges de garçons et de jeunes gens ordonnés à la prêtrise. Les membres de la Première Présidence, du Collège des Douze Apôtres, les présidents des soixante-dix, les deux premiers collèges des soixante-dix et l’épiscopat président composent le groupe des Autorités générales de l’Église. Les Autorités générales (au nombre d'une centaine) travaillent à plein temps pour l’Église et ce qu'ils reçoivent de sa part est désigné différemment selon les sources : l'Église parle d'une « allocation d’entretien[27] » quand d'autres sources font mention d'un « salaire[28] » ainsi que d' « avantages[29] », ou encore d'une « rémunération[30] ». En plus des officiers généraux, il existe des bureaux généraux à la tête des organisations auxiliaires et des programmes de l’Église. Ces bureaux supervisent le travail des organisations et des programmes au niveau de l'Église tout entière. S'ajoutent à ceux-ci quelques spécialistes et une équipe d'employés qui sont salariés de l'Église..

Niveau local[modifier | modifier le code]

Église à Heidelberg-Wieblingen (Allemagne)
  • Pieux : un pieu englobe plusieurs paroisses et est présidé par trois hommes, le président et deux conseillers. Ils sont assistés, eux aussi, par un conseil de douze hommes, les membres du grand conseil du pieu. Le bureau de pieu supervise le travail des organisations auxiliaires des paroisses du pieu. Ce bureau se compose d'un échantillon d'instructeurs et d'administrateurs des diverses paroisses. Au cours de leurs visites des paroisses, ils forment les officiers de paroisse.
  • Paroisses : L'unité locale de l'organisation de l'Église est la paroisse qui peut atteindre plusieurs centaines de personnes. L'autorité qui dirige la paroisse est l'épiscopat, formé de trois hommes, un évêque et ses deux conseillers, et aidé par un ensemble d'officiers et d'instructeurs. C'est au niveau de la paroisse que sont formés les collèges de prêtrise. Chaque collège de la prêtrise est dirigé par un président et deux conseillers, assistés par un secrétaire. Chaque organisation auxiliaire est dirigée par une présidence de trois personnes, et pourvue d'un secrétaire, d'un directeur de la musique, d'un organiste et d'un groupe d'instructeurs. L'évêque a des responsabilités semblables à celles des pasteurs ou des prêtres des autres Églises. Il prépare et dirige les services de culte, bénit les malades, veille à ce que de l’aide soit apportée aux nécessiteux, dirige les funérailles, etc. Cependant, il exerce son sacerdoce de façon bénévole et temporaire, en plus de ses responsabilités familiales et professionnelles
  • Missions, districts et branches : Dans les régions où les membres de l’Église sont moins nombreux, plusieurs branches forment un district et plusieurs districts forment une mission. Jusqu'à ce qu'un pieu soit créé, le président de mission préside non seulement les missionnaires à plein temps mais aussi les membres de l'Église. Les présidents de mission sont appelés à œuvrer à plein temps pour une période de trois ans. À part les Autorités générales, ils sont les seuls à recevoir une indemnité pour leur ministère. Alors qu'une paroisse fait nécessairement partie d'un pieu, une branche peut faire partie d'un pieu ou d'un district. Une branche est comme une paroisse en miniature, et un district est comme pieu en miniature. Dans les deux cas, la différence, outre les effectifs, réside dans les clefs d'autorité que reçoivent leurs dirigeants respectifs.
Jardins du Temple de Madrid

Niveau familial[modifier | modifier le code]

La famille est l'organisation de base de la structure. Selon la doctrine, le père et la mère ont, en tant que partenaires égaux, la responsabilité de l'éducation des enfants. Le père préside sa famille et a la responsabilité de pourvoir aux besoins vitaux et à la protection de sa famille. La mère a l'appel sacré de mettre des enfants au monde. Les enfants ont la responsabilité d'honorer et respecter leurs parents (Exode 20:12)

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Prêtrise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prêtrise (mormonisme).

Le terme « prêtrise » est un générique qui englobe tous les offices du sacerdoce. Il existe deux ordres :

Les offices de la prêtrise d’Aaron sont ceux de diacre, d’instructeur, de prêtre et d’évêque (cependant un évêque doit aussi détenir la prêtrise de Melchisédek).

Statue Rétablissement de la Prêtrise de Melchisedek à Temple Square

Les offices de la prêtrise de Melchisédek sont ceux d’Ancien, de Grand-Prêtre, de Patriarche, de Soixante-Dix et d’Apôtre.

Les détenteurs de la prêtrise sont organisés en collèges et ont l'autorité d'administrer les sacrements et d'exercer certaines fonctions administratives dans l'Église. Ces sacrements sont le baptême, la confirmation (ou don du Saint-Esprit), l’ordination à la prêtrise de Melchisédek pour les hommes, la dotation et le mariage céleste.

D’autres sacrements existent, comme : la bénédiction d'un nouveau-né, la bénédiction patriarcale, les bénédictions de santé, les bénédictions pour conseiller et réconforter, les bénédictions paternelles, les mises à part dans une fonction dans l’Église et la bénédiction d'une tombe. D’autres sacrements ne s’adressent pas à l’individu : la consécration d'un temple, d'une église ou d’un autre bâtiment, la consécration d'un pays à la prédication de l'Évangile, etc. Les sacrements sont administrés par la prêtrise. Les sacrements suivants se font par imposition des mains : la confirmation, les ordinations, les mises à part et la plupart des bénédictions.

Le terme « prêtrise » désigne également l'ensemble des hommes qui détiennent un office dans la prêtrise. Les femmes reçoivent des responsabilités dans l’Église sans détenir la prêtrise.

Les collèges de la prêtrise sont : les collèges des diacres (garçons de 12-13 ans), les collèges des instructeurs (garçons de 14-15 ans), les collèges des prêtres (garçons de 16-17 ans), les collèges des anciens (hommes de 18 ans et plus), les collèges des grands-prêtres (chacun étant constitué de l'ensemble des grands-prêtres d'un pieu), les collèges des soixante-dix (au nombre de huit depuis 2005), le collège des douze apôtres.

Organisations auxiliaires[modifier | modifier le code]

  • l'École du dimanche. L'École du dimanche concerne toute personne de 12 ans et plus. Elle a pour buts d'enseigner l'Évangile de Jésus-Christ, de fortifier les personnes et les familles en les invitant à étudier les Écritures, à obéir aux commandements, à recevoir les ordonnances essentielles et à garder les alliances qui y sont associées.
Relief Society House (maison de la Société de secours), érigée en 1907, Santa Clara, Utah

Les organisations auxiliaires suivantes sont dirigées par des femmes au niveau général comme au niveau local de la hiérarchie de l'Église :

  • la Société de secours. À l'époque où elle a été fondée, la Société de secours avait deux objectifs principaux : porter secours aux pauvres et aux nécessiteux et sauver les âmes. Cette organisation reste aujourd'hui fidèle aux principes directeurs de son origine.
  • les Jeunes Filles de 12 à 17 ans ont un programme complet pour leur enseignement. Toutes les jeunes filles sont encouragées à participer au programme d'accomplissement qui les aide à vivre des expériences des vertus pour les Jeunes Filles par des projets et des activités
  • la Primaire, organisation destinée à tous les enfants âgés de 3 à 11 ans et qui a lieu pendant deux heures tous les dimanches pendant que les parents participent à leurs réunions hebdomadaires. La Primaire est divisée en deux parties, la ‘période d’échange’ et les classes. La période d’échange permet aux enfants de participer à des activités, à apprendre et à chanter des chants qui enseignent les principes de l'Évangile. De plus, des « journées d'accomplissement » leur offrent des occasions d'interagir les uns avec les autres en ayant des divertissements sains par des activités physiques, créatives, culturelles et des activités de service.

Programmes et activités[modifier | modifier le code]

Centre de Séminaire et Institut à Baranquilla, Venezuela
  • Plusieurs programmes et activités viennent en soutien de cette structure : séminaires et instituts de religion, communication, généalogie, musique. Certains programmes fonctionnent au niveau général uniquement comme les constructions et l’humanitaire, d'autres au niveau local seulement comme l’entraide, la formation pédagogique et les activités récréatives. En Amérique du Nord et en Europe sont organisées des conférences pour la jeunesse.
  • D'autres programmes répondent à des nécessités plus spécifiques. Ainsi, estimant que personne n'est immunisé contre l'épidémie sociale des violences domestiques, l'Église a-t-elle créé le 'LDS Family Services' (Services à la famille de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours), organisation privée et sans but lucratif pour aider les personnes et les familles.
  • De même, pratiquement tous les saints des derniers jours en Afrique ayant des amis ou des membres de leur famille qui sont séropositifs ou atteints du SIDA, l’Église a mis au point un programme et du matériel éducatif pour aider les membres de l’Église.

Relais de communication[modifier | modifier le code]

À tous les niveaux de la hiérarchie, différentes réunions ecclésiastiques sont tenues pour le bon fonctionnement de l’Église : conférences, réunions de présidence, réunions de conseil, réunions de comité, réunions de coordination. À ces réunions s'ajoutent d'autres relais de communication : visites et entretiens.

Documentation[modifier | modifier le code]

Le siège de l'Église édite des manuels d'instructions adaptés aux différents niveaux de l'autorité ecclésiastique, de l'administration, des organisations et des programmes, auxquels peuvent s'ajouter des courriers et notes internes.

L'Église publie les Écritures (Bible, Livre de Mormon, Doctrine et Alliances, Perle de Grand Prix), des manuels de cours et le magazine Le Liahona qui servent de support à l'instruction donnée dans les différentes classes.

Offices et réunions[modifier | modifier le code]

Centre de conférence de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours où se tient la conférence générale semi-annuelle

Les membres participent à des réunions au niveau général, régional et local.

Niveau général[modifier | modifier le code]

La Conférence générale a lieu deux fois par an (avril et octobre) à Salt Lake City, Utah. Elle est retransmise par Mormon Channel[31] aux États-Unis, dans les centres de conférence de l'Église dans le monde et par Internet[32]

Niveau régional[modifier | modifier le code]

La conférence de pieu, au niveau régional, a lieu deux fois par an et rassemble les membres des paroisses qui en dépendent.

Niveau local[modifier | modifier le code]

Au niveau local, les réunions du dimanche de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours sont réparties sur trois heures consécutives, soit trois réunions avec deux pauses de 10 minutes entre chaque. Ces réunions sont ouvertes au public.

  • Réunion de Sainte-Cène : les familles réunies participent à la distribution de la Sainte-Cène (pain et eau), suivie généralement de trois discours préparés à l'avance par les membres sur un thème proposé. Le premier dimanche de chaque mois, jour de jeûne, la réunion de Sainte-Cène est une réunion de témoignages. Aucun discours n'est demandé, mais les membres de l'Église qui le désirent, viennent s'adresser librement à l'assemblée sur des thèmes spirituels.
  • École du dimanche : par tranches d'âge.
  • Réunion de prêtrise (pour les hommes) et de Société de secours (pour les femmes) Pendant ces deux plages horaires, les personnes présentes participent librement aux discussions. Parallèlement, les enfants assistent à la Primaire, classes d'instruction et d'activités.

Instruction au foyer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Instruction au foyer (mormonisme).

Comme il serait impossible à l'évêque et à ses conseillers de visiter le foyer de tous les membres de la paroisse, l'épiscopat dispose d’un ensemble de collèges de la prêtrise parmi lesquels des hommes à qui il délègue la responsabilité de visiter les foyers et à œuvrer comme instructeurs au foyer. Les instructeurs au foyer rendent visite à chaque foyer de la paroisse au moins une fois par mois. Ils forment des équipes de deux chargées de veiller au bien-être temporel et spirituel des familles. Lorsque l'épiscopat veut transmettre un message à ces familles, il peut le faire par les instructeurs au foyer. Ceux-ci sont attentifs aux besoins des familles qu’ils visitent. Si une aide s’avère nécessaire, les instructeurs au foyer en font immédiatement part à leurs dirigeants pour que les mesures nécessaires soient prises.

Les femmes ont leur propre programme de visites d'instruction. Elles forment des équipes de deux. Chaque équipe établit un contact mensuel avec une ou plusieurs femmes de la paroisse. À la différence des hommes qui visitent les familles entières, les femmes se visitent entre elles.

Culture[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Fonds perpétuel d'études[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fonds perpétuel d'éducation.

Inspiré du Fonds Perpétuel d’Immigration, système de prêt à taux très bas qui permettait aux convertis de se rendre en Utah au milieu du XIXe siècle, Gordon B. Hinckley, président de l'Église, a annoncé en 2001 l'instauration d'un fonds perpétuel d'études (ou fond perpétuel d'éducation) [33], après avoir constaté que beaucoup de jeunes gens et de jeunes femmes, de retour dans leur pays après leur mission à plein temps, ne trouvaient pas d'emploi correctement rémunéré, faute d'avoir trouvé un financement nécessaire pour entamer un cursus scolaire ou une formation professionnelle.

Université Brigham Young (BYU)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université Brigham Young.
BYU

Les saints des derniers jours pensent que l'un des aspects les plus importants de la vie sur terre est l'occasion pour les individus d'apprendre et de progresser. Ils sont en outre convaincus que, quelles que soient les connaissances obtenues dans cette vie, elles restent acquises pour la vie après la mort. En conséquence, l'Église met fortement l'accent sur l'éducation et finance.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Société généalogique d'Utah[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Société généalogique d'Utah.
Bibliothèque généalogique de Salt Lake City

Les saints des derniers jours considèrent que leur première obligation est d'accomplir, par procuration, les ordonnances du temple pour les membres décédés de leur famille afin de leur permettre de recevoir les bénédictions de l'Évangile. Les saints des derniers jours croient que ces ordonnances scellent ou lient les familles ensemble, l'objectif étant une chaîne ininterrompue jusqu'à Adam.

Cette volonté a motivé la définition de la spécification GEDCOM et la recherche d'actes anciens, notamment grâce à la technologie du microfilm leur permettant de sauvegarder leur généalogie[34].

Son site web FamilySearch, dont les ressources sont gratuitement disponibles au public, est l'un des sites généalogiques les plus utilisés sur Internet[35].

Centres d'histoire familiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre d'histoire familiale.

L'Église administre des Centres d'Histoire Familiale dans le monde entier, ouverts aux personnes intéressées par la généalogie et leur histoire familiale. Ils offrent un accès à des millions d'archives de naissances, mariages, décès et autres registres.

Humanitaire[modifier | modifier le code]

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que le service humanitaire est une part essentielle de sa mission. L’aide humanitaire est apportée par l'Église à ceux qui en ont besoin, où qu’ils vivent et quelles que soient leur appartenance religieuse, leur race, leur ethnie ou leur régime politique. Les fonds permettant le fonctionnement de ces organisations reposant sur le bénévolat proviennent du don de jeûne des membres de l’Église[36].

Société de secours[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Société de secours.
Bâtiment administratif de la Société de secours à Salt Lake City

En 1842, Joseph Smith organisa la Société de secours, avec pour objectif d’apporter du secours aux membres de l’Église en difficulté. La Société de secours continue à remplir cette mission aujourd'hui, tandis que l'Église a élargi ses efforts humanitaires.

Centre humanitaire[modifier | modifier le code]

Un silo à blé à Welfare Square

Édifié en 1991 sur le site nommé Welfare Square situé dans la périphérie de Temple Square, près du temple de Salt Lake, à Salt Lake City, le centre humanitaire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (LDS Humanitarian Center) est destiné à répondre aux situations mondiales d’urgence et à soutenir les programmes de la LDS Foundation (Fondation des saints des derniers jours)[37].

LDS Foundation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : LDS Foundation.

La Fondation des saints des derniers jours (LDS Foundation), également nommée LDS Charities, créée fin des années 1920, est l’une des branches de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Cette organisation vise à aider les familles déshéritées dans le monde en améliorant leur autonomie, leur santé et leur instruction, ainsi qu'à fournir de l'aide dans les situations d'urgence dues aux guerres ou aux catastrophes naturelles. L’aide est apportée à ceux qui en ont besoin, où qu’ils vivent et quelles que soient leur appartenance religieuse, leur race, leur ethnie ou leur régime politique. Les fonds permettant le fonctionnement de la Fondation des saints des derniers jours, basé sur le bénévolat, émanent du don de jeûne des membres de l’Église.

Magasins de l'Évêque[modifier | modifier le code]

Localement, le Magasin de l’évêque fait partie du programme d'entraide de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Il profite aux familles de l'Église en difficulté. Un magasin de l’évêque (également connu sous le nom de 'magasin du Seigneur'), dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours fait généralement référence à un centre de ressources de base utilisé par les Évêques de l'Église pour fournir des biens aux personnes nécessiteuses. Le magasin entrepose des aliments de base et des articles ménagers essentiels.

Le terme ‘magasin de l’Évêque’ peut également être utilisé au figuré pour désigner l'ensemble du temps, des talents, des compétences, des matériels, les services compatissants, et les moyens financiers des membres de l'Église disponibles pour être utilisés au service des nécessiteux[38].

Services à la famille[modifier | modifier le code]

Le LDS Family Services (Services à la famille de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours) est une association à but non lucratif créée et gérée par l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Elle offre aux membres de l’Église et aux organismes d’adoption des services de placement pour enfants, de conseil familial et conjugal, de conseil concernant la dépendance aux addictions et à la drogue, de conseils psychothérapiques et de conseils et services aux mères célibataires. Ces services sont destinés à ceux qui en ont besoin, indépendamment de leur religion et sont gratuits.

Mains serviables[modifier | modifier le code]

Mains Serviables est un programme de l’Église dirigé par la prêtrise et conçu pour rendre service à la collectivité et apporter du secours aux personnes qui en ont besoin lors de catastrophes. Il consiste à fournir des bénévoles et généralement pas de biens ni d’équipement.

Il est également un programme de services à la société visant également à améliorer et embellir les lieux de vie. En collaboration avec les dirigeants civiques, les membres de l'Église donnent bénévolement de leur temps pour améliorer ou embellir les communautés locales là où ils vivent ou mettent en œuvre des projets de service. Ces projets comprennent le nettoyage général de lieux publics : parcs, bâtiments publics et voiries, hôpitaux, ou personnes présentant des besoins particuliers (3e âge ou handicapés). En général, les matériaux requis sont fournis par les bénéficiaires de ces projets de service. Les participants portent des gilets au logo Mains Serviables. Ce programme permet également la mise à disposition des églises pour des actions de soutien aux organismes de type humanitaire comme pour le don du sang.

Enfin, il offre aux membres de l’Église des occasions de donner de leur temps et de leurs talents de manière organisée aux personnes qui en ont besoin, avec pour but de fortifier jeunes et adultes de l’Église qui, grâce à 'Mains Serviables', peuvent devenir plus sensibles aux problèmes des autres. Des projets ont été mis en œuvre en Amérique latine, aux États-Unis, en Afrique, en Asie, en Océanie, en Europe.

Musique[modifier | modifier le code]

Chœur du Tabernacle mormon
Orchestre à Temple Square

Chœur du Tabernacle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chœur du Tabernacle mormon.

Le Chœur du Tabernacle mormon, crée en 1847, est l'une des institutions chorales les plus réputées du monde. Il est formé de 360 voix et est habituellement accompagné par un orgue de 11 623 tuyaux et l'Orchestre de Temple Square composé de 110 musiciens. Tous les membres du Chœur du Tabernacle sont des bénévoles de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Orchestre de Temple Square[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Orchestre de Temple Square.

L’ Orchestre de Temple Square a été créé en 1999 sous la direction de Gordon B. Hinckley, président de l’Église, dans le cadre des initiatives permanentes de création visant à renforcer et étendre la capacité des organisations musicales de l’Église. Composé de bénévoles, il permet d'améliorer la qualité des performances du Chœur du Tabernacle jusqu'alors accompagné par des groupes instrumentaux de renommée tels que l'Orchestre de Philadelphie et de l'Utah Symphony, et propose à des musiciens instrumentaux, la possibilité de servir en tant que musicien missionnaire.

Chants[modifier | modifier le code]

Toutes les réunions dominicales de l'Église commencent par un cantique choisi dans le recueil de cantiques. Plusieurs chants et hymnes sont spécifiques à l'Église. Parmi les plus connus : Je suis enfant de Dieu ; Oh, mon Père ; Seigneur, merci pour le prophète ; L'esprit du Dieu Saint ; Christ est ma lumière ; Appelés à servir ; Ensemble à tout jamais.

Les enfants de la Primaire utilisent un recueil intitulé Chants pour les enfants.

Magazine[modifier | modifier le code]

La publication du magazine de l'Église en français connaît plusieurs périodes :

  • L'Étoile du Déseret, publiée à Paris de mai 1851 à avril 1852
  • Le Réflecteur, publié à Lausanne de janvier à décembre 1853
  • L'Étoile, publiée de novembre 1928 à avril 1940 puis de janvier 1947 à décembre 1999
  • Avec une période au cours de laquelle le magazine s'appelle La Nouvelle Étoile (de janvier 1963 à février 1967)
  • Le Liahona à partir de janvier 2000

Ces documents sont archivés à la fois à la Bibliothèque nationale de France et aux Archives de l'Église à Salt Lake City[39] et sont consultables sur l'Internet[40].

Œuvre missionnaire[modifier | modifier le code]

Missionnaires
Article détaillé : Missionnaire mormon.

Des célibataires ou couples retraités, membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, peuvent se porter candidats pour remplir une mission à plein temps. S'ils sont considérés comme moralement dignes et physiquement aptes, ils sont envoyés pour 18 ou 24 mois prêcher l'Évangile avec le soutien de leur famille ou de leur paroisse. C'est ainsi que plus de 50 000 missionnaires sont en permanence en activité dans environ 145 pays.

Bâtiments et constructions[modifier | modifier le code]

Temple Square[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Temple Square.
Temple Square en 1897

Temple Square[41] est un site de 700 000 m² situé à Salt Lake City, Utah, aux États-Unis, appartenant à l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. À Temple Square se trouvent le Temple de Salt Lake, le Tabernacle, le Assembly Hall (Salle de l'Assemblée), le Seagull Monument (Monument des Mouettes) ainsi que deux centres de visiteurs.

Ces dernières années, l'usage du nom de Temple Square a évolué et inclut désormais d'autres bâtiments immédiatement adjacents à Temple Square : le Joseph Smith Memorial Building, le Centre humanitaire (qui fait partie de la LDS Foundation), le Centre de conférence, les bâtiments administratifs de l'Église, la Bibliothèque d'histoire familiale, le musée d'Histoire de l'Église, la Bibliothèque d'histoire de l'Église et le bâtiment administratif de la Société de secours (Relief Society Building)[42]

Temples[modifier | modifier le code]

L'Église construit également des temples se distinguant d'une église comme le temple de Jérusalem se distingue d'une synagogue. Ils sont considérés par les saints des derniers jours comme le lieu le plus sacré sur la terre et comme étant le plein accomplissement de la prophétie de Malachie[43].

Selon la doctrine mormone, ils sont construits pour permettre aux hommes de se préparer à la vie éternelle, en présence de Dieu. L'une des ordonnances accomplie dans le temple est le mariage éternel. Un 'scelleur' unit un couple, une famille pour l'éternité. Les ordonnances du temple sont accomplies non seulement pour les vivants, mais aussi pour les personnes décédées, par procuration. La condition pour entrer dans le temple est de détenir une recommandation écrite, émise par l'évêque.

Le premier temple construit en Europe (1954) est le temple de Zollikofen, près de Berne, en Suisse, nommé aussi Temple de Berne[44]. Le premier temple construit en France est le temple de Papeete Tahiti. Il dessert plus de 21 000 membres de l’Église de Polynésie française depuis 1984.

Église de Varsovie, Pologne

En octobre 2011, la municipalité du Chesnay (France, Yvelines) a accordé un permis de construire pour l'édification d'un temple sur son territoire, mais de nombreuses controverses ont surgi et un recours en justice a été déposé par les associations de riverains[45]. Une décision de justice est attendue.

Églises[modifier | modifier le code]

Les églises sont le lieu du culte dominical, ainsi que le lieu d'activités multiples durant la semaine et sont ouvertes au public.

Société[modifier | modifier le code]

Relations interconfessionnelles[modifier | modifier le code]

Catholiques et saints des derniers jours[modifier | modifier le code]

Le 5 juin 2001, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu négativement au doute concernant la validité du baptême conféré dans la communauté appelée « L’Église de Jésus-Christ des Saints du dernier jour », généralement connue sous le nom de « Mormons »[46].

Selon le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, président de la Conférence épiscopale des États-Unis, reçu à l'Université Brigham Young[47].

Panneau signalétique des Églises à Trona, Californie

« La leçon qu’enseigne l’histoire américaine est que les Églises et les autres corps religieux prospèrent dans une nation et un ordre social qui respectent la liberté religieuse et reconnaissent que le gouvernement civil ne doit jamais s’interposer entre les consciences et les pratiques religieuses de ses citoyens et le Dieu tout puissant... Je suis personnellement reconnaissant, qu’après avoir vécu essentiellement séparés pendant 180 ans, catholiques et saints des derniers jours aient commencé à se considérer comme des partenaires dignes de confiance dans la défense des principes moraux partagés et dans la promotion du bien commun de notre pays bien-aimé. »

— Cardinal Francis George, Archevêque de Chicago, février 2010, Université Brigham Young

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Plus généralement, et particulièrement aux États-Unis, les relations entre ces deux confessions sont une coopération entre le Secours catholique et le Centre humanitaire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dans l'assistance aux victimes de famines et désastres naturels et, ces dernières années, l'Église a parfois rejoint les représentants catholiques dans des initiatives communes telles que l'opposition au mariage de même sexe[48]

Les 13 et 14 septembre 2010, Russell Ballard, apôtre de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en visite à Rome, a rencontré au Vatican le Cardinal Levada, Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi et le Cardinal Jean-Louis Tauran, chef du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux.

Saints des derniers jours et musulmans[modifier | modifier le code]

L’appréciation de l’Église pour le rôle de Mahomet dans l’Histoire peut se lire dans la déclaration de 1978 de la Première Présidence. Cette déclaration compte Mahomet parmi les « grands chefs religieux du monde» qui ont reçu «une portion de la lumière divine » et elle affirme que «des vérités morales… ont été données par Dieu [à ces dirigeants] pour instruire des nations entières et pour apporter un degré supérieur de compréhension à chaque être humain»[49] Selon B. H. Roberts (1857-1933), des soixante-dix, : « L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est établie pour l’instruction des hommes et c’est l’un des moyens que Dieu utilise pour faire connaître la vérité mais il ne se limite pas à cette institution pour accomplir ce but, il n’est pas limité en temps ni en lieu. Dieu suscite ici et là, parmi tous les enfants des hommes, des sages et des prophètes[50] qui sont de leur propre langue et de leur propre nationalité et qui parlent aux gens de façon à ce qu’ils comprennent. …Tous les grands maîtres sont des serviteurs de Dieu ; dans tous les pays et à toutes les époques. Ce sont des hommes inspirés, choisis pour instruire les enfants de Dieu, selon les conditions dans lesquelles ils vivent[51] »

Lors des dernières années, le respect du patrimoine spirituel de Mahomet et des valeurs religieuses de la communauté musulmane a conduit les saints des derniers jours et les musulmans du monde entier à avoir de plus en plus de contacts et à coopérer davantage. L’Église respecte les lois et les traditions musulmanes qui interdisent la conversion des musulmans à d’autres religions. Elle a donc adopté une politique de non-prosélytisme dans les pays musulmans du Moyen-Orient. Cependant, dialogues et de coopérations sont nombreux, comme les visites de dignitaires musulmans au siège de l’Église à Salt Lake City, l’utilisation des conserveries de l’Église par des musulmans pour produire des aliments halal, l’aide humanitaire et l’aide de première urgence de l’Église destinées à des régions majoritairement musulmanes, notamment la Jordanie, le Kosovo et la Turquie, les accords universitaires entre l’Université Brigham Young et divers établissements universitaires et gouvernementaux du monde musulman, l’existence de l’Association des Étudiants Musulmans de l’Université Brigham Young, et collaboration entre l’Église et des organisations musulmanes pour la sauvegarde des valeurs familiales traditionnelles[52]. Également, la publication de la 'Islamic Translation Series' (collection d’ouvrages islamiques traduits en anglais) est parrainée par l’université Brigham Young et par l’Église et a engendré de multiples échanges entre des autorités musulmanes et des dirigeants de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Un ambassadeur musulman aux Nations unies a dit que cette collection d’ouvrages traduits «jouera un rôle positif dans l’effort de l’Occident pour acquérir une meilleure compréhension de l’Islam»[53]. De plus, l’installation de deux centres d’échanges universitaires et culturels au Moyen-Orient, en 1989 (à Jérusalem et à Amman), reflètent le respect traditionnel des dirigeants de l’Église pour l’Islam. Un membre du Conseil des ministres égyptien a dit à Howard W. Hunter, du Collège des douze apôtres : « Si on arrive un jour à combler le fossé entre le christianisme et l’islam, cela se fera nécessairement par l’Église mormone »[54]

Mormonisme et judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mormonisme et judaïsme.

Les saints des derniers jours se disent de la Maison d'Israël, pour quelques-uns de ligne directe, pour les autres par adoption. En tant que tel, le judaïsme est à la base de l'histoire du mormonisme. Les Juifs sont considérés comme un peuple de l'alliance de Dieu, tenu en haute estime et respectés dans la foi mormone. L'Église est par conséquent très philosémite dans sa doctrine. Du point de vue de la communauté juive, les croyances mormones concernant leur appartenance à la Maison d'Israël sont généralement rejetées tant du point de vue théologique que culturel.

Le concept de revendication d’appartenance à la Maison d'Israël produit divers problèmes interconfessionnels. Bien que des conflits existent, les relations atteignent rarement, voire jamais l'antisémitisme ou l’anti-mormonisme.

Engagements communs[modifier | modifier le code]

Avec les dirigeants de diverses confessions, l'Église s'engage dans des actions communes.

En 2010, l’Évêque Président H. David Burton, au nom de l’Église de Jésus Christ des saints des derniers jours cosigne, avec les dirigeants des communautés Anglicane, Baptiste, Catholique, Evangélique, Juive, Luthérienne, Orthodoxe, Pentecôtiste et Sikh, une lettre ouverte : « La Protection du Mariage : un engagement commun », pour exprimer leur engagement commun dans la protection du mariage en tant qu’union entre un homme et une femme[55]

Situation des Noirs dans le mormonisme[modifier | modifier le code]

Temple mormon d'Abu Nigeria

Les minorités noires ont toujours été officiellement bienvenues dans l'Église et Joseph Smith (1805-1844), anti-esclavagiste, a ordonné des hommes noirs à la prêtrise[56] et a lutté contre l'esclavagisme en tant que candidat à la présidence des États-Unis. À cette époque, la croyance communément répandue dans la société américaine était que les Noirs étaient les descendants maudits de Cham. Pour cette raison, après la mort de Joseph Smith, son successeur, Brigham Young, enseigna en 1852, que si les Noirs pouvaient être baptisés, ils ne pouvaient pas être ordonnés à la prêtrise ni recevoir les sacrements supérieurs du temple[57], affirmant « qu’ils ne recevraient pas les bénédictions de la prêtrise avant que les autres descendants d’Adam n’aient reçu les promesses et se soient réjouis des bénédictions de la prêtrise [...] si nous le faisions, la prêtrise serait retirée de l'Église et du Royaume de Dieu, [...] l'Église irait à sa destruction[58] ».

En 1955, l'Église commença à ordonner des Mélanésiens noirs à la prêtrise. À la fin des années 1960, l'Église se développa au Brésil, aux Caraïbes et en Afrique. Dans le cas de l'Afrique et des Caraïbes, l'Église n'avait pas encore commencé son programme missionnaire à grande échelle dans ces régions du monde. Des groupes importants au Ghana et au Nigeria ont voulu se joindre à l'Église et de nombreux membres de l'Église brésiliens étaient d'origine africaine. Le 8 juin 1978, sous la présidence de Spencer W. Kimball, 12e président de l'Église, fut adoptée une déclaration de la Première Présidence de l'Église disant que « tous les membres masculins de l'Église qui en sont dignes peuvent être ordonnés à la prêtrise sans considération de race ou de couleur ». Aujourd'hui, les Noirs membres de l'Église sont nombreux et de nombreuses congrégations sont à prédominance noire.

Points de vue[modifier | modifier le code]

Perception mormone de l'homosexualité[modifier | modifier le code]

Selon l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, l’homosexualité est officiellement perçue comme un ensemble « de pensées, de sentiments, et de comportements », et non pas comme une « condition » immuable, ou l’indication d’une « identité » innée[59]. Elle enseigne que, parfois non désirés, ces pensées, sentiments et comportements peuvent et doivent être contrôlés.

L’Église déclare qu’elle souhaite la bienvenue officiellement à tous les membres sous condition de respecter la loi de chasteté, principe commun à tous les membres de l'Église. La loi de chasteté interdit toute sexualité hors mariage hétérosexuel et toute sexualité gay et lesbienne. Enfreindre cette loi implique une disqualification (plus d'accès au temple) ou excommunication[60].

En 1995, la Première Présidence publie La famille : déclaration au monde définissant la position officielle de l’Église, sur la famille, le rôle des genres masculin et féminin et la sexualité.

Plus généralement, considérant l’homosexualité tant masculine que féminine, comme une transgression à une loi divine, l’Église s’oppose à l’extension des droits légaux aux familles gays et lesbiennes qui, selon son point de vue, affaibliraient l'institution de la famille créée par Dieu (mariage monogame hétérosexuel). Sa position fait l’objet de critiques de la part d’associations œuvrant pour la reconnaissance des droits homosexuels qui estiment que l’Église favorise l’homophobie de par sa position sur cette question.

En 2009, l'Église a apporté un soutien à une série de textes contre les discriminations à l'encontre des homosexuels entraînant leur adoption par le conseil municipal de Salt Lake City. Ces textes concernaient « le droit à avoir un toit au-dessus de sa tête et le droit de travailler sans être victime de discrimination » et que l'Église soutenait « par essence »[61].

Mormonisme et théorie de l'évolution[modifier | modifier le code]

Bien que l’Église n'ait pas de position sur la théorie de l'évolution, elle a prononcé un certain nombre de dogmes sur l’origine de l'homme. Ces déclarations adoptent généralement la position approuvée par l'Encyclopédie du mormonisme[62],[63].

La première déclaration officielle de 1909 sur la question de l'évolution a marqué le centenaire de la naissance de Charles Darwin et le 50e anniversaire de son œuvre sur l’origine des espèces. En cette année, la Première Présidence dirigée par Joseph F. Smith a publié une déclaration sur le point de vue religieux prédominant du créationnisme, appelant la théorie de l'évolution comme une « théorie de l'homme » fausse ou mauvaise. « Il est tenu par certains qu’Adam n'était pas le premier homme sur la terre et que l'origine de l'homme est un développement descendant de la création de l'animal. Ce sont cependant les théories de l'homme »[64] Dans son message de Noël en 1910, la Première Présidence a fait référence à la position de l'Église vis-à-vis de la science :

« La diversité d'opinions ne nécessite pas l'intolérance de l'esprit et ne doit ni aigrir ou dresser des êtres rationnels les uns contre les autres... Notre religion n'est pas hostile à une véritable science. Ce qui est démontré, nous l’acceptons avec joie, mais nous n'acceptons pas la vaine philosophie, la théorie de l'homme ou de simples spéculations humaines, et nous n’adoptons quoi que ce soit de contraire à la révélation divine ou au bon sens commun[65]. »

En 1925, une nouvelle présidence a publié une déclaration officielle qui a réaffirmé la doctrine selon laquelle Adam a été le premier homme sur la terre et qu'il a été créé à l'image de Dieu[66]. L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours n'a pas publié de déclaration officielle sur la théorie de l'évolution depuis 1925[67].

Politique[modifier | modifier le code]

Une déclaration de croyance relative aux gouvernements et aux lois en général a été adoptée à l'unanimité par une assemblée générale de l'Église tenue le 17 août 1835 à Kirtland (Ohio) (Doctrine et Alliances 134 : « 1–4, Les gouvernements doivent protéger la liberté de conscience et de culte. 5–8, Tous les hommes doivent défendre leur gouvernement et faire preuve de respect et de déférence envers la loi. 9–10, Les organisations religieuses ne doivent pas exercer de pouvoirs civils. 11–12, Les hommes sont justifiés quand ils se défendent, eux et leurs biens) ».

L’Église observe une neutralité politique : « La mission de l'Église est de prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, pas d'élire des politiciens. L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est neutre en matière de partis politiques. Cela s'applique dans tous les pays où elle est établie. Elle encourage ses membres à être des citoyens responsables dans la communauté où ils vivent, en se tenant informés sur ces questions et de voter aux élections[68]. »

Chaque année d'élection, l'Église adresse un courrier à chaque évêque (chef de la congrégation) à lire au pupitre déclarant que l'Église ne soutient aucun des partis politiques ou candidats, ne permet pas que ses bâtiments puissent être utilisés pour des événements politiques, et qu'aucun des titres ou positions qu’un membre de l'Église peut avoir ne peut être utilisés pour impliquer l'Église dans le soutien d'aucun parti ou candidat.

Cependant, l'Église a approuvé ou désapprouvé des positions politiques spécifiques qu'elle considère comme des questions morales:

  • Opposition au 'LGM-118A - MX Peacekeeper (missile balistique) basé en Utah et au Nevada.
  • Opposition à ‘l’Equal Rights Amendment’ dans les années 1970.
  • Soutien à la Proposition 22 (2000) définissant le mariage en Californie entre un homme et une femme.
  • Soutien en 2004 à l’amendement constitutionnel définissant le mariage en Utah entre un homme et une femme.
  • Soutien à la Proposition 8 (l’acte de défense du mariage) définissant aux États-Unis le mariage entre un homme et une femme.

Au cours des dernières décennies, le Parti républicain a remporté de façon importante une majorité de votes mormons dans la plupart des élections nationales et au niveau de l'État. En conséquence, l’Utah, état avec une majorité écrasante de population mormone, est aussi l'un des États les plus républicains du pays. Cependant, Harry Reid (Nevada), du Parti démocrate, chef de la majorité du Sénat, est un membre de l'Église mormone.

  • Attitude face à l'État et à la société : Les saints des derniers jours sont tenus de se soumettre aux gouvernements, d'être de bons citoyens et d'obéir aux lois, de les honorer et de les soutenir. Il est également attendu des membres de l'Église de servir la collectivité et de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin (12e article de foi).

Oppositions[modifier | modifier le code]

Pornographie[modifier | modifier le code]

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que la pornographie est une addiction qui dégrade les sens, détruit l'estime de soi et les relations familiales, conduit à la dépendance et sépare une personne de Dieu. La pornographie fait donc l'objet du programme Combating.Pornography[69]. Il est conseillé aux saints des derniers jours de ne pas prendre part à toute forme de médias obscènes ou pornographiques, ainsi que ceux montrant des représentations graphiques de sexe ou de violence.

Avortement[modifier | modifier le code]

L'Église s'oppose à l'avortement, sauf dans des circonstances exceptionnelles, comme dans les cas de viol ou d'inceste, ou pour sauver la vie de la mère. Toutefois, l'Église respecte le droit de l'individu au libre arbitre, et la décision est finalement à prendre par l'individu, inspiré par Dieu, par la prière et le jeûne sincère.

Autres[modifier | modifier le code]

Elle s'oppose également aux jeux de hasard, ainsi qu'aux jeux régis par l’État, ou parrainés par des organismes de bienfaisance. Les tatouages et piercings, sauf pour une paire de boucles d’oreilles pour les femmes, sont fortement déconseillés.

Vie publique[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Distinction par l'Église au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

La remise de la distinction pour les valeurs familiales, décernée par l'Église aux « membres de la collectivité qui ont contribué de manière significative pour aider et soutenir la famille », a lieu à Londres depuis 2004. Ont reçu cette distinction :

  • en 2009, le révérend Hon John Battle, membre du Parlement, envoyé du Premier Ministre auprès de toutes les confessions du Royaume-Uni, mais aussi à Jill Kirby, directrice du Centre d’études politiques et fondatrice et présidente de Full Time Mothers (Mères à plein temps) [70].
  • en 2011, Edmund Adamus, Directeur des affaires pastorales du diocèse de Westminster, pour avoir travaillé à fortifier le mariage et la vie de famille[72].

Entre autres, ont également reçu cette distinction Mary Crowley, membre de l’Ordre de l’Empire britannique, et le révérend Hon Paul Boateng, ancien premier secrétaire des finances.

Conseil de l'Autisme[modifier | modifier le code]

En 2009, Autism Council (en français : Conseil de l'Autisme) d'Utah a décerné à l'Église le 'Prix de l'Organisation remarquable de l'année' pour son site Internet dédié à l'aide au handicap.

Croix-Rouge américaine[modifier | modifier le code]

En 2005, la Croix-Rouge américaine a décerné à l'Église l'American Red Cross Circle of Humanitarians, après sa participation à la campagne de vaccination contre la rougeole en Afrique en 2004 et 2005[73].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Stephenie Meyer, écrivaine.
Mitt Romney, candidat à la présidentielle 2012 aux États-Unis.
Don L. Lind, astronaute.
Torah Bright, championne olympique.
  • Amérindiens
    • Kanosh, chef Pahvant de la tribu des Utes, territoire d'Utah

Films[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

En 2007
  •      Pays et territoires comportant au moins un temple
  •      Pays et territoires sans temple mais avec des membres et des missionnaires
  •      Pays et territoire sans présence officielle de l'Église

Population de l'Église[modifier | modifier le code]

L'Église met en garde contre la trop grande importance accordée aux statistiques de croissance en comparaison avec d'autres Églises, car les facteurs de pertinence, y compris les taux d'activité et taux de mortalité, la méthodologie utilisée pour l'enregistrement ou le comptage des membres, les facteurs constituant l'adhésion, et les variations géographiques sont rarement pris en compte dans les comparaisons.

D'après le Yearbook of American and Canadian Churches de 2005, de toutes les Églises qui communiquent leurs statistiques, l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la quatrième par la taille aux États-Unis, comptant plus de 5,5 millions de membres aux États-Unis, fin 2003[1]. Elle revendiquait treize millions de membres dans le monde en 2007 et affirmait avoir atteint le nombre de 13 508 509 membres en 2008 dont 166 000 au Canada[76] (avec 10 226 au Québec), 34 906 en France, 6 043 en Belgique et 7 939 en Suisse. Plus de la moitié des membres de l'Église vivent en dehors des États-Unis, répartis dans près de 180 pays, et en 178 langues.

  • Statistiques par pays et par langue au 31 décembre 2003 [77] :

Pays ayant le plus grand nombre de membres de l'Église :

Pays ayant le plus grand pourcentage de membres de l'Église (10 000 membres minimum) :

Quatre pays ont un pourcentage élevé, mais moins de 10 000 membres : Niue (13,0), îles Marshall (6,8), îles Cook (6,5), et Micronésie (3,1).

Langues les plus parlées par les membres de l'Église :

Le rapport de l'Église sur la population de membres comprend tous les membres baptisés ainsi que « l’enregistrement des enfants » non baptisés de moins de huit ans (les enfants ne sont pas baptisés avant l'âge de huit ans). Bien que l'Église ne publie pas les chiffres de fréquentation du public, les chercheurs estiment que la présence effective au culte hebdomadaire des saints des derniers jours au niveau mondial est d'environ 4 millions[78].

2007 Enquête de Pew Forum on Religion & Public Life
Mormons (États-Unis) Moyenne États-Unis
Mariés 71 % 54 %
Divorcés ou séparés 9 % 12 %
3 enfants ou plus au foyer 21 % 9 %
Assistance hebdomadaire (ou plus) au service religieux 75 % 39 %

Un sondage effectué par le City College of New York en 2001 estima qu’il y avait 2 787 000 saints des derniers jours identifiés aux États-Unis en 2001, soit 1,3 % de la population des États-Unis, rendant l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, par leur enquête téléphonique auprès de plus de 50 000 ménages, le 10e organisme religieux par ordre d’importance[79]. Une source cite qu'elle est la seconde religion, pour la progression aux États-Unis, avec un taux de croissance annuel de 1,63 %[80].

En 2007, le Pew Forum on Religion & Public Life publia une étude sur les croyances religieuses de 35 556 adultes vivant aux États-Unis[81], dont 1,7 % ont affirmé qu'ils étaient mormons.

Finances[modifier | modifier le code]

Les principaux revenus de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours proviennent de la dîme et du don de jeûne versés par ses membres.

L'Église fait appel à un cabinet d'experts comptables (actuellement Deloitte Touche) pour réaliser les contrôles annuels, aux États-Unis, de ses entités à but non lucratif, lucratif[82], et éducatives. L'Église possède un service d'audit interne vérifiant que les dons et charges soient utilisés et répartis conformément aux règles de l'Église, et qui rend son avis, sans chiffres ni détail financier, à chaque conférence générale semestrielle de l'Église.

L'Église n'a pas publié ses états financiers aux États-Unis depuis 1959[83] et ne le fait que dans les pays où cela est requis par la loi, comme au Royaume-Uni où l'audit financier est effectué par le bureau Grant Thorton.

L'Église affirme que sa situation financière est semblable à celle d'autres organisations religieuses à but non lucratif. Elle affirme également que si elle reçoit plus de dons qu'elle n'a de charges, elle en utilise l'excédent pour constituer une réserve en immobilisation en prévision des années futures, pour des périodes où les charges seraient supérieures aux dons.

Les comptes de l'Église n'étant pas publiés, aucune déclaration de l'Église à leur sujet ne peut être pleinement vérifiée. C'est ainsi qu'à l'extérieur de l'Église, de nombreux observateurs lui reprochent son manque de transparence financière et l'étendue de son capital financier et commercial (voir Critique du mormonisme). En 1997, le Time Magazine estimait le capital de l'Église à plus de trente milliards de dollars et son chiffre d'affaires annuel à 5,9 milliards de dollars[84].

L'Église communique sur le financement d'actions humanitaires [85]. Par exemple, en tout, depuis 1991, l’Église a donné 275 000 $ à l’Opération Sourire[86] par l’intermédiaire de la fondation de l’Église et s'apprête à donner 900 000 $. Depuis 2003, LDS Charities s'associe à la campagne internationale contre la rougeole et s'est engagée à verser un million de dollars par an pour la soutenir[87].

Critiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Critique du mormonisme.

Le mormonisme, comme toute religion, a été l’objet de critiques depuis sa formation. Les critiques émanent de groupes religieux, de scientifiques et d'anciens membres. Les critiques se divisent en trois axes principaux :

Critiques théologiques[modifier | modifier le code]

Le mormonisme est critiqué pour certaines de ses doctrines, en désaccord avec les dogmes chrétiens généralement admis. Les principales critiques portent sur la nature de la divinité : Dieu le Père possède un corps physique immortel et est un homme divinisé, et sur la notion de révélation continue (le canon n'est pas fermé).

Critiques scientifiques[modifier | modifier le code]

L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que le Livre de Mormon est non seulement un texte religieux, mais aussi le récit historique de civilisations précolombiennes. Les critiques du mormonisme y ont ainsi relevé de nombreux éléments considérés comme des anachronismes : mention de l'acier, des chevaux, etc. ; ou des incohérences linguistiques. Il s'agit d'un domaine où exégètes et apologistes mormons tentent activement de démonter les arguments des critiques.

Critiques éthiques[modifier | modifier le code]

Le mormonisme est également critiqué pour certaines doctrines, passées ou présentes, posant des problèmes éthiques, principalement :

  • le rôle de la femme : seul l'homme peut détenir la prêtrise. La première responsabilité de la femme est familiale. Elle et son mari ne peuvent accéder à la vie éternelle l'un sans l'autre ;
  • le mariage plural a été pratiqué de 1840 à 1890 par une partie des mormons ;
  • de 1844 à 1978 les hommes membres de l’Église de race noire ne pouvaient pas, à part quelques exceptions, être ordonnés à la prêtrise, ce qui a suscité de nombreuses critiques face à une disposition jugée raciste (voir Situation des Noirs dans le mormonisme) ;
  • Manifestants devant le temple de Newport Beach Californie exprimant leur opposition au soutien de l'Église à la Proposition 8 de Californie
    en raison du point de vue mormon sur l'homosexualité, les déclarations des dirigeants de l’Église sont parfois perçues comme homophobes ;
  • le massacre de Mountain Meadows : en septembre 1857, une centaine d'émigrants d'Arkansas et du Missouri, en route pour la Californie, furent massacrés par des miliciens mormons assistés par des Indiens ;
  • les aspects financiers : l'Église tire la majorité de ses finances de la dîme payée par ses membres (10 % de leurs revenus). Elle contrôle de nombreuses sociétés commerciales et ne publie son bilan financier que dans les pays où la loi l'exige. De plus, l'Église prétend avoir un clergé laïque (non rémunéré), alors que les Autorités générales (l'équivalent des cardinaux de l'Église catholique) sont indemnisées ;
  • le fichage des états civils (le plus grand fichier mondial des défunts, avec quatorze milliards de personnes inscrites sur des fiches microfilmées[88]) ;
    Article détaillé : Société généalogique d'Utah.
  • le baptême en faveur des morts.
    Article détaillé : Salut pour les morts.

Potentiel sectaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mormonisme et caractère sectaire.

Le caractère potentiellement sectaire de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours a été examiné au cours des commissions d'enquête sur les sectes en France et en Belgique et l'Église n'a pas été mentionnée dans la liste des sectes, dressée par la commission française (en Belgique, seule une « liste de mouvements étudiés » a été dressée).

Pour le Centre contre les manipulations mentales, CIAOSN (Belgique) [89], la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) et MIVILUDES, l'Église ne présente pas de risque particulier et n'a pas les caractéristiques d'une secte. Elle n'est pas non plus qualifiée de secte dans le rapport parlementaire français sur les sectes, ni par Jean Vernette, secrétaire national de l'épiscopat français pour l'étude des sectes et nouveaux mouvements religieux pour l'Église catholique de France [90], ni par Odon Vallet, spécialiste français des religions[91], ni par Georges Fenech, député, ex-président de la Miviludes[92]. L'association française UNADFI, en revanche, dénonce le comportement sectaire du mouvement, notamment l’organisation de cours d’anglais gratuits par les missionnaires[93],[94] (en France, ces cours sont donnés de façon discontinue depuis 1950)[95].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages académiques[modifier | modifier le code]

  • Bernadette Rigal-Cellard, Être Français dans une Église d'origine américaine : Les mormons de France, Les mutations transatlantiques des religions, Christian Lerat et Bernadette Rigal-Cellard, dir., Presses Universitaires de Bordeaux, 2000, p. 279-308 [lire en ligne]
  • Sabine Delmarti, Les mormons - Bâtisseurs du royaume de Dieu, 1997
  • Deborah Laake, Cérémonies secrètes : journal intime d'une femme chez les mormons, 1993
  • Jad Hatem, Les Trois Néphites, le Bodhisattva et le Mahdî ou l'ajournement de la béatitude comme acte messianique, Paris, Ed. du Cygne, 2007
  • Jon Krakauer. Under the Banner of Heaven: A violent history of faith. Pan MacMillan : London, 2004 (ISBN 978-0-330-41912-3)

Littérature mormone[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Yearbook of American and Canadian Churches, 2012
  2. Statistiques, rapport 2011
  3. [Pour les derniers jours, voir Actes 2:17 ; 2 Tim. 3:1 ; 2 P. 3:3]
  4. John Cunningham Geikie, Life and Words of Christ, 1877, vol. 1, chap. 6
  5. (D&A 110:3–4)
  6. Guide des écritures, p. 107.
  7. Les statues de l'ange Moroni au sommet des temples sont plus qu'une décoration, LDS news room
  8. [Joseph Smith, Histoire (History of the Church, volume 1]
  9. The persecution of the mormons, Constitutional Rights Foundation
  10. Extermination order (mormonism), wikisource
  11. Mémoires d'un mormon, Paris, Collection Hetzel, E. Dentu, libraire, Palais Royal, 1862
  12. D. Michael Quinn, The Mormon Hierarchy – Extensions of Power, p. 329
  13. [Conference Report, octobre 1890]
  14. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours déclare que les sectes polygames ne sont pas des 'mormons'
  15. a et b “Statistical Report, 2000,” Ensign, May 2001, 22
  16. Deseret Morning News 2008 Church Almanac pg. 655
  17. Peggy Fletcher Stack, « LDS Church ramps up on global stage », Salt Lake Tribune, 2010-09-14
  18. Bush & Mauss 1984: 70
  19. Témoignage de Léon Fargier
  20. Paris-Soir, 1er juillet 1941, article de Merry Bromberger
  21. http://www.lafeuilledolivier.com/France/Bordeaux.pdf
  22. Document du 9 septembre 1842 signé par la reine Pomare IV : 4. Le peuple restera libre de considérer Dieu selon ses désirs ; 5. Les Églises des missionnaires britanniques qui existent actuellement ne seront pas molestées et les missionnaires britanniques s’acquitteront de leurs fonctions. Il en va de même pour toutes les autres personnes, elles ne seront pas molestées pour leur attitude vis-à-vis de Dieu.
  23. S. George Ellsworth et Kathleen C. Perrin : Chronique de la foi et du courage, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en Polynésie française, cent cinquante ans d’histoire, 1843-1993
  24. Enseignements du prophète Joseph Smith, p. 156
  25. « Condie, Spencer J (2003), « Le Sauveur visite les esprits en prison », Ensign (Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours): 32–36, », sur www.lds.org. Retrieved on 6 March 2007 : « No one will be coerced into accepting ordinances performed on his or her behalf by another. Baptism for the dead offers an opportunity, but it does not override a person’s agency. But if this ordinance is not performed for them, deceased persons are robbed of the choice to accept or reject baptism. »
  26. Organisation et administration, site France
  27. Gordon B. Hinckley, “Questions and Answers,” Ensign, Nov 1985, 49
  28. entre autres Salt Lake Tribune (4/10/97) et Utah Lighthous Ministry, General Information FAQ, et aussi « système de salaires » pour D. Michael Quinn, The Mormon Hierarchy - Extensions of Power, p 198 et suivantes
  29. par exemple Sandra Tanner, Do Mormon Leaders Receive Financial Support? mentionnant résidence de fonction et carte de crédit
  30. [voir par exemple D. Michael Quinn, op. cit., se référant à plusieurs Autorités générales mentionnant le terme (entre autres Lorenzo Snow), terme d’ailleurs également employé dans Doctrine & Alliances 42:71-73]
  31. Mormon Channel
  32. Sessions de Conférence Générale
  33. Philanthorpies, perpetual education fund
  34. Vidéo La généalogie passe t'elle par les mormons, Jean-Louis Beaucarnot
  35. Alexa traffic report 21 Mar 2009 (excluding #1 Ancestry.com)
  36. Services humanitaires de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Encyclopédie Larousse
  37. (en) « Latter-day Saint Humanitarian Center. »
  38. (en) « LDS Church (2004). Providing in the Lord's Way: A Leader's Guide to Welfare p. 8. » [PDF]
  39. http://churchhistorycatalog.lds.org
  40. http://www.lafeuilledolivier.com/Magazine.html
  41. Temple Square
  42. Relief Society Building
  43. Malachie 4:5-6
  44. Religionen in der Schweiz, Edifices religieux de religions immigrées en Suisse, le temple de Zollikofen, Suisse
  45. Yvelines : le "malaise mormon" du Chesnay France info, le 28 février 2012
  46. [1]
  47. Chrétienté info, février 2010, 22 000 mormons acclament le Cardinal George
  48. Ecumenical meeting marks first time Mormons join in papal gathering, Catholics News Service
  49. « Questions et réponses », L’Étoile, avril 1988, p. 32.
  50. Point de vue de l’Église sur Mahomet - James A. Toronto, Liahona, juin 2002, p. 31 [PDF]
  51. Defense of the Faith and the Saints, 2 volumes (1907), 1:512-513.
  52. Les activités qui ont trait à la famille sont coordonnées par le World Family Policy Center (Centre mondial pour une politique en faveur de la famille) à l’Université Brigham Young. Ce centre parraine une coalition internationale entre personnes de religions différentes, le World Congress of Families (Congrès mondial de la famille), qui comprend des représentants de nombreux pays musulmans
  53. Islamic diplomats hosted in New York », Michael R. Leonard, Church News, 3 avril 1999, p. 6.
  54. ‹All Are Alike unto God›, Howard W. Hunter, Ensign, June 1979, p. 74.
  55. (en) Les dirigeants de diverses confessions s’engagent expressément pour protéger le mariage
  56. Elijah Abel
  57. Brigham Young, Journal of Discourses, vol. 7, pages 290 -291
  58. « Le Seigneur a dit à Caïn qu’il ne recevrait pas les bénédictions de la prêtrise ainsi que sa descendance avant que le dernier de la postérité d’Abel n’ait reçu la prêtrise, pas avant la rédemption de la terre… supposez que nous leur demandions de venir ici et que nous leur disions qu’il est légitime de mélanger notre postérité avec la race de Caïn, qu’ils puissent venir avec nous pour partager toutes les bénédictions que Dieu nous a données. Ce jour-là et à l’heure où nous ferions cela, la prêtrise serait retirée de l’Église et du Royaume de Dieu… l’Église irait à sa destruction… et nous recevrions la malédiction qui a été placée sur la postérité de Caïn. » — Brigham Young, Brigham Young's adresses, Church Historical Dept., 5 février 1852
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