Église catholique

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'Église catholique, de ses institutions et de ses développements. Pour son aspect historique, voir Histoire de l'Église catholique. Pour les Églises qui en font partie, voir Composition de l'Église catholique. Pour la religion et la doctrine des catholiques, voir Catholicisme

L’Église catholique est, dans le langage courant actuel, l’ensemble des chrétiens en communion avec le pape et les évêques. Cet ensemble réunit plus d'un milliard de fidèles. Une très grande majorité d'entre eux (au moins 98 %) sont de rite latin. Mais il existe aussi des catholiques de rites orientaux, notamment au Liban, en Syrie, en Ukraine et dans les pays de l'Est de l'Europe, en Inde ou encore en Égypte.

L’adjectif « catholique » vient du grec καθολικός, katholikos, signifiant « universel ». Le terme a commencé à être employé pour qualifier l’Église au début du IIe siècle[1]. Il se trouve également dans le symbole de Nicée adopté en 381 et qui proclame : « Je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». Cette profession de foi, qui est avec le Symbole des apôtres la plus importante de l’ancienne Église, est depuis des siècles le credo de toutes les liturgies, de sorte que des chrétiens de toutes Églises, même lorsque commencera le temps des divisions confessionnelles, déclareront croire en l’Église catholique, indépendamment du fait que leur confession soit ou ne soit pas explicitement désignée comme « catholique » dans l’usage courant ou dans des textes officiels[2].

L'Église catholique se conçoit comme une communion d'Églises locales ou particulières, c'est-à-dire ayant chacune un territoire et un évêque à sa tête. Celles-ci sont chacune pleinement l'Église catholique dans la mesure où elles sont en communion avec le pape, qui est évêque de Rome, et en communion les unes avec les autres. L'Église catholique se définit comme une institution à la fois humaine et divine : « société parfaite en dépit de l'imperfection de ses membres[3] », elle est l'ensemble des baptisés, elle est aussi une institution et un clergé organisés de façon hiérarchique.

Mosaïque de la basilique Saint-Clément. Rome, XIIe siècle (Détail). D’après l’inscription que comprend cette mosaïque[4], il s'agit d'une représentation de l’Église. Celle-ci est figurée par la croix du Christ, avec douze colombes qui représentent les apôtres, tandis que l'arbre de la croix se développe en de nombreuses volutes comme autant d'Églises qui en forment une seule.

Significations du terme « catholique »[modifier | modifier le code]

Le terme catholique n’a jamais fait l’objet d’une définition officielle[2], ni avant, ni après avoir été intégré au credo de Nicée. Son sens ancien se prend de ce qu’il signifiait alors dans le langage courant, ce qui permet de percevoir une évolution de sa signification dès lors qu’il fut appliqué à l’Église.

Le terme vient du grec καθολικός (katholikos), qui signifie « selon le tout », c'est-à-dire « général », « en totalité » ou « universel ». Le mot καθολικός dérive lui-même de καθολός (katholos). Le préfixe κατά (kata) signifie « par » ou « selon », tandis que l'adjectif ὅλος (holos) signifie « tout » ou « entier »[5]. Chez Aristote, καθόλον (katholon) est synonyme de κοινόν (koinon), c’est-à-dire « général, commun ». En grec classique un καθολικὸς λόγος (katholikos logos) signifie un "lieu commun". L'adverbe καθόλου (katholou) est aussi employé selon l'usage courant dans le Nouveau Testament, non pas pour qualifier l’Église, mais simplement comme adverbe signifiant « absolument », « totalement » ou « complètement » : « Ils leur défendirent absolument (καθόλου) de parler et d’enseigner au nom de Jésus (Ac. 4,18) ».

L'adjectif « catholique » qualifiant l'Église[modifier | modifier le code]

L'adjectif a commencé à être employé par des auteurs chrétiens au début du IIe siècle, à une époque où émerge la figure d’autorité locale de l’évêque et où les communautés chrétiennes cherchent progressivement à construire l'unité et la communion de celles-ci[6], en même temps que la définition de la doctrine du christianisme se dessine au fil des débats doctrinaux[1]

Le premier auteur à utiliser l'expression semble être Ignace d'Antioche qui, à l'aube du IIe siècle, écrit : « Là où paraît l’évêque, que là soit la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Église entière (καθολικὴ ἐκκλησία, katholikê ekklêsia). »[7]. Il y a débat sur la portée de ce mot courant de la langue grecque utilisé par Ignace[8] mais, une fois entré dans la littérature chrétienne, il prend progressivement un sens particulier ou théologique. Il y exprime d’abord le caractère universel de l’Église suivant la signification grecque usuelle, mais il sert bientôt à distinguer l’Église « authentique » des communautés « hérétiques » et, en ce sens, devient synonyme d’« orthodoxie » : à partir du IVe siècle, il s'officialise en apparaissant dans le symbole de Nicée comme l'une des quatre notes de l'Église, « une, sainte, catholique et apostolique »[7].

Le terme « catholique » devient dès lors spécifique pour parler de l’Église, exprimant à la fois que l’Église du Christ est répandue dans tout l'univers et qu'elle porte l'intégralité du dépôt de la foi[7]. De ce fait, bien que le latin disposât à l’évidence d’un terme équivalent au grec καθολικός avec celui de universalis, ce mot n’a pas été traduit en latin mais il a été simplement translitéré en catholicus[1]. Augustin emploiera ainsi le terme catholicus pour qualifier l’Église ou les chrétiens en communion et en accord avec l’évêque de Rome tandis qu’il propose par ailleurs de larges développements sur la religion « catholique », mais il parle à ce sujet de « voie universelle », en employant le terme « universalis » plutôt que ce lui de « catholicus »[9].

Parler d’Église catholique, c’est affirmer que l’Église est universelle, qu’elle ne peut se replier sur une communauté ou dans un espace particulier en se coupant du tout[2], en même temps que cela revient à désigner la véritable Église du Christ « la seule légitime et authentique[10] ».

La catholica[modifier | modifier le code]

Dans l’antiquité, le mot « catholique » ne s’employait pas seulement comme un adjectif mais aussi, comme c'est le cas pour tous les adjectifs en grec, comme un nom[5] neutre avec l'article : το`καθολικόν, to katholikon, l'universel. Zénon avait ainsi écrit un traité des universaux : les καθολικά, katholika. Selon Henri de Lubac, au moment où le terme catholique commence à être employé pour qualifier l’Église, il devient aussi d’usage de parler de l’Église comme de la catholica (καθολική, katholikê)[5]. Ce substantif est, en effet, attesté chez Tertullien[11] dans un sens absolu dès le IIe siècle et reste d'usage, quoique rarement, jusqu’au VIIe siècle. On le trouve encore chez Bernard de Clairvaux au XIIe siècle. Cet usage du terme renvoie, selon Henri de Lubac, à ce que sont les καθολικά (universaux) chez les philosophes. La catholica étant un universel, elle n’est ni un composé, ni une somme[5]. Il faut avoir recours au terme latin pour reprendre cet usage en français. C’est en ce sens qu’il peut être question de la catholica.

Définitions de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Autodéfinitions[modifier | modifier le code]

Une page en grec du Papyrus 46 contenant les lettres de Paul. Manuscrit de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe siècle.

La Bible chrétienne ne dit pas ce qu'est l'Église comme une source historique qui aurait laissé une description « objective » ou externe de l'Église en son état d'origine, pour qu'il suffise ensuite de s'y référer pour y lire ce qu'est ou ce que devrait être l'Église. La Bible n'a en effet pas un rapport d'antériorité à l'Église, mais elle lui est contemporaine ; elle est constitutive de l'Église tout autant que c'est l'Église qui « fait » la Bible à tout moment de son histoire. Le canon des Écritures chrétiennes, qui se met en place dans les premiers siècles du christianisme, est un produit de l'Église pour que la Bible soit la norme et la mesure de l'Église. Par la suite non seulement le processus de formation du canon biblique n'a jamais été totalement clos, mais en plus la Bible continue de « vivre » dans les communautés chrétiennes par les phénomènes tels que ceux de la traduction, de l'interprétation ou de la prédication, inhérents à toute activité de lecture. De ce fait le rapport de formation et de transformation réciproque qui s'est instauré entre la Bible et l'Église depuis ses origines se perpétue. Les divergences entre confessions chrétiennes actuelles sur l'interprétation de la Bible confirment que la Bible chrétienne n'offre pas une mesure objective ou externe aux communautés, mais qu'elle est partie prenante de la vie de ces communautés autant que ces communautés font la Bible de l'Église.

Le terme ecclesia[modifier | modifier le code]

Le mot « église » vient du latin ecclesia, issu du grec ekklesia ( ἐκκλησία), qui signifie assemblée[12]. Lorsque les premiers chrétiens employaient le terme église, ils reprenaient l'une des appellations traditionnelles du judaïsme hellénique pour désigner Israël ou le peuple de Dieu. Cependant, l’usage chrétien du terme ekklesia a également sonné comme en contrepoint de celui qui en était fait dans les cités grecques. Dans le monde grec classique, l’ekklesia était une assemblée réservée aux citoyens et à laquelle les étrangers n’étaient pas admis[12]. L’Église au sens chrétien est l’assemblée dans laquelle plus personne n’est étranger. Elle est ce qui rassemble des hommes de toute nation, race, peuple et langue (Ap. 7,9).

Dans la Septante, version grecque de la Bible hébraïque datant du IIe siècle av. J.-C., le mot grec ekklesia (église) désigne une assemblée convoquée pour des raisons religieuses, souvent pour le culte. Dans cette traduction, le grec ekklesia correspond toujours à l'hébreu qahal qui est cependant parfois aussi traduit par synagôgè (synagogue). Pour le judaïsme du premier siècle, ekklesia évoque immédiatement la synagogue, à comprendre comme l'assemblée de Dieu[13]. Les mots « église » et « synagogue » étaient ainsi deux termes synonymes. Ils ne prendront un sens différent que parce que les chrétiens s'approprieront le mot église, réservant celui de synagogue aux assemblées des juifs qui refusent le christianisme et dont ils se distinguent de plus en plus clairement[14].

Le terme église n’est employé que deux fois dans les Évangiles, deux occurrences qui se trouvent en Matthieu[12]. Jésus dit à Simon-Pierre : « Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Depuis le milieu du XXe siècle, les exégètes se posent la question de savoir si l'on peut attribuer la paternité de cette expression à Jésus[13]. L'enseignement et la pratique de ce dernier s'inscrivent dans le cadre des synagogues locales et du Temple de Jérusalem ; rien dans les Évangiles ne permet d'affirmer que Jésus a fondé ou voulu fonder sa propre communauté religieuse[13]. Cette phrase témoigne de ce que, pour la communauté qui reçoit cet évangile, il y a une Église du Christ et que c'est lui qui la bâtit. Dans un autre passage de Matthieu, l'Église est la communauté locale à laquelle on appartient : « Si ton frère n’écoute pas … dis-le à l’Église ».

Le terme église est beaucoup plus fréquent dans les autres textes du Nouveau Testament, où, de façon concordante avec l’usage qui en est fait dans l’Évangile de Matthieu, il désigne parfois les communautés locales, parfois l’Église dans son ensemble. Si le terme ekklesia est très fréquent dans les Actes, les épîtres et l'Apocalypse, son emploi ne s'y répartit pas régulièrement. Dans les sections dont il est absent, il peut néanmoins être question de l'Église avec d'autres mots. Par exemple le mot ekklesia est totalement absent des quatorze premiers chapitres de la Lettre aux Romains où il est toutefois beaucoup question des « appelés » (κλήτοι, klêtoï), les « bien-aimés de Dieu », idée qui renvoie à celle d'Église comme l'assemblée à laquelle on se rend parce qu'on y est convoqué[15]. Par ailleurs, toujours sans employer directement le terme ekklesia, il peut aussi être question de l'Église au moyen d'images traditionnellement employées dans la Bible pour désigner le peuple de Dieu, notamment celle de la vigne du Seigneur, particulièrement développée dans l'Évangile selon Jean[14].

L’Église n’est pas qualifiée une seule fois de « catholique » ou d’« universelle » dans les textes du Nouveau Testament. Il reste néanmoins très clair que les Églises sont « une » dans l’Église, que les chrétiens doivent chercher à toujours être bien d’accord entre eux, que l’Évangile doit se répandre jusqu’aux extrémités de la Terre et parmi toutes les nations, que l’Église est ouverte à tous les peuples, qu’elle doit être sans divisions[12].

L'Église comme mystère[modifier | modifier le code]

Dans ses lettres, Paul présente l'Église comme un objet de foi : « un mystère, autrefois caché en Dieu mais aujourd'hui en partie réalisé[14]. » L'apôtre emploie fréquemment l'expression « Église de Dieu » qui indique que c'est Dieu lui-même qui la constitue[15]. Paul a développé une compréhension très christologique de l'Église. À sa suite, l'Église en son mystère se présente toujours en rapport avec celui du Christ. L'apôtre décrit les rapports entre le Christ et l'Église avec les termes « par », « selon », « avec » et « en ». Ainsi l'Église n'est pas seulement « avec le Christ », mais elle est aussi « par lui » et « en lui ». Le début de l'épître aux Éphésiens récapitule ce mystère de l'Église et du Christ :

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a béni de toutes bénédictions spirituelles, dans les régions célestes, en Christ. C'est ainsi qu'il nous a choisis en lui avant la fondation du monde, pour être saint et irréprochable dans l'amour, nous ayant prédestiné à être pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ selon le bon plaisir de sa volonté à la louange de gloire de sa grâce dont il nous a gratifié dans le Bien-aimé. C'est en lui que nous avons le rachat par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce, qu'il a fait abonder pour nous en toute sagesse et prudence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté que, selon son bon plaisir, il s'était proposé en lui pour le dispenser dans la plénitude des temps, à savoir : rassembler toutes choses dans le Christ, ce qui est aux cieux et ce qui est sur la terre. C'est en lui encore que nous avons été choisis comme son lot, prédestinés que nous étions, selon le dessein de Celui qui accomplit tout selon la décision de sa volonté, pour être, à la louange de sa gloire, ceux qui d'avance ont mis leur espérance dans le Christ. »

Christ pantocrator, Cathédrale de Cefalù, Italie, XIIe siècle.

Lorsqu'il parle du Christ comme la tête du corps que forme l'Église, Paul affirme que le chef suprême de l'Église est le Christ. Il le dit explicitement dans l'épître aux Éphésiens lorsqu'il évoque la glorification du Christ par Dieu : « Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour Chef suprême à l'Église, laquelle est son corps, la Plénitude de celui qui remplit tout en tout. »

La Pentecôte, miniature du XIIIe siècle, Musée Condé, Chantilly, France.

Le Nouveau Testament ne laisse pas identifier de façon unilatérale ce qui était, dans la foi des communautés où il a progressivement été rédigé, le moment de la naissance de l'Église. Telles que les choses se présentent dans le Nouveau Testament, il est très rarement question de l'Église dans les Évangiles, qui font plutôt le récit de la vie terrestre du Christ, tandis que le temps de l'Église commence avec les Actes des Apôtres, qui sont comme la seconde partie de l'Évangile selon Luc et commencent par les récits de l'Ascension et de la Pentecôte. Ainsi, divers débats théologiques portent sur ce qui entre la passion du Christ et la Pentecôte peut être envisagé comme marquant la naissance de l'Église. L'enjeu de ces débats n'est pas historique dans la mesure où il ne s'agit pas de discerner le moment de fondation du christianisme comme d'une religion, mais de dire ce qu'est l'Église et son origine en tant qu'elle est objet de foi pour les chrétiens  : elle peut être ceux qui sont baptisés dans la mort et la résurrection du Christ, ceux qui ont reçu l'Esprit Saint, ceux qui proclament l'Évangile.

Il est possible de considérer que l'Église naît dans la Pâque du Christ, lorsqu'il passe de ce monde à son Père. Les Pères de l'Église diront en ce sens que l'Église est née du côté du Christ, dans le sommeil de la mort, comme Ève est née du côté d'Adam pendant son sommeil, tel que le raconte le Livre de la Genèse[14]. Avec l'Évangile selon Jean, il est aussi possible d'envisager que l'Église naît lorsque le sang et l'eau jaillissent du côté transpercé du Christ en croix : le sang est le sacrifice du Christ, tandis que l'eau symbolise le baptême ou le don de l'Esprit qui est la vie de l'Église[14]. Ce don de l'Esprit Saint est aussi figuré par le récit de la Pentecôte dans les Actes des apôtres (Ac 1,8), de sorte que la Pentecôte se présente dans la tradition chrétienne un peu comme la date de naissance officielle de l'Église. Il s'agit du moins de sa confirmation : l'Église reçoit l'onction, la marque de l'Esprit qui scelle sa naissance dans la mort et la résurrection du Christ. C'est le moment où elle commence sa mission avec la première manifestation publique des apôtres[14].

Métaphores de l'Église dans la Bible[modifier | modifier le code]

Dans la perspective du Nouveau Testament, les Écritures attestent que l'Église fondée par Jésus-Christ a été préparée et préfigurée dans le peuple d'Israël. De ce fait, les nombreuses images bibliques qui décrivent la relation de Dieu à son peuple dans l'Ancien Testament seront utilisées pour décrire l'Église comme nouvel Israël. Dans les Évangiles, l'appel de douze apôtres, qui seront à partir de la Pentecôte la toute première Église, est une référence explicite aux douze tribus d'Israël : c'est le peuple qui est appelé parce qu'il est le peuple de Dieu.

Lorsque l'Église est dite en marche, (par exemple en Actes 9, 31[v 1]), il s'agit d'une référence à la marche du peuple d'Israël dans le désert (Exode). L'Église est aussi comparée à un « petit troupeau », qui représente Israël devenu le moins nombreux de tous les peuples. Cette image du troupeau est notamment suggérée lorsqu'il est question du Christ comme du « bon berger » dans les Évangiles.

Le Christ, vigne véritable. Athènes XVIe siècle.

L'une des images que le corpus biblique a le plus développées pour parler du peuple d'Israël est celle de la vigne, notamment avec le Psaume 80 ou Isaïe 5. Cette vigne plantée par Dieu croît et est destinée à porter du fruit. C'est une vigne qu'il faut travailler et entretenir, mais aussi une vigne qui occupe et prospère en un espace délimité et précis avec une clôture qui la protège. Dans le psaume 80 le psalmiste qui s'adresse à Dieu demande : « Pourquoi as-tu donc fait des brèches à ses murs, pour que tous les passants la vendangent ? Le sanglier des forêts la ravage et la bête des champs la dévore. » En Isaïe le Chant de la vigne évoque une vigne qu'un ami a entouré de tous les soins et qui ne porte pas de bons fruits, l'ami déclare : « J'enlèverai sa haie et elle sera broutée, j'abattrai sa clôture et elle sera piétinée. J'en ferai une ruine [...] Car la vigne du Seigneur, c'est la maison d'Israël et les gens de Judas en sont le plan chéri ». L'image de la vigne est en particulier reprise dans l'Évangile selon Jean où Jésus dit : « Moi, je suis la vigne et mon Père est le vigneron. [...] Moi, je suis la vigne et vous les sarments. (Jn 15) », ou encore avec les paraboles sur la vigne et les vignerons homicides dans les synoptiques (Mt 21, etc.).

Dans le registre des métaphores agricoles, il peut aussi être question pour les membres de l'Église de bon grain et d'ivraie, ce qui signifie que faire formellement partie de l'Église n'est pas la garantie de son salut. Selon cette parabole, il n'y a pas à tenter de faire le tri entre les bons et les mauvais à cause du risque que soit jeté du bon grain avec l'ivraie (Mt 13,24s.). C'est Dieu lui-même qui le fera[14].

L'image de l'Église comme épouse du Christ est proposée dans l'Apocalypse, elle est aussi rappelée chez Paul (2Co 11,2 et Éph 5,25) et dans l'Évangile selon Jean (3,29). Cette image a divers fondements scripturaires, notamment avec le Livre d'Osée dans lequel Dieu parle de son peuple comme d'une épouse qui, après un temps d'amour idyllique, se comporte comme une épouse ingrate et infidèle, qui trompe et se prostitue avec des idoles. Dieu décide de la punir, mais il l'aime toujours et il veut que dans sa détresse son épouse se souvienne du temps où elle était heureuse avec lui : « Alors tout recommencera comme s'il ne s'était rien passé, ce seront de nouvelles fiançailles « dans la justice, le droit, la fidélité la miséricorde et la sincérité (2,21) »[16] ». L'image de la relation nuptiale entre Dieu et son peuple est un classique des écriture. Elle est aussi développée par Jérémie[v 2], Ézékiel[v 3] et Isaïe[v 4]. Dans le nouveau Testament, le symbole du mariage entre Dieu et son peuple étant appliqué aux relations entre Jésus et L'Église, la tradition chrétienne développera ce symbole avec ferveur. La mystique chrétienne poussera l'image en avant, appliquant l'idée d'une relation d'amour conjugal non seulement entre le Christ et l'Église mais aussi au niveau individuel entre l'âme fidèle et son sauveur[16]. Les mystiques se référent aussi largement pour cela au livre du Cantique des cantiques.

En divers passages du Nouveau Testament, l'Église est quelque chose qui se bâtit ou se construit. La métaphore d'Église comme construction est en premier lieu ce qui justifie le nom donné à Simon par Jésus : « tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » La métaphore de la construction a aussi été fréquemment employée dans les lettres de Paul. S'adressant à ceux de l'Église de Corinthe, il leur dit : « Nous sommes les communs ouvriers de Dieu, vous êtes le champ de Dieu, la bâtisse de Dieu (1 Co 3,9). » ; « Celui qui parle en langue se bâtit lui même, celui qui prophétise bâtit l’Église. (1 Co 14,4) » ; et encore : « La science gonfle, alors que l'amour bâtit (1 Co 8,1). »

La comparaison de l'Église à un corps est propre à Paul. Il la propose en divers passages[17], notamment dans la lettre aux Corinthiens, pour rendre compte de l'unité organique des divers membres de l'Église dont Paul parle comme du corps du Christ : « De même en effet que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du corps du Christ. Aussi bien est-ce en un seul Esprit que tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs, Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit. (1 Co 12,12-13.) »

D'autre thèmes présents dans l'Ancien Testament mais qui ne sont pas explicitement repris dans le Nouveau Testament pour parler de l'Église, l'ont été ensuite par les pères de l'Église et après. Notamment celui de l'Église comme « arche de salut » tiré de l'épisode du déluge et de la construction de l'arche dans le livre de la Genèse.

Nature profonde de l'Église[modifier | modifier le code]

Le pape Benoît XVI décrit la nature profonde de l'Église dans une encyclique sur l'amour et la charité  :

« La nature profonde de l’Église s’exprime dans une triple tâche : annonce de la Parole de Dieu (kerygma-martyria), célébration des Sacrements (leitourgia), service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre. La charité n’est pas pour l’Église une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait aussi laisser à d’autres, mais elle appartient à sa nature, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer. »

— Benoît XVI, Deus caritas est, no 25.

Composition de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

La composition de l'Église catholique ne se réduit pas à l'Église dite « latine », même si celle-ci représente au moins 98 % du catholicisme. Les Églises catholiques orientales (chaldéenne, syrienne, libanaise, une petite fraction des coptes et des grecques) se sont le plus souvent unies à Rome au XIXe siècle. Elles reconnaissent l'autorité et la primauté du pape, et font pleinement partie de l'Église catholique. Leur organisation canonique (y compris, par exemple, l'ordination sacerdotale d'hommes mariés) et surtout leur liturgie ont toutefois conservé des caractères orthodoxes. À la différence des uniates, l’Église maronite est une Église catholique orientale non issue d’une Église-mère orthodoxe et qui ne s’est jamais séparée de l’Église catholique.

A l'extérieur de l'l'Église catholique, certaines Églises et communautés chrétiennes emploient le mot « catholique » dans leur dénomination, sans pour autant reconnaître, dans la pratique sinon en théorie, la primauté du pape de Rome, par exemple l'Église vieille-catholique, qui regroupe environ un million de fidèles aux États-Unis, en Pologne, en Allemagne, en Autriche, en Suisse.

Les ruptures historiques[modifier | modifier le code]

Après la rupture entre Rome et le christianisme orthodoxe, symbolisée par la date de 1054, le schisme le plus important en Europe occidentale et centrale fut à partir de 1517 la Réforme protestante, représentée notamment par le Saxon Martin Luther, le Français Jean Calvin ou le Suisse Ulrich Zwingli. Depuis lors, le mot catholique s'est opposé systématiquement, en Europe et en Amérique du Nord, à celui de protestant.

Un autre schisme s'est produit peu après, dû à des raisons politiques et suivi ultérieurement de divergences doctrinales : l'apparition de l'Église anglicane en 1534.

À cette époque, alors que se multipliaient les schismes dans l’Église et qu’apparaissaient des confessions religieuses réclamant chacune son autonomie et la protection de l’État, la notion de catholicité est redevenue un enjeu majeur[évasif][2]. Dans ce contexte, ceux que l’on appelle aujourd’hui catholiques, orthodoxes, luthériens ou anglicans se sont tous déclarés catholiques, nonobstant l’usage qui a prévalu par la suite de réserver l’appellation de catholiques aux chrétiens en communion avec le pape et les évêques[18].

Le droit civil[modifier | modifier le code]

L’Encyclopedia Universalis indique l'appellation officielle d'« Église catholique, apostolique et romaine » (ECAR)[19]. Cette désignation désuète vient du droit civil des États. Elle remonte à la fin du XVIe siècle, lorsque le pouvoir a commencé à organiser légalement la nouvelle pluralité religieuse. Ainsi, en 1595, l'édit de Nantes reconnaissait pour la première fois deux religions : « La Religion catholique, apostolique et romaine » et la « Religion prétendue réformée », c'est-à-dire ce que l'on appelle aujourd'hui le protestantisme. Pour ce qui concerne la désignation de la religion des catholiques, les termes « catholique » et « apostolique » sont tirés du Credo de Nicée-Constantinople (où ils qualifient l'Église plutôt qu'une religion), termes auxquels s'est adjoint l'adjectif « romaine ».

Cette désignation officielle a plus tard disparu du droit à mesure que se sont mis en place les principes de séparation des Églises et de l'État. Ainsi, en France le maintien d'une telle désignation dans la loi serait aujourd'hui contraire au principe de la loi de 1905 selon lequel « l'État ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ». C'est donc en vertu de la laïcité de l'État que l'« Église catholique, apostolique et romaine » n'a plus ce nom officiel que l'État lui avait donné quatre siècles plus tôt, et qu'aucune autre désignation ne le remplace. Le seul pays à avoir conservé cette ancienne désignation est l'Argentine, dont la constitution en vigueur stipule que « l'État soutient (sostienne) l'Église catholique, apostolique et romaine ».

Aujourd'hui, dans les pays laïcs et occidentaux, l'Église catholique doit son existence légale, non pas à une pratique révolue de reconnaissance officielle de religions par les États, mais à l'existence d'associations locales correspondant aux diocèses. Ces associations sont constituées selon les normes du droit des associations propre à chaque pays. Sur le plan de l’ecclésiologie catholique, cette forme d'existence légale s'articule au principe selon lequel l'Église catholique dans son ensemble est une communion d'Églises catholiques appelées Églises particulières ou diocèses. En France les associations correspondant aux diocèses sont enregistrées sous le nom d’Association diocésaine mises en place depuis 1924. Leur statut est réglé par les lois de 1901 sur les associations et celle de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État. Outre les façons dont l'Église catholique a des modes d'existence légales dans les pays laïcs, nombre de ces États entretiennent des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, c'est-à-dire avec le pape personnellement et non pas avec l'Église ou l'Église catholique en tant que telle.

Inversement à ce qui se passe dans les pays laïcs, le « catholicisme » est reconnu comme une religion officielle dans certains États, ce qui peut avoir lieu de façon conflictuelle autant avec le siège romain qu'avec les catholiques du pays. C'est notamment le cas en Chine, où le gouvernement a mis en place une Association patriotique catholique, à laquelle les responsables catholiques doivent théoriquement obligatoirement adhérer pour pouvoir exercer leur culte. Cependant cette façon dont l'Église catholique est officiellement reconnue et organisée en Chine n'est pas reconnue par l'Église catholique en communion avec Rome.

Structures institutionnelles de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Communion, collégialité et hiérarchie[modifier | modifier le code]

Benoît XVI, pape du 19 avril 2005 au 28 février 2013.

L'Église catholique considère que, de par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). Dans cette optique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a la charge d'une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller.

Elle considère que l'Église fondée par le Christ se perpétue dans l'Église catholique[20], ou plutôt qu'elle est une institution permanente qui demeure éternellement à travers les âges sans aucune discontinuité de succession apostolique, en préservant la foi intégrale et l'unité des croyants.

Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape.

La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la cité du Vatican, dont le pape est également le chef d’État.

Les trois ordres[modifier | modifier le code]

Diacres, prêtres, évêques

Laïcat et ministères[modifier | modifier le code]

Tous les catholiques ont reçu de par l’onction du baptême, complété par la chrismation ou confirmation, le sacerdoce baptismal qui les fait « prêtres, prophètes et rois ». En outre le sacrement de l’ordre donne à certains de ses membres un sacerdoce ministériel. Ces deux sacerdoces sont différents et complémentaires.

« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. »

— Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican, 1997

En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde par des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, notamment dans les ordres religieux.

On distingue ainsi : les ministres ordonnés ; les baptisés laïcs ; les consacrés.

La curie romaine[modifier | modifier le code]

Longtemps puissance temporelle, la papauté s'est progressivement concentrée sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir : Lutte du sacerdoce et de l'Empire.

En 1929, le pape Pie XI signe les accords du Latran avec l'État italien qui lui concède l'existence de l'État du Vatican. Depuis le pontificat de Jean-Paul I, les papes ont délaissé la tiare, couronne pontificale qui représentait le pouvoir temporel, le pouvoir spirituel et l'autorité sur les princes. Elle apparaît encore sur les armoiries de l'État du Vatican.

Le Saint-Siège, nom officiel de l'État du Vatican, est représenté dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Il joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.

Le droit canonique[modifier | modifier le code]

Le droit canonique, ou droit canon (jus canonicum en latin), est l'ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l'Église et de ses fidèles.

Le terme vient du grec κανών / kanôn, la règle, le modèle. Ce mot a rapidement pris une connotation ecclésiastique en désignant au IVe siècle les ordonnances des conciles, par opposition au mot νόμος / nómos (la coutume, la loi) utilisé surtout pour les lois des autorités civiles.

Le droit canonique n'a pas de portée sur les accords conclus par l'Église, ni sur les questions de dogme à proprement parler, quoiqu'il faille relativiser ; le pape Jean-Paul II a en effet inséré, dans le code de 1983, l'interdiction faite aux femmes d'accéder à l'ordination en engageant la foi de l'Église. En ce qui concerne la liturgie, le code ne donne que des orientations dans la partie liée à la charge ecclésiale de sanctifier ; les normes liturgiques se trouvent dans la présentation des divers rituels.

Ces normes ont force de loi et doivent être respectées car, pour certaines d'entre elles, il y va de la validité des sacrements. Tous les rituels ne concernent pas les sacrements, et il convient, là aussi, de respecter les normes, en particulier pour les funérailles. En ce qui concerne la messe, les normes se trouvent dans la PGMR « présentation générale du missel romain ». La dernière PGMR a été publiée par Jean-Paul II en 2002, et traduite en français par le CNPL. Le nouveau missel, publié également en 2002, n'a pas encore été traduit en français.

Le terme canoniste renvoie ordinairement à un expert de ce droit interne de l'Église, tandis qu'un juriste peut être expert de droit religieux ou ecclésiastique s'il connaît le droit de son pays touchant aux diverses religions.

Les conférences épiscopales[modifier | modifier le code]

Les conférences épiscopales rassemblent les évêques d'un même pays. En Europe, il existe en outre un Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE), qui est au service de la collégialité des conférences épiscopales d'Europe et une Commission des conférences épiscopales de la communauté européenne (COMECE), qui a pour objectif de créer des liens avec les instances européennes pour l’information des épiscopats européens. Elle dispose d'un bureau à Bruxelles. Les conférences mettent en place différents organismes tels que la commission justice et paix ou l’Office catholique d'information et d'initiative pour l'Europe (OCIPE).

Compléments[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François Louvel, « Naissance d’un vocabulaire chrétien », dans Les Pères apostoliques, texte intégral, Paris, Cerf, 2006, pp. 507-509. (ISBN 978-2-204-06872-7)
  2. a, b, c et d Henrich Fries, « Catholicité/catholicisme », dans Nouveau Dictionnaire de théologie, Paris, Cerf, 1991, p.115. (ISBN 2-204-05171-3)
  3. Denis Pelletier, « Église » dans Dictionnaire des faits religieux, p. 300. (ISBN 978-2-13-054576-7)
  4. L'inscription sous la mosaïque dit : « Ecclesiam Cristi viti similabimus isti quam lex arentem sed crux facit esse virentem », c’est-à-dire, « nous assimilons l’Église à la vie du Christ que la Loi rend sèche mais que la Croix rend pleine de force »
  5. a, b, c et d Henri de Lubac, Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme, Paris, Cerf, Unam Sanctam, 1952. pp. 24-31.
  6. Bernard Meunier, La naissance des dogmes chrétiens, éd. de l'Atelier, 2000, pp. 20-26
  7. a, b et c Ignace d'Antioche, Smyrn., VIII, 2, cité par Georgică Grigoriţă, L'autonomie ecclésiastique selon la législation canonique actuelle de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique : étude canonique comparative, éd. Gregorian & Biblical BookShop, 2011, p. 218
  8. Pour certains exégètes, il circonscrit une réalité géographique, pour d'autres les prémices d'une idée d'unité ou d'intégralité organique dont émergera la catholicité ; cf. par exemple William R. Schoedel, Ignatius of Antioch : A Commentary on the Letters of Ignatius of Antioch, éd. Fortress, 1985, p. 224
  9. Saint Augstin; La Cité de Dieu, X, 37. voir aussi, Henri de Lubac,
  10. Yves Bruley, Histoire du catholicisme, p. 3
  11. Démonstrations évangéliques, tome sixième, Migne, 1843, col. 1147 : « La troisième épithète de l'Église et la plus commune est celle de catholique : c'est par ce nom qu'on la distingue ordinairement des sectes des hérétiques et des schismatiques. Les Églises véritables, pour se distinguer des fausses, prennent le nom de catholique, comme l'Église de Smyrne écrivant à celle de Rome sur le martyre de S. Polycarpe. Les évêques de l'Église véritable, pour se distinguer de ceux des hérétiques ou des schismaliques, prennent le nom d'évêques de l'Église catholique. L'Église véritable est distinguée des sectes des hérétiques par le nom de catholique. In catholica, absolument dans Tertullien, c'est l'Église. Constat in catholica ? primo doctrinam credidisse, c'est l'Église catholique, selon le concile de Nicée, qui est la règle de la foi. Ita credit catholica Ecclesia. C'est elle qui anathématise les hérétiques. »
  12. a, b, c et d François Louvel, « Naissance d’un vocabulaire chrétien », dans Les Pères apostoliques, texte intégral, Paris, Cerf, 2006, « Église », pp. 517-518. (ISBN 978-2-204-06872-7)
  13. a, b et c Daniel Marguerat, « Jésus de Nazareth ou Paul de Tarse », in Daniel Marguerat et Éric Junod, Qui a fondé le christianisme, éd. Bayard, 2010, p. 13
  14. a, b, c, d, e, f et g Xavier Léon-Dufour (dir.), Vocabulaire de théologie biblique, Paris, Cerf, 1981, « Église » pp. 323-335. (ISBN 2-204-01720-5)
  15. a et b Julienne Côté, Cent mots-clés de la théologie de Paul, pp. 157 ss. (ISBN 2-204-06446-7)
  16. a et b Émile Osty, La Bible, « Introduction au livre d'Osée », p. 1943-1944
  17. Lettres aux Éphésiens, 5, 22-33 ; Première aux Corinthiens, 12, 12-13 ;
  18. Yves Bruley, p. 4
  19. Régis Burnet, Encyclopædia Universalis, Article « Catholicisme ».
  20. Vatican II, constitution Lumen Gentium (sur l'Église) 8 (www.vatican.va).

Notes[modifier | modifier le code]

Catéchismes et encycliques
Versets bibliques
  1. Actes des apôtres 9, 31 : « L'Église avait donc la paix sur toute l'étendue de la Judée, et de la Galilée et de la Samarie. Elle se bâtissait et marchait dans la crainte du Seigneur et, par la consolation du Saint-Esprit, elle se multipliait (Ac 9, 31) »
  2. Jérémie, 2,1-7 ; 3,1 à 13,20 ; 31,22 et 51,5
  3. Ézékiel, 16 et 23.
  4. Isaïe, 1,21-26 ; 50,1 ; 54,5-8 ; 54,10 62,4-5 et 62,12.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généralités


Premier millénaire

Époque moderne

  • Bernard Bourdin, La genèse théologico-politique de l'État moderne : la controverse de Jacques Ier d'Angleterre avec le cardinal Bellarmin. Paris, PUF, coll. Fondements de la politique, 2004, 280 p. (ISBN 2-13-052937-2)
  • Nicole Lemaitre, L'Europe et les Réformes au XVIe siècle, Paris, Ellipses, coll. « Le monde : une histoire », 2008, 264 p. (ISBN 978-2-7298-3811-9)
  • Wolfgang Reinhard, Papauté, confessions, modernité, trad. Florence Chaix, Paris, Éditions de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, coll. Recherches d'histoire et de sciences sociales no 81, 1998. (ISBN 2-7132-1256-1)
  • W. H. Van de Pol, La communion anglicane et l'œcuménisme, Paris, Cerf, Unam sanctam 63, 1967.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]