Églises catholiques
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Le terme catholique est emprunté au latin catholicus, lui-même emprunté au grec καθολικός signifiant « général, universel ». La plupart des Églises chrétiennes se revendiquent être catholiques dans le sens d'une « vocation universelle » comme en témoigne le credo de Nicée-Constantinople. Certaines font explicitement mention de cet aspect universaliste dans leur appellation. On distingue ainsi :
- l'Église catholique romaine, dont font partie les Églises catholiques orientales, parmi lesquelles on trouve les Églises grecques-catholiques,
- les Églises vieilles-catholiques,
- diverses autres églises appelées aussi catholiques.
Sommaire |
[modifier] Église catholique romaine
Église d'Occident ayant commencé et poursuivi à travers vingt et un conciles son évolution doctrinale, administrative et juridique personnelle à partir de sa séparation d'avec l'Église d'Orient (restée fidèle jusqu'à nos jours aux sept conciles oecuméniques[1]), séparation qui fut concrétisée lors des excommunications et anathèmes réciproques de 1054, l'Église catholique romaine est devenue suite à l'expansion des pays occidentaux catholiques à travers le monde, et principalement des grands pays colonisateurs que furent l'Espagne et le Portugal dès le XVIe siècle, dans tout le continent sud-américain, l'Asie (Philippines, Indes), l'Afrique, suivis au XIXe siècle par les Français (missions d'Afrique et d'Indochine) et les Belges dans l'Afrique, la confession chrétienne la plus importante en nombre d'adeptes[2].
Lorsque le contexte le permet, elle est appelée simplement « Église catholique » ; c'est d'ailleurs la dénomination qu'elle se donne dans ses documents officiels.
Elle comprend plusieurs traditions liturgiques et plusieurs rites, l'Église latine occidentale historique majoritairement de rite romain ou plus rarement et d'une façon presque anecdotique mozarabe, ambrosien et de Braga, assez unifiée et comptant près d'un milliard de fidèles, à laquelle s'est jointe à une époque relativement récente diverses communautés chrétiennes orientales, qui ont conservé leurs rites propres et leur diverses liturgies originelles, gréco-byzantine, copte, abyssine, arménienne, araméenne, chaldéenne, syro-malabare, comptant quelque millions de fidèles, constituées d'Églises sui iuris, ou Églises de droit propre qui se sont rattachées à Rome à partir du XVIIe siècle et surtout aux XIXe et XXe siècles : elles possèdent leur droit propre (dans le cadre du Code des canons des Églises orientales promulgué par le Pape en 1990) et jouissent d'une certaine autonomie. Par exemple, les Patriarches sont élus par le Synode des Églises patriarcales catholiques, et le Pape est seulement informé.
[modifier] Les Églises orientales catholiques
Ces Églises catholiques orientales font pleinement partie de l'Église catholique (ainsi, certains cardinaux en sont issus). Elles se caractérisent d'une part par le fait de suivre un rite oriental, ce qui les distingue du rite romain ou plus précisément du Rite tridentin, qui est majoritaire ; et d'autre part par le fait qu'elles partagent la conception catholique du rôle du pape. Elles sont définies comme étant :
- Église catholique arménienne union à Rome 1740.
- Église catholique byzantine, union à Rome, 1924
- Église catholique chaldéenne, union à Rome, 1830.
- Église catholique copte, union à Rome, 1895.
- Église catholique éthiopienne, union à Rome, 1961
- Église maronite, union à Rome XIIe siècle (croisades).
- Église catholique syriaque, 1662, puis 1783
- Église catholique syro-malabare, union à Rome 1599.
- Église catholique syro-malankare, union à Rome, 1930.
[modifier] Églises grecques-catholiques
Indépendantes entre elles, elles font partie des Églises orientales catholiques, et ont en commun la liturgie byzantine.
- Église grecque-catholique albanaise, union à Rome, 1939.
- Église grecque-catholique biélorusse
- Église grecque-catholique bulgare
- Église grecque-catholique hellène, union à Rome 1911.
- Église grecque-catholique hongroise
- Église grecque-catholique italo-albanaise
- Église grecque-catholique italo-grecque
- Église grecque-catholique macédonienne
- Église grecque-catholique melkite, union à Rome, 1724.
- Église grecque-catholique roumaine, union à Rome, 1698.
- Église grecque-catholique russe, union à Rome, 1908.
- Église grecque-catholique slovaque
- Église grecque-catholique tchèque
- Église grecque-catholique ukrainienne, union à Rome 1595-1596.
- Communauté grecque-catholique géorgienne
[modifier] Églises vieilles-catholiques
Les Églises vieilles-catholiques sont des Églises catholiques autocéphales regroupées au sein de l’Union catholique internationale d'Utrecht à partir de 1870. Elles sont composées de catholiques qui refusent les dogmes romains de l'infaillibilité pontificale et de la juridiction universelle de l'évêque de Rome ainsi que l'expose la Déclaration d'Utrecht de 1889.
- Église vieille-catholique ou Église catholique-chrétienne
- Église vieille-catholique romaine
- Église polonaise-catholique
[modifier] Autres Églises catholiques
- Église catholique apostolique du Brésil (église catholique indépendante)
- Église catholique apostolique évangélique lusitanienne (anglicans)
- Église catholique libérale (mouvement théosophique)
- Église catholique apostolique (mouvement millénariste)
[modifier] Notes
- Les sept conciles oecuméniques sont : Premier concile de Nicée, Premier concile de Constantinople, Concile d'Éphèse, Concile de Chalcédoine, Deuxième concile de Constantinople, Troisième concile de Constantinople, Deuxième concile de Nicée.
- Quant aux nations protestantes, si elles émigrèrent en masse en Amérique du nord où elles conservèrent leur religion, les missions protestantes furent surtout actives dans les colonies britanniques d'Afrique, et ne tentèrent pas d'évangéliser les colonies de religion musulmane ou hindouiste composant les territoires les plus peuplés de l'empire britannique, les autres étant les immenses terres peu peuplées d'Australie et de Nouvelle Zélande. Quant aux Hollandais, ils ne se soucièrent guère ou rarement de créer des missions (échec des missions de Formose), leur but - comme l'ordonnait les statuts de la VOC - étant principalement commercial, les divers peuples de l'empire colonial hollandais continuèrent librement l'exercice de leur culte, hindouiste, animiste, musulman.