Effet de simple exposition

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Décrit par Robert Zajonc (1968)[1], l’effet de simple exposition se caractérise par une augmentation de la probabilité d'avoir un sentiment positif envers quelqu'un ou quelque chose par la simple exposition répétée à cette personne ou cet objet. En d'autres termes plus nous sommes exposés à un stimulus (personne, produit de consommation, lieu) et plus il est probable que nous l'aimions.

Dans une expérience menée par Zajonc, des sujets sont exposés à des mots de sept lettres sans signification (iktitaf, kadirga, etc.) qu'on leur dit d'origine turque. La fréquence d'exposition des sujets aux mots varie de 0 à 25 fois, à la suite de quoi on leur demande si selon eux le mot désigne quelque chose de négatif, neutre ou positif. Les résultats montrent que les mots ayant été exposés un plus grand nombre de fois sont jugés de façon plus positive que ceux ayant été exposés moins souvent. Ces résultats ont été reproduits de nombreuses fois avec des stimuli variés, y compris avec des stimuli qui étaient présentés avec une durée trop faible pour être perçus consciemment (de 1 à 5 millisecondes). L'effet de simple exposition est même plus fort lorsque le stimulus n'est pas reconnu que lorsqu'il l'est[2], ce qui tendrait à prouver l'effet des messages subliminaux.

L'application la plus fréquente de cet effet cognitif est la publicité. On en vient à être attiré par un objet sans l'avoir jamais essayé.

L'effet de simple exposition est un type de biais cognitif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zajonc, Robert B. (1968), « Attitudinal Effects of Mere Exposure », Journal of Personality and Social Psychology Monographs, vol. 9 (2, Part 2), 1-27.
  2. Patrick Gosling, François Ric, Psychologie sociale, volume 1, Bréal, 1996, p. 126.