Effet Larsen

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Piste audio d'un effet Larsen

L'effet Larsen est un phénomène physique de rétroaction acoustique découvert par le physicien danois Søren Absalon Larsen[1],[2]. L'effet Larsen est souvent désigné sous le terme anglais de feedback.

Cet effet se produit lorsque l'émetteur amplifié (exemple : haut-parleur) et le récepteur (exemple : microphone) d'un système audio sont placés à proximité l'un de l'autre. Le son émis par l'émetteur est capté par le récepteur qui le retransmet amplifié à l'émetteur. Cette boucle produit un signal auto ondulatoire qui augmente progressivement en intensité jusqu'à atteindre les limites du matériel utilisé, avec le risque de l'endommager ou même de le détruire.

Ce phénomène est particulièrement fréquent dans tout système de sonorisation (conférence, concert, téléphone avec haut-parleur, prothèse auditive) et produit un sifflement de fréquence quelconque, pas forcément aiguë contrairement à une idée reçue (un larsen basse fréquence existe aussi et peut être très pénible) mais en général très désagréable (signal à la puissance maximale du système). La fréquence du son résultant dépend des fréquences de résonance des composants électriques et électroniques du système audio, de la distance séparant émetteur et récepteur, des propriétés acoustiques du lieu d'écoute et du caractère directionnel du récepteur.

Dans les années 1960, des guitaristes électriques de rock and roll (en particulier Jimi Hendrix) cherchèrent à exploiter ce phénomène auparavant considéré comme nuisible pour élargir la palette de leurs effets. Ils rapprochent alors volontairement les micros de leur guitare de l'ampli afin de lui arracher des sons stridents qu'ils tentent de moduler.

Exemples[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Effet Larsen (info)

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On peut voir sur la figure le signal généré par l'effet Larsen suite à une impulsion continue donnée. Un signal sinusoïdal dont l'amplitude change de façon assez fluide mais qui s'amplifie est alors généré. Cette amplification est exponentielle. Le volume du son reste au maximum des contraintes techniques pendant une durée d'environ 1 seconde, puis s'atténue de façon linéaire.

On retrouve un spectaculaire effet Larsen, aussi appelé sustain infini, dans la chanson Parisienne Walkways, de Gary Moore.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richard Taillet, Loïc Villain et Pascal Febvre, Dictionnaire de physique, Bruxelles, De Boeck,‎ 2013, p. 389.
  2. (en) Fletcher, « The Theory of the Operation of the Howling Telephone with Experimental Confirmation », Bell System Technical Journal, vol. 5,‎ janvier 1926, p. 27-49 (lire en ligne) indique que le phénomène a été observé, aux États-Unis, par Hibbard dès 1890, lorsqu'on approche l'écouteur d'un téléphone du microphone. Il donne les conditions de gain et de phase pour qu'il se produise, plus tard développées par Harry Nyquist avec le Diagramme de Nyquist.