Edward Bach

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Le docteur Edward Bach – né le à Moseley, mort le – est un médecin britannique, homéopathe, à l'origine d'une thérapie par les élixirs floraux, dite : « Fleurs de Bach[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Edward Bach naît près de Birmingham, le . Il effectue des études de médecine au University College Hospital, à Londres. Il exerce d'abord à Londres, en tant que chirurgien et tient également un cabinet de consultations.

En 1917, alors qu'il est chargé de soigner les soldats qui rentrent de France, il perd conscience et doit être opéré en urgence suite à une grave hémorragie, provoquée par une tumeur. Ses confrères ne lui donnent plus que trois mois à vivre[2].

Bactériologiste et pathologiste, il partage l'opinion d'Hippocrate, de Paracelse et d'Hahnemann selon laquelle il n'existe pas de maladie mais des malades[2] . Pour Edward Bach, la maladie physique est la conséquence d'une attitude mentale erronée[3], il décide de consacrer sa vie à la recherche de remèdes purs susceptibles d'aider la personne malade à retrouver un état d'esprit positif.

Il travaille, dans son laboratoire personnel, à la mise au point de vaccins par voie buccale, selon les principes homéopathiques, appelés les sept nosodes. Il pense avoir trouvé une corrélation entre les sept groupes d'états d'esprit qu'il a décelés chez l'être humain selon son observation et sept groupes spécifiques de bactéries, indépendamment du type de maladie[2]. Ceux qui, par exemple, sont nerveux et timides auraient besoin du même nosode, quelle que soit la nature de leurs souffrances. En 1930, il décide d'abandonner complètement son poste d'homéopathe pour partir dans la nature en quête des fleurs sauvages qui seraient les instruments de sa nouvelle méthode de soin.

Il conçoit finalement 38 préparations florales réparties en sept groupes qui correspondent aux sept nosodes : les Fleurs de Peur (groupe I), d'Incertitude (Groupe II), de Manque d'intérêt pour le présent (Groupe III), de Solitude (Groupe IV), d'Hypersensibilité aux influences et aux idées (Groupe V), d'Abattement et désespoir (Groupe VI), et de Souci excessif du bien-être d'autrui (Groupe VII)[3] auxquelles s'ajoute une 39e préparation – la plus connue (qui consiste en un mélange de 5 remèdes synergiques) – appelée « Rescue Remedy » ou « Remède d'urgence ».

Le seul ouvrage de Bach s'intitule La Guérison par les fleurs ou Guéris-toi toi-même[4]. Il y expose ses considérations sur la maladie, la guérison et sa philosophie personnelle de l'être et de la vie. La deuxième partie du livre, intitulée Les douze guérisseurs décrit d'une manière volontairement simple, les trente-huit états de chaque fleur.

Le 27 novembre 1936, âgé de 50 ans, le Dr Edward Bach décède pendant son sommeil après avoir survécu dix-neuf à son cancer[2].

L'endroit où le Docteur Bach s'est installé, Mount Vernon à Sotwell (en) en Angleterre, devient le « Centre Bach[5] ».

Les élixirs floraux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fleurs de Bach.

Conception[modifier | modifier le code]

La conception des élixirs floraux et de leurs effets relève d'une démarche purement intuitive et non scientifique selon les critères de l'approche scientifique. D'après son assistante Nora Weeks[6], la découverte d'une fleur en particulier était précédée chez Bach d'un état de souffrance intense correspondant à l'état négatif pour lequel cette fleur était bénéfique .

En 1936, le Docteur Bach annonce à ses assistants Nora Weeks et Victor Bullen[2], que son système de soin est achevé et leur demande de le garder intact pour l'avenir[7] ; cette mission est actuellement poursuivie par l'équipe du Centre Bach, dans la maison du docteur, notamment par Judy Ramsell Howard et Stefan Ball[8].

La maison du docteur à Sotwell, petit village pittoresque situé au sud d'Oxford

Depuis leurs créations, les Fleurs de Bach portent encore le nom de leur fondateur : « Les fleurs du Dr. Bach[1] » ou « élixirs floraux du Dr Bach[1] ».

Préparation[modifier | modifier le code]

Par cette méthode intuitive, Edward Bach met au point ses 38 élixirs floraux préparés à partir de pétales de fleurs initialement recueillis dans de l'eau de source puis exposés au soleil, à dessein d'en extraire la quintessence curative. Cette macération « solarisée[9] » est finalement stabilisée par l'adjonction d'alcool[10] (en général : du Brandy[10]), puis conservée dans des flacons spécifiquement dédiés.

Efficacité[modifier | modifier le code]

Selon une première étude, les tests d'efficacité des « Fleurs de Bach » ne montrent pas d'effet supérieur à un placebo[11],[12].

Selon Edzard Ernst, les élixirs ont des caractéristiques qui ne dépassent pas l'effet placebo[13]

Les hypothèses sur le fonctionnement des fleurs sur l'être humain, les animaux[14]ou encore les plantes, s'apparentent, pour certains auteurs, aux théories de la physique quantique telles qu'elles sont adaptées dans le mysticisme quantique[15].

Depuis les années 1990, les élixirs floraux sont diffusés en France, en pharmacie, après avoir été initialement commercialisés exclusivement par correspondance et dans les magasins de produits naturels, rayons diététiques, Biocoops, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c En anglais : Bach Flowers ou Bach® Flower Remedies.
  2. a, b, c, d et e Manuel complet des quintessences florales du Dr Edward Bach de  : Mechthild Scheffer.
  3. a et b La guérison par les Fleurs du  : Dr Edward Bach.
  4. (en) Edward Bach, Heal Thyself : an explanation of the real cause and cure of diseases, Londres, CW Daniels,‎ 1931, 56 p.
  5. Edward Bach Center
  6. Les découvertes médicales d'Edward Bach, médecin : Nora Weeks.
  7. Judy ramsell Howard, Pas à pas Guide complet de sélection et d'utilisation des Fleurs de Bach.
  8. [lhttp://www.bachcentre.com/centre/people.htm], Équipe actuelle du Centre Bach.
  9. D'autres quintessences florales — notamment : celles issues de bourgeons — nécessitent, elles, le recours à une décoction, en lieu et place de la « solarisation » précitée.
  10. a et b L'adjonction d'alcool est une opération visant à assurer la pérennité de la macération (voire décoction) florale. Certaines alternatives prônent la substitution dudit alcool par de la glycérine végétale, voire du vinaigre de cidre ou autres excipients.
  11. (en) H. Walach, C. Rilling, U. Engelke, « Efficacy of Bach-flower remedies in test anxiety: a double-blind, placebo-controlled, randomized trial with partial crossover », in Journal of Anxiety Disorders, volume 15, issue 4, pages 359-366, july 2001, PMID 11474820
  12. (en) Pintov S, Hochman M, Livne A, Heyman E, Lahat E, « Bach flower remedies used for attention deficit hyperactivity disorder in children — a prospective double blind controlled study », in European Journal of Paediatric Neurology, volume 9, issue 6, pages 395-398, 2005, PMID 16257245
  13. Fleurs de Bach : une action avérée sur l’esprit critique sur le site www.pseudo-sciences.org
  14. [1], Du Docteur Anna Evans.
  15. [2], Emotion balance and health.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens utiles[modifier | modifier le code]

Centre Bach

Centre de Formation en France agréé par le Centre Bach

Fleurs de Bach Belgique

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Richard Monvoisin, Les Fleurs de Bach, Enquête au pays des élixirs, Book-e-book.com, 2008 (ISBN 978-2-915312-14-0)
  • Richard Monvoisin, Élixirs floraux de Bach, quintessence d'une illusion, Ed. Observatoire Zététique

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Barraqué, Soins floraux, Fréquences thérapeutiques des fleurs de Bach, DG Diffusion 14553, 2005.